Amour Compliqué

Je m’appelle Erwan, 26 ans.
Je suis métisse, originaire de Côte d’Ivoire par ma mère, et mon père est basque. Mes parents ne voulaient pas que l’un des deux pense avoir le dessus sur l’autre pour les origines donc ils ont choisi un prénom neutre. Le mélange a fait une montagne de muscle de 1.90m pour 115 Kg avec des poings comme des battoirs. Ma voix est très grave et je parle fort. J’essaie parfois de baisser le ton mais c’est souvent peine perdue. Je fais du rugby à un bon niveau amateur.
J’aime ce sport, l’adrénaline, les contacts… et la camaraderie. Je connais une bonne partie de mes coéquipiers depuis pas mal d’années et nos soirées sont toujours mémorables.
Je me suis un peu calmé quand même depuis que je travaille à mon compte. Personne ne devine mon métier quand on me rencontre la première fois.
Je suis infirmier libéral.
J’aime mon travail et j’ai de nombreux patients à visiter le dimanche pour des soins. J’ai un bon sens de l’humour et les personnes âgées adorent quand c’est moi qui passe les voir. J’ai bien eu un ou 2 racistes récalcitrants mais rien de bien méchant.
Il y a quelques mois, on était de sortie en pub. On était 6 mecs et 4 filles. On buvait, on blaguait. C’était bon .
Je bossais le lendemain matin et je rentrais plus tôt que les autres en voiture donc je ne buvais pas d’alcool. A un moment, j’ai eu envie d’aller aux toilettes. C’était un grand pub et il y a avait 2 toilettes. Les premières étant occupées, je suis allé dans celles de l’autre côté de la cour extérieur du pub. Au passage sur la terrasse, j’ai entendu une discussion animée, et bien entendu alcoolisée. Je n’aimais pas du tout la tronche des 3 mecs.
En ressortant des toilettes, j’ai décidé de rester prendre un peu l’air.
Il y avait 2 jeunes femmes, en mini-jupes, très belles. L’une était brune, l’autre rousse. Clairement, les 3 mecs étaient en train de les draguer et ils paraissaient super lourds.
Au bout d’un long moment, les 2 filles se sont énervées un peu plus et sont rentrées dans le pub malgré l’insistance des 3 mecs.


Environ une heure après, je commençais à dire au revoir à mes amis. J’ai remarqué les 3 mecs sortir un peu avant moi.
Quand je suis sorti, j’allais vers ma voiture quand j’ai entendu des insultes et des cris.
Un des mecs tenait la rousse de tout à l’heure par un bras et elle était complètement apeurée. La brune criait au mec de la lâcher et les autres rigolaient.
Le temps que j’arrive, un mec avait poussé violemment la brune qui était tombée par terre.
J’ai fait ma grosse voix.
- OH LA ! QU’EST-CE QUI SE PASSE ICI ?
En général, rien que ça, ça calme tout le monde. Et ensuite quand on voit ma carrure, le problème est vite résolu.
Là, j’ai vu tout de suite que ça n’allait pas se résoudre comme ça mais au moins, le mec a lâché la rousse. Il était assez costaud et visiblement bien bourré comme ses deux potes. Il s’est tourné vers moi.
- Casses toi ! Ça ne te regarde pas ! C’est entre nous et elles !
- Et moi je vous dis que j’ai décidé que ça me regarde alors laissez les tranquilles !
Le mec n’a même pas réfléchi et est venu vers moi en balançant son poing vers moi. C’était tellement téléphoné que j’ai esquivé sans problème.
J’ai empoigné le mec au col et je lui ai mis une baffe dont il ne s’est pas remis. Il titubait, à la limite du KO. Les 2 autres mecs ont commencé à venir vers moi.
- Je vous préviens. Pour le prochain je ferme le poing !
Ca les a fait réfléchir et ils sont partis en soutenant leur pote groggy. J’ai pris leur plaque d’immatriculation en photo au cas où.
Je me suis tourné vers les 2 filles. La rousse pleurait un peu dans les bras de sa copine. Je suis allé vers elles mais la brune m’a regardé avec méfiance. Je suis resté un peu à l’écart. Je sais que ma corpulence peut faire peur.
- Est-ce que ça va ?
- Oui, Très bien ! Ne vous approchez pas ! Viens Marie, on s’en va !
- Vous devriez porter plainte ! Ils n’ont pas le droit de se comporter comme ça ! Donnez-moi votre numéro de portable, et je vous envoie la photo de leur numéro de plaque !
Là, j’ai clairement vu la rousse avoir peur et se coller encore plus à sa copine.

