Mister Hyde 33

– 33 –


Il faisait anormalement chaud en cette seconde moitié du mois de juin et à dix-huit heures, Frédéric n’avait toujours pas décidé si le dîner aurait lieu à l’extérieur ou à l’intérieur. En réalité, ce fut Franck qui décida du lieu :
– Dehors ! dit-il de sa voix chantante. C’est mieux pour jouer.
Nathalie et Fanny se regardèrent en souriant et, suivies de leur petit assistant, elles déplacèrent les préparatifs dans la cour.
***
Julie fut la première prête. N’ayant qu’une implication moindre dans le cercle restreint des femmes de Frédéric, elle n’eut pas à respecter le dress code imposé par lui à la dernière minute. Elle ne s’autorisa que le respect d’une seule consigne : l’absence de soutien-gorge. Elle voulait voir l’effet que ferait sur le Maître des lieux, sa volumineuse poitrine nue sous sa robe légère.
***
Nathalie fouilla pendant au moins une heure dans sa garde-robe en répétant comme un mantra : « Où l’ai-je mise ? Où l’ai-je mise ? Je suis sûre de l’avoir vue par-là ! » Elle retourna son appartement avant de se rendre compte qu’elle avait laissé cette fichue robe dans une de ses valises, persuadée de n’avoir aucune occasion de la porter.
Elle ne l’avait revêtue que deux fois : le jour de l’essayage et celui du mariage d’un vague cousin du côté de son père, plus de dix ans auparavant. Elle ne l’avait gardée que pour le souvenir qui s’y rattachait. Frédéric était avec elle quand elle l’avait acheté et il était entré dans la cabine pour l’aider à la retirer. De retour chez ses parents, ils avaient fait l’amour pour la première fois. Elle ne s’était jamais résolue à s’en débarrasser.
***
Allongée sur son lit et vêtu d’un simple porte-jarretelles qui soutenait des bas noirs et d’un minuscule string, Fanny réfléchissait. Devait-elle mettre le même manteau que lors de ce rendez-vous où il avait exigé qu’elle vienne presque nue ou pouvait-elle adapter la tenue de ce soir à la météo étouffante de cette fin de printemps ? Après un bon moment de rêvasseries diverses, elle opta pour un trench-coat estival qu’elle serra à la taille sans le boutonner.

Ainsi, elle serait décente face à Franck tout en respectant les consignes données par son Maître : s’habiller de façon à leur rappeler un souvenir de leur passé commun.
***
Frédérique hésita longuement entre les diverses tenues qu’elle pouvait arborer. Frédéric et elle avaient tant de souvenirs communs, tant de souvenirs liés à des fringues que l’embarras bloquait son choix. Elle proscrit d’emblée les nuisettes et les mini-jupes qu’il lui avait offertes. De même, elle s’interdit toutes les tenues trop aguicheuses qu’il aimait la voir revêtir. Elle élimina également tous les vêtements liés à un quelconque événement antérieur à leur séparation : elle était sa soumise et devait le montrer. C’est alors qu’elle eut un éclair de génie. Frénétiquement, elle se mit à fouiller en priant ne pas avoir oublié cette vielle nippe ou pire, s’en être débarrassée. Elle finit par la découvrir plié en quatre sous une pile de T-shirts. Ce jean lui avait valu les premières remontrances de son Maître.
Elle enfila le pantalon, coula son torse dans un débardeur et glissa ses pieds dans une paire de claquettes. Elle était prête.
***
Le dîner se passa à merveille. Frédérique avait bien un peu froncé les sourcils en voyant l’accoutrement dans lequel s’était présentée Frédérique mais il donna congés à son courroux pour se perdre dans le sourire flamboyant de Lucile. La jeune femme s’était pour sa part affranchie de toutes ses demandes. La robe qu’elle portait était neuve, moulante à souhait et dévoilait une évidence : elle s’était abstenue de mettre une culotte et arborait un soutien-gorge : Tout le contraire de ce qu’il avait exigé de son harem.
