Maryvonne

Mai1970.
Cela fait maintenant quinze jours que Jean-Paul est reparti vers sa caserne , à sept cents lointains
kilomètres ; il est venu passer deux petits jours de permission, la première permission depuis qu’il a été
appelé sous les daux et ces deux jours se sont passés en un éclair pour lui comme pour elle,
Maryvonne, la douce fiancée. Il a été appelé voici trois mois à faire son service militaire ; il a 23ans et
bénéficiait d’un sursis pour études. Mais voilà , les études sont terminées et il a dû prendre en Mars le
chemin du régiment pour effec son devoir national durant plus d’un an. Tous deux se fréquentent
depuis l’année dernière; ils se sont connus lors d’un bal de campagne comme il y en a tous les Samedi
et Dimanche ; elle n’avait que 17ans, mais avait déjà un travail, employée comme vendeuse dans la
boulangerie du chef lieu de canton. Ils se sont plu et leur flirt a vite évolué en grand amour, bien qu’elle
ait toujours refusé de lui céder, de peur de tomber enceinte d’une part et par principe aussi, soucieuse de
lui accorder le don de son corps pour la nuit de noces ; car ils ont parlé mariage et ont même décidé que
cela se ferait à son retour de l’armée. Alors il ronge son frein et là encore, durant ces deux jours de
retrouvailles, elle n’a qu’en partie capitulé. Ils sont allés danser samedi soir et elle a passé la nuit avec
lui, mais si elle a accepté ses caresses les plus osées, nue contre lui dans le lit, elle a réussi à maîtriser
l’envie qu’elle avait de se donner. Il a obtenu au matin sa première caresse buccale, maladroite, mais
preuve son amour et gage d’autres caresses à venir. Lui-même s’est longuement occupé à lécher et
sucer les deux seins en poires, le ventre, la brèche enfouie dans l’épaisse forêt de poils noirs, mais –
maladresse de sa part ou précipitation - sans parvenir à obtenir la reddition qu’il attendait.

L’après-midi
du Dimanche, après qu’il soit allé saluer la famille et avant de se rendre à la gare, ils sont allés se
promener dans un petit chemin forestier et là, dans la quiétude de la frondaison, seulement bruitée par
les chants d’oiseaux , elle lui a à nouveau prodigué une fellation, l’amenant à la jouissance, penchée sur
lui tandis qu’il criait et lui maintenait le visage contre son ventre, l’empêchant de se soustraire à la
tornade crémeuse, obligée d’accepter l’invasion de sa bouche par la semence un peu âcre…après qu’il
ait relâché sa prise sur sa nuque, elle s’est redressée, honteuse, le visage empourpré et s’est empressée
de s’essuyer les lèvres…mais contre toute attente il l’a attirée contre lui pour un baiser profond et malgré
sa gêne, leurs langues se sont mêlées durant un long moment durant lequel la main de Jean-Paul s’est
glissée sous sa jupe puis dans son slip, les doigts pénétrant dans la brèche du ventre, au milieu d’un
véritable marécage et ressortant..écarlates…ses règles arrivaient ! Elle s’est dit peu après qu’à ce
moment là, s’il avait insisté elle se serait donnée à lui sur le champ ; mais il était quelque peu refroidi par
cet événement naturel et il avait eu d’une autre manière son plaisir et puis l’horaire de la SNCF , c’est
l’horaire et il avait bien fallu se résoudre à reprendre le chemin du village, après qu’elle ait remis un peu
d’ordre dans sa tenue. Ce soir là c’est Martine, son amie , qui les a emmenés à la gare dans sa petite
voiture, tous deux assis à l’arrière pour un dernier câlin. Jean-Paul l’a prévenue qu’il n’aura pas de
nouvelle permission avant six semaines, pour cause de manœuvres . Que c’est long six semaines ! Ils
s’écrivent, souvent, au début de son service, chaque jour, maintenant un peu moins , une ou deux lettres
par semaine. Elle a un peu de mélancolie et Martine vient justement de passer la voir à la boulangerie ce
vendredi, pour lui proposer de l’accompagner samedi soir à un bal à Besançon.