- La brune : Non, On n’a vraiment pas besoin de ça ! Au revoir ! Et pour notre numéro, certainement pas !
Le lendemain, je suis allé déposer une main courante à la gendarmerie. Ils ne pouvaient malheureusement rien faire sans une déposition des 2 filles. Ils m’ont promis d’aller voir le Pub pour voir s’ils connaissaient les filles.
Quelques mois plus tard, une de mes collègues a perdu son père, décédé brutalement. Elle avait de nombreuses choses à régler. Elle devait partir plusieurs jours dans l’est de la France.
On s’est donc réparti ses patients pour continuer leurs soins.
Le lendemain, j’ai commencé ma tournée et vers 11h30, je suis allé dans un petit village, dans une maison de bourg. La patiente, Julie D…, avait eu un accident de moto et s’était fait une grosse entaille à la cuisse dont la cicatrice demandait des soins. Elle avait aussi pas mal d’autres contusions.
J’ai frappé et j’ai entendu « Entrez, je suis dans le salon ».
J’ai eu une sacrée surprise mais pas plus que la jeune femme qui était allongée dans son canapé. C’était la brune du pub. Son visage reflétait la peur. Elle a pris son téléphone. J’ai compris qu’elle allait appeler les flics.
- Que….. Que faite vous là ? Qu’est-ce que vous voulez ?
- Attendez !! Je suis Erwan B….. Je suis l’infirmier qui remplace Marion. Normalement, elle vous a prévenu du changement.
Je lui ai montré mon sac à dos professionnel avec la croix rouge sur fond blanc. Ça a paru la rassurer un peu.
- Ecoutez, je peux vous assurer que vous n’avez pas à avoir peur de moi ! Mais si vous voulez, je peux contacter une collègue qui va venir vous voir à ma place. C’est juste que vous êtes dans mon secteur.
- Non, non, c’est bon, je…. Je veux bien que vous restiez….. Excusez-moi.
J’ai fait mon travail le plus sérieusement possible et je n’ai pas parlé de notre première rencontre. Je ne voulais pas qu’elle prenne à nouveau peur. Elle avait bien morflé dans sa chute.
Apparemment à faible vitesse mais quelques gros cailloux avaient fait de beaux dégâts.
Quand je suis parti, je lui ai demandé si elle voulait que quelqu’un d’autre vienne les autres jours mais elle m’a dit que je pouvais revenir.
La visite suivante a été plutôt silencieuse. Elle me regardait travailler sur son corps meurtri et visiblement douloureux.
C’est lors de la visite suivante que tout a évolué. C’était ma dernière visite de la matinée. Je n’étais pas particulièrement pressé. Elle a dû le comprendre.
- Erwan, est-ce que je peux vous offrir quelque chose à boire si vous avez un peu de temps ?
- Eh bien, avec plaisir, oui, je veux bien !
- J’ai des jus de fruits, de la bière et de l’eau pétillante au frigo. Qu’est-ce que vous voulez ?
Elle a commencé à se lever.
- Attendez, je vais y aller. Je vais prendre de l’eau. J’ai encore des visites à faire cet aprèm. Et vous, vous voulez quoi ?
- Un jus d’orange s’il vous plaît.
Quand je suis revenu, elle avait pris des verres et je nous ai servi.
- Erwan, je tiens à m’excuser.
- Ne vous….
- Non, je vous dois des excuses. Pour l’autre jour…. Et pour votre première visite….. Je ne suis pas comme ça d’habitude. Je vous jure. Mais l’autre jour…. Vous êtes arrivé au bon moment mais la situation était particulière. Surtout pour mon amie.
- Vous n’avez pas à vous expliquer….
- Si, je vous dois ça car mon amie et moi, on a pris conscience trop tard que si vous n’aviez pas été là, ça se serait encore plus mal terminé.
- Ça, je le pense aussi.
- On a su que vous avez été voir la police car le patron du pub nous a averti de leur visite. On le connait bien et on lui avait dit que nous ne voulions pas avoir affaire à eux.
- Oh ! Je ne veux pas être curieux mais pourquoi vous ne voulez pas avoir affaire à la police ? Vous avez fait quelque chose de mal ?
- Non ! Mais….. en fait, l’autre soir, c’était l’une des premières fois depuis longtemps que mon amie sortait.
Elle a vécu…..
- Une situation qui aurait pu se reproduire avec les 3 gars ? Un viol ?
- Oui… C’est ça ! Et comme c’était une soirée très alcoolisée, avec un peu d’herbe aussi, les gendarmes n’ont pas eu suffisamment de preuves contre le mec qui s’en est tiré… Mon amie est persuadée que les flics ont estimé qu’il n’y avait pas eu réellement viol. Et elle n’aurait pas supporté de se retrouver dans une nouvelle situation d’accusation face aux flics.