***
Lorsque le petit Franck émit, en s’affalant sur la table, le souhait d’aller dormir, ce fut pour tout le monde le signal d’un rapatriement vers l’intérieur. Les trois jeunes femmes s’installèrent sur les canapés, face au fauteuil de Frédéric, Lucile se tint de côté, dans une bergère venue de Courbevoie. À son retour, Frédérique trouva tout naturellement sa place parmi ses congénères.

– Je vais vous demander, chacune à votre tour, de me raconter le souvenir lié à votre vêtement dit Frédéric sans prêter attention au paquet entouré de papier cadeau que Frédérique avait, en passant, déposé au pied de Lucile. Il est possible que je me souvienne de certain. D’autres, et il faut m’en excuser, je les ai oubliés. Vos récits, je n’en doute pas, me rafraîchiront la mémoire. Je vous en remercie d’avance.
Les jeunes femmes s’entre-regardèrent et Julie fit signe qu’elle allait ouvrir le bal.
– Je ne suis plus en possession du tailleur que je portais lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois. Je me suis également débarrassée des vêtements que je portais lors de la réunion parisienne. J’avais donc le choix entre revêtir le jogging qui m’habillait le soir où vous avez sonné à la porte de notre maison ou m’affranchir de vos exigences. J’ai opté pour la seconde solution afin de démontrer que, de mon côté au moins, nos relations sont pacifiées.
Julie se tut et Frédéric lui adressa un signe de tête doublé d’un sourire afin de la remercier puis tourna son regard vers les autres. Nathalie se lança.
– Pourquoi ai-je conservé cette robe ? je n’en sais fichtre rien ! Ou plutôt si. Je l’ai conservée parce qu’elle est liée à des souvenirs que je n’ai jamais voulu oublier : celui de tes doigts frôlant mon dos en abaissant lentement la fermeture éclair pour m’aider à m’en défaire après l’avoir essayée…
– Je me souviens l’interrompit Frédéric. Tu tremblais de peur que la vendeuse nous surprenne tous les deux dans la cabine d’essayage. Nous sommes allés chez toi et… Oui, je me souviens. Merci Nathalie.
Nathalie se tut : l’intervention de Frédéric lui interdisant d’en dire plus ce souvenir resterait à jamais le leur.
– Fanny, nous t’écoutons reprit Frédéric en dardant un regard concupiscent sur la jolie brune.
– J’ai, de vous, un grand nombre de souvenirs mais peu d’entre eux sont liés à des vêtements et la plupart auraient été indélicats à rappeler.
J’ai donc choisi une tenue que vous m’aviez imposée ou plutôt, une absence de tenue puisque vous désiriez que je sois nue sous mon manteau à l’exception de bas et d’un porte-jarretelles. C’est donc ainsi que je me présente à vous, nue ou presque sous ce manteau qui, chaleur oblige, n’est pas le même que ce fameux jour.
D’un signe, Frédéric lui intima l’ordre de retirer son trench-coat. Elle obéit mais au lieu de se rasseoir, elle s’agenouilla dans la position de l’attente. Frédéric sourit et porta son regard sur Frédérique.
– « Pour bosser passe encore ! Mais tu as vraiment l’air d’un sac dans ces fringues. Désormais, je choisirais moi-même tes tenues. Pas question en tous cas que tu sortes ainsi fagotée… » Ce sont vos paroles et les premières remontrances de mon Maître. J’étais vôtre depuis moins d’une heure et vous ne m’avez pas puni pour cette faute et c’est pour cela que ces vêtements sont et resteront pour moi, les emblèmes de ma dévotion à votre égard.
– Puisque tu m’es si dévouée, montre-le.
Frédérique retira son T-shirt et son jean puis vint s’agenouiller aux côtés de Fanny.
Frédéric mit quelques secondes à détacher son regard des corps sublimes de ses soumises. Lucile le prit donc de vitesse. Elle n’avait aucune intention de pérorer comme les autres sur sa tenue. Elle prit prétexte du cadeau pour échapper à la corvée.