- Çà te changera les idées, on va se faire plaisir en dansant !
Elle a hésité puis accepté, se disant qu’en effet çà lui changerait les idées, d’autant plus que Martine lui
a assuré qu’elles rentreraient avant l’aube, en partant d’un grand éclat de rire.
Ce samedi la journée touche à sa fin ; les derniers clients, habituels retardataires, sont venus en
catastrophe acheter un reliquat de pain – comme s’ils ne pouvaient pas venir plus tôt, dixit sa patronne –
Maryvonne tire le rideau et commence à balayer le sol carrelé ; il n’y a presque pas d’invendus à remiser
et après un dernier coup de torchon sur la vitrine, elle peut déboutonner sa blouse rose, se recoiffer
rapidement, faire la bise à sa patronne qui lui recommande prudence pour ce soir , car elle est au courant
de la sortie prévue ; elle lui a d’ailleurs accordé congé pour le lendemain matin, contrairement aux autres
dimanche où elle doit travailler. Elle court jusqu’à la maison de sa sœur , mariée à un commerçant et
chez qui elle occupe une chambre avec entrée indépendante.
Elle se déshabille et s’enferme à la salle de bain. Elle se prélasse quelques minutes sous la douche, se
lavant soigneusement, puis après un shampooing, elle sort et toute nue face au miroir, elle se sèche les
cheveux. Elle s’examine, elle s’apprécie moyennement : ses seins qu’elle juge un peu petits sont en
poires, elle fait 85C de tour de poitrine, mais un peu lourds et tombants et couronnés par deux larges
aréoles rose foncé. Elle relève les bras pour brosser ses cheveux bouclés ; ses aisselles sont tapissées
de deux buissons bruns mais à cette époque, les aisselles fournies sont encore usage courant et peu de
gens s’en offusquent . Elle attendra l’été pour les raser . Au bas de son ventre trop bombé à son goût le
pubis est lui aussi très touffu et ses poils débordent même dans les aines ; là aussi elle interviendra au
mois de juillet, si elle doit aller à la baignade avec Jean-Paul.
Elle se munit du rasoir de son beau-frère
pour éliminer quelques poils naissants sur ses jambes qu’elle s’attache à avoir, elles, parfaitement lisses;
puis elle vaporise un voile d’eau de toilette aux aisselles, un peu au nombril et enfile un slip en nylon
rose qui épouse crûment le galbe des ses hanches un peu larges et accentue la rotondité de son
postérieur, une combinette courte , du même nylon transparent que le slip et s’arrêtant à mi-cuisses ; les
bonnets soutiennent les seins sans les comprimer comme le ferait un soutien-gorge et laissent
transparaître la tache des aréoles. Un corsage blanc, heureusement opaque, sans manches, une jupette
plissée à carreaux écossais, un peu de rouge à lèvres, elle est prête ; dans sa chambre elle hésite entre
des mocassins plats et des nu-pieds à talons mi-hauts pour lesquels elle opte finalement ;ils mettront en
valeur ses chevilles délicates et ses mollets musclés ainsi que ses délicieux orteils vernis du même
rouge que les ongles de ses mains. Un gilet noir en coton, son petit sac avec un peu d’argent, ses
papiers, la clé de la maison ; elle en coup de vent au magasin faire un bisou à sa sœur, encore affairée;
les recommandations d’usage :
- Essaie de ne pas rentrer trop tard, attention à ne pas boire, attention sur la route…
Avec Martine, pas de problème, c’est une conductrice extra . Elle rejoint celle-ci un peu avant vingt
heures sur le parking de la mairie…petit bisou et « en route pour la fiesta » comme dit en riant sa copine.
Elles sont à Besançon une demi-heure plus tard et s’autorisent, après avoir garé la voiture, à boire un
diabolo menthe à la terrasse d’un café. Quelques garçons en goguette passent et les draguent
gentiment, sans qu’elles y prêtent une attention particulière, si ce n’est une réflexion vacharde de Martine
à propos d’un des gars à la figure constellée d’acné.
De la salle des fêtes voisine leur parviennent des accords de guitares, des essais de batterie, des trilles
d’accordéon ; les musiciens font leurs derniers réglages avant le début de la soirée dansante.
Elles se
dirigent enfin vers le guichet d’entrée, règlent le montant de leur ticket qui donne droit à une
consommation, reçoivent un coup de tampon encreur sur le poignet , qui leur permettra de sortir de la
salle sans être inquiétées pour y revenir.
Passage obligé au vestiaire où elle confient sac à main et gilet. Martine porte une belle robe à fleurs à
volant qui met en valeur sa poitrine généreuse et sa peau claire de rousse.
Un public déjà nombreux garnit la salle et tandis que pas mal d’hommes en sont aux retrouvailles aux
abords de la buvette, les femmes papotent. À vingt et une heures pile, l’orchestre attaque les premières
mesures d’un paso-doble et aussitôt les premiers couples tournoient sur la piste. D’autorité, Martine
entraîne Maryvonne ; c’est elle qui « conduit » la danse et la petite brune se prête de bonne grâce aux
impulsions que sa cavalière lui donne pour la faire tourner à l’endroit puis à l’envers. Le rythme est
soutenu, le tempo assez rapide comme il convient pour lancer une soirée dansante. Un second morceau
puis un troisième succèdent au premier et le nombre des danseurs augmente.
Près du bar, trois hommes viennent d’arriver et examinent d’un œil averti l’assemblée dansante ;
Le plus âgé , un grand brun qui doit avoir près de la quarantaine commente pour les deux autres :
- Dis donc la mémé là-bas, elle a déjà vécu, vise un peu les poteaux Charlie !
dit il en poussant son coude dans les côtes de son voisin, un blond d’une trentaine d’années.
- Ouais t’as raison !

