Le Cadeau De Leur Mariage 6

Agnès à l’épreuve
Une fois arrivée devant chez elle Agnès est obsédée par le regard que le conducteur du taxi n’a pas manqué de poser sur son entre-jambe pendant tout le trajet, s’aidant de son rétroviseur. Et cet autre, quand elle est sortie de la voiture, qui ne laissait aucun doute sur le l’opinion que cet homme lui réservait. Elle ressentit ensuite une forte excitation alors qu’il braquait ses yeux sur sa culotte quand elle quittait l’auto en écartant volontairement ses cuisses tandis qu’il maintenait faussement galamment la portière. Elle ne s’est pas refusée à l’exhibition de son intimité. Chose toute nouvelle pour elle. Il lui a serré fermement la main en maintenant la pression quand elle a voulut se soustraire à la poignée de main. A ce moment il avait un drôle de regard, mélange de cupidité et d’accusation qui lui a donné des frissons. Elle prit peur et s’est vite dégagée pour entrer en courant chez elle.
Une fois la porte d’entrée claquée, elle essaye de reprendre ses esprits dos contre la porte d’entrée. Elle peine à reprendre son souffle. Elle ne peut pas se présenter dans cet état devant ses parents avant de reprendre lentement le contrôle de ses sens. A cet instant elle réalise et prend conscience de son comportement. Elle a du mal à comprendre ce qui la pousse à se conduire comme une nymphomane, assoiffée de sexe. « Mr Hyde and Dr Jekyll », ne peut-telle s’empêcher de penser.
Ses parents sont devant la télé. Elle se contente d’un bonsoir et monte rapidement à l’étage. A peine dans sa chambre, elle se jette sur son lit, enlève sa culotte et glisse sa main entre ses cuisses. Instinctivement, sans vraiment réfléchir, elle s’empare de ce petit bouton qui lui apparaît comme le déclencheur de cette chaleur qui lui envahit le corps. Elle n’a plus peur désormais de ce plaisir qui la submerge. Contrairement aux autres fois, elle ne souhaite pas se soustraire à cet appel de luxure. Elle assume ses envies. De deux doigts elle écarte délicatement les lèvres de son sexe pour comprimer et jouer avec son clitoris.

Immédiatement le feu dans son ventre se déclenche, l’écoulement de sa mouille ne l’étonne plus. Elle a compris que c’est le signe de la manifestation de son excitation. Elle poursuit en le titillant naturellement, comme s’il s’agissait d’une habitude alors qu’en réalité c’est une première fois pour elle. Elle s’abandonne aux images de ce moment qui lui chauffent le sexe. La jouissance ne tarde pas à envahir tout son corps.
Elle se masturbe comme lui a demandé l’homme tout à l’heure. Il lui semble qu’il est auprès d’elle à la contempler ce qui déclenche immédiatement son orgasme. Les images se bousculent dans sa tête : nue au milieu du bar ; des mains qui s’approchent ; l’inconnu qui lui prend les mains pour la faire tourner sur elle même… Elle entrevoit Antoine qui mate, caché et cela décuple son plaisir.
Une fois encore c’est une jouissance toute nouvelle pour elle qui l’emporte. Pendant un instant dont elle ne peut estimer la durée, elle s’évade totalement du monde présent. Plus aucun bruit mais une multitude de couleurs associées à des visions subconscientes. Il lui faut ensuite plusieurs minutes pour recouvrer la maîtrise de soi, et se mettre à réfléchir pour essayer de comprendre ce qui lui arrive.
Dans le taxi, elle a pris seule l’initiative d’offrir son intimité au regard du conducteur. Elle n’a pas hésité à enlever son manteau en pleine lumière pour obéir à l’inconnu. Elle comprend qu’elle aime s’exhiber et en même temps elle aime être exhibée.
C’est à ce moment qu’elle réalise qu’elle a complètement oublié de prendre connaissance de cette fameuse lettre qui doit lui révéler la teneur de son épreuve. Nerveusement elle s’en empare, l’ouvre et entreprend sa lecture.
« Ma très chère Agnès, cette épreuve est la tienne. Tu ne dois en aucun cas en informer la teneur à Antoine. Il devra lui aussi respecter cette consigne. Tu es belle, je te l’ai dit plusieurs fois. De nombreux hommes aimeraient te posséder. Ils ne m’intéressent pas.
