Collection Les Chiennes. Ça Va Faire Mal (1/2)

Bonjour à tous, je m’appelle Christian, je suis avocat.
J’ai mon cabinet à Nice dans le centre-ville et j’habite une grande villa avec une belle piscine sur les hauteurs de la ville.
Je suis ce que l’on peut dire un beau gosse et à 38 ans, je suis considéré comme l’un des tombeurs de la côte.
Villa, fringues de luxes dont mes costards taillés sur mesure.
Dans ma chambre au lit de deux mètres sur deux, mes armoires en contiennent une cinquantaine.
Pompes italiennes et chemise anglaise font de moi le plus beau parti de la côte de Cannes à Menton.
Je déborde même sur l’Italie où il m’arrive d’aller chercher de la chair fraîche.
Pour moi les chattes des femmes je m’en sers comme des Kleenex, je leur remplis la chatte et je les jette.

Je suis né à Marseille où j’ai fait mes études.
Je vivais en colocation avec Mohamed et avec lui en même temps que le droit, il m’a appris à lire et à écrire l’arabe.
Je suis doué pour les langues, en plus des articles de loi je maîtrise, le Français, normal, l’Italien ça me sert pour pécho des gonzesses dans les boîtes là-bas.
Le russe et un peu de mandarin.
Ça me permet de travailler à l’international.
Un jour un client m’envoie au Maroc à Meknès pour une affaire d’import-export.
Je devais débrouiller un problème entre une société française basée à Nice et l’autre au Maroc dans cette ville.
Ayant du temps avant mon rendez-vous, je déambulais dans la ville quand j’ai croisé deux femmes en nikab.
Ici dans ce pays s'est autorisé chez nous se couvrir le visage est interdit.
L’une en porte un noir et semble avoir un âge certain, l’autre semblant plus alerte le sien est de couleur bleue.
Je croise ses yeux seule partie de son corps visible, une fraction de seconde je fantasme, est-elle nue sous cette protection.
Ses yeux me chamboulent, si je voulais passer pour un con, je pourrais dire que le coup de foudre existe, je viens de tomber amoureux.


Je les laisse passer et faisant celui s’étant trompé je fais demi-tour et je les suis.
Je n’ai pas beaucoup de chemins à faire pour les voir entrer dans une maison typique de la région avec ses hauts murs blancs.
Je m’approche de la grille en fer forgé, je peux voir des jardins et des fontaines.
Hélas personne pour me dire qui est cette jeune femme.

- Vous cherchez quelque chose !

Je me retourne, un jeune me parlant en arabe est derrière moi.
Dans sa langue je lui réponds.

- Tu connais la jeune femme qui vient d’entrer là avec cette vieille femme.
- Oui, c’est Radia et la vieille femme c’est sa tante, elle est chargée de la surveiller, son père cherche à la marier.
- Pourquoi ne la demandes-tu pas en mariage ?

Le jeune garçon éclate de rire.

- Je suis trop jeune et je n’ai pas assez de chèvres.
- Des chèvres pourquoi ?
- Pour offrir à son père pour qu’il me la donne en épouse.
- Et ces chèvres, ou on les achète et combien en faut-il ?
- À la sortie de la ville, un homme en vend.
- Merci petit, tu veux un billet.

Le petit me regarde d’un œil noir et passe son chemin.
On est con quand on est amoureux d’un simple regard.
Je rejoins mon rendez-vous et pendant deux heures je règle l’affaire pour laquelle j’étais venu.

- Conduisez-moi à l’adresse du chevrier à la sortie de la ville.

Un vieil homme est devant la maison ou le chauffeur m’arrête.

- Attendez-moi, je dois voir ce vieil homme.

Je rejoins l’homme et toujours en arabe je lui pose la question qui me tarabuste.

- Avez-vous des chèvres ?
- Commencez par vous asseoir et boire un thé.
Yasmine sert nous le thé.

J’ai beau avoir les moyens surtout après l’affaire que je viens de traiter le compteur tourne mais le vieil homme semble avoir son temps, c’est normal à son âge il n’est pas pressé de quitter notre monde.


- Je sais que tu cherches des chèvres !
- Comment le savez-vous ?
- Ici, tout se sait, je pourrais vous presser comme un citron, je pense que vous ignorez le cours de la chèvre au Maroc !
- Pas tout à fait j’ai regardé sur mon portable, j’ai le cours de la chèvre chez vous en Dirham marocain.
- J’en ai presque 200 à quelques éléments près.
Je vous compléterais par des moutons, c’est pas mal non plus bien que pour un père c’est moins de valeur.