Effectivement , la dame qui fait l’objet de leurs remarques, est engoncée dans une robe droite qui révèle
crûment les bourrelets de sa taille replète.
Le troisième, petit et râblé, au crâne déjà passablement dégarni les interpelle à son tour :
- Visez les deux nanas…

Il désigne du menton Maryvonne et Martine qui tournoient
- La rousse a l’air d’avoir du beau matériel…qu’est ce t’en pense, Paulo ?

Paulo, le plus âgé rétorque, impavide :
- Moi je préfère la brunette, çà sent la fausse mince à plein nez…regarde les guiboles…

La jupe plissée de Maryvonne se soulève à chaque virevolte que lui fait faire Martine, découvrant l‘arrière
des cuisses bien galbées.
- Allez tourne plus vite cocotte !
Dit-il en ricanant

Comme si les deux filles avaient entendu, elles entament une série de boucles en toupie et le tissu
écossais se soulève encore plus, découvrant un bref instant qui n’a pas échappé à l’œil de lynx du
quadragénaire, un feston de nylon rose…
La danse s’achève et les danseurs gagnent qui une place à table, qui le bar pour y boire un premier
verre. Presque sans temps mort l’orchestre enchaîne avec une série de valses ; cette fois les amateurs
sont moins nombreux, surtout les hommes et des couples féminins se forment. Martine se penche pour
proposer cette danse à Maryvonne quand un homme (Paulo) s’approche et s’interpose en s’adressant à
la petite brune.

- On danse , Mademoiselle…

C’est à peine une question, presque une affirmation. Au même instant s’approche de Martine un garçon
qui lui fait la bise…Maryvonne se lève de son siège et lissant machinalement sa jupe sur ses fesses, suit
Paulo sur la piste. Il est grand mais malgré la différence de taille,il sait immédiatement comment la tenir ;
elle pose sa main gauche sur l’épaule de l’homme, appréciant la douceur d’un pull sûrement en
cachemire, tandis que sa main droite disparait dans la paume de son cavalier. Il danse très bien, elle le
perçoit immédiatement mais c’est lui qui la complimente :
- Hmm, c’est un vrai plaisir , on dirait que vous avez dansé toute votre vie…pourtant vous
êtes bien jeune, combien ? Dix neuf, vingt?

Elle corrige
- Dix huit…
Il rit
- Oh excusez moi…mes compliments !