- D’accord ! Je peux comprendre…. Pourquoi m’en parler maintenant ?
- Parce que vous auriez pu aller voir les flics et leur dire que vous nous aviez retrouvées, parce que vous auriez pu me harceler de questions….. Mais vous ne l’avez pas fait. Et je vous en remercie.
On a parlé un bon moment encore mais je commençais à avoir faim et mon après-midi allait être encore bien chargé.
Au fur et à mesure des visites, on parlait, on plaisantait. Etant du même âge, on s’est tutoyé naturellement. Au cours des soins, j’étais resté totalement professionnel mais j’avais pu voir à quel point Julie était une belle jeune femme. Plutôt grande, 1,70 mètre environ. Elle avait de très longs cheveux très noirs et des yeux bleus très clairs. De toute évidence, c’était une sportive : Jambes fines et musclées, très belles fesses, ventre plat. Sa poitrine était juste ce qu’il fallait en volume pour ajouter une bonne dose de féminité. Mais plus que tout, c’était son sourire qui me captivait. Et maintenant qu’elle était plus en confiance avec moi, elle souriait de plus en plus.
Comme moi, elle aimait la moto et je commençais à me dire que j’aimerais vraiment la voir dans sa tenue moulante. J’avais cru comprendre qu’elle était célibataire en ce moment.
On était dimanche matin, c’était la dernière visite pour ses soins, je ne me suis pas reconnu. Moi, d’habitude très direct, sûr de moi avec les femmes, j’étais presque timide au moment de lui dire au revoir.
- Julie, la première fois, c’était un peu particulier mais quand je t’ai demandé ton numéro, tu m’as rembarré clairement….. Aujourd’hui, est-ce que je peux avoir ton numéro ? Maintenant que mes visites sont finies, j’aimerais vraiment te revoir.
Elle a éclaté de rire. Elle a eu du mal à s’en remettre et j’ai rigolé avec elle. Puis elle m’a noté son numéro.
- J’ai beaucoup de travail à rattr cette semaine à cause de mon accident mais… Je ne fais rien samedi soir….
- D’accord. Je te rappelle.
J’ai été nerveux comme un collégien toute la semaine. Julie me plaisait énormément. Et ça ne m’était pas souvent arrivé d’éprouver une telle attirance.
Je l’ai rappelé le jeudi pour lui dire l’heure à laquelle je passerai la prendre.
Le samedi soir a été très particulier pour moi. Julie était resplendissante dans une jolie robe très près du corps.
Habituellement, quand j’emmène une femme au restaurant le samedi soir, je fais tout pour terminer dans son lit ou elle dans le mien. Là, c’était différent avec Julie. Enfin, j’avais envie d’elle c’est évident mais je commençais vraiment à espérer plus qu’une simple nuit avec elle.
Je l’ai emmenée dans un bon petit restaurant, et ensuite, on a fait une petite balade le long du canal. Pas trop longue pour ne pas fatiguer la jambe blessée de Julie.
On a beaucoup rigolé, je découvrais de plus en plus de chose que j‘aimais chez elle et on avait des passions communes mais elle restait assez distante. J’ai déposé Julie chez elle et on s’est revu les 3 weekends suivants. Et on s’est embrassé quand je l’ai déposée la dernière fois.
Le vendredi suivant, à la fin de la soirée, elle est sortie de ma voiture sans m’embrasser et m’a dit qu’elle me rappelait. Elle est rentrée dans sa maison sans se retourner.
Je dois avouer que je n’ai pas compris ce qui se passait. Quelques instants avant, je pensais lui plaire, j’espérais un baiser aussi bon que celui de la semaine passée. J’essayais de ne pas être trop pressant tout en lui montrant qu’elle me plaisait. J’étais confiant.
Et l’instant d’après, alors que j’étais persuadé qu’on s’embrasserait, elle sort de ma voiture presque sans un regard en me disant qu’elle me rappelle.
J’étais déçu, très déçu et vexé. J’avais l’impression qu’elle m’avait complètement mené en bateau. Mais ç’est comme ça, on ne gagne pas à tous les coups. Ça fait seulement mal quand il y des sentiments.
3 semaines ont passé. Je sortais des vestiaires après un match de rugby perdu contre les premiers du championnat mais de peu quand j’ai aperçu Julie.
Visiblement, c’était moi qu’elle attendait. J’étais très surpris et j’avais un peu de rancœur.
- Bonjour Erwan….
- Julie, je ne m’attendais pas vraiment à te revoir. Qu’est-ce que tu fais là ?
