Le Roman De Sandrine

Initiation Parisienne: ce premier épisode relate l'aventure vécue par un jeune couple dans les années 1990. Sandrine fut une de mes relations tendres et intimes.

Il ne fait pas chaud sur la place du Tertre en cette mi-Février 1992, mais le soleil bien présent incite les touristes à flâner entre les chevalets des portraitistes emmitouflés. Ceux-ci, moins nombreux qu'à la belle saison, font néanmoins du racolage pour dessiner la bouille ronde d'un japonais ou le visage avachit d'un congressiste échappé de son hôtel des bords de Seine.
Paul et Sandrine déambulent, main dans la main comme deux amoureux qu'ils sont. Les vacances scolaires leur ont permis de s'octroyer une semaine et de visiter Paris.
La famille de Paul leur proposait de venir séjourner chez eux en banlieue. Mais ils ont préféré vivre ces quelques jours en toute liberté et confié Fanny, leur fille encore bébé, à sa mamie Geneviève, la maman de Sandrine.
Lui enseignant, elle commerciale sédentaire, leurs revenus ne les font pas rouler sur l'or mais ils peuvent se permettre une semaine de vraies vacances. Ils ont opté pour un hôtel de chaîne, situé Porte d’Italie, d'où ils partent tôt le matin afin de profiter de la circulation relativement calme ; leur voiture garée sur un des rares emplacements gratuits de la capitale, ils la récupèrent le soir pour rentrer, le plus souvent après avoir dîné dans un bistro sympathique.
Paul a trente ans, il est blond, bien bâti, cendré aux yeux bleus et ils se sont rencontrés, il y a trois ans au cours d'une soirée dansante. Sandrine n'avait que vingt ans et elle a été conquise par ce garçon bien fait, sympa, simple et enjoué qui danse si bien le rock...
Elle est petite, des cheveux d'un blond foncé rehaussé par des yeux bleu lumineux. Elle mesure un mètre cinquante-sept, mais accuse cinquante-cinq kilos depuis la naissance de la petite, des kilos traduits par de généreuses rondeurs fessières sous une taille dont la finesse n’est revenue que depuis quelques semaines ; la poitrine lourde révèle quant à elle, que les joies de la maternité et de l'allaitement sont encore très récentes.

Le visage est un peu rond mais très avenant avec ses yeux d'azur pailletés, les cheveux frisés qui accentuent un peu son aspect provincial surtout qu'elle les a nattés en couronnes comme une paysanne autrichienne, le temps de leur séjour à Paris.
Ils se sont fréquentés deux mois en flirtant deux à trois fois par semaine, puis malgré son éducation chrétienne, elle s'est donnée à lui et leurs fiançailles ont précédé d'un an leur mariage en Mars 1990.
Le petit Fanny, conçue volontairement et avec amour, a vu le jour voici presque neuf mois. La jeune maman de vingt-deux ans est heureuse et si ce n'est son popotin un peu trop « conséquent » (sic) à son gré, elle se sentirait tout à fait bien dans sa peau.
Son mari, lui s'en accommode très bien de ce gros pétard, comme il dit, de même que des seins un peu tombants que sa femme a conservé depuis la naissance de la gamine. Il aime que Sandrine soit en pantalon moulant mais aussi en mini-jupe et aujourd’hui , parcequ’ils sont détendus et sans souci, elle a accepté de lui faire plaisir en portant des bas auto-fixants ainsi qu’une courte jupe marron en tricot . Dessous et à cause de la jupe très ajustée, elle a mis un tout petit et discret slip rose qu’il lui a offert pour Noël et qu’elle n’avait jamais osé porter tellement il laisse à découvert son volumineux derrière...
Sous son gilet en laine et soie beige à encolure en V, également un cadeau de Noël, elle porte un soutien-gorge sans armature, comme le lui a recommandé la gynécologue, afin de ne pas traumatiser ses seins fatigués par l’allaitement. L’élégant sous-vêtement est en tulle transparent et soutient efficacement la poitrine sans la comprimer, mais le nylon clair ne cache rien des aréoles sombres et larges qui se sont étendues depuis sa grossesse .
Elle a chaussé des bottines à talon qui, tout en accentuant passablement le galbe de ses mollets, augmentent encore sans qu’elle en soit consciente la cambrure de son postérieur, alors que les bas couleur sable rehaussent la blancheur de ses jambes en les faisant, par transparence, paraître bronzées.

Elle s’est discrètement maquillée de rouge sur les lèvres et d’un contour bleu tendre aux paupières, laissant à son visage ses couleurs naturelles de fille de la campagne, deux bonnes joues roses encadrant un petit nez légèrement retroussé. Bref l’antithèse d’un mannequin de chez Dior ou Chanel, mais tout de même ce qu’un bon nombre de machos reconnaissent comme un petit canon...

Paul et Sandrine flânent donc en ce début d’après-midi. Ils ont garé la voiture non loin de la Place du Tertre et après avoir visité le Sacré Cœur , ils arpentent maintenant la célèbre Place aux artistes , s’attardant devant tel ou tel portraitiste. L’un d’eux, justement, leur propose de fixer sur le Canson le visage de Sandrine ; elle rougit furtivement et rit en secouant la tête...Paul lui dit :
- Pourquoi pas, ce serait une idée...Mes parents l’ont fait étant jeunes.
En effet Sandrine se remémore le portrait de belle-maman, encadré dans leur chambre à coucher... Elle sourit à cette évocation... Leurs pas les ont amenés devant plusieurs autres portraitistes ; elle examine avec attention les réalisations en cours... Non , si elle doit faire faire son portrait, ce sera finalement par celui-là, le premier qui les a interpellés, un homme d’environ quarante ans, grand, les cheveux châtains grisonnants tenus en catogan sur la nuque, le regard d ‘aigle, les épaules carrées, l’air sûr de lui .
Paul, comme s’il devinait ses pensées, lui dit :
- Je crois que le mieux c’est le grand avec la queue de cheval?

Elle rit à l’expression « queue de cheval » .
D’une impulsion à la taille, la main de Paul la fait pivoter en direction du portraitiste qu’ils viennent de tacitement choisir .
L’homme les a suivis du regard, habitué qu’il est des touristes, ayant deviné que ces petits vacanciers là, venus passer quelques jours en famille, ont sûrement de quoi se payer une ou deux fantaisies du style portrait ou reproduction de chef d’œuvre . Pour les portraits, il est là , lui, le Grand Blaise, comme l’appellent ses confrères.
Il sourit de toutes ses dents au couple un peu timide qui revient vers lui... Tout à l’heure sous la veste courte en fausse fourrure de la petite dame, il a repéré la rotondité du derrière un peu gras en se disant
- Cà, c’est un belle petite pouliche !