Elle rougit tandis qu’imperceptiblement la main droite de l’homme assure sa position sur ses reins ; tout
juste une petite pression des doigts quand il veut la faire tourner à l’endroit, une autre pour tourner à
l’envers ; Il dit
- Moi c’est Paul et vous ?

- Maryvonne…

- Enchanté Maryvonne ; d’où êtes vous ?

Prise de court par ce questionnaire inattendu elle répond, dit le nom du bourg où elle travaille.
L’orchestre achève la première valse et laisse à peine le temps aux danseurs de reprendre leur souffle
qu’il enchaîne sur une autre, tout aussi rapide…Paulo qui a laissé se desserrer l’étreinte de son bras
droit, raffermit sa prise à la taille de la petite brune ; sa main se loge davantage au creux des reins,
découvrant leur cambrure prononcée que ne laisse pas deviner la coupe ample de la jupe.
Maryvonne peut se rendre compte que Martine danse avec le garçon qui l’a abordée tout à l’heure et
qu’elle semble bien connaître, car elle rit aux éclats tandis que ce dernier la fait tournoyer.
Les valses s’achèvent et galamment Paulo ramène Maryvonne jusqu’à sa table où la rejoint Martine ; le
cavalier de celle-ci est allé retrouver un garçon avec lequel il discute près du bar.
- Dis donc tu attaques avec un senior !
Maryvonne rougit
- Oui, oh tu sais j’ai pas fait attention ; il danse bien en tout cas !

- Alors que le mien , il me fait tourner comme une toupie !
s’esclaffe la rousse en ajoutant :
- Mais il a d’autres talents…
Elle cligne de l’œil.

- Tu le connais ?
Demande Maryvonne

- Oui, on flirte de temps en temps ensemble, il est sympa et il a une belle bagnole..

Les premiers accords de Rock’around the clock retentissent…
- Allez viens on y va !

Martine l’entraîne presque de force que la piste où deux garçons viennent les séparer .
Maryvonne, comme par hasard hérite du grand boutonneux qu’elles ont vu à la terrasse du café avant
d’entrer tout à l’heure, mais qui s’avère être un très correct danseur de rock.
Le garçon la fait pirouetter et cette fois la jupe plissée révèle à plusieurs reprises la dentelle rose de la
combinette et quand elle se retrousse sur le devant, le galbe charnu des cuisses en pleine tension
musculaire.
Au bar, Paulo et ses deux acolytes de perdent pas une miette du spectacle

- Qu’est ce que j’avais dit les gars, Vous avez vu les cuisses ?
Dit le quadra et d’ajouter avec un geste significatif de la main droite

- D’après ce que j’ai cru comprendre … la chute de reins est prometteuse

- C’est une gamine..

- Justement, elle a dix huit ans et ce soir c’est ce qui m’intéresse…

- Elle s’appelle comment ta brunette ?

- Maryvonne, je sais c’est d’un kitch…mais çà me plait encore davantage !

- Vieux dégueu !

- Peut-être, mais qui c’est qui emballe, hein ?

- C’est Paulo !
S’exclament les deux autres eu chœur, faisant converger vers eux les regards de leurs voisins.
Les rock and roll se terminent ; après une courte pause l’éclairage baisse en intensité, le projecteur
s’allume, constellant de mille étoiles le plafond noir de la salle tandis que les musiciens jouent l’intro de
ce qui va être « le slow de l’été »
Les couples de forment ; sans se presser, Paulo se dirige vers la table de Maryvonne. Martine vient tout
juste de suivre son flirt dans la pénombre.
Il y arrive en même temps que le grand dadais boutonneux. D’un regard il le toise et s’adresse à la jeune
fille
- On danse…

Cette fois ce n’est plus du tout une question
Interloquée elle balbutie, gênée pour le garçon
- Mais…mais , il…

Paulo lui tient la main
- Allez on y va, il aura droit à la prochaine

Puis arrivés sur la piste alors qu’il l’enlace
- C’est ton fiancé ?