– Nous avons décidé de t’offrir ce cadeau, toutes les cinq dit-elle en lui tendant le paquet rapporté par Frédérique quelques minutes auparavant.
Frédéric s’en saisit et le trouva lourd. Il le posa sur ses genoux. Soigneusement, le regard gourmand, il le déballa du papier. Un ruban tenait les quatre pans d’un carton décoré. Il en défit le nœud, les quatre pans tombèrent révélant un buste de bronze. Un éclair de colère passa dans le regard azur de Frédéric.
– Laquelle d’entre vous a eu cette idée ?
La colère de Frédéric n’était pas feinte, il était évident qu’il ne la contenait qu’au prix de gros efforts.

Sidérées par sa réaction, aucune des cinq filles n’osa bouger. Lucile prit finalement la parole :
– Je te l’ai dit. Nous cinq.
– Vous n’avez pas toutes eu la même idée au même moment railla-t-il en balayant d’un geste méprisant les paroles de Lucile. Laquelle d’entre vous a eu cette idée ?
Fanny leva les yeux pour croiser son regard et avoua.
– De quel droit ? questionna-t-il.
– Aucun ! Maître. C’est vrai. Se hâta-t-elle de répondre. Je n’avais… nous n’avions, aucun droit de faire cela. Mais vous avez créé cet endroit pour y réunir et y protéger toutes les femmes que vous aimez. Ce lieu ne pouvait pas être complet sans Elle. Puisqu’entre toutes, Elle est celle qui vous manque le plus. Peut-être ai-je eu tort d’avoir cette idée et de la partager. Si c’est le cas, et cela semble bien l’être, j’en accepte les conséquences.
À peine Fanny eut-elle cessé de parler que toutes, y compris Lucile, la rejoignirent et s’agenouillèrent à ses côtés. « Moi aussi » dirent-elles d’une seule voix. Frédéric les regarda et, levant un doigt vers Fanny il lui ordonna d’aller mettre son collier et d’aller l’attendre au donjon. Lorsque la brune se fut éloignée, penaude, il s’adressa au reste de ses femmes.
– J’ai bien pris note de votre solidarité et vous serez donc toutes punies. Vous allez mettre vos colliers et rejoindre Fanny au donjon. Je n’ai pas besoin de vous dire quelle posture vous devez adopter : un procès nous attend.
Toi reste ! dit-il à Lucile.
Julie n’ayant pas de collier, elle se rendit directement au donjon. Frédérique fit un détour par son appartement quant à Nathalie, elle surprit Lucile en se dirigeant également vers chez elle.
– Tais-toi ! ordonna-t-il à Lucile qui tenta de parler dès que les trois femmes se furent éloignées. Ce soir, et malgré l’envie que j’avais de préserver cet aspect de notre relation, tu seras ma petite chienne. J’ai pour toi, cachée sous le lit, une panoplie que tu vas aller revêtir. Dès que tu en seras parée, tu me rejoindras ici. Et n’oublie pas : tu es une chienne !
Lucile quitta la salle à son tour. Frédéric resta seul à ruminer à la fois sa colère et les paroles de Fanny.
***
À quatre pattes, Lucile découvrit sous le lit un coffret gravé à son nom. Elle se releva et le posa sur le lit avant de l’ouvrir. Il contenait un collier de chien et sa laisse ainsi que quatre bracelets. Le tout était d’un cuir souple teinté en vert d’eau – qui n’était pas sans rappeler celui de son regard – et doublé de fourrure synthétique qui lui éviterait les marques et les blessures. Lucile se déshabilla et ceignit ses chevilles et ses poignets avec les bracelets. Elle enferma ensuite son cou dans le collier avant d’y accrocher la laisse. Ainsi parée, elle se laissa tomber à quatre pattes et entreprit de rejoindre Frédéric au salon. Mais en chemin elle s’arrêta : Gé aurait bientôt faim. Elle décida d’aller s’en occuper.