C’est toi qui es l’objet de cette épreuve. De tous les hommes de ton entourage, j’en ai trouvé un que tu laisses indifférent. Pour deux raisons : ton âge, tu as celui de son fils et il est un époux fidèle. »
Agnès continue de lire le message alors qu’un soupçon apparaît quant à l’identité de cet homme.
« Il n’a jamais ni désiré, ni levé les yeux sur une autre femme que celle qu’il a épousée. Un peu comme cette fidélité qui vous unit Antoine et toi. Il est le père du petit camarade de ton fiancé qui n’a eu de cesse de le railler et de te manifester une attention des plus malsaines. »
Maintenant Agnès sait bien de qui il s’agit. Elle lit par deux fois ces lignes tant elles sont importantes. Car elle voue une haine farouche à cet homme. Comme à son fils, celui-là même qui n’hésite pas à se moquer d’Antoine pour affirmer sa virilité. Et même à oser la draguer en sa présence, sans la moindre considération pour lui ni pour elle ni pour leur amour. Une autre fois aussi, cet homme s’est permis de défendre son fils contre Antoine et elle même, alors que ce petit « con » lui avait manqué de respect. Il avait prétendu qu’elle l’avait « allumé ».
La suite de la lettre lui glace le sang.
« Tu devras te rapprocher de cet homme, le séduire jusqu’à avoir avec lui des relations intimes, sans toutefois aller jusqu’à lui céder ta virginité. Ce sera la seule limite que tu pourras t’accorder. Il est passionné par la photographie, tu devras te faire photographier nue par lui. Je t’embrasse Agnès. Je te sais capable de réussir. »
Agnès est choquée. Cette épreuve lui semble impossible à réaliser. « Avec le père de ce con » se dit-elle. Ce n’est pas possible. Mais en même temps cela lui donnerait l’occasion de bafouer la réputation de cet homme méprisable. Il ne lui faut pas beaucoup de temps de réflexion pour décider de relever le défi. C’est son côté salope qui vient d’apparaître qui la guide. Et puis, il y a la petite maison à la clé. Elle ressent une certaine fierté d’assumer ce que cet ami d’Antoine lui impose.
Elle décide d’appeler son fiancé pour prendre de ses nouvelles. Sans la moindre envie de lui révéler le contenu de son message, mais avec l’idée coquine que lui ne résistera pas longtemps à lui avouer son épreuve si elle sait s’y prendre.
Bien sûr elle ne sait pas qu’il a assisté à la scène du baiser au bar de l’hôtel depuis sa cachette. Elle est très déçue et en même temps inquiète quand la maman d’Antoine lui apprend qu’il est sorti rejoindre des anciens camarades de lycée. Agnès trouve cela étrange surtout qu’elle imagine qu’il a dû lui aussi prendre connaissance du contenu de son épreuve.
Faisant de mauvaise fortune bon cœur, elle se met à réfléchir pour échafauder un plan pour arriver à réaliser son épreuve. Elle connaît l’adresse de ce papa, et son prénom : Hubert !
Il est photographe ? Eh bien elle va lui demander de lui faire un book photo pour un imaginaire casting afin d’obtenir un rôle dans un film dont elle gardera secret le scénario. Des photos innocentes d’abord, et esthétiques. « Je vais réussir à le faire me désirer. Ensuite, je devrais l’emmener à supposer que je suis disposée à poser pour des photos plus osées. De plus en plus osées, jusqu’à devenir graduellement érotiques, dans des situations d’exhibition. Mais encore « convenables », selon les propos que je vais lui répéter. Il devra venir à moi, pour s’engager dans la voie de la faute. Je vais jouer l’innocence de mon âge. Connaissant mon amour fusionnel avec Antoine, il ne se doutera pas de mes intentions cachées. Je suis une jeune fille comme il faut, prête à épouser le garçon de sa vie. Comme imaginer qu’elle est là pour le compromettre, assouvir ses envies et réaliser une épreuve qui lui est imposée. Puis les poses vont devenir, au cours du temps, plus osées. Il faut que ce soit lui qui m’amène à me faire accepter des poses pornographiques. L’homme qui est sérieux en ménage hésiterait s’il se doutait que c’est une démarche de ma part. Monsieur Hubert, soyez sûre que je vais m’acharner pour vous convaincre de me toucher et de vous compromettre ».

A peine 15 minutes après qu’Agnès ait quitté le bar de l’hôtel, deux hommes se joignent à notre homme aux projets pervers. Ceux-là même qu’il venait tout juste de contacter par téléphone. Ils commandent une boisson au barman et se posent en face de leur ami. Une fois servis et le barman hors d’écoute, il leur précise.