- Je….. Je voulais te parler.
- Ah ? Ce n’est pas vraiment l’impression que j’ai eu la dernière fois qu’on s’est vu.
- Je sais. On peut aller ailleurs ? Tu veux venir boire quelque chose chez moi ?
- Non, pas chez toi mais on peut aller près du canal si tu veux.
- Oui, bien sûr.
J’ai clairement vu qu’elle était peinée par mon attitude mais je voulais lui montrer qu’elle n’avait pas le droit de jouer avec moi.
On s’est garé et on est allé sur un banc.
- Erwan, je te dois des explications….
- Comme tu veux ! J’avoue que je n’ai pas bien compris ce qui se passait l’autre jour. Et depuis, plus de nouvelle de ta part ! Il n’y avait peut-être rien d’officiel entre nous mais j’avais l’impression que ça commençait bien nous deux….. Tu m’avais donné cette impression là.
- Je suis désolée mais j’avais mes raisons. Je n’ai pas été tout à fait honnête avec toi. Je n’ai pas menti. Mais je n’ai pas tout dit.
- C’est-à-dire.
- J’avais un petit ami….
- Ah oui ! en effet, tu m’avais caché ça ! J’en reviens pas.
- Ecoutes, j’étais avec lui depuis presque 6 ans. Il y a un an, il est retourné vivre près de chez ses parents pour une opportunité professionnelle. On se voyait de moins en moins. Il devait revenir au bout de 6 mois mais son poste là-bas a évolué et c’est important pour sa carrière…. Moi, j’ai la mienne ici... J’en étais à un point où je voulais le rejoindre pour voir si c’était encore possible entre nous….. Et je t’ai rencontré. Ça a encore beaucoup compliqué les choses.
- Je suis désolé de te compliquer la vie.
- Et tu ne me rends pas les choses faciles en ce moment…. J’ai été le voir pour parler avec lui… Voir où on en était exactement.
Immédiatement, j’ai imaginé Julie et son mec s’embrasser, faire l’amour. Cette pensée m’a fait mal.
- Très vite, je me suis aperçue que je pensais à toi tout le temps. Je m’en doutais mais je ne pouvais pas rompre avec lui à distance. Pas après 6 ans avec lui….
- Je peux le comprendre, et c’est tout à ton honneur vis-à-vis de lui…. En ce qui me concerne, je ressentais quelque chose de fort pour toi et tu le savais. Je ne m’en suis absolument pas caché. Tu voyais que j’avais envie d’être avec toi et mon impression était que c’était réciproque. Me cacher ta relation avec un autre, c’est un mensonge.
- On n’était pas encore ensemble Erwan ! Je devais faire ça ! Même si je savais déjà que nous deux, ça devenait sérieux. J’ai des sentiments pour toi, tu dois me croire.
- Je peux te poser une question ? Je n’ai pas eu de nouvelles de toi pendant 3 semaines, pas de réponse à mes textos. Je suis passé chez toi la semaine dernière pour te voir et essayer de comprendre mais tu n’étais pas là. Maintenant, je suppose que tu étais parti le voir. Que tu as dormi chez lui, dans son appartement ou sa maison.
- Oui mais…
- Combien de temps as-tu passé chez lui ? Sois franche !
- Un peu plus d’une semaine mais il ne s’est rien passé.
- Je veux que tu comprennes bien ce que je ressens. On a passé presque 2 mois à faire connaissance, à sortir. Mes sentiments pour toi, je ne les ai pas cachés. On s’est embrassé. Pour moi, ça veut dire qu’on était ensemble même si c’était une seule fois. Tu m’as menti par omission en ne me disant pas que tu avais quelqu’un. Et maintenant, tu me dis que tu es allé passer une bonne semaine dans le lit d’un mec avec qui tu es depuis 6 ans mais qu’il ne s’est rien passé ?
Je me suis levé.
- Pour moi, tu m’as trompé. Et ça fait mal ! Au revoir !
- Attends Erwan ! J’ai fait une erreur ! Je voulais faire les choses bien vis-à-vis d’Alex. Je…. J’étais perdue…. Et je te promets qu’il ne s’est rien passé avec Alex.
- Même pas un baiser ? Même pas des caresses ?
- ……
- C’est bien, tu as bien fait les choses vis-à-vis de lui. Mais moi, je ne vois aucun respect pour moi là-dedans. Je suis celui à qui tu as menti…. Celui que tu as trompé.
Quand je suis parti, elle pleurait. J’étais mal, mais j’étais surtout blessé.
Les 6 mois suivants, j’ai repris le cours de ma vie. J’ai couché avec une fille pendant cette période mais le cœur n’y était pas. J’avais vraiment du mal à ne pas penser à Julie.