Elle frémit sous le tutoiement
- Nnon…mon fiancé est à l’armée…

Il ricane :

- Tu es venue tenir compagnie à ta copine ? Remarque , elle a l’air de se débrouiller seule

En effet, non loin d’eux Martine a enfoui son visage au creux de l’épaule de son flirt.
Paulo parle à voix basse
- Elle est pas mal ta copine, mais toi aussi.. tu es d’origine espagnole ?

- Oui.. ;co….comment le savez vous ?


Il rit doucement
- À tes yeux, je l’ai deviné à tes yeux… et à tes cheveux …

ajoute-t-il tandis que sa main gauche abandonne la main droite de Maryvonne pour venir caresser les
boucles brunes coiffées au carré.
Elle pose sa main droite abandonnée sur l’épaule virile…l’homme resserre son étreinte, sa main droite
descend un peu plus bas, sur les reins. En même temps, sa cuisse s’insère davantage entre celles de la
brune…il se dit
- Çà passe ou çà casse…

En fait de casse, rien de ce qu’il craignait ne se produit ; Maryvonne crispe légèrement ses ongles sur le
cachemire de l’homme ; est ce la fatigue, la musique langoureuse, le cafard qu’elle a ressenti tout au
long de la semaine ? Tout comme sa copine Martine avec son flirt, elle laisse aller son visage contre le
torse musculeux. Paulo ne s’y trompe pas ; ce ne sera pas la première fois qu’il obtient une capitulation
rapide… mais il ne veut pas brusquer les choses.
Il questionne la jeune fille
- Ton amoureux est à l’armée pour combien de temps ?

- Encore onze mois…il a fait la préparation aux officiers de réserve, alors il fait quinze mois au lieu d’un
an.


Paulo jubile
- Onze mois ? Bah c’est pas terrible…tu verras le temps passe vite

La main gauche caresse savamment les cheveux de la brune, il penche son visage et la complimente
pour son parfum…Il lui demande la marque ; elle lui dit
- Canoe

- Hmm çà donne envie de naviguer…


Il se penche encore et ses lèvres viennent effleurer les cheveux..contre la tempe
Elle le laisse faire, elle se sent confusément prise dans un piège, une sensation qu’elle n’a encore jamais
connue…
Derrière la main droite descend doucement, doucement…descend et les doigts découvrent le renflement
de la croupe…tandis que devant, contre son ventre, elle ne peut ignorer l’apparition d’une masse dure
qu’elle a déjà connue plus d’une fois en dansant avec des garçons , Jean-Paul et d’autres avant lui.
L’homme bande, il a une érection…elle frissonne.
- Tu as froid ?

- Nnnon..non…


La main gauche lui caresse maintenant la joue, lui soulève le menton ; elle ne résiste pas…la bouche de
l’homme s’empare de la sienne ; mélange de langues, invasion de son palais tandis que ses mains se
crispent sur les épaules masculines ..la peur d’être vue, que tout le monde la regarde…elle interrompt le
baiser, mais non, ils sont dans la partie la plus sombre de la salle, personne ne les a vus…retour vers un
espace éclairé par le halo scintillant du projecteur…
- Ta bouche est très agréable…elle a le goût que j’aime…

Elle est terrorisée à l’idée qu’on les entende ; il la dirige à nouveau dans la pénombre.
Nouveau baiser, cette fois , plus profond ; la langue envahit sa bouche, visite ses dents, repousse sa
langue à elle et derrière, la main droite qui descend encore..appréciant le renflement de ses
fesses…haletante elle arrive à le repousser
- Non…il ne faut pas…

Il la ramène dans une zone éclairée…là elle voit Martine, bouche contre bouche avec son cavalier
Paulo ricane
- Tu vois, ta copine sait prendre du bon temps…elle

Un deuxième slow fait suite au premier, tout aussi langoureux et là elle aperçoit Martine qui se dirige
vers la sortie de la salle avec son copain…
Paulo lui aussi a vu la scène ; il se penche sur elle et leurs lèvres se joignent sans cette fois qu’elle se
soucie d’être ou non dans la pénombre. Le baiser est savant l’exploration intense… sa langue à elle
vient à la rencontre de la langue de l’homme ; mélange de salives ; il se régale de la fraîcheur de ces
lèvres presqu’ines. Elle ne peut plus ignorer cette fois l’ampleur de la virilité qui se presse contre
son ventre alors que la main droite flatte sa croupe, sa hanche, descend sur le côté de sa cuisse ; elle se
laisse faire. Ils sont au fond du dancing et la main de Paulo fait doucement remonter le tissu de la jupe ;
elle se contorsionne et le supplie
- Non..non..pas ici..