Et voici que la belle petite pouliche vient vers lui, au bras de son mari ; il se présente avec emphase :
- Blaise, chevalier du fusain, pour vous servir!

Puis tout à trac en les tutoyant

- Toi mon grand, c’est comment?
- Paul…
- Et toi jolie petite blonde?
Rougissante, elle chuchote presque

- Sandrine…
- Ah Sandrine...Que c’est joli !
Si elle s’était prénommée Germaine ou Lucette il aurait dit la même chose.
Il poursuit :

- Alors on fait quoi, un visage, un buste ? N on il fait peut-être un peu frisquet pour faire un buste, ou alors chez moi ce soir...J’ai le chauffage central !

Comme ils ne répondent pas l’artiste décide :
- Allez, on ouvre juste deux minutes la fourrure pour que le grand méchant loup voie bien la naissance du cou... Sinon on ne dessinerait que des têtes !
Explique-t-il en clignant de l’œil vers Paul .

Sandrine s’assied sur la chaise et déboutonne la veste de fourrure, dévoilant le gilet crème, elle dénoue le foulard qui protège et dissimule l’encolure ; le regard acéré repère tout de suite la blancheur de la peau couverte de chair de poule ; inconsciemment la jeune femme a ouvert plus grand que nécessaire les pans de sa veste et Blaise devine le soutien-gorge sous l’étoffe du cardigan, le volume des seins... Il la regarde attentivement tout en esquissant à traits rapides les premières courbes de son modèle .

- Elle est jeune mariée, je suppose...?

Elle corrige :
- Cà fait presque deux ans !

Il s’esclaffe :
- Alors c’est bientôt les noces d’or !

Les jeunes époux éclatent de rire, les seins de Sandrine qui n’a pas refermé sa veste se soulèvent et ballottent un instant .

Blaise lui dit :

- Referme tu vas prendre froid, ce serait dommage d’enrhumer d’aussi jolis poumons.

Elle rougit à nouveau, en ramenant sans les boutonner les pans de sa veste .
Paul n’a pas cillé, mais cette situation un peu ambiguë l’excite . Ce type lui plaît et jamais il n’a trouvé sa femme aussi sexy .
Pour se donner une contenance, elle a croisé ses jambes l’une sur l’autre et sans s’en rendre compte, elle offre au dessinateur une vue affriolante sur la lisière de ses bas, dont la teinte chamois contraste avec la peau blanche de ses cuisses. Les deux hommes se regardent et Blaise a un petit sourire mi-flatteur mi-narquois.
Paul rompt le silence :
- Bon , pendant que tu poses , je vais acheter des clopes au tabac du coin.

- Je croyais que tu devais arrêter de fumer ?

Il rit en s’éloignant :
- Oui la semaine prochaine , j’arrête !

Elle sourit en haussant les sourcils , dubitative...
Blaise continue de la croquer , le visage est tracé , il affine le menton , fuyant sur le cou gracile , puis il s’interrompt :

- J’ai le méga trou de mémoire...il faudrait ouvrir à nouveau la caverne d’Ali Baba...

Il en désigne les pans de la veste qu’elle tient toujours d’une main ..
Elle se sent devenir écarlate et comme dans un brouillard elle se rend compte qu’elle obéit à cet homme , sa main lâche la fourrure , elle sent l’air vif sur sa gorge , il la fascine et s’en rend compte ...

- Défais un bouton du gilet...voilaaa..hum ça vaut la peine !

Elle obéit à l’homme , dévoilant davantage de blancheur presque nacrée.
Cette fois il ne se prive pas de regarder avec avidité le sillon découvert entre deux seins lourds dont l’arrondi laiteux lui apparaît avec ce qu’il devine être de petites veines capillaires…
- Allez referme.. .non, pas le gilet , juste la veste, ok?
- On a eu un bébé il y a peu de temps je suppose?

Sidérée qu’il en sache déjà autant sur elle elle questionne :
- Comment le savez-vous?

- Ca se voit , j’ai toujours eu un faible pour les jeunes mamans , ça les rend tellement belles...

Elle sent son cœur battre la chamade et se traite mentalement d’idiote.
Blaise enchaîne:

- C’est une fille? Aussi jolie et potelée que sa maman , mais peut-être les cheveux plus foncés car...la maman est une délicieuse fausse blonde n’est-ce pas?

Il ajoute avant qu’elle ait pu répliquer :
- Quand je dis une fausse blonde , je ne veux pas dire une décolorée , non…une vraie fausse blonde avec tout ce qu’il faut de châtain là où c’est secret...le pied quoi !

Sandrine en reste coite , c’est la première fois qu’on lui parle ainsi , qu’on la devine , même Paul qui n’a pas sa langue dans sa poche ne l’a jamais disséquée de cette manière , alors que cet homme , ce saltimbanque avec sa vareuse a carreaux , son catogan, ses tempes grises , cet homme pas du tout « comme il faut » , comme dirait sa mère , cet homme lui parle avec une sorte d’ubiquité qui lui fait peur et l’attire en même temps .
Blaise boit du petit lait : cette jeune mariée de province , il s’en amuse ; certes elle doit être bonne à faire reluire mais au cas où elle le planterait là avec son carton à dessin , il n’en ferait pas une maladie . Il se contente de sourire de toutes ses dents et reprend son crayonnage, ombrant les joues de la petite bonne femme qui prend de plus en plus tournure sur son papier blanc .
Paul s’est accoudé au comptoir du bar tabac ; certes il a acheté ses cigarettes et en grille une un peu nerveusement , mais surtout il a commandé un cognac pour se donner à la fois le courage et l’envie d’aller jusqu’au bout de ce qu’il croit deviner...son fantasme : prendre Sandrine en même temps qu’un autre homme , la voir également subir les assauts de l’autre et en jouir , son fantasme , il le sent , va peut-être se réaliser.
Tandis qu’il sirote à petites gorgées l?alcool ambré, des images fortes lui traversent l?esprit : il voit Sandrine ouverte devant lui la première fois qu’elle accepta l’amour en pleine lumière , Sandrine a quatre pattes, lui tournant le dos, lui offrant son ventre détrempé , puis une autre fois , pour la première fois , sa bouche , mais aussi Sandrine lui interdisant depuis toujours de pénétrer l’anneau rose de ses reins, prétextant que c’est sale , dangereux...Sandrine refusant toujours d’aller jusqu’au bout d’une fellation et de recevoir sa jouissance dans la bouche , Sandrine à qui pourtant il a fait découvrir le plaisir d’être elle-même sucée et bue .
Il se demande si en fait, il sait bien la prendre, s’il n’aurait pas dû la laisser connaître un ou deux autres gars avant lui .
Il commande un autre cognac qu’il avale d’un trait , paie et sort du bistro, un frisson lui assaille le crâne au contact de l’air frais du dehors...
Là-bas , il la devine avant de la voir , serrée dans sa veste de faux vison , il se demande si le peintre regarde toujours la cuisse dénudée au dessus du bas , il hésite à s’approcher...il temporise.