- Les amis, la petite et son fiancé sont à point ! Agnès, contrairement à Antoine a une force de caractère et une personnalité hors du commun. La soumettre n’en est que plus excitant ! A l’égal de sa beauté. Mais grâce à moi ce caractère faiblit jusqu’à disparaître quand elle est rattrapée par le démon du sexe. Un mot, une allusion et elle succombe, soumise et obéissante tout en affichant sa personnalité.
- As-tu des photos ?
- Pas encore, mais je l’ai envoyée séduire un photographe pour qu’il lui en fasse. Sans doutes les seules qui lui a été donné d’avoir ou de faire. Vous serez les premiers voyeurs. Je l’emmènerai sur la route de la débauche, route que vous ne manquerez pas de croiser. Mais j’ai promis à notre ami de laisser son Antoine la déflorer. Mais après…
- Et le jeune Antoine, il est soumis lui aussi ?
- Il l’est à sa promise. Il l’aime d’un amour profond. Nous pourrons pas l’entremise d’Agnès entraîner le couple dans une débauche à la hauteur de nos perversions ! De plus je lui ai révélé un penchant de voyeur et comme le roi Candaule, la faiblesse d’exhiber sa promise.
Les trois hommes trinquent aux perspectives annoncées de moments chauds.
Pour Agnès le premier acte commence le lendemain matin quand elle se lance dans la recherche du numéro du portable de cet Hubert. Elle l’obtient très facilement du fils d’Hubert qui ne peut s’empêcher à cette occasion de lui faire une proposition malhonnête. Agnès, perfide, écoute et fait mine d’y être sensible. Le jeune garçon, qu’elle trouve stupide, est tout content de lui donner ce qu’elle demande. Cette fois elle est bien consciente que sa comédie a été celle d’une allumeuse ! Immédiatement, sereine elle compose le numéro. Pas si stupide que ça, le jeune « con » et Agnès devais rapidement s’en rendre compte. Mais elle est loin à cet instant d’imaginer ce qui se profile.
- Bonjour monsieur, votre fils m’a communiqué le numéro de votre portable. Je suis Agnès, la fiancée d’Antoine.
- Ah oui, je vois.
Le contact est froid. L’homme sait très bien qui elle est.
- Monsieur, je suis à la recherche d’un professionnel de la photo pour me faire un book que je dois présenter à un casting pour mes débuts de comédienne.
- Oui, et alors ?
« Oh lala se dit Agnès. Ce ne va pas être facile. »
- Je voulais vous demander si vous accepteriez de vous charger de ce travail. J’ai des économies et mes parents sont déjà d’accord pour m’aider à vous honorer, au prix qui sera le vôtre.
Un long silence s’ensuit. Agnès attend, tendue.
- De quel genre d’images s’agit-il ?
- Des portraits surtout et de préférence en noir et blanc.
Agnès savait que c’était le point fort de l’homme. Encore un silence.
- Vos parents sont au courant de votre démarche ?
- Pas encore monsieur. J’attendais votre accord.
- Tu as quel âge ?
- Bientôt 20 ans, monsieur.
Agnès mentait sur son âge. Elle venait d’en avoir seulement 19. Un nouveau silence s’ensuivit. On sentait que l’homme hésitait, mais en même temps il paraissait intéressé et pourquoi pas tenté. Etonnamment, pendant qu’elle parle à cet homme qu’elle hait, Agnès sent un trouble prendre forme en elle. Cela se manifeste par cette onde qui s’empare de son ventre, brûlante, incontrôlable, qu’elle connaît bien maintenant. Cette situation l’excite car elle imagine ce qui peut arriver avec cet homme.
- Pourquoi moi, finit-il par dire ?
- On m’a dit que vous faisiez de très belles photos en noir et blanc.
- D’accord, quand veux-tu venir à mon studio.
- Demain ?
L’homme marque un temps de surprise avant de dire.
- Demain en fin d’après midi.
En raccrochant après avoir noté l’adresse du studio d’Hubert, Agnès sent son sexe se mouiller en quelques secondes. Une fois encore elle est surprise par ces pulsions incontrôlables qui la submergent depuis peu.
Elle tente à plusieurs reprises de joindre Antoine. Il reste introuvable ce qui ne manque pas de l’angoisser.
(à suivre)

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