Il jubile
- Viens , on sera mieux dehors, sur le parking…

Est ce là encore la fatigue, le fait d’avoir dansé trop fort, ou bien l’accumulation d’une trop longue
frustration ?
Elle se laisse guider vers la sortie ; elle demande son gilet au vestiaire, il le lui pose galamment sur les
épaules ; ils sortent…l’air est plus frais…le halo de lumière du l’entrée, puis l’ombre ; dehors des couples
fument une cigarette, d’autres parlent à voix basse ; Martine a disparu.
Paulo la prend dans ses bras dès qu’ils sont parvenus dans le noir. Le baiser est savant, inquisiteur ; les
mains expertes la palpent, derrière , devant ; elle s’accroche telle une naufragée aux épaules de
l’homme ; une main descend , atteint le bas de sa jupe, remonte le long de la cuisse nue…épouse la
hanche, contourne , arrive à la base d’une fesse . Elle supplie
- Non….non, il ne faut pas..

Il la pousse doucement vers une voiture sombre…il cherche rapidement dans sa poche ; le cliquetis
d’une clé dans la serrure…la portière arrière qui s’ouvre. Elle se laisse pousser sur la banquette,
l’homme s’installe à son tour, la portière se referme, ils sont à peine éclairés par un lointain lampadaire,
l’homme la voit plus qu’elle ne le voit. Elle ne cherche pas à résister quand il penche à nouveau sur elle .
Cette fois le baiser est carrément torride, elle halète sous l’intrusion de la langue ; en même temps les
doigts habiles déboutonnent le corsage, puis descendent et font glisser le zip sur le côté de la jupe à
carreaux.
En peu de temps, gilet , corsage et jupe reposent sur le dossier du siège avant, elle est dans les bras de
son séducteur tout juste vêtue de sa combinaison et de son slip. Il se recule pour la contempler alors
qu’elle ferme les yeux. Elle se dit « Je vais tromper Jean-Paul » elle veut crier, sortir de cette voiture, mais
l’homme se penche à nouveau sur elle, il murmure
- Tu aimes être embrassée, ta bouche et bonne, je te veux !

Elle balbutie
- Non..non, pas ce soir…je n’ai jamais…

- Tu n’as jamais…quoi ? Tu es vierge ?

- Oui…

- Ton fiancé ne t’a pas encore prise ?

- Non, çà a failli il y a quinze jours, mais çà ne s’est pas fait et de toutes façons j’avais mes règles..

La naïveté et la candeur de cette fille l’amusent.
- Alors vous êtes allés jusqu’où avec lui ?

- On a déjà couché ensemble mais sans jamais aller jusqu’au bout, juste des caresses poussées.

- Avec les doigts ?

- Oui et …

- Tu l’as sucé ?

- Oui…

- Bien alors on va voir ce que tu sais faire…

Il ouvre sa braguette.
- Sors là et occupe toi de moi…

Disant cela , d’une poigne de fer, il lui saisit la nuque et l’incline sur lui. C’est lui-même qui extirpe son
sexe de son pantalon ; une verge épaisse, décalottée, au gland violacé.
- Mets toi à genoux, oui, voilaaa, comme çà..

Il la place à genoux fesses contre le dossier , puis crochetant les bretelles de la combinaison, il la roule à
la taille, dénudant les seins en poires. Il lui appuie de nouveau sur la nuque. Les lèvres de la jeune fille
arrivent au contact de l’énorme mentule. La bouche s’ouvre et l’absorbe.. ses doigts passent sous le
buste et s’emparent des tétons qui s’érigent très vite, provoquant des gémissements étouffés. Elle est
obligée d’ouvrir en grand la bouche tant le membre est épais…
Il rit :
- Elle te plait ?Elle est plus grosse que celle de ton mec, je parie…

Comme elle ne répond pas, il lui tire les cheveux en arrière et lui fait redresser le visage.
- Alors ? réponds ! Elle est plus grosse que celle de ton mec ?