Sandrine tremble de tout son corps ; elle s’est rendue compte du regard insistant que jetait le dessinateur sur ses cuisses et machinalement elle a tiré sur le bas de la jupe en tricot et commencé de décroiser les jambes . Il l’a aussitôt arrêtée dans son geste:
- NON...reste comme ça, tu as de très belles cuisses et c’est très bien de porter des bas c’est mieux qu’un collant !
Elle est désemparée... à l’idée qu’il voie aussi haut sous sa jupe .
Il ajoute:
- Sois cool , je suis le seul à te voir , relève encore un peu ta cuisse droite...voilà !
Elle lui obéit ,éperdue et cette fois il a une vue imprenable sur la chair crémeuse au-dessus du bas
- C’est pour faire plaisir à ton mari que tu mets des bas?
- Ou..oui… bredouille-t-elle

Le questionnaire torride se poursuit:
- Tu en mets aussi avec un porte-jarretelles?

Le souffle court elle répond par l’affirmative

- Remarque déjà comme ça c’est déjà très bien !

Les yeux baissés, elle ne réalise pas tout de suite que Paul est revenu et qu’il suit pas dessus l’épaule de Blaise l’évolution du portrait .
C’est lui qui la sort de son nuage

- Tu es très réussie...ma chérie !
Elle sursaute et cette fois décroise les jambes, resserrant presque peureusement sa veste sur elle .

- Je pense qu’elle est quand même mieux en nature que sur le papier !
C’est Blaise qui prononce ces mots en regardant Paul dans les yeux puis Sandrine et qui enchaîne :

- Je ne demande que çà : la voir et la dessiner en Vénus...

Il décroche les pinces à dessin et tend le portrait à Paul.

- Allez, j’ai assez dessiné pour aujourd’hui et ça ne me dit rien après ça de me faire une japonaise ou une mamie du troisième âge.
Sandrine se déride ...Elle s’est approchée d’eux , tirant machinalement sur le tricot de sa jupe comme si elle craignait de se dévoiler à nouveau.
Le portrait est très réussi, même si son visage est un peu plus fin sur le dessin qu’en réalité. Blaise l’a représentée comme si elle était vêtue d’un corsage échancré, laissant son imagination descendre sur la poitrine dont il a suggestivement ombré le sillon sous deux boutons du vêtement négligemment défaits.
Comme s’il devinait l’interrogation muette de Sandrine il se tourne vers Paul:

- Je ne me suis pas trop trompé pour la partie invisible de l’iceberg? C’est à peu près comme ça?
Pour toute réponse Paul attire sa femme tout près de lui et ouvre les pans de la veste.
Il constate avec un sourire un peu crispé le bouton défait du gilet et écartant le foulard il répond en tutoyant à son tour:
- Oui c’est à peu près ça , mais elle t’a un peu aidé à ne pas te tromper je crois?

Imperturbable le portraitiste ajoute :
- C’est un début… Venez on va se mettre au chaud , je vous offre un punch...

En un clin d’œil, il a refermé le carton à dessin et le pliant qu’il laisse à la garde de son plus proche confrère.

- Allez les tourtereaux, venez c’est la maison qui régale !

Sandrine a un mouvement de recul alors l’homme interroge :

- Vous n’avez rien de prévu, personne qui vous attend? Bébé est en garde chez sa mamie, on ne pense plus à rien, alors, on se laisse conduire !

- Ainsi... se dit Paul... Ainsi, il sait déjà plein de choses...

Le jeune homme ne peut empêcher une sourde jubilation de naître en lui... Il sait maintenant que la soirée va être torride.
Il fait signe à sa femme et à leur hôte que c’est d’accord.
Blaise leur fait traverser la place du Tertre et ils enfilent une petite rue à droite qui mène, dit-il, au Lapin Agile ; ils s’arrêtent devant un estaminet comme on n’en voit plus, un de ces bistros où rien n’est fait pour le touriste, mais où seuls sont acceptés les initiés.
Le dessinateur ouvre la porte et s’efface, Paul entre le premier et Sandrine passe tout près de Blaise, les yeux baissés, touchante de timidité. Les yeux de l’homme se posent instantanément sur le derrière charnu, dont la jupe en tricot ne laisse perdre aucun détail lorsqu’elle marche . Il devine des fesses grassouillettes qui doivent être à-peine couvertes par une petite culotte dont le contour marque sous la jupe.
Le patron les accueille avec bonhomie dès qu’il aperçoit l’artiste derrière les deux provinciaux égarés...

- Ah... des américains?
S’écrie-t-il avec emphase et d’enchaîner :

- Par ici les dollars ! Qu’est ce je vous sers? Champagne-Caviar ou Mâcon Villages - saucisson beurre? Attention le Saucisson-Beurre ça n’a pas de prix!

- Non, tu nous sers trois ti’punchs comme tu sais bien les faire !

Blaise tire un tabouret du comptoir et le désigne à Sandrine

- Tiens, prends place…Nous, on reste debout, on te surveille !
Dit-il en clignant de l’œil vers Paul…
Elle leur demande de patienter un instant, le temps qu’elle descende aux toilettes, le froid du dehors ayant mis à rude épreuve sa vessie . Le portraitiste dévore des yeux le déhanchement de Sandrine qui disparaît au fond de la salle .
Lorsqu’elle revient, il est en train de contempler une photo ; elle devine tout de suite qu’il s’agit d’elle. En effet Paul a tiré de son portefeuille un cliché pris l’été dernier, durant les vacances et la représentant en maillot de bain deux pièces ; le bikini jaune tout comme le minuscule soutien-gorge semblent avoir toutes les peines à contenir ses rondeurs pas encore résorbées de son récent accouchement...elle fait les gros yeux à son mari:

- Minou, pourquoi montres tu ces horreurs?

Sarcastique Blaise répond

- Il a bien raison ton Minou ! Ca mérite d’être exposé, ça devrait être exposé dans toutes les maisons de la culture!

