Corinne En Mission À Rome

Quand son patron M. Richard la convoqua ce jour là, Corinne se crut revenue quelques années en arrière. A l'époque, il lui avait demandé d'intervenir avec sa propre secrétaire dans une mission spéciale à ses côtés. Il s'agissait de l'aider à conclure un marché important avec un oligarque russe (lire "fuck again à Moscou"). L'entreprise avait été couronnée de succès ce qui avait valu à Corinne une belle prime de 5000 euros. Mais elle avait dû payer de sa personne en couchant non avec l'oligarque mais avec son garde du corps sous les yeux de son patron voyeur, encouragée par la secrétaire de M. Richard Sabine Bernard qui était elle aussi passée à la casserole. Ce double dévouement pour la cause de l'entreprise avait été évacué pudiquement par M. Richard qui n'avait considéré que le résultat. Corinne s'était bien gardée de raconter l'épisode à son mari à son retour, d'autant que "faire la pute" ne lui avait pas totalement déplu, le garde du corps s'étant révélé d'une exceptionnelle virilité. Elle s'était néanmoins jurée de ne jamais recommencer.

Et voilà que quelques années plus tard, alors qu'elle avait atteint les 50 piges, M. Richard lui tenait ce discours :
- Madame Dutournon, je n'ai pas oublié votre efficacité il y a quelques années pour m'aider à conclure un contrat décisif pour notre entreprise. Il se trouve que nous sommes à nouveau à la croisée des chemins. Nous devons à tout prix nous allier avec notre concurrent italien pour poursuivre notre croissance, mais celui-ci se fait tirer l'oreille. Il faut aller sur place pour le convaincre. Je ne peux pas y aller moi-même car j'ai une autre réunion importante à New York mais mon adjoint, Pierre Legrand, qui vient de nous rejoindre, va trouver là une belle occasion de montrer sa valeur. Je souhaite néanmoins qu'il soit accompagné par une personne sûre et c'est pourquoi j'ai pensé à vous. Vous serez son épouse, fictive bien sûr et donc son atout charme. Je ne vous en demande pas plus, rassurez-vous.

Mais les Italiens sont sensibles à ce genre de choses.

Corinne ne répondit pas tout de suite. Accompagner Pierre Legrand ne l'emballait guère. Ce nouveau venu lui avait paru austère et antipathique à son arrivée dans la boite. Certes, il portait beau ses cinquante ans et quelque mais elle se voyait mal jouer le rôle de son épouse. Néanmoins, son interrogation fut levée quand M. Richard ajouta :
- Bien entendu, vous serez rémunérée à votre retour par une prime exceptionnelle liée à la réussite de l'opération dont je ne doute pas une seule seconde.
Corinne pensa alors au 4x4 que son mari Christophe venait de commander sans lui avoir demandé son avis alors qu'ils finissaient souvent les mois dans le rouge. Elle demanda :
- Est-ce que Mme Bernard nous accompagne comme à Moscou ?
- Non, elle reste ici et prépare votre déplacement. Vous serez seule avec M. Legrand.
C'était un point intéressant car cette sacrée Sabine, libertine dans l'âme, l'avait fortement incitée à "coucher" à Moscou. Et M. Legrand, par son austérité, serait dissuasif à d'éventuelles entreprises italiennes. Elle accepta.

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Le premier contact hors travail entre Corinne et M. Legrand fut assez froid. Visiblement, l'adjoint se sentait encombré de cette femme certes élégante qui passait parmi les mâles de l'entreprise pour "éminemment baisable" malgré son entrée dans la catégorie des quinquagénaires. Fausse blonde aux cheveux tombant sur les épaules, dotée de longues jambes fuselées et d'une poitrine haut plantée, de yeux émeraude et d'un sourire éclatant, elle disposait d'un incontestable pouvoir de séduction qui ne semblait pourtant pas atteindre l'austère M. Legrand, lequel semblait la considérer comme une simple subordonnée. Mais le faux couple jouait le jeu, en pro.