Les yeux pleins de larmes, les lèvres luisantes de salive elle bredouille
- Oui…ohhh

Il la fait plonger à nouveau
Puis , la maintenant toujours à genoux, il lui rehausse la croupe et retrousse le fragile nylon jusqu’à la
taille…lentement il fait glisser le slip, dénudant les fesses blanches.
La bouche de Maryvonne va et vient autour du chibre tendu à l’extrême
Il la complimente :
- C’est bien, pour une débutante tu t’en tires déjà bien !

La main droite flatte la double mappemonde, les doigts visitent les fossettes qui couronnent les deux
demi-lunes, puis descendent lentement dans le sillon qui les sépare ; au moment où ils parviennent à la
corolle du puits des reins, Maryvonne tente de se cabrer mais la main gauche de Paulo lui appuie sur la
nuque et l’empêche d’interrompre sa caresse buccale ; vaincue, elle laisse les doigts l’explorer ; la
caresse diabolique de l’index sur le pourtours de son œillet puis sur le périnée lui fait perdre la tête…elle
réussit cette fois à se redresser, hagarde , face à son tourmenteur ; leurs bouches se joignent à nouveau
puis après lui avoir ôté son slip, il l’allonge sur la banquette et lui ouvre les cuisses ; la combinaison
roulée à la taille, plus aucun rempart ne voile la féminité de la jeune fille ; malgré la semi obscurité, l’œil
connaisseur apprécie l’épais triangle brun du pubis ; il lui relève les bras et constate que deux buissons
tout aussi bruns tapissent les aisselles. Il ricane
- Décidément j’aime bien les jolies espagnoles !

Il penche vers le compas des cuisses et sa bouche vient prendre possession du coquillage niché dans la
jungle des poils ; très vite il la fait crier ; elle découvre les joies du cunnilingus et crispe ses doigts sur la
nuque de l’homme. Plusieurs fois il la fait jouir, elle dégouline ; un court instant il se dit qu’il va la baiser là
dans la voiture, mais il se ravise ; cette gamine mérite mieux que cela…après l’avoir fait presque défaillir ,
alors qu’elle gît couchée sur le flanc, il lui caresse doucement la hanche et lui dit
- Rhabille toi, on va retourner au bal, après je vais te ramener si tu veux…

Docile , elle enfile ses vêtements et remet un peu d’ordre dans sa coiffure. Une fois sortis de la voiture, ils
se dirigent vers le dancing ; là , Paulo la laisse passer aux toilettes pour se rafraîchir. Ses copains sont à
la buvette et viennent aux nouvelles
- Alors vieux, tu as conclu ?

- Non, mais çà devrait pas tarder ; je vais la ramener chez elle, mais avant çà, on va faire un crochet chez
moi.

- Elle a l’air drôlement chaude dis donc !

- Çà oui ! Elle démarre au quart de tour, mais vous ne devinerez jamais…elle est encore pucelle !

- Eh ben dis donc…tu vas t’amuser !

- Oui, j’espère bien, elle m’a commencé une pipe dans la bagnole ; elle a encore des progrès à faire,
c’est pour çà que j’aime mieux l’entreprendre dans un plumard …Elle habite à R… chez sa sœur, je la
ramènerai après.

Disant cela il lorgne vers la table de Maryvonne. Celle-ci est revenue auprès de sa copine et semble en
grande discussion avec elle.
Tout à l’heure, après être elle-même sortie en compagnie de son amoureux, Martine a cherché un bon
moment Maryvonne ; pas pour lui faire la morale, mais pour lui expliquer qu’elle souhaitait justement la
ramener le plus tôt possible , ayant elle-même un projet coquin avec son flirt…Maryvonne a avancé
timidement :

- ,Le…l’homme avec qui j’ai dansé…il me propose de me ramener, alors si çà t’arrange…

Martine lui dit à voix basse :
- Moi je vais passer à la casserole, mais je crois que je vais pas être la seule !