Ils rient tous les trois.
Elle se juche sur le tabouret qu’ils lui ont réservé, incapable d’empêcher sa jupe de remonter largement sur les cuisses...Dans sa tentative pour la retenir, les pans de sa veste lui échappent et s’ouvrent sur le gilet qu’elle n’a pas reboutonné . Lorsqu’elle fait le geste d’y remédier, c’est Paul qui l’en empêche .

- Laisse, tu es bien comme ça...
Il a la voix un peu enrouée.

Le patron leur sert trois punch aux fortes senteurs . Ils trinquent et elle tousse, surprise par la force du rhum blanc . À ce moment, elle sent que des doigts habiles défont un autre bouton du gilet et la voix de Blaise :

- C’est vrai, elle est même très bien comme ça !

L’homme la contemple, les yeux brillants et elle baisse les yeux alors que la main de son mari remonte sur sa cuisse droite... Donc, ce ne sont pas les doigts de Paul qui restent dans l’échancrure du gilet, qui touchent sa peau juste en-dessous du soutien-gorge, puis remontent sur le tulle, effleurant l’étoffe diaphane du sous-vêtement . Le visage de son mari se rapproche du sien, il se veut rassurant et lui baise doucement les lèvres ; son haleine sent l’alcool et elle se rend compte qu’elle-même doit sentir un peu la canne à sucre, le citron vert ; elle laisse le baiser se prolonger en même temps que la main gauche, virile, chaude, s’empare de ses seins . Elle gémit d’une manière presque comique et Paul se détache d’elle pour dire à Blaise:

- Ma femme est chatouilleuse…

- Partout? demande Blaise

et la main descend, quitte le gilet ouvert, glisse sur le devant de la jupe, parcourt le ventre rond, la cuisse gauche, remonte, cette fois sous la jupe, atteignant la lisière du bas, la franchissant, pour atteindre la chair nue.
Sandrine est haletante et lorsque Paul lui pose son verre de punch au bord des lèvres elle avale d’un trait le liquide glacé et brûlant à la fois ; elle entend Blaise qui la questionne :

- Je te plais?

- Oui...
Le oui fatidique, est ce bien elle qui vient de le prononcer ?
Ce doit être elle, car cette fois, la main du dessinateur remonte, lui palpant franchement les cuisses, tandis qu’il se penche à son tour sur elle et cueille un baiser sur les lèvres roses.
Dans le tintamarre qui vrille d’un seul coup ses limbes, elle discerne la voix de Paul qui propose à Blaise de venir à leur hôtel pour passer un moment ensemble, l’homme qui acquiesce.
Elle crispe frénétiquement ses cuisses l’une contre l’autre, entend un mot rapidement échangé avec le tenancier alors qu’ils la font descendre de son tabouret, Blaise demandant qu’on mette la note sur son ardoise .
Elle prend machinalement le carton roulé contenant son portrait contre elle, demande à l’homme combien ils doivent pour le dessin, s’entend répondre qu’on verra cela plus tard. Ils sortent, remontent la petite rue en direction de leur BX, Paul ouvre les portes, celle du conducteur pour lui puis celle de l’arrière gauche en lui disant :

- Monte avec lui pour faire connaissance…

Elle ne peut répliquer et s’installe ; Blaise s’assied à côté d’elle , la voiture vibre un court instant puis démarre .

Le portraitiste n’en revient pas . Quelle aubaine ! Il se dit que les discours seront pour plus tard ; son bras droit entoure les épaules de la jeune femme et il l’attire contre lui .
Leurs bouches se soudent, Sandrine signe sa capitulation en nouant ses mains sur la nuque virile. La langue experte fouille son palais, ses
dents, repousse sa propre langue, elle succombe...Les mains chaudes se glissent sous la veste, déboutonnent le gilet , palpent la poitrine haletante , elle crie lorsque les doigts pincent les tétons à travers l’étoffe du soutien-gorge. Paul qui conduit doucement, regarde la scène dans le rétroviseur, en proie à une incroyable érection ; il discerne des mots prononcés à voix basse .
Blaise interrompt brièvement son baiser pour la complimenter, la questionner :

- Tu as de beaux nichons, tu sais?
- C’est la première fois que tu vas avec un autre homme?

- Oui... Oh, vous me rendez folle !

Cet aveu est pour lui un signal ; il la courbe, à-demi allongée sur ses genoux et pendant que sa bouche descend sur les seins qu’il mord et suce à travers le fin rempart de tulle, sa main droite cherche le zip sur la hanche, le fait coulisser et se glisse sous la jupe, caressant le ventre bombé . Sandrine tente vaguement d’empêcher l’intrusion, mais la main se faufile sous la ceinture du petit slip et arrive au contact d’une incroyable toison frisée . Les doigts inquisiteurs trouvent bien vite la brèche et la pénètrent, index et majeur immédiatement englués dans un marigot qu’ils visitent sans vergogne, la faisant gémir puis crier.
L’homme jubile en découvrant qu’elle est vaginale et encore plus lorsque son index remonte et trouve la crête sensible du clitoris, provoquant une ruade sauvage de la jeune femme . La bouche carnassière abandonne les seins pour reprendre les lèvres gonflées par le plaisir et leur servir de bâillon.
Puis Blaise s’adresse à Paul :

- Félicitations, c’est une petite merveille que tu as là ! Qu’est ce qu’elle est chaude ! C’est rare de voir une femme mouiller comme çà!

Paul est au bord de l’explosion et il doit ralentir de crainte de causer un accrochage ; ils ne sont plus loin de la porte d’Italie où se trouve leur hôtel, mais la circulation commence à devenir dense et il redoute qu’ils soient pris dans un embouteillage .
Il jette tout de même un regard dans le rétro pour voir le visage de l’homme penché sur celui de Sandrine et la main droite enfouie sous la jupe qui semble provoquer à sa femme un délicieux tourment .
La voiture s’arrête un bref instant aux feux de la Porte d’Italie et s’engage dans la petite rue sombre contournant le bloc de l’hôtel. On trouve encore facilement un emplacement au parking à cette heure-là et alors qu’il se gare, il devine que Sandrine se redresse et se réajuste.
Ils descendent de la BX et pénètrent dans le hall de l’hôtel . Il est dix-huit heures trente et quelques personnes discutent, cadres en séminaire qui font une pause ou premiers clients qui viennent prendre possession de leur réservation .
Paul s’approche du comptoir et demande leur clé alors que Sandrine et Blaise restent à l’écart. Sans que quiconque leur ait prêté attention, ils s’engouffrent dans l’ascenseur qui doit les amener au septième étage et peut-être, qui sait, au septième ciel ?

