Rencontre Inattendue

C'est une cabane de montagne, à la lisière d'une forêt, loin des bruits de la ville ("et des cafés tapageurs").
Je viens ici me ressourcer, quand mes poumons ne demandent qu'à vomir le trop plein de dioxyde.

Soir d'été, le ciel est immense. Pas comme celui des villes non ! Ici c'est un fond noir jeté d'un océan d'étoiles.
Tellement proche que dès que vous y plongez la main, vous ressentez aux doigts de petits picotements.
Avec le temps, vous apprenez à reconnaître les constellations du zodiaque, la couronne boréale, Pégase, Andromède....
Et vous vous rêvez en physicien, en Nobel triomphant, vous avez découvert la nature de la masse sombre de l'univers, rien que ça !

En attendant , j'ai fait un petit feu de bois mort, c'est interdit je sais, mais je prends les précautions d'usage.
On aime la montagne ou on ne l'aime pas.

Le vent se lève et avec lui, on entendrait presque la clameur des vallées. Je décide de rejoindre la cabane.
A peine ai-je éteint les dernières flammes, dispersant le foyer d'une branche de houx vert humide, que tombe une nuit noire et profonde.

L'éclat de mon feu cachait en fait une obscurité inquiétante, comme celle de Bardamu :
"De toute cette obscurité si épaisse, qu'il vous semblait qu'on ne reverrait plus son bras dés qu'on l'étendait un peu plus loin que l'épaule".

En refermant la porte de la cabane , je regarde une dernière fois dehors , comme pour m'assurer qu'une armée de fantômes n'en prendrait pas la direction.
Il y a bien des formes tout là haut, étranges, portées par les courants d'altitude.
Et puis la cime des sapins valsent, accrochées on ne sait comment, balayant le ciel telles des ombres fantastiques.

A l'intérieur pas de fracas. Les tôles sont embouties à l'ancienne, bien chevillées.
En revanche, c'est un joyeux bazar : Les 2 lits superposés débordent de couvertures, l'armoire croule sous mes affaires.


La table brinquebalante est rayée de larges bandes profondes. Le plancher lui est raisonnablement propre sauf un peu de terre que mes chaussures ont déposée là.

Mais il est bien tard pour entreprendre un effort de ménage, je n'ai qu'une seule envie, dormir. L'air de la montagne m'assomme.

Dans la nuit je suis réveillé par un vacarme du diable. Je pense tout de suite à des tôles qui se seraient entrechoquées, poussées par le vent.
Je reprends mes esprits, me redresse (comme si j'allais mieux entendre) Il pleut ! C'est donc ça qui m'a réveillé ?
C'est une pluie d'été, abondante, de celle qui accompagne un orage. J'ai donc été sorti de mon sommeil par un coup de tonnerre.

Juste le temps de pousser un soupir de soulagement quand deux coups violents sont portés à l'entrée...puis deux autres encore !
Cette fois quelqu'un frappe à la porte.

J'hésite à répondre, la peur surement...mais de quoi?
Je tente de passer en revue les dangers potentiels que représenterait une telle rencontre : Un tueur en série mais bien sûr !
Je songe à un nouveau Guy Georges qui sévirait dans les hautes Pyrénées , traquant ses proies à 2100m d'altitude?
Et puis je me dis qu'un tueur en série aurait peu de temps à se consacrer aux loisirs de montagne, bien trop occupé par ailleurs.....

Je divague et me ressaisi :"Qui est là? " d'une voix rude, qui en impose, comme pour faire fuir tous les prétendants à un combat perdu d'avance.

"Je me suis perdue, pouvez vous m'aider ? "
Une femme ? Aucune de mes conjectures ne me menait à un dénouement si heureux .

J'ouvre la porte et j'entrevois une silhouette dégoulinante d'eau, grelottante de la tête aux pieds. Je l'invite à rentrer et lui tends une serviette.

Elle s'appelle Véronique. Elle a un visage magnifiquement rond qu'un grand front studieux prolonge, des yeux bien noirs et une bouche qui vous invite.
Elle a les traits d'une femme de cinquante ans, ces visages qui l'âge aidant vous apaisent au premier regard. Son sourire élargit son regard et creuse discrètement des rides aux sillons joliment dessinés.