Tout va vite dans ce pays, il semble que le vieil homme soit déjà au courant de mes intentions d’épouser Radia la jeune femme au regard de feu.

- Combien pour le tout ?

Il me donne un chiffre, je l’accepte.
Je reprends mon taxi qui me conduit devant la grille en fer forgé et les murs en pierre blanche.
Je sonne.
Un serviteur vient m’ouvrir et me conduit devant le père de celle que je veux faire mienne.

- Que me voulez-vous ?
- Je veux épouser votre fille Radia.
- Vous parlez parfaitement notre langue, mais vous savez ici pour épouser une jeune fille vierge de surcroît il faut y mettre des formes.
Talla, servez-nous le thé.
Asseyez-vous.

Encore du thé, j’ai horreur du thé, j’ai envie de lui demander s’il n’a pas du café.

- Bien revenons au mariage de ma fille.
- Je sais ce qu’il faut pour épouser votre fille, si vous appelez le chevrier à la sortie de votre ville, je lui en ai acheté 196 plus 4 brebis.
Excusez pour les brebis, je voulais 200 chèvres, il ne pouvait pas fournir.

Il tape dans ses mains.

- Talla amenée moi Radia, inutile qu’elle couvre son visage, qu’elle mette son foulard.
- Bien monsieur.
- Une dernière chose, je vais emmener votre fille à Nice ou je suis avocat.
- Aucun problème, les femmes sont faites pour suivre leur mari.

La jeune femme repart, quelques minutes.


- Vous m’avez fait appeler père.

La merveille qui vient d’arriver outre ses yeux à un visage d’ange et un corps parfait recouvert d’affaires occidentales.

- Je te présente ton mari.
- Christian monsieur je m’appelle Christian.
- Les noces auront lieu samedi prochain.
Radia fait visiter notre maison à ton fiancé.
- Bien père, monsieur voulez-vous me suivre.

J’aime et la beauté de cette fille et la servitude qu’elle a envers son père.
Il lui dit voilà ton mari, elle ne cille pas, pas un muscle de son visage n’a bougé.
Je voudrais bien voir dans notre pays un père dire la même chose à sa fille sans qu’un drame débarque.
Elle me fait voir qu’elle parle Français, nous faisons la visite dans ma langue.
Ça me facilite les choses, mon Arabe parfait certes m’oblige à un travail intellectuel important.

- Monsieur, Talla notre serveuse m’a dit vous avoir entendu dire que vous souhaitez m’emmener en France à Nice.
Je sais que c’est de l’autre côté de la Méditerranée, mais qu’aurais-je à y faire.
- Prendre du bon temps, profiter de la vie, j’ai une villa avec une grande piscine.
Je suis avocat et je gagne largement ma vie.
- Je vous suivrais même si vous allez me faire changer de culture.
- Jouons cartes sur table, je m’appelle Christian, quand je t’ai croisé et que j’ai vu tes beaux d’un noir profond, j’ai eu un coup de foudre.
Chez nous tu seras entièrement chef de famille.
Je ne serais pas tyrannique, je vais t’aider à t’affirmer toi-même.
- En suivant ce que veut mon père tu auras une femme entièrement à ton service.
Tu me tutoies, je me permets d’en faire de même.

Nous faisons le tour de la maison même de sa chambre, nous finissons mains dans la main.
Avant notre retour, Radia vient au plus près de moi.

- On peut s’embrasser.

Je la prends dans mes bras et pour la première fois je l’embrasse.

Sa bouche a un parfum mentholé, j’adore.
Je joue les amoureux respectueux en restant deux jours de plus que prévu dans mon hôtel.

Beau papa semble avoir pris les choses en mains, le mariage devrait être rapide.
Le deuxième jour alors que je suis de plus en plus amoureux, je fais la connaissance de sa sœur légèrement plus vieille qu’elle.
La même jolie poupée, Nouzha a un seul travers, son mari.
Il se présente à moi semblant m’ignorer mais avec sa grosse barbe noire et son embonpoint sous sa djellaba et ses babouches représente le parfait macho.
Nouzha elle est spontanée, elle ne parle qu’en arabe, elle me saute au cou sous le regard noir de son mari et de ma fiancée femme me coûtant 196 chèvres et 4 brebis…

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