A suivre

L’ascenseur s’ébranle en douceur ; Blaise regarde cette fois Paul dans les yeux et lui dit

- Elle est bandante, tu sais…

Il joint le geste à la parole et attire Sandrine contre lui ; elle tremble comme une feuille et ferme les yeux au moment où il se penche sur elle. Leurs bouches s’unissent à nouveau ; sans opposer la moindre résistance, elle noue ses mains sur la nuque de Blaise. L’ascenseur arrive au septième, le portillon à glissière s’ouvre dans un chuintement, alors il bloque le bouton sur arrêt pour empêcher qu’il se referme. Ses mains de bûcheron descendent sur les reins, empaument la double mappemonde qu’elles pétrissent outrageusement sous les yeux hagards du jeune époux.
Elle le repousse, haletante :

- Non, pas ici ; quelqu’un peut venir.

Il rit doucement

- Tu as raison, on sera mieux dans votre chambre

Ils quittent l’ascenseur et Paul introduit la clé dans la serrure ; ils entrent dans la chambre qu’il éclaire en allumant les lampes de chevet.

Après avoir délesté Sandrine de sa veste, c’est maintenant lui qui la prend dans ses bras, qui lui roule un patin, goûtant sur ses lèvres la salive de l’autre. L’artiste se colle au dos de la jeune femme ; elle sent contre son postérieur le relief imposant de la virilité tendue. Paul, les doigts tremblants, déboutonne le gilet qu’elle l’aide complaisamment à lui retirer, il le lance sur le fauteuil proche puis s’attaque au zip de la jupe. C’est Blaise qui fait glisser le tissu moulant sur les hanches, jusqu’au sol ; elle lève un pied puis l’autre pour qu’il puisse l’enlever ; à genoux derrière elle, il se régale de l’affolant spectacle qu’elle lui offre. Il incline son buste en arrière pour mieux contempler la croupe laiteuse à peine dissimulée par le nylon diaphane de la petite culotte, les deux plis que font les fesses à leur jointure avec les cuisses, le profond canyon qui sépare les deux hémisphères ; il tire doucement sur la ceinture élastique et dénude avec une exaspérante lenteur la blanche mappemonde. Il s’extasie à voix haute :

- Quel cul ! J’en ai rarement vu d’aussi beaux !

- Elle te plaît ?

- C’est rien de le dire, mon gars !

Blaise se redresse et dégrafe l’attache du soutien-gorge puis il fait pivoter Sandrine face à lui ; il la débarrasse du dernier rempart de sa féminité et contemple un instant les deux coupoles un peu tombantes, les aréoles rose foncée, les tétons érigés, les petites veinules bleues qui courent sous la peau blanche. Il recule légèrement pour mieux la contempler de face, toute nue. Il détaille avec avidité les épaules rondes, les seins lourds, la taille relativement fine, le ventre bombé sous le nombril et cette incroyable forêt brune qui remonte sur l’abdomen. Il s’exclame :

- Putain, elle a un vrai tablier de sapeur !
Paul et Sandrine ignoraient cette expression, mais le jeune homme en comprend toute la saveur.
Blaise soulève les bras de Sandrine

- Dommage que tu te rases les aisselles, il faudrait les laisser naturelles.

Il se penche et leurs bouches se joignent à nouveau, pendant que Paul quitte rapidement ses vêtements. C’est elle qui déboutonne la chemise en denim de Blaise en même temps qu’il quitte son jean après avoir expédié d’une contorsion ses santiags au beau milieu de la pièce. Il ne porte rien sous son pantalon et sa virilité érigée vient se caler contre le ventre de la jeune femme, remontant presque à hauteur du nombril. Paul, de son côté, même s’il ne peut rivaliser en épaisseur avec Blaise, n’en affiche pas moins une érection des plus insolentes et se colle contre le postérieur de sa femme.
Elle écrase ses seins contre le torse velu de celui qui va devenir son amant, nouant avec frénésie sa langue à celle qui fouille sa bouche.
Celui-ci laisse ses mains découvrir les trésors qu’il va s’offrir : la droite caresse le flanc, le galbe de la hanche, passe sur les reins, entre les corps de deux époux, redescend pétrir les fesses dodues, pendant que la gauche caresse le ventre, pour gagner la toison intime, s’y faufiler, glisser un majeur expert dans la brèche qui n’oppose aucune résistance. Le doigt arrive au contact du clitoris, faisant se cambrer la jeune femme contre la virilité de son mari. Blaise boit du petit-lait, il interrompt le baiser :

- Elle a l’air d’aimer se faire caresser le bourgeon la petite ! Tu aimes ? Hein dis, tu aimes ?

Les lèvres luisantes, les yeux chavirés, elle avoue ; oui elle aime, oui…
Ses mains attirent à nouveau le visage de l’homme vers le sien, c’est elle qui veut que le baiser se poursuive, c’est elle qui offre ses lèvres à la bouche vorace. Comme tout à l’heure dans la voiture, son corps répond aux sollicitations intimes du peintre ; le majeur quitte un instant le clitoris maintenant décapuchonné, pour pénétrer, accompagné de l’index, dans la caverne du vagin. Les doigts, immédiatement, entreprennent une visite des lieux, s’enfonçant aussi loin que possible. Blaise jubile en constatant que le local est large, accueillant et détrempé ; sa langue, du coup s’enfonce de plus belle dans la bouche de Sandrine. Sa main droite cesse de pétrir la demi-lune du fessier pour s’enfoncer dans le profond sillon et arriver au cratère le plus secret, frottant au passage contre la verge tendue de Paul. Là encore, c’est le majeur qui agit en éclaireur et parvient à l’orée de l’anneau froncé. Elle se cabre, tentant d’échapper à la caresse qu’elle a jusqu’ici, refusée alors il questionne le mari :

- Elle n’a jamais été sodomisée ?

- Non, jamais…

- Il ne faut jamais dire jamais… Au fait, je n’ai pas pris de petits manteaux, mais je suis clean…

- Petits manteaux ?

C’est Sandrine qui pose la question et Paul qui lui répond d’un air entendu :

- Il veut dire des capotes…

Blaise explique :

- Pas de risque avec moi, je suis donneur de sang, une fois par mois, un groupe rare…Alors vous pensez si je suis contrôlé !

Il se penche vers le sol où gît son pantalon, extirpe d’une des poches son portefeuille et en sort sa carte du don , récemment estampillée.

- Avec vous deux, je me doute qu’il n’y a pas de risque non plus ; vous n’êtes jamais allés à droite et à gauche n’est ce pas ?