Un soir, j’étais dans un restaurant avec des amis quand une jolie rousse est venue me voir en me demandant si elle pouvait me parler. Mes potes ont commencé à me chambrer de me faire aborder comme ça mais je l’avais reconnue au bout d’un moment.
Je l’ai suivie jusqu’au bar du restaurant. Elle a été très directe.
- D’abord, merci de nous avoir aidés à la sortie du Pub. Ensuite…. Erwan, tu es un imbécile !
- WaoW ! On se calme ! On ne se connait pas si bien.
- On s’est croisé ! Et j’ai bien vu que tu m’as reconnu ! Et puis, moi je te connais très bien depuis combien ? 8 mois environ.
- Comment ça ?
- Julie me parle de toi depuis que tu es venu lui faire des soins. Elle m’a parlé de toi tous les jours pendant 2 mois, complètement euphorique à chaque fois qu’elle te rencontrait. Mais depuis 6 mois, elle est complètement amorphe. Elle pense à toi tout le temps.
- Si c’est vrai, pourquoi elle ne tente pas de me revoir ou d’appeler ?
- Elle m’a raconté votre dernière discussion. Je crois que tu as été clair.
- J’étais en colère, vexé. Et j’en avais le droit.
- Elle t’aimait déjà à ce moment-là et elle t’aime encore aujourd’hui. Et j’ai bien l’impression que toi aussi.
- Elle m’aimais et elle va passer une semaine dans le lit d’un autre mec ?
- Ecoutes, c’est ma meilleure amie depuis toujours. Alex est son premier mec sérieux. Elle a fait une erreur pour ce qui se passait entre vous. Et elle s’en veut terriblement…. La première fois qu’on s’est vu, c’était Julie qui me sortait. Ce soir, c’est moi qui la sortait. Elle n’est sortie avec personne depuis toi. Arrivés à l’entrée du restaurant, elle t’a vu et est repartie directement chez elle en pleurant. Elle ne supporte pas l’idée que tu croies qu’elle a couché avec Alex après être sortie avec toi.
- Tu comprendras que j’ai des doutes…. Et j’ai demandé ! Même pas de baisers, même pas de caresses ? Elle n’a rien répondu.
- Je vais te dire encore une chose. Julie est mon amie et elle ne m’a pas menti. Oui, elle est allée chez lui. C’était pour rompre. Elle est restée chez lui pour revoir des amies à elle et de la famille aussi. C’était prévu depuis longtemps. Oui, ils se sont embrassés, quand elle est arrivée. Elle n’a pas pu faire autrement mais n’a pas rendu son baiser à Alex. Pour moi sa plus grosse erreur a été de rester dormir chez lui. Oui, il l’a caressée une nuit mais elle s’est réveillée et lui a demandé d’arrêter tout de suite. Ils n’ont pas « couché » ensemble, pas fait l’amour, pas baisé non plus.
- Pourquoi ne m’a-t-elle rien dit ?
- Techniquement, « il » l’a embrassé et « il » l’a caressé. Elle ne pouvait pas te dire que ça ne s’était pas passé. Elle ne voulait pas que tu croies qu’elle voulait te mentir à nouveau. Elle se sentait dans une impasse
- Ok pour ça. Mais pourquoi m’avoir laissé dans l’ignorance pendant 3 semaines ?
- Pourquoi ? Parce que si elle te voyait une autre fois avant de rompre face à face avec Alex, elle n’aurait pas pu te résister…. On parle entre filles et je peux t’assurer qu’elle avait très envie de toi…. Envie d’être avec toi, envie de faire tous ce qu’un couple peut faire sous des draps… Mais par respect pour Alex, elle voulait lui expliquer les choses face à face.
- ……
- Maintenant, j’ai un conseil ! Ravalez votre fierté et parlez-vous ! Encore mieux ! Vas la voir ! Ce soir, tout de suite. Tu la prends dans tes bras et tu lui fais l’amour. Vous parlerez après !
- Mais….
Elle s’est levée.
- Pars tout de suite. Tu me remercieras plus tard !
Et elle est partie, comme ça ! Me laissant comme un con !
Mes amis me regardaient en se posant des questions. Je me suis levé et je suis parti comme un zombie pour aller chez Julie. J’ai envoyé un texto à un pote en lui disant « Règle la note pour moi, je te rembourse »
J’ai frappé et elle m’a ouvert rapidement. Elle était en pantalon style yoga et large teeshirt. Elle avait les yeux rouges.
- Erwan ?
- Je… Je suis désolé.