- Tais toi…

- Eh…tu crois que j’ai pas remarqué quand tu es sortie tout à l’heure ? J’étais avec mon copain dans sa
bagnole, vous êtes passés tout près de nous, il t’a roulé des sacrés patins ! Remarque il est plutôt bel
homme et puis un petit coup comme çà , en passant, çà peut pas faire de mal !
Maryvonne n’ose pas dire à sa copine qu’elle est encore vierge, de peur d’être ridicule…
Elle hasarde :
- Tu vas coucher chez ton copain ?

- Oui…on va chez lui ; il m’a déjà emmenée une fois ; c’était pas mal…Dis, tu me raconteras comment
c’était avec le tien…

Elle s’esclaffe et lui fait la bise.

- Vas-y…si tu veux être rentrée chez ta sœur avant qu’il fasse grand jour !
Là dessus, elle part rejoindre son copain,laissant Maryvonne seule à sa table.
L’orchestre entame un slow et le garçon boutonneux revient à la charge, invitant Maryvonne à danser.
Elle décline l’invitation en disant :

- C’est déjà promis… »
Paulo qui depuis le bar a suivi la scène, boit du petit lait. Il se rengorge auprès de ses deux compagnons
:

- Les gars, si je veux manger de l’oie blanche ce soir, c’est le moment que j’y aille ! Une petite
danse et je raccompagne la Maryvonne. »

Il tape rapidement sur l’épaule de ses comparses et se dirige vers la petite brune. Sans se donner la
peine d’aller jusqu’à elle, il lui adresse un petit geste du doigt, signifiant qu’elle doit le rejoindre sur la
piste. Elle se lève et le rejoint. Tout de suite elle se blottit dans ses bras ; sa main droite à lui descend sur
la croupe de la jeune fille, tandis qu’il se penche sur son visage ; leurs bouches se soudent ;
heureusement d’autres couples en sont au même stade de flirt qu’eux car la scène est plus que torride.
Le slow se termine, il murmure

- On y va ?Je te ramène, va chercher ton sac et ton gilet , je t’attends.


C’est dit d’un ton sans réplique ; elle se rend au vestiaire pour y récupérer ses affaires ; il l’attend et
l’entraîne sur le parking. Galamment il lui ouvre la portière avant et elle s’installe ; il prend place au volant
mais avant de démarrer ,il se penche sur sa proie ; pendant qu’il lui baise goulûment la bouche, il
déboutonne à nouveau le corsage, ses doigts habiles passent sous le nylon de la combinaison et
viennent caresser savamment les seins dont les bouts se durcissent. Enfin l’auto démarre ; ils sortent du
parking. Paulo roule doucement ; la voiture prend la route de R…il conduit de la main gauche, la droite
occupée à caresser sa passagère qui fait semblant de somnoler, le visage tourné vers le côté droit…Elle
ne dort pas, bouleversée par ce qui est en train de lui arriver ; c’est si soudain, cet homme qu’elle ne
connaissait pas il y a trois heures, cet homme qui en effet pourrait être son père, cet homme l’emmène, il
la domine et elle aime çà…lorsque la voiture tourne à gauche à la sortie de Besançon, elle ne proteste
même pas et lorsqu’elle s’arrête devant un pavillon dans une rue calme et que Paulo lui ouvre la porte
pour qu’elle descende, elle descend…Elle lui demande simplement :
- Vous vivez seul ?

- Oui, j’ai mes habitudes comme çà, je suis divorcé et mes fils sont autonomes ; j’ai juste
mes potes qui viennent squatter de temps en temps…

Il sent qu’à ces mots elle frémit et la rassure :
- T’inquiète pas, ce soir, ils sont de sortie pour la nuit complète, ils savent qu’il ne faudra
pas me déranger…

Il fait entrer Maryvonne dans la cour ; la porte d’entrée donne sur une salle de séjour avec un canapé et
des grands fauteuils…Il allume une lampe d’ambiance et après avoir verrouillé la porte, se tourne vers
elle.

- Viens…

à suivre

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