Histoires De Candaulisme (6)

SUR LA PLAGE NATURISTE

Comme chaque jour de juillet par beau temps, Viviane et Michel bronzaient nus sur leur plage favorite, réservée au naturisme. Ces deux quinquagénaires retrouvaient une majorité de baigneurs de leur âge, voire davantage, car on sait que cette pratique est prisée par les seniors plus que par les juniors. Néanmoins subsistent ça et là des trentenaires ou des quadragénaires adorant le culte du soleil. Michel, légèrement bedonnant, à l'abondant système pileux, ne se gênait pas pour mater de séduisantes mères de famille venues bronzer leurs fesses et pour comparer la variété de leurs poils pubiens (rasés, pas rasés ?). Viviane, blonde frisottée, pulpeuse, dotée de splendides mamelles alliant volume et fermeté, lorgnait du coin de l'oeil les attributs sexuels de mâles dans la fleur de l'âge et visiblement fiers de déambuler sur le sable en exhibant leur "costume trois pièces". Tous deux vivaient en concubinage une sexualité assez libre, illustrée de temps à autre par une visite au sauna libertin, ce qui n'excluait pas une véritable fidélité de couple forgée sur le tard après des déconvenues conjugales antérieures.

Ce jour là, il y avait du monde sur la plage. Viviane avait l'impression d'être au spectacle et regardait évoluer les naturistes. Une jeune femme encore blanche, élancée, portant un grand chapeau rose qui lui couvrait tout le visage, comme si elle ne voulait pas être reconnue, était suivie comme son ombre par un homme grisonnant qui devait être son amant. Viviane pensa qu'il l'avait entrainée sur ce lieu dont elle n'avait visiblement pas l'habitude et se dit : "ils ne vont pas tarder à faire l'amour, il est déjà chaud et elle est excitée".
Elle remarqua aussi une fille seule, chose assez rare, qui caramélisait sur sa serviette un corps presque maigre : "elle cherche un mec ou quoi ?" se demanda Viviane. Mais aucun homme n'osait l'approcher.
Elle aperçut un homme mûr qui caressait distraitement sa femme en lui frôlant le sexe sans qu'elle réagisse, attendant peut-être qu'il ose aller plus loin.

Elle vit un type avec une queue énorme, disproportionnée, qu'il étalait avec fierté. Elle remarqua quelques jeunes hommes manifestement homos qui draguaient leurs semblables pour les entrainer dans le bois voisin : "il y a vraiment beaucoup de gays ici", se dit-elle. Mais elle découvrit surtout un tas de gens qui se montraient nus sans complexe même lorsque leurs corps étaient disgracieux et ça la rassura sur ses propres défauts.


Puis un homme seul vint poser sa serviette quelques mètres devant leur duo. Des solitaires de ce genre, il y en avait pas mal sur la plage, sans qu'on sache a priori s'il s'agissait d'hétéros à la recherche d'une compagnie féminine ou bien d'homos beaucoup plus sûrs d'arriver à leurs fins. Mais visiblement, cet homme là n'était pas homo. A plat ventre devant notre couple, son regard se posait à l'évidence sur l'entre-jambes de Viviane, il est vrai complaisamment exposé, qu'elle fut elle-même à plat ventre, posée sur ses coudes ou carrément allongée. Elle aimait sentir la chaleur du soleil sur son sexe et pour ce faire, se tenir les jambes bien écartées. Le regard de l'homme ne la dissuada pas de les refermer d'autant qu'après étude discrète derrière ses lunettes de soleil, elle le considéra plutôt séduisant avec ses cheveux bouclés à peine grisonnants, son corps mince intégralement bronzé (mais comment avait-elle pu le louper jusque là ?) et un âge nettement inférieur au sien (à peine 40 ans à vue de nez), ce qui avait de quoi la flatter (elle plaisait donc encore à plus jeune qu'elle ?). C'était sans doute un homme qui aimait les rondeurs épanouies et qui devait sentir qu'elle aimait le sexe. La présence de Michel à ses côtés ne semblait pas le refroidir, à moins qu'il ne se satisfasse tout simplement de la regarder.

Lorsque le couple partit faire trempette, Viviane redressa le torse à son passage à côté de l'homme, histoire de montrer combien ses seins tenaient encore très bien la route en dépit de leur volume, et croisa brièvement son regard.
Un léger sourire apparut au coin de ses lèvres. Elle sentit ses yeux se poser sur sa croupe charnue et instinctivement, ondula. Même opération au retour du bain avec deux obus raffermis par l'eau et défiant l'apesanteur. En s'allongeant, elle ouvrit les cuisses à 45 degrés, ce que l'homme enregistra comme une invite muette. Ou une provocation.
Mais Michel n'avait pas été ignorant du manège. Il se pencha vers sa femme et lui dit :
- Dis donc, le mec en face, il a l'air de bien t'aimer. Et toi, tu ne fais rien pour l'empêcher de te mater la chatte.
- Quoi ? Mais non, voyons, tu te fais des idées.
- Ne me prends pas pour un naïf. Avoue-le, que tu ne serais pas contre qu'il te baise...
- Mais... je... oui, bon, c'est vrai qu'il n'est pas mal, mais de là à baiser avec lui, quand même...
- Et pourquoi pas ? Si ça te ferait plaisir, tu sais que je n'ai rien à te refuser. Bon, je vais aller le voir.
- Non, Michel, non, fais pas ça...