***
Lorsqu’enfin il entendit du bruit dans l’escalier, Frédéric reposa le buste de bronze. Sans un regard pour sa chienne, il attrapa la laisse qu’elle tenait entre ses lèvres et la guida sans attendre vers le donjon.
Leur entrée fit sensation : aucune des quatre soumises ne s’attendant à voir entrer Lucile dans cette position et cet accoutrement. Toutes eurent un sursaut de surprise.
– Mesdemoiselles, je vous présente ma petite chienne. C’est désormais ainsi que nous la nommerons, vous et moi, tant que durera votre punition. Et elle va durer, je vous le garantis.
La concernant, ma décision est déjà prise et je crois que vous vous doutez de sa teneur. En ce qui vous concerne, j’ai opté pour une peine équivalente pour chacune. Durant un mois, vous passerez vos nuits au cachot que j’ai fait aménager juste derrière la porte que vous voyez au fond. Mais du vendredi soir jusqu’au lundi matin, vous y resterez intégralement. Seules Fanny qui y séjournera pendant ses journées de repos et Frédérique qui bénéficiera d’une exception afin qu’elle puisse être présente pour Franck auront un régime différent. Leur peine, en conséquence, durera six semaines.
Durant ces cinq mois, vous aurez toutes quatre, interdiction de vous toucher et, pour celles qui en avaient le droit, interdiction du moindre rapport sexuel extérieur. Dans le même temps, la petite chienne sera mon esclave.
Dernière chose. Car il ne serait pas juste qu’elle seule en fasse les frais. J’ai déterminé pour chacune le nom qu’elle portera ces prochains mois : Nathalie, vous serez la renarde, Frédérique, la hase ; Julie, la truie et pour finir, vous, vous serez la rate.
Enfin, passons à l’ordre des internements : en premier la truie suivie de la hase et de la renarde. La rate clôturera le bal.
La truie, dit-il en se tournant vers Julie, veuillez vous rendre à la porte de votre villégiature.
Julie se leva et se dirigea vers la porte.
– J’allais oublier ajouta-t-il à l’intention des trois restantes. Interdiction de quitter vos colliers avant la fin de votre punition.
À ces mots, Julie se retourna.
– Moi, je n’en porte pas dit-elle.
– C’est juste ! répondit Frédéric sans s’offusquer de la prise de parole. Vous n’êtes pas ma soumise et pourtant vous acceptez avec courage une sentence qui vous inclus à cause de votre solidarité avec mes femelles. Si vous le souhaitez, vous pouvez demander à obtenir ce statut. Je vous l’accorderai car, actuellement, rien ne vous oblige à vous plier à mes diktats.
– Je ne ferai rien de tel, répondit Julie. Je veux que mes amies sachent que j’agis ainsi pour leur prouver ma loyauté et ma solidarité, pas pour obtenir de vous cette faveur dont j’ai pourtant envie. En d’autres termes, je n’obéis qu’à moi et au devoir que j’ai envers elles. En partageant leur supplice, je ne me soumets pas à votre volonté.
Cela dit, Julie se retourna vers la porte et attendit debout qu’on vienne lui ouvrir. Frédéric se leva en accrochant la laisse au bras de son fauteuil. Il fit un détour par l’une des armoires où il attrapa deux couvertures qu’il tendit à Julie avant de lui libérer le passage vers la geôle.
***
Frédérique était atterrée, Fanny en larmes, seule Nathalie conservait encore un soupçon de sang-froid. Toutes s’inquiétaient pour Lucile. Frédéric les avait évincées du donjon où il était resté seul avec sa petite chienne or, elles craignaient que sa colère lui fasse perdre tout contrôle.
Nathalie prit Fanny dans ses bras et tenta de la réconforter. La brunette se dégagea.
– Je suis « la rate » ! C’est comme ça que tu dois m’appeler. J’ai assez déconné comme ça. Désobéir, c’est fini.