Je me suis avancé et j’ai pris son visage dans mes mains. Elle me regardait sans rien dire, sans me repousser non plus. Je me suis penché et j’ai déposé mes lèvres sur les siennes. Un petit gémissement de satisfaction, de soulagement est sorti de sa gorge. J’ai su que Marie avait raison. C’était ce qu’il fallait faire, laisser parler nos corps avant nos cerveaux.
Julie a commencé à m’enlacer. Je l’ai poussée un peu à l’intérieur et j’ai fermé la porte. Toujours sans un mot, je l’ai portée dans sa chambre. Nos regards étaient très intenses. J’ai déposé Julie au bord de son lit et on s’est embrassé longuement, de plus en plus passionnément et sensuellement. Quand mes baisers ont dévié dans son cou, Julie a émis des bruits me faisant clairement entendre son désir. J’ai passé mes mains sous son teeshirt et après quelques caresses, je l’ai enlevé.
Cette fois, c’est moi qui ai exprimé mon désir devant sa poitrine ferme, splendide, mais avant que j’aie le temps de me pencher pour en profiter, elle m’a presque arraché ma chemise, faisant voler quelques boutons. J’ai fini le travail en souriant.
Elle s’est collée à moi, complètement lovée, s’écartant à peine pour embrasser mes pectoraux, mes tétons, piles à hauteur de sa bouche. Ses mains caressaient mon dos.
Je l’ai allongée et j’ai profité de ses seins, caressant tout son corps. Je l’ai regardée dans les yeux quand j’ai passé mes mains sous l’élastique de son pantalon et que je l’ai enlevé en tirant la culotte avec.
La respiration de Julie s’était accélérée. Je me suis à nouveau penché sur elle pour l’embrasser. Ses jambes m’ont aussitôt entouré. J’ai parcouru tout son corps avec la main qui ne supportait pas mon poids, puis avec ma bouche. Je suis descendu progressivement sur son corps pour me retrouver à la fourche de ses jambes. Son sexe dégoulinait déjà.
J’allais la dévorer mais elle m’a fait relever.
- Non, je….. Une autre fois…. En moi….. Je te veux en moi.
J’ai enlevé mon pantalon. Je bandais comme un fou. J’ai saisi un préservatif et je l’ai enfilé.
J’ai présenté mon gland et Julie a saisi mon sexe pour le guider. Elle m’a regardé dans les yeux et j’ai senti sa main branler doucement mon sexe. Lentement, sans me demander mon avis mais en guettant ma réaction, elle a fait rouler le préservatif. Quand je lui ai souri, elle l’a enlevé. Elle m’a embrassé en me faisant entrer en elle.
Je me suis collé à elle sans l’écraser sous mon poids, imbriquant au maximum nos corps. Presque immédiatement, Julie a commencé à exprimer son plaisir.
- Oui ! Mon amour ! OOOHHHH ! OUIIIII !
- Je t’aime Julie
Mes mouvements m’amenaient toujours plus loin en elle, la faisant gémir, frémir de partout. Chaque poussée de mon sexe était accompagnée d’un petit cri de plaisir.
Je me suis redressé sur les genoux et j’ai saisi Julie par sa taille fine pour la ramener vers moi. Mon sexe a pénétré Julie lentement mais beaucoup plus profondément. Julie mouillait bien et je suis entré sans problème mais elle a poussé un grand cri de surprise, rejetant la tête en arrière.
J’ai recommencé plusieurs fois, jusqu’à être en elle en totalité. Le contact de mon pubis sur son clitoris l’a amenée à un orgasme très intense.
Je me suis à nouveau allongé sur elle pour l’embrasser et la cajoler. J’ai fait des mouvements plus amples, plus rapides aussi, m’emmenant inexorablement vers la jouissance.
Julie s’est remise à jouir très fort. Je crois qu’elle a vu à quel point j’étais prêt à venir car à ce moment, elle m’a regardé presque apeurée
- Pas en moi. Je ne prends pas la pilule.
Aussitôt, elle m’a repoussé un peu pour que je sorte d’elle et je me suis lâché sur son ventre. Julie avait les talons sur mes reins et me maintenait contre elle avec force, les yeux dans les miens, les mains agrippées à mes bras.
On a mis un long moment à se calmer, à reprendre notre souffle.
Presque en même temps, on a tous les 2 dit : « Je t’aime. Je m’excuse » et on a éclaté de rire. Elle m’a entraîné sous la douche puis on a passé les 2 heures suivantes à se câliner et à parler. Julie était douce et tendre dans mes bras.
Doucement, elle est passée sur moi, bougeant légèrement tout son corps, son bassin surtout. Elle a senti mon sexe durcir contre elle et m’a souri.