Et le compagnon de Viviane se leva pour aller parler avec l'homme. Stupéfaite, elle vit les deux hommes engager une conversation dont elle était visiblement le sujet principal. Et sidérée, elle découvrit son mateur se lever, prendre sa serviette et s'avancer vers elle en compagnie de Michel. Il se présenta, dit s'appeler Max, être un habitué d'une autre plage naturiste voisine et une conversation s'engagea entre le trio. Badine et banale. Après un bain en commun, et au bout d'une heure environ, Michel s'adressa à Max en ces termes :
- Bon, tu l'as compris (car ils se tutoyaient déjà), ma femme aimerait bien baiser avec toi. Je suis d'accord à condition que ce soit ici, dans le petit bois, et que je sois présent. Vous tirez un bon coup ensemble et on ne se connait plus. Qu'est-ce que vous en dîtes tous les deux ?

Viviane ne pipa mot. L'audace de Michel la stupéfiait, comme le jour où il l'avait entrainée pour la première fois dans un sauna libertin. Mais elle était en même temps lucide : si sa tête avait du mal à accepter la perspective d'un coït sous les pins avec un inconnu en présence de son concubin, son bas-ventre criait oui à tue tête.
Max lui plaisait, c'était évident. Ses mains, sa queue, son sourire. Quand, après avoir dit "avec grand plaisir", il lui prit l'avant-bras pour la lever et l'entrainer dans un coin tranquille, elle ne résista pas. Simplement munis de leur serviette (et pour lui d'une capote qu'il était allé chercher dans son sac, signe de prévoyance), ils grimpèrent la courte dune pour s'enfoncer dans le petit bois, rencontrant au passage un couple d'homo en plein 69 et deux amoureux trentenaires emboités assis façon Tango à Paris. Ils ne seraient pas seuls à utiliser les ressources érotiques du lieu.

********

Seulement vêtue de ses tongs, tendue comme un string, Viviane s'avança sous la pinède, main dans la main avec Michel, jusqu'à ce qu'ils trouvent un coin relativement isolé. Les deux hommes étalèrent les serviettes et invitèrent Viviane à s'allonger. Aussitôt, Max entama un cunnilingus qui finit par détendre la récipiendaire. Michel, à genoux à côté d'elle, constata avec satisfaction qu'elle avait mis une main sur la nuque de son lécheur et surtout qu'elle souriait. Elle finit même par pousser un gémissement de plaisir et Michel lui mit sa queue dans la main pour qu'elle le branle tout en se faisant lécher. Au bout d'un moment, elle releva la tête et s'adressa à Max :
- Baise-moi maintenant.

L'homme coiffa sa capote, posa ses mains de chaque côté du visage de Viviane et s'enfonça lentement en elle, aussitôt encerclé par ses jambes en signe d'adhésion. Puis ses coups de boutoir se firent plus secs, plus profonds, provoquant la houle de ses seins lourds et le couple de circonstance se mit à baiser avec ardeur. Viviane se mit à piailler sans aucune retenue, griffant les flancs et les fesses du beau quadragénaire qui lui rendait ce vibrant hommage. Michel croisa son regard et il lut un plaisir intense, incontestablement supérieur à celui qu'il lui donnait. Mais loin de s'en offusquer, il s'en réjouit et l'encouragea :
- Allez Viv, lâche-toi, prends ton pied, baise, baise.
..
Surexcitée, Viviane lâcha un ou deux mots crus qui firent comprendre à Max qu'il était tombé sur un "super coup". Pas question de se hâter.
Alors, il la retourna pour la prendre en levrette et mater sa croupe splendide, digne d'un tableau de Rubens. Michel, de son côté, arrêta de se masturber au spectacle du couple pour tendre sa queue à sa compagne qui l'engloutit aussitôt. Prise à chaque extrémité et totalement impliquée, celle-ci ne vit pas qu'un voyeur s'était approché et considérait le trio en se paluchant avec frénésie.
- Toi, tu regardes mais de loin, lui lança Michel.
Puis Max manifesta l'intention de monter d'un étage, tant le cul plantureux de Viviane l'inspirait. Il commença à lui lécher l'anus mais Michel l'avertit :
- Prépare-la mais ça, c'est pour moi, pas pour toi. On va la prendre tous les deux en même temps.

Et c'est ainsi que Viviane se retrouva doublement pénétrée : vaginalement par Max couché sous elle, analement par Michel positionné derrière elle. C'était pour elle une grande première et son plaisir fut si violent qu'elle fut prise de tremblements, provoquant à la fois l'éjaculation de ses baiseurs, mais aussi du voyeur qui, sidéré par sa chance et stimulé par sa main, envoya une giclée de sperme dans les aiguilles de pin. A moitié K.O., elle fut reconduite vers la plage par ses chevaliers servants puis vers la mer, ce qui acheva de la reconstruire.
- Ce n'est plus de mon âge, ces choses là, finit-elle par exprimer, fortement démentie néanmoins par les deux hommes. Lesquels devinrent, pour la suite des vacances, copains comme cochons, unis il est vrai par une vraie cochonne qui ne cessa de leur démontrer jusqu'au terme du séjour qu'elle les aimait tous les deux beaucoup. Et c'est ainsi qu'un impromptu de plage se mua en trio vacancier.

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