Nu Trop Loin 7/17

Mes yeux restent fermés mais plus pour longtemps ……

La bagnole fit marche arrière et pendant que le phare de recul éclairait de façon pâle et blafarde la zone où je me trouvais tel un animal, je devinai la silhouette du mec qui m’avait amené si loin …. Il était debout derrière sa caisse, accoudé sur le capot avant et clopait tranquillement en observant ce qui se passait à quelques mètres de lui. Il avait bien sur éteint sa lampe de poche et je m’aperçus qu’il ne cillait presque plus ses yeux. Je me dis que pour lui la scène qu’il attendait était en train de se produire ; sa scène de jouissance, celle où ce qu’il attendait se réalise, celle à laquelle il m’a acculé, celle pour laquelle il a tout fait afin qu’elle se produise …. Il devint évident qu’il laisserait donc faire et qu’il ne viendrait pas s’interposer entre les gens de la bagnole et moi. Il devait trop kiffer pour ne pas laisser la scène se dérouler devant lui …

La vitre était baissée. La voiture à quelques pas du corps dans lequel je me trouvais emprisonné semblait être occupée par une seule personne, un mec qui conduisait et que je vis à peine par la portière. Il parlait mais ce n’était pas à moi, donc il y avait quelqu’un d’autre dans l’habitacle mais je ne voyais pas qui. J’entendais des mots dont le sens m’échappait, j’étais tellement envahi de stress que j’étais comme en lévitation, retenu sur terre par la bite qui devait me donner une apparence si peu admissible. Trouver en pleine nuit un homme nu, passe encore, mais un homme en rut comme exposé sur le bord d’une route, ça doit être effectivement inadmissible …… Les voix devenaient plus vives et plus distinctes.

- Tu ne vois pas qu’il est barge ?
- Mais il est peut-être perdu ?
- Ah tu crois qu’il est abandonné ? tu rigoles ! Un mec qui bande et tu crois qu’il est perdu ? T’as vu jouer ça où ?
- Faut pas le laisser comme ça, si des flics passent il est perdu
- T’inquiète pour lui, j’en ai rien à foutre, c’est un exhib, démarre !
- Comme tu veux

La bagnole démarre et je reste là, à nouveau plongé dans le noir total.

La tension redescendant je commence à avoir très sérieusement froid et un long frisson saisit tout mon corps.

Il ralluma sa lampe de poche et me scruta de loin, s’approcha et me questionna :

- Lui : pas très réussi, t’as pas été à la hauteur, t’aurais du les exciter connard !
- Moi : j’en peux plus
- T’as pas été bon sur ce coup … il y avait qui dans la bagnole ?
- Sais pas, c’est un mec qui conduisait mais il y avait quelqu’un d’autre
- Qui ça ?
- Une femme je crois
- Une femme ? ? ? ! ! !
- Oui une voix de femme
- Ah c’est bien ça … tu crois qu’elle t’as vu ?
- Je ne sais pas
- Mais si tu sais ! ELLE T’A VU ?
- Oui elle a du me voir
- ELLE T’A VU ?
……….
- Putain connard, réponds !
- Oui elle a vu
- Lui : Elle a vu quoi ?
- Moi : elle m’a vu
- Ça c’est bon ….. putain, ça c’est bon si elle t’a vu !
……….
- Ben qu’est-ce que tu as ?
……….
- Tu chiales !
……………………………………………..
- Excellent …………………. Tu chiales mec !
…………………………………………………………………………….
- T’es trop bon toi ….. excellent, ça me plait trop ….

Il commence à caresser mes fesses et répète qu’il trouve ça trop kiffant. Avec sa lampe il vise la pine et constate qu’elle reste dressée. Il la saisit et joue avec …… « tout ça à cause d’elle ….. Tout ce qui t’arrive c’est parce que tu acceptes de la montrer ….. c’est trop bien ce que t’acceptes …… vas-y chiale bien connard »

Il m’amène à sa bagnole, me mets sur la banquette arrière et s’assied à l’avant. Il se retourne et me regarde grâce à la lumière du plafonnier.

Je suis devenu sa chose.

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