Nathalie lança à Frédérique un regard désespéré auquel la jolie blonde ne répondit pas.
– Il va quand même falloir vous remuer les filles. Et arrêter de déconner. Si vous flanchez dès la première contrariété, on n’aura pas de sitôt le cul sorti des ronces. Pour une fois, prenez donc exemple sur Julie. Aujourd’hui, c’est elle le ciment qui nous lie. Le mot d’ordre c’est : « rester solidaires ».
Frédérique sortit de sa léthargie pour abonder un instant dans son sens.
– … Mais La rate n’a pas tort non plus. Nous avons reçu des consignes et si nous ne les respectons pas, ça risque de nous revenir dessus comme un boomerang.
– Ok ! s’inclina Nathalie. On va se parler en s’affublant de ces petits noms ridicules et on va éviter de s’envoyer en l’air. Ça risque de nous peser sur le système, parce qu’on y a toutes pris goût mais bon, un interdit, c’est un interdit. Ne cherchons pas à tergiverser. Mais soutenons-nous, bon sang ! Restons soudées autant qu’il est possible sinon, je ne donne pas cher de la peau de notre petite communauté. Le plus urgent, c’est de trouver un moyen d’aider Lu… « petite chienne » à supporter sa punition et… « truie » son enfermement.
– À vouloir le beurre et l’argent du beurre, on va s’en prendre plein la gueule intervint Fanny. Je n’ai aucune envie…
– D’être répudiée ? la coupa Nathalie. Aucune de nous ne le sera. Je connais suffisamment Frédéric pour savoir qu’il n’a aucune envie de nous voir partir. Il était même prêt à accueillir Julie. Je suis beaucoup plus inquiète de ce qu’il va faire subir à… son esclave ; elle n’a l’habitude ni des coups ni des humiliations. Alors, j’espère de tout mon cœur que sa colère va retomber très vite et que cela la protégera du pire.
– Tu as raison ajouta Frédérique. Sans compter que son corps est encore fragile, elle n’a accouché que depuis deux mois…
– Conneries ! réagit l’infirmière. Le corps d’une femme est bien plus solide que cela. Toi qui es mère, tu devrais le savoir. Ce n’est pas le corps de la petite chienne qui est en danger. C’est son esprit et… son amour. Tu as raison renarde. Nous devons tout faire pour la soutenir et, si possible, la préserver.
***
Lucile était agenouillée face à Frédéric. Celui-ci parlait et elle écoutait.
– Je suis furieux avait-il commencé. Furieux contre les autres mais surtout contre toi. Vous n’aviez pas le droit d’imposer à Lucrèce le poids de ce métal : elle était aérienne et vous en avez fait une masse compacte. Vous n’aviez pas le droit d’agir ainsi et de la pervertir. Je suis furieux que tu te sois rendue complice de ce forfait. Ta punition est pourtant en deçà de ma colère car faire de toi mon esclave pour les cinq prochains mois n’est pas un châtiment que je pourrais tenir. Mon amour pour toi l’adoucira immanquablement. Je vais donc seulement te traiter en chienne et, que fait une chienne pour montrer son amour ?
– Elle lèche, Maître.
– Exactement, elle lèche. Je n’en exigerai ni plus, ni moins, de toi. Maintenant dis-moi, que fait une chienne pour montrer sa joie ?
– Elle remue la queue, Maître.
– Encore exact. Il va donc falloir t’en greffer une que tu porteras du matin au soir.
Lucile pâlit. Elle ne savait plus dans quel livre coquin elle avait lu l’histoire d’une soumise que son maître avait obligée à s’affubler de cet ornement. Elle se souvenait simplement qu’il s’agissait d’un plug anal auquel était ajoutés de longs crins. Un plug anal ! Sa dernière virginité, celle qu’elle gardait pour lui, lui serait finalement volée par un objet. Le coup fut rude à encaisser. Plus rude encore que lorsqu’il enfonça l’outil jusqu’à la garde.
– Viens me montrer ton amour maintenant.

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