Leur arrivée à Rome trouva des accompagnateurs zélés qui les conduisirent jusqu'à leur hôtel. C'était une étape que Corinne appréhendait. L'idée de partager la chambre de M.
Legrand lui déplaisait. Mais il fallait ment en passer par là. Elle avait insisté auprès de Sabine, chargée de la réservation, pour que la chambre comporte deux lits séparés. Or, une fois dans la pièce, il apparut qu'elle ne comportait qu'un lit deux places. "La garce, pensa Corinne, elle l'a fait exprès". Heureusement, le lit était assez grand et Corinne se rassura en se disant qu'elle se séparerait de son "conjoint" en plaçant des oreillers au milieu. M. Legrand ne fit aucun commentaire et se contenta de ranger ses affaires dans son armoire.

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Le soir même, le faux couple devait répondre à l'invitation à dîner du patron de l'entreprise italienne M. Bettini. Le restaurant était situé dans le centre de Rome. Pour l'occasion, Corinne avait sorti de sa valise une de ses robes préférées, courte et sans manches, ras du cou devant mais profondément décolletée dans le dos. Elle lui permettait à la fois de mettre en valeur son bronzage cultivé l'été sur une plage naturiste (nous étions alors en septembre) mais aussi de démontrer que ses seins tenaient encore très bien la route sans soutien. C'est dans cette tenue et juchée sur des escarpins relevant son fessier charnu que Corinne accompagna M. Legrand à pied dans les rues romaines. Il s'avéra qu'ils passèrent devant la fameuse fontaine de Trevi. Tous deux se remémorèrent la fameuse scène de la "Dolce vita", le film de Fellini où la belle Anita Ekberg entre dans la fontaine pour se mouiller les cuisses :
- Un grand film, je suis fan de Fellini, avoua Corinne.
- Moi aussi, répondit M. Legrand.
Et tous deux évoquèrent la filmographie du génie italien, ce qui contribua fortement à les rapprocher et à briser la glace. Visiblement, Pierre Legrand ne considérait plus Corinne comme simplement une jolie femme préoccupée seulement de son apparence. Et c'est bras dessus bras dessous qu'ils firent leur entrée au restaurant.

M. Bettini était un homme de leur âge, typiquement italien avec une élégance un peu voyante et un sourire enjôleur.
Il fut visiblement impressionné par Corinne et lui fit un baise main un peu théâtral. Parlant un français impeccable, comme la plupart des membres de la haute société italienne, il s'attacha à leur faire bon accueil avec ses subordonnés. Tout le monde était réuni autour d'une table, M. Bettini, flanqué de Corinne, faisant face à Pierre Legrand.
Il ne fut pas question dans ce dîner du sujet économique, réservé pour une réunion spécifique le lendemain, mais de comparaisons entre la France et l'Italie. M. Bettini, de plus en plus empressé, s'adressait plus souvent à Corinne qu'à son "mari". A la fin du repas, après pas mal de verres de chianti, la main du patron transalpin s'égara sur la cuisse de Corinne qui la repoussa délicatement. Il recommença une fois, deux fois, trois fois et Corinne se trouva face à un dilemme : soit le remettre sérieusement à sa place, quitte à créer un mini scandale et donc à faire capoter la négociation, soit céder. Elle céda. M. Bettini, tout en parlant à la tablée, put donc caresser cette cuisse dorée largement découverte, allant jusqu'au pli de l'aine et Corinne se demanda s'il n'allait pas oser mettre un doigt dans le mince string qu'elle avait choisi. Heureusement, le repas touchait à sa fin et c'est prestement que Corinne quitta la table, le visage fermé, saluant à peine M. Bettini qui, de son côté, était rayonnant.

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Sur le chemin du retour, Corinne raconta à Pierre Legrand ce qui s'était passé sous la table pendant le repas. Elle crut que son patron allait exploser :
- Comment ? Il a osé ? Mais c'est inadmissible ! C'est humiliant d'abord pour vous mais aussi pour moi et pour l'entreprise ! On va régler ça demain, croyez-moi.
- Attention, M. Legrand, ne mettez pas en péril notre négociation. J'en ai vu d'autre et je ne vais pas me formaliser pour du pelotage.
- Non, ce n'est pas acceptable même si j'apprécie votre souci des intérêts de l'entreprise. On verra ça demain.
Et le faux couple arriva à son hôtel.