Sandrine, d’une voix tremblotante confirme que, charnellement, elle ne connaît que Paul, ajoutant que lui, de son côté, a connu une autre fille, mais avant elle !
Le jeune mari se croit malin en ajoutant :

- On ne se connaissait pas, il y a prescription !

Blaise reprend la main.

- Passons aux choses sérieuses !

Tandis que d’une tape sur les fesses, il indique à Sandrine la direction du lit, elle objecte timidement :

- Je…Je ne prends pas de contraception, il faudra faire attention, je suis en pleine période d’ovulation, je… Je risque…

Il lui flatte la croupe, goguenard :

- N’aie crainte, petite chérie, le grand Blaise a ses méthodes de contraception bien à lui, tout va bien se passer ! Et toi, Minou, allonge-toi sur le plumard, elle va s’occuper de toi avec sa jolie bouche.

La posture s’arrange, Paul allongé sur le lit, verge dressée, Sandrine s’installe à genoux entre ses cuisses ouvertes et commence à le masturber puis approche doucement ses lèvres qui absorbent aussitôt la virilité ainsi offerte.
Blaise contemple avec avidité Sandrine ainsi prosternée, la bouche aux jolies lèvres ourlées qui coulisse doucement sur la verge bandée, les seins lourds qui tombent sous le buste, le dos bien dessiné, les cuisses un peu courtaudes en appui et surtout le fessier somptueux offert à sa lubricité. Il est cette fois dans une érection parfaite, mais il ne va pas pour autant précipiter les événements ; il sait qu’il a tout son temps, que ce couple de tourtereaux a tout à apprendre et pour ce qui est de l’enseignement de la baise, il en connaît un rayon le Grand Blaise !

Il se hisse à son tour sur le lit et se penche sur la croupe ; sa bouche parcourt les reins, semant ici et là une alternance de baisers et de petites morsures ; il comprend aux gémissements étouffés de la jeune femme tout l’effet que procurent ses insidieuses caresses. Alors sa langue commence un lancinant cheminement depuis le haut du sillon fessier, descend dans la sombre profondeur devenue canyon, puis, ses doigts écartant les deux demi-lunes, commence à titiller les fronces de l’anneau brun, en goûte la fragrance un peu forte, telle une saveur de gibier, descend plus bas, suce le périnée, arrive à la brèche du ventre, s’enfonce. Il perçoit un gémissement plus sourd de la jeune femme et accentue son exploration ; il ne suce plus, il dévore !
Enfin il se hisse à genoux derrière elle, pointe le gland contre l’entrée du vagin et s’introduit en elle jusqu’à la garde.
Elle pousse un cri de démente, mais il revient aussitôt à la charge, se retirant un bref instant pour replonger ; Paul ressent le choc provoqué dans le ventre de sa femme avec une sourde excitation.
Sandrine balbutie :

- Ohhhh…ohhh, doucement , ohh que c’est gros, doucement…

En effet, le membre qui la pénètre doit faire le double en épaisseur de celui de son mari, mais bien vite, c’est elle qui se cambre davantage et vient au-devant de l’homme qui la pilonne.
Blaise, survolté par le spectacle de cette superbe croupe, comprime la taille de ses deux mains puissantes ; tel un centaure, il envahit la jeune femme alors qu’elle reprend en bouche la verge de son mari.
Ce dernier est au bord de l’explosion et crispe ses doigts dans les cheveux nattés de Sandrine. Elle ne peut et ne songe d’ailleurs pas à s’arracher à l’objet de sa succion lorsqu’elle sent les crispations du membre sous la langue et même temps qu’un torrent crémeux se répand dans sa bouche. Elle déglutit, avalant pour la première fois le sperme de son homme, bredouillant des mots d’amour alors que, derrière elle, son pourfendeur accélère ses va-et-vient, sans se soucier de ses supplications ni de ses exhortations à faire attention.
L’idée que cette femme ne prend pas la pilule lui revient à l’esprit et il réussit à calmer son ardeur. Ses gestes deviennent plus doux et toujours enfoncé dans le ventre chaud, il caresse la croupe, appréciant la rotondité du fessier, parcourant le sillon, effleurant les fossettes des reins. Sous eux, Paul se remet lentement de l’incroyable jouissance qu’il vient de connaître et doucement s’extirpe de la bouche dévoreuse ; laissant au duo que forment Sandrine et Blaise la totalité du lit, il s’assied en tailleur sur la moquette, le cœur battant et regarde sa femme se donner comme elle ne l’a encore jamais fait. Elle enfouit son visage dans l’oreiller et se cambre encore plus, à la demande de Blaise. L’homme sort du ventre ruisselant et son visage se penche sur le gros derrière, sa langue descend en suivant le sillon, atteint l’œillet froncé. Paul perçoit les dénégations de sa femme, presque étouffées par l’oreiller, se muant en une mélopée de plaisir qui s’amplifie quand la langue de l’amant force puis apprivoise le sanctuaire odorant.
Blaise se redresse un bref instant et s’adresse à Paul :

- Alors, comme ça, elle est encore vierge du cul ?

- Oui, elle a toujours refusé

L’artiste a un sourire sardonique et alors que son visage plonge à nouveau sur le derrière épanoui, il marmonne :
- Alors, on va y remédier !

Sandrine, bouleversée par la caresse buccale, gémit dans l’oreiller :

- Non, non, pas par là ! Il ne faut pas…

Mais les mouvements ondulatoires de son bassin en disent long sur son trouble à être ainsi explorée. Son amant se redresse, la bouche luisante, tel un faune. La verge épaisse, dressée, menaçante, pointe à l’oblique vers la cible choisie. L’homme renforce sa position calant ses genoux, il écarte encore plus les cuisses de la jeune femme, l’obligeant à se cambrer davantage ; se guidant d’une main, il s’engouffre à nouveau dans le vagin détrempé, la faisant feuler. Il ricane :

- Tu aimes ça, hein ?

Sans attendre la réponse il la pilonne fougueusement, percutant sans ménagement le col de l’utérus.
Elle gémit et renouvelle ses supplications pour qu’il ne jouisse pas en elle ; il sourit

- Tu as peur de devenir grosse de cette aventure ? Rassure toi, petite jument, le Grand Blaise sait y faire !