- J’ai beaucoup à me faire pardonner Erwan….. Beaucoup de temps perdu pour tous les deux.
- Moi aussi je suis…..
- NON ! Je VEUX que tu me laisse me faire pardonner.
Elle a glissé sur mon corps doucement, m’embrassant partout au passage, les pectoraux, les côtes, les abdos. Sa joue caressait mon gland et mon sexe. Elle l’a pris en main.
- Alors c’est elle qui m’a donné tant de plaisir ! Elle est belle Erwan !!
- C’est bien qu’elle te plaise… Je n’en ai pas d’autre !
- Je crois qu’avec une seule comme celle-là, j’en ai largement assez !
Elle a commencé à embrasser mon sexe, le côté de la hampe, le gland. Puis sa langue m’a léché, comme une glace, m’enveloppant au maximum, humide et chaude.
Elle me regardait en souriant quand elle m’entendait exprimer fort mon plaisir. J’étais complètement fou de cette fille.
Elle est venue sur moi et s’est empalée d’une traite, jusqu’à la garde, dans un grand soupir de plaisir. Elle est restée un long moment comme ça, bougeant à peine. Je sentais son sexe, serré autour du mien, j’étais au paradis. Je pouvais à loisir caresser ses seins, sa taille et ses hanches, ses cuisses.
J’ai clairement vu sur son visage le plaisir grandir en elle au fur et à mesure que ses mouvements s’amplifiaient. Je n’ai rien fait, Julie s’est donné du plaisir seule, criant mon nom, qu’elle m’aimait. Ma jouissance venait.
Sentant son plaisir baisser, j’ai basculé Julie, je suis sorti d’elle et j’ai branlé mon sexe au-dessus de son ventre.
Mon sperme a atterri en quantité au niveau de son sternum, en plusieurs jets épais. Julie m’a regardé faire, amusée, excitée.
- MMMMHHH ! Mon amour ! Tout ça pour moi !
Elle a passé son index dans mon sperme, l’étalant très légèrement jusqu’à son pubis.
- Heureusement que tout ça n’est pas arrivé en moi. Je serais déjà enceinte.
- Attention à ce que tu dis ! Je pourrais bien te prendre au mot.
On a refait une douche et on s’est couché. J’ai raconté la conversation avec Marie au restaurant et on a encore parlé un bon moment puis on s’est endormi.
Je me suis réveillé avec une bonne odeur de café dans les narines. Dans la cuisine, Julie portait ma chemise, boutonnée avec le seul bouton qui avait survécu. Elle était diablement sexy.
Je me suis collé à elle, en simple caleçon et elle m’a embrassé tendrement.
On avait très faim tous les 2. Une fois rassasié, on commençait à faire des plans pour la journée quand mon regard a été attiré par sa poitrine qui se dévoilait en fonction de ses gestes.
Elle a vu mon regard et m’a souri, son si beau sourire.
Je l’ai prise dans mes bras et remise au lit. Cette fois, j’ai mangé son sexe, je l’ai dévorée, lapée, sucée. Elle a jouit 2 fois au moins.
Elle a goûté son propre plaisir sur mes lèvres, me disant à quel point elle m’aimait.
J’ai mis Julie en levrette et elle s’est faite sensuelle pour moi, tellement désirable, splendide. Je suis un grand fan de cette position et ma carrure et mon corps font fantasmer les filles, elles me l’ont dit.
La réaction de Julie me le confirmait sans aucun doute.
Je l’ai pénétrée cm par cm, en petits aller-retour. Très vite, Julie s’est mise à jouir, à crier de plaisir et son sexe était un fourreau parfait pour ma queue.
A la fin de son 2ème orgasme comme ça, je sentais que je ne tiendrai plus longtemps. Je la tenais fermement par les hanches. Elle était à ma merci et on en tirait tous les 2 beaucoup d’excitation et de plaisir.
- Julie, pour l’instant, on est à égalité : Une fois, c’est toi qui m’a fait sortir. L’autre fois, c’est moi qui suis sorti. Cette fois, qui va le faire ?
Elle m’a lancé un regard de désir fou.
- On va voir Erwan.
J’ai accéléré, donnant maintenant de vrai coups de boutoirs, arrachant un plaisir incroyable à la femme que j’étais sûr de vouloir avoir pour le reste de ma vie. Mon sperme venait et je maintenais toujours ses hanches. Je n’avais aucune envie de sortir, quelles qu’en soient les conséquences.
- Je vais jouir Julie !
Une de ses mains est venue vers ma hanche. Je pensais qu’elle allait me repousser mais elle a fait pression pour que je reste en elle. C’en était trop pour moi. J’ai joui en elle en longues saccades, entraînant un autre orgasme pour Julie.