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A l'arrivée à la chambre, Corinne mit le cap sur la salle de bains pour prendre une douche. Elle en sortit en nuisette, l'une de celles qu'elles portaient chez elle et qui, à dire vrai, ne cachait pas grand chose mais quoi mettre d'autre ? Elle n'allait pas dormir tout habillée. Pierre Legrand lui succéda dans la salle de bains non sans avoir jeté un oeil au passage sur la tenue de sa pseudo épouse et en ressortit dans un pyjama beaucoup plus classique. Tous deux se souhaitèrent bonne nuit, chacun d'un côté du lit, non sans une certaine gêne mais Corinne était tellement fatiguée qu'elle s'endormit rapidement, oubliant de disposer les oreillers au milieu du lit comme elle l'avait prévu.
Sa nuit fut agitée. Les événements de la journée, et particulièrement le repas fortement arrosé, n'étaient guère propices à un sommeil calme. Elle remua beaucoup, oublia où elle était et se rapprocha de Pierre Legrand comme si elle se trouvait dans le lit conjugal. Et croyant Christophe son mari à côté d'elle, prise d'une tendresse subite, elle lui mit la main entre les jambes, entra dans le pantalon du pyjama, saisit de deux doigts délicats le pénis au repos et entreprit une légère branlette. L'effet fut radical et Pierre Legrand devint long et dur. Considérant, comment ne pas le comprendre, cette intervention manuelle comme une invitation à aller plus loin, il expulsa son pantalon et veste de pyjama et bascula entre les cuisses ouvertes de Corinne, vérifiant au passage une prometteuse humidité.

Pénétrée, Corinne se réveilla subitement. Ce n'était pas son mari qui était en train de la besogner mais son patron. Une intense surprise se lit sur son visage mais la légère pénombre de la chambre ne permit pas à Pierre Legrand de s'en apercevoir. Pendant une demi seconde, Corinne balança entre l'envie de virer son patron de son entrecuisses avec pertes et fracas et celle de préserver son avenir en subissant l'outrage sans broncher. Elle opta pour la seconde option, misant sur une éjaculation rapide qu'elle chercha à hâter en décollant vigoureusement ses fesses du lit au rythme des poussées de son partenaire improvisé. Mais celui-ci prit cette ardeur pour une adhésion et même un encouragement. Pliant en deux la grande blonde en faisant passer ses chevilles sur ses épaules, il lui asséna des coups de bite d'une telle virulence que Corinne se mit à perdre toute maitrise de la situation. Elle n'était plus vraiment désireuse d'en terminer avec ce coït inattendu. Plus l'homme la fouillait, plus elle souhaitait même qu'il continue son ouvrage et elle le lui signifia verbalement. Débarrassée de sa nuisette par ses propres soins et alors que le jour avait envahi la chambre d'hôtel, Corinne exposa sa nudité à son partenaire qui s'en régala les yeux tout en imposant sa vigueur intacte. Sous le joug, elle bramait de plaisir, subjuguant son partenaire qui décida de se retirer pour la prendre en levrette. Face à la somptueuse croupe, l'homme se sentit encore allongé d'un centimètre et rabota consciencieusement les parois vaginales de Corinne qui étouffait difficilement ses cris dans le drap du dessous. Décidément infatigable, l'homme se coucha et l'invita à le chevaucher ce que Corinne fit d'autant plus volontiers qu'elle avait très envie de le voir nu. Empalée sur lui, elle parcourut du regard son torse velu et sentit monter dans son tréfonds un orgasme très violent. Elle s'y abandonna en roulant des hanches et enfin, bouleversé par l'enthousiasme de sa pseudo épouse, Pierre Legrand expulsa une giclée de sperme de bas en haut qui dégoulina sur son bas-ventre après avoir visité l'antre de Corinne. Celle-ci se retira et absorba goulûment les dernières gouttes de sperme d'une bouche vorace. Et tous deux se retrouvèrent côte à côte et haletants en travers du lit.
Au bout de quelques minutes, l'homme lâcha :
- Bon dieu, tu m'as mis le feu, je n'avais pas fait l'amour comme ça depuis des années.
Corinne gloussa.
- A dire vrai, ce n'était pas prévu mais j'ai eu comme souvent un réveil érotique et je suis tombée sur ta queue, voilà.
- Ma queue te remercie, elle a reçu un traitement qu'elle n'oubliera pas. Tu es volcanique. Et ça me change de ma femme.
- Ah bon, ta femme n'aime pas faire l'amour ?
- De moins en moins hélas alors que moi, j'adore ça, ce qui fait que je la trompe souvent.
- On ne le dirait pas à te voir.
- Je sais, c'est une façade mais je bous à l'intérieur. Bon, c'est pas tout mais il faut qu'on se prépare pour aller bosser, une rude journée nous attend.