Il ahane à chaque coup de boutoir qu’il lui inflige et son pouce vient forer le cratère brun, défronçant les plis, pénétrant l’étroit corridor, la faisant gémir de plus belle.
Un deuxième doigt vient en renfort et travaille à élargir le passage. Malgré elle, elle accentue encore sa cambrure, offrant impudiquement au regard de l’homme le spectacle affolant de sa lune blanche. Il n’attend plus et extrait sa verge du cloaque en provoquant un bruit de flatulence qui le fait rire. Il applique le mufle cramoisi contre l’œillet et saisissant la taille à deux mains, il pèse contre le sphincter. L’anneau résiste à peine et cède, tandis que Sandrine sanglote dans l’oreiller. Il éructe :

- Jamais enculée à vingt-deux ans ! C’est un scandale, surtout avec un tel pétard !

En un instant la cause est entendue et le rectum accueille l’intrus, alors que les mains puissantes pelotent avec force les deux hémisphères crémeux.
Toujours assis sur la moquette, Paul connaît en même temps qu’une formidable érection un sentiment de sourde jalousie. Ce cul qu’il a tenté de conquérir à maintes reprises, ce cul qui s’est toujours refusé à lui, ce cul adoré vient de se rendre, de s’ouvrir à la verge d’un inconnu, une verge massive qui entame maintenant un mouvement de conquête, affirmant sa présence, se créant un passage dans l’étroitesse du boyau. Sa femme chérie, sa Sandrine, sa petite femme, se donne de la manière qu’elle lui a toujours refusée ; elle se fait sodomiser pour la première fois et sous ses yeux…
Elle psalmodie, demandant à son tourmenteur de faire doucement et Blaise trouve la bonne cadence. Il va et vient entre ses reins, sa main droite passe sous le ventre de la jeune femme, caressant, cherchant dans les replis de la vulve, trouvant le clitoris, le décapuchonnant et l’astiquant, la faisant se cabrer et s’empaler davantage, tant sa jouissance devient implacable. C’est elle maintenant, qui lance son postérieur contre le pieu qui la perfore, qui demande à l’homme de la défoncer, encore, plus fort et qui après de longues minutes, s’effondre sur le lit alors que le centaure délivre un torrent de lave brûlante dans l’intestin élargi. Il s’affale sur elle et reste engagé dans le rectum. Paul, qui n’a pu résister à se donner du plaisir tout seul, se laisse aller à son tour, sur le flanc, les yeux clos, terrassé par l’adrénaline, les bourses et la verge douloureuses.

Blaise se tourne vers lui et murmure :

- Viens, le passage est ouvert…

Il baise tendrement la nuque de Sandrine et se retire doucement du corridor opaque, la faisant gémir. Il se redresse, la verge maculée de traces brunes et odorantes et s’isole dans la salle de bain, alors que le mari prend sa place sur le lit ; saisissant son épouse aux hanches, il l’agenouille, se présente à l’entrée du sentier encore palpitant et s’y engouffre.
La jeune femme hurle à nouveau, tant l’assaut est rude ; la verge de son mari, bien que moins épaisse que celle du portraitiste, n’en est pas moins d’une belle roideur, entretenue par la masturbation qu’il vient de s’octroyer.
Il la pilonne, plus rapidement que le quadragénaire, en lui murmurant des insanités :

- Tu aimes ça, hein, salope ? Tu aimes te faire enculer…Allez, dis le !

Elle répète ce qu’il veut entendre :

Oui, elle aime ce qu’ils lui font subir, elle aime leurs bites, dans son ventre, dans sa bouche, dans son derrière.
Il la reprend :

- Pas dans ton derrière, dans ton CUL ! Répète !

- Oui j’aime vos bites dans mon cul, ohhh chéri, oui j’aime, c’est bon ce que vous me faites, encore, oui…Oui

Elle connaît un nouvel orgasme, aussi violent que le précédent, juste au moment où son mari se libère, mêlant sa semence à celle de leur partenaire.
Lorsqu’il ressort, un remous brunâtre s’échappe du conduit dilaté et vient souiller le couvre-lit.
Confus, ils se lèvent précipitamment et rejoignent Blaise à la salle de bain.
Sandrine est honteuse et l’homme la rassure :

- C’est pas grave, ça arrive, même aux femmes du monde…Soulage toi sur les wc, on te laisse deux minutes tranquilles.

Les deux hommes sortis, elle se laisse aller, sur la cuvette blanche, incapable de maîtriser les bruits incongrus de ses sphincters martyrisés.
Elle se lave soigneusement, effarée par le spectacle de son visage dans le miroir, les yeux cernés, les lèvres gonflées d’avoir été sucées et mordues.
Elle entend vaguement les deux hommes discutant dans la chambre. Elle quitte ses bottines et ses bas et drapée dans la serviette de bain, revient dans la chambre ; elle nettoie avec un gant de toilette le couvre-lit taché.
Blaise lui caresse la croupe.

- Alors, petite, tu as aimé ?

C’est vers son mari qu’elle tourne un visage pathétique pour lui dire simplement :

- Je t’aime

Blaise réitère sa question :

- Tu as aimé ? Tu veux qu’on se revoie ?

- Oui…J’ai aimé, mais j’ai peur d’y prendre goût…

En guise de réponse, Paul rétorque :

- Blaise nous propose d’aller chez lui demain après-midi, pour visiter son atelier.

- Oui, si tu veux…

Le portraitiste fait tomber la serviette et la contemple nue, rose, frémissante ; il caresse les seins lourds, le ventre rond, les fesses qu’il vient de conquérir et l’embrasse longuement sur la bouche, puis s’interrompt :

- Demain, je veux que tu jouisses encore plus, que tu connaisses la petite mort.

Puis il dicte ses exigences : il veut qu’elle vienne, vêtue d’une jupe ample et courte, de bas tenus par un porte-jarretelles, sans soutien-gorge, qu’elle se parfume les aisselles, le nombril et la raie des fesses.
Il lui caresse encore le postérieur, insinuant l’index dans l’œillet. Elle lui dit qu’elle a un peu mal, alors il n’insiste pas et sourit :

- Tu as raison, petite, il faut se réserver pour demain

En un clin d’œil, il est rhabillé et prend congé.

- Je vais prendre un taxi pour rentrer, salut les amoureux, à demain, on se retrouve à treize heures au même endroit.

Il sort, tandis que Paul prend sa femme dans ses bras et la pousse vers le lit. Elle quémande un baiser qu’il lui prodigue, goûtant sur ses lèvres la saveur de leur partenaire ; une odeur d’amour flotte dans la chambre, mélange capiteux de leur sueur, du parfum de Sandrine et des senteurs intimes qu’elle a exhalées depuis plus de deux heures.

- Tu m’en veux pas ? Lui demande-t’elle.