" Aurais-tu un pull ? "
Je ne tarde pas à trouver dans mon fourbi l'objet de sa convoitise : Un tricot en mohair gris que ma compagne a dû laisser là.

En lui tendant le tricot , je lui manifeste mon désir de la regarder se déshabiller.
Comme si ces mots n'étaient pas de moi, je m'étonnes moi-même de mon audace si soudaine ! L'air de la montagne sûrement mais mon arrogance semble fonctionner !
Elle prend le tricot, hoche la tête en signe d'approbation, sourit de nouveau et s'exécute.

Elle enlève tout d'abord son tee shirt , laissant voir des petits seins ronds et très bien tenus. Puis elle dégrafe son short qu'elle laisse glisser doucement sur ses pieds. Enfin elle enfile le tricot. "C'est bon ?" me demande t'elle

Encouragé par ses premières réactions, je lui demande d'ôter sa culotte, ce qu'elle fait séance tenante. Puis je lui ordonne de s'approcher et de se tourner, fesses en arrière, en guise d'offrandes à mon hospitalité.(Toujours plus arrogant)

Je glisse mes mains le long de l'entrejambe et j'écarte avec mes pouces ses deux lunes particulières, fermes et généreuses.
Elle se cambre en avant dans un soupir délicat. Sa belle chatte est tendue vers moi désormais, dégoulinante à souhait.
L'odeur forte de la cyprine envahit mes sens.

J'introduis un doigt, puis un second. Son orifice se dilate, il y invite deux doigts de plus, aisément. Elle gémit et j'insiste, plus vite.
Elle halète, semble chercher son souffle. Mes mouvements se durcissent, toujours plus profonds. Son corps est pris de spasmes naissants.
C'est le moment de porter le coup de grâce.

J'enfonce alors un poing entier ! Quand tout à coup d'un seul, ses jambes se raidissent et la déséquilibrent.
....C'est la chute !
Elle part en avant de tout son poids, m’entraînant dans sa chute par le poignet.
Nous nous retrouvons tous les deux à terre, moi dessus, elle dessous , fesses en l'air.
Très vite, une pression immense força ma main à battre la retraite.
Sans que j'aie eu le temps d'esquisser la moindre réaction, un jet énorme est sorti de ses entrailles, foudroyant !
Précis comme la flèche d'un archer, le jet a atteint l'unique lampe à gaz qui nous servait d'éclairage.
Fixée seulement par une pointe à un chevron, la lampe s'agite de droite à gauche, rajoutant à la scène un effet stroboscopique hallucinant.
Par secousses, d'autres jets s'ensuivirent, des jets modestes et par intermittence des jets de 2 mètres, la hauteur du plafond !
Puis plus rien, sinon que le bruit de balancier de la lampe dans la nuit.

Pendant quelques secondes, je reste hébété, silencieux. Je regarde Véronique, elle est recroquevillée sur le plancher là.
De ses fesses, une eau scintillante continue de s'écouler au sol, cherchant les pentes, cascadant puis confluant en un petit ruisseau, jusqu'au centre de la cabane, là où les planches se sont affaissées avec le temps.
Elle fit quelques soubresauts au début, puis de moins en moins, et puis plus rien ou presque, juste une vibration intérieure et douce, comme le ronronnement d'une chatte. Son visage est lumineux.
Elle se mit à chuchoter des choses tendres, sur l'amour, les passions, l'éternité....

Éternité ? Quelle éternité? Pourquoi pas celle de la mer allée et le soleil en prime ?
Moi je suis gonflé d'une ardeur bestiale, exalté, alors c'était décidé, éternité ou pas, elle me sucerait jusqu'à l'orgasme, quand mon foutre brûlant submergera sa bouche et coulera dans ses tranchées, voilà !

C'est déjà le matin, l'heure où la brume transporte des parfums d'herbes et des parfums d'écorces....l'heure aussi où les rêves s'effondrent.
...

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