Après s'être lavés et avoir déjeuné, le faux couple prit la direction du siège de l'entreprise où la réunion décisive l'attendait. M. Bettini se montra à nouveau très empressé envers Corinne, qui avait revêtu un ensemble veste-pantalon un peu moins provocant. Elle fit en sorte de s'asseoir à distance du patron italien mais celui-ci avait retrouvé son discours d'homme d'affaire. Après deux heures de palabres, l'accord fut signé et on se retrouva dans une petite salle pour l'apéritif afin de fêter l'événement.
C'est alors que les choses se gâtèrent. M. Bettini prit Corinne par le bras et l'entraina à l'écart de la pièce comme pour lui faire une confidence. Attirée dans un recoin, elle fut alors l'objet d'un pelotage en règle puis l'homme tenta de l'embrasser en lui mettant la main entre les jambes. Instinctivement, Corinne le gifla puis Pierre Legrand accourut et adressa à M. Bettini un direct à la mâchoire qui le mit k.o. Vive émotion dans l'assistance qui s'était précipitée dans le recoin pour comprendre ce qui s'était passé. Les mots en italien fusaient. M. Bettini émergea lentement de son k.o en se frottant la mâchoire et lâcha une grossièreté à l'endroit de Pierre Legrand et de sa "femme", les invitant l'un et l'autre à vider les lieux. Ce qu'ils firent. Quant à l'accord, il était évidemment caduc.

Dans la rue, Pierre Legrand et Corinne ne purent s'empêcher de rire mais c'était un rire nerveux, parfaitement conscient des conséquences. Néanmoins, ni l'un ni l'autre ne regrettaient d'avoir réagir au harcèlement sexuel de l'Italien, fût-il un patron important. Une seule chose les importait maintenant : baiser. Dans la chambre d'hôtel, les vêtements volèrent, les bouches s'unirent, les cuisses de Corinne s'ouvrirent sur le pénis tendu de Pierre Legrand qui la pénétra et la besogna de toute sa virilité. Ecartelée, fouillée jusqu'à son tréfonds, Corinne mêlait le brame de plaisir aux encouragements les plus crus, implorant son amant de la baiser longuement. Elle le désirait tellement qu'elle lui offrit même de la sodomiser, ce qu'elle n'accordait en principe qu'à son mari Christophe, et l'homme, trop heureux de l'aubaine, put honorer son cul somptueux comme il n'aurait osé l'espérer. C'est d'ailleurs au fond de son rectum qu'il éjacula, offrant à Corinne une ultime salve de plaisir.

Mais il était temps de revenir au bercail et de reprendre l'avion, mission non accomplie. Le faux couple se dissocia pour retrouver ses pénates. Corinne raconta à son mari le harcèlement dont elle avait été victime et la réaction de son patron mais évidemment pas la suite. Un rapport circonstancié fut remis au grand patron M. Richard. A sa mine, Corinne comprit qu'elle n'aurait pas de prime cette fois ci. Quant à Pierre Legrand, il espéra un moment que son attitude serait comprise mais la réaction très hostile des actionnaires lui fit comprendre qu'il n'avait d'autre choix que de démissionner. L'échec de l'accord lui fut attribué. Corinne et lui se retrouvèrent une dernière fois à l'hôtel pour une bonne partie de baise d'adieux. Puis elle retrouva son train-train quotidien, pensant, chaque fois qu'elle voyait des images de Rome, à la folle journée qu'elle y avait vécue.

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