- Mais non…Simplement, ça fait drôle, mais je voulais ça depuis longtemps, j’aime te voir jouir.

Il l’embrasse goulûment ; elle le caresse, lui faisant retrouver une impressionnante rigidité. Il la pousse à genoux sur le lit et s’enfonce aussitôt dans son ventre, cognant tout au fond, contre la matrice, comme Blaise tout à l’heure.
Il sort du vagin et se présente à la porte étroite, mais elle s’y refuse :

- Non chéri, c’est assez pour une première fois ; ça a besoin de repos, surtout si on doit recommencer demain !

- Tu en as envie, tu as aimé ?

- Oui, mais…J’ai peur d’y prendre goût, il ne faudra pas le faire trop souvent !

- Et Blais, il te plaît ?

- Oui, il est bel homme et il sait s’y prendre, mais c’est toi que j’aime !

Elle le guide vers l’entrée de son ventre ; il l’arrête :

- Non, je veux ta bouche, jusqu’au bout !

Il s’allonge sur le dos, elle s’agenouille entre ses cuisses avant de le prendre entre ses lèvres.

- J’aime le goût de ton sperme…

- Demain tu vas sucer Blaise à fond aussi

- On verra…

Durant deux heures encore, ils font l’amour ; elle lui accorde des caresses qu’elle n’aurait jamais imaginées jusqu’ici, comme si cette rencontre servait de révélateur.
Lorsque rompus, la tête vide, ils émergent de la torpeur où les a plongés leur chevauchée fantastique, il est trop tard pour envisager de dîner au restaurant de l’hôtel ; Paul descend au bar pour y chercher une assiette froide et des boissons.
Lorsqu’il revient dans la chambre, Sandrine s’est recoiffée et repose sur le lit, toute nue, alanguie, regardant d’un œil distrait la télévision.
Ils dévorent leur frugale collation et s’endorment aussitôt.
Au matin, la bouche pâteuse, Paul se lève le premier. Du dehors leur parviennent les bruits assourdis du périphérique déjà engorgé.
Il est neuf heures et Sandrine se rend compte avec effroi qu’avec toutes les péripéties de la veille, ils n’ont pas téléphoné à ses parents.
Elle bondit vers le téléphone, compose le numéro, le cœur battant comme si elle avait peur que là-bas, à Reims, sa mère devine leurs turpitudes parisiennes.
Mais tout va bien, Fanny est adorable et ne semble pas ses soucier de l’absence de ses parents. Aux dires de sa mamie, « elle ne pense qu’à dormir et manger, comme sa maman quand elle était bébé ». Paul qui a entendu la conversation croit bon d’ajouter à mi-voix :

- La maman, depuis qu’elle est parisienne, elle ne pense qu’à baiser !

Sandrine lui fait les gros yeux, cherchant à échapper à ses mains baladeuses. À l’autre bout du fil, sa mère demande ce qui se passe tant la conversation est hachée.

- C’est Paul qui n’arrête pas de m’ennuyer, Maman…

- Vous avez raison, faites les fous, ne vous privez pas, profitez de vos vacances !


Sur ces belles paroles, elles raccrochent.

- Tu as entendu ta mère ? IL FAUT PROFITER ! Alors, va te préparer, ma salope, fais toi belle, on prendra le petit déj’ dans Paris.

- Oh non, fais-le monter dans la chambre ; je meurs de faim, vous m’avez épuisée, tu voudrais que je maigrisse ?

Il lui flatte la croupe

- Ça va, tu as encore des réserves !

- Allez, commande vite !

Et prenant le vanity-case contenant ses affaires de toilettes, elle s’enferme dans la salle de bain.
Le room-service leur apporte un plateau avec du thé, du café et des viennoiseries ; Paul s’y attaque sans attendre que cessent les bruits d’eau venant de la salle de bain.
Elle sort enfin, toute nue, les cheveux coiffés en un petit chignon qui lui donne l’air encore plus provincial ; elle s’est parfumée et Paul demande si elle a respecté les instructions de Blaise.

- Tu n’as qu’à vérifier toi-même

Il l’attire à lui et hume les aisselles, le vallon entre les seins, le nombril, il la fait pivoter et constate qu’elle n’a pas oublié le sillon fessier.

- Tu devrais passer tes tétons au rouge à lèvres

- Tu es fou ! Sans soutien-gorge, je vais tacher mon corsage !

- Alors je vais vite aller acheter du fard à joues et tu en mettras.

- Tu se dingue…Nous sommes dingues

Sur ce, elle avale sa tasse de thé puis se jette sur les tartines qu’il lui a préparées.
Il enfile son blouson et sort tandis qu’elle retourne à la salle de bain, achever ses préparatifs.

Lorsqu’il revient, elle a agrafé son porte-jarretelles rose qu’elle n’avait mis jusqu’ici que pour lé réveillon du Nouvel-An, attaché ses bas couleur chair et enfilé une petite culotte assortie dont l’arrière en tulle est complètement transparent alors que le devant en dentelle ne dissimule presque rien de la sombre forêt de son ventre.
Paul a trouvé dans une boutique de cosmétiques avenue d’Italie un crayon-fard carmin, presque marron, dont la vendeuse a dit qu’il séchait très vite et ne tachait pas.
Sandrine maquille ses aréoles, élargissant encore leur contour puis elle les ventile au sèche-cheveux pour fixer la couleur, ce qui a pour effet de foncer encore plus la teinte.

- On dirait des nichons d’arabe, super !
Commente son mari.
Elle passe un corsage de soie beige qui se boutonne jusuq’au cou, tendant l’étoffe sur le relief des seins, faisant que les mamelons foncés paraissent en transparence encore plus indécents que s’ils étaient nus.
Elle n’avait pas prévu une garde-robe très conséquente, optant pour des vêtements adaptés à la marche et hormis la jupe en tricot qu’elle portait hier, elle n’a qu’un kilt écossais à dominante rouge, couleurs du clan Stewart. Elle l’essaie et juge qu’il s’harmonise à peu près avec le chemisier. Bien que s’arrêtant dix centimètres au-dessus du genou, le vêtement ne révèle qu’elle porte des bas avec jarretelles, que si elle fait un mouvement trop brusque, le devant n’étant fermé que par une grosse épingle. Elle chausse des escarpins à talons mi-hauts et achève de se maquiller le visage, soulignant légèrement ses paupières de bleu ciel et ourlant le contour de sa bouche avec le crayon qui vient de servir pour ses aréoles.

Paul la contemple et ressent une sensation bien connue lui étreindre le bas-ventre, à la pensée de l’après-midi qui s’annonce.

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