Quand j’ai fini. Elle s’est tournée vers moi et m’a embrassé comme une folle. Elle avait des larmes pleins les yeux.
- Erwan, je te préviens, tu n’as pas intérêt à te moquer de moi ! J’espère que c’est vraiment sérieux pour toi nous deux ?
- Oui, bien sûr que c’est sérieux. Pourquoi ?
- Parce qu’hier, j’étais au fond du gouffre et qu’en 24 heures je suis la plus heureuse.
- Je t’aime Julie. Et moi aussi je suis heureux maintenant.
- Tant mieux parce que la période est risquée si tu vois ce que je veux dire et vu ce que j’ai senti venir en moi…..
- Je ne suis pas inquiet… Même si j’espère secrètement avoir encore l’occasion de tout faire pour te mettre enceinte. C’était plus qu’agréable.
- MMMMHHHH ! A qui le dis-tu !!!
- Je nous trouve très…. Compatibles en tous cas.
A ce moment, sa copine Marie a appelé. Julie m’a fait signe de me taire. Je me suis tu mais j’ai recommencé à la caresser, léchant son clitoris très doucement sous l’œil ébahi de Julie. Mon sperme ne m’a jamais dégoûté. Je trouve ça naturel et extrêmement excitant pour la femme.
- Alors ?
- Quoi alors ?
- Rien de neuf à me raconter ?
- Qu’est-ce que je pourrais bien avoir à te raconter ?
- Arrêtes de me faire languir ! Erwan est venu ?
- Oui…. Il est venu…. Plusieurs fois !
- Quoi ? Comment ça plusieurs fois ?
- Ben tu sais ! Tu lui as dit de venir me faire l’amour alors j’ai été obligée de le laisser faire ! Plusieurs fois !
- Ah ! YES ! Alors tout est clean entre vous ?
- Oui.
- Tant mieux. Bon maintenant je veux des détails ! On s’est toujours tout dit alors t’as pas intérêt à me laisser en plan. Surtout que c’est grâce à moi sur ce coup là !
- Ok.
- Alors ? Il est venu plusieurs fois ?
- Oui ! 3 fois !
- C’était bon pour toi ?
- Oui, extrêmement bon ! Encore meilleur que ce que tu peux imaginer !
- OOHH ! A ce point là ? Quelles positions ?
- Missionnaire, Andromaque et Levrette
- C’était quoi la meilleure ?
- Difficile à dire… J’ai joui à chaque fois
J’étais excité comme un fou d’entendre tout ça et Julie s’en amusait énormément.
- Je vais commencer à être jalouse ! Et côté équipement ? Il est aussi bien monté que tu le pensais ?
Cette fois, Julie m’a regardé très gênée mais elle a fini par me sourire.
- Marie, au début, je ne pensais même pas qu’elle allait rentrer !
- Tu rigoles ?
- Absolument pas. Elle est vraiment grosse ! Et longue !
- Longue comment ?
- Attends, il faut que je compare !
Julie s’est levée a posé le téléphone sur le lit et a pris un mètre dans un tiroir. Elle m’a poussé sur le dos et a mesuré mon sexe en me souriant jusqu’aux oreilles. Juste avant de prendre le téléphone, elle a léché mon gland et m’a pris en bouche juste une seconde.
- Marie, elle fait 23cm
- 23 cm ? OUAH !
- Et mes doigts n’en font pas le tour ! OOOHH !!
Julie s’était empalée sur moi.
- Attends Julie ! C’était quoi ça ? Erwan est là ?
- MMMMHHHH ! Tu crois que j’ai su comment sa taille ? Il fallait bien que je le mesure !
- La sal….. Je vous laisse mais tu me paieras ça toi !
Marie a raccroché mais on l’entendait rigoler et on a éclaté de rire. Cette fois elle m’a chevauché jusqu’à ce que je jouisse en elle.
2 ans plus tard, on se mariait. Notre fils avait un peu plus d’un an.
Marie s’est mariée 1 mois plus tard avec mon meilleur ami. Et comme elles se disent tout, j’ai tout appris des performances sexuelles de mon pote….. J’ai même entendu sa jouissance quand elle a voulu se venger du coup de fil de Julie.
Quand elle a raccroché, Julie m’a regardé dans les yeux.
- Tu sais que ma coquine de copine le prenait dans ses fesses là ?
- J’avais compris oui !
- Et si demain on donnait Théo à tes parents ? Il est peut-être temps d’essayer de nouvelles choses tous les deux ? Marie avait l’air d’apprécier en tous cas…..
Mon dieu que je l’aime !!!!

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