35 Centimetres

Éric observe son épouse depuis la porte de la cuisine, où elle finit de ranger. Il ne se lasse jamais de la regarder. La grande brune aux cheveux courts noirs et aux grands yeux d’un bleu intense le passionne autant qu’à leur première rencontre. Vingt-cinq ans plus tard, Maya est une belle quadragénaire au corps bien entretenu et elle ne manque jamais d’inspirer des pensées érotiques à son mari. L’absence de leurs filles jumelles facilite ce qu’il envisage.
« Si ça t’intéresse, ce matin j’ai trouvé un petit quelque chose pour toi, dit-il. Ou plutôt un pas-si-petit-que-ça quelque chose.
Maya sursaute.
- Oh! Je ne t’ai pas entendu arriver. Un cadeau ? Bien sûr que je suis intéressée. Je les connais, tes cadeaux surprise ! Fais voir.
De derrière son dos, Éric sort un sac en plastique et le tend à son épouse. Elle regarde dedans et retire le paquet qu’il contient. Elle lit l’étiquette à haute voix avant de l’ouvrir et examiner son contenu.
- Trente-cinq centimètres de bonheur, lit-elle. Vibromasseur modelé sur un célèbre penis noir. Je me demande de qui. Ouf ! Qu’est- ce que c’est long ! Et gros aussi… j’ai le temps de l’essayer tout de suite ?
Éric sourit. Il ne s’est pas douté de l’enthousiasme de sa femme, qui affiche sa sexualité à fleur de peau depuis qu’elle a commencé à découvrir quelques-uns des chemins moins fréquentés de l’érotisme .
- Les jumelles ne reviennent que vers sept heures, alors tu as une heure, plus ou moins.
- Il me faut une chaise.
Maya donne un coup de langue à la base de l’engin et le colle sur une chaise. Elle lui assène une bonne claque pour être sûre que ça tiendra en place, et rit à le voir osciller. Elle se défait de sa jupe et enlève sa culotte. Éric admire pour la énième fois la fine ligne de poils que Maya préconise depuis qu’elle s’est mise à réduire sa toison à un minimum.
- J’aurai besoin que tu le tiennes, au début, dit-elle.


Éric doit utiliser les deux mains pour tenir le gode au vertical.
- Comme ça ?
- Oui. Prêt ?
- Pour te regarder en action ? Toujours !
Maya se met à califourchon au-dessus de la chaise. Elle écarte les lèvres de son sexe avec les doigts et guide la tête du gode vers l’entrée de son vagin. Elle grimace. La première partie de la pénétration paraît difficile.
- Ouf, dit-elle. J’en ai le bout dedans. Je vais être archi-pleine. Qu’est- ce que ça me dilate ! C’est merveilleux. Elle baisse la tête et regarde entre ses cuisses. Ça va être une pénétration très très profonde.
- Attention, dit Éric. Ne te fais pas mal..
- Je ferai attention mais je veux savoir combien de ce truc je peux me mettre.
Elle se force à descendre.
Ça fait mal, murmure-t-elle. Éric? Il nous reste du lubrifiant?
Éric retourne à la chambre et revient avec une tube toute aplatie. Il la montre à sa femme.
- Désolé.
- Sors le beurre du frigo. Si ça marchait pour Brando, ça marchera pour moi. Je veux ce gode au plus profond de moi.
Elle se relève et tartine du beurre sur le bout du gode.
- Tiens-le bien, dit-elle. Cette fois je ne m’arrête pas. Si je gueule, je gueule. Il faut que je sache combien j’arrive à accepter.
Elle aspire un grand coup et s’efforce de descendre sur l’engin. Elle geint, elle grogne, elle fait des grimaces au fur et à mesure que le gode la pénètre de plus en plus profondément. Éric lâche prise. Son épouse n’a plus besoin de son aide, alors il prend du recul et observe Maya. La figure de sa femme exprime toute une gamme d’émotions, l’inconfort, la détermination, l’angoisse, même, tous ces sentiments entremêlés avec des moments de satisfaction suprême qui frisent l’extase. Éric la fixe des yeux, fasciné par cette colonne de silicone noir qui continue à disparaître entre les cuisses tremblantes de sa femme.
Il se rend compte qu’il oublie de respirer, comme si cela aidera Maya à atteindre son but.
Finalement, elle fait non de la tête.
- Je n’en peux plus.
Elle regarde le siège de la chaise, où une partie du gode est encore visible.
- Ça t’a fait mal, à la fin, on dirait, dit Éric. Maya se relève et se libère presque du gode.
- Plus long ce serait impossible.
- Fais quand même attention. Surtout, ne te blesse pas.
- J’y fais attention. C’est limite limite, mais ça va, dit-elle. Et maintenant, continue-t-elle, en s’adressant au gode, je t’ai montré combien je peux prendre et je vais te baiser!
Avec un cri, elle se baisse et fait plonger le gode au plus profond de son vagin. Pendant cinq minutes elle le chevauche. Les sons qu’elle émet déclarent son appréciation des effets que produisent en elle les rainures et bosses du gode, qui enflamment les nerfs sensibles de son sexe. Elle s’appuie d’une main sur le dossier de la chaise, pendant qu’avec l’autre elle frotte de plus en plus fort son clitoris enflé. Ses superbes seins, 90B de poitrine ferme, ballottent. Elle halète, les yeux fermés, la tête en avant et la bouche grande ouverte. Ses cuisses tremblent dans ses efforts pour se contrôler, l’essence même d’une femme au bord de l’orgasme.
Et elle jouit. Les contractions provoquent un tremblement incontrôlable de tout son corps. Elle doit appuyer son front sur le dossier de la chaise jusqu’à ce que ses jambes arrêtent de flageoler. Elle appuie ses mains sur les genoux et se relève, ce qui permet la colonne reluisante de ressortir. Elle regarde le gode.
- Difficile à croire que j’ai pris tant que ça, dit-elle.
- Tu l’as ressenti comment? demande Eric.
- Que c’était enorme! Mais quand je me suis accoutumée à la longueur et à être tellement dilatée, c’était indiciblement bon. Un super orgasme. Tu as remarqué?
- Oh, fais-moi confiance, j’ai remarqué, dit Éric. Tu as été sensationnelle!
- C’est dommage. Il est un peu trop long pour moi, dit Maya, en le mesurant contre son ventre. J’aurais vraiment voulu tout prendre, mais physiquement c’est impossible.

- Tu pourrais toujours t’enculer avec, blague Éric. Il se donne une claque au front quand il se rend compte de l’expression qui éclaire la figure de son épouse.
- Oh. Oui! Quelle idée super!
- Ecoute, tu n’as pas besoin de le faire tout de suite! Il sera toujours aussi prêt ce soir! proteste son mari.
- Mais c’est maintenant que je le veux! Donne-moi le reste du beurre!
Elle se met de nouveau à cheval sur la chaise et dirige la tête du gode entre ses fesses. Elle s’efforce de descendre, puis fait une grimace et se relève. Elle respire, se calme puis, avec un cri, s’empale sur le bout du gode.
- Ooh! J’ai le bout qui est dedans. Regarde et dis-moi comment je suis!
Eric se met à genoux et regarde.
- J’ai du mal à croire ce que je vois! Tu es incroyablement dilatée! Dis, Maya, maintenant que tu sais que c’est possible, tu ne veux pas attendre pour aller plus loin?
- Non! Je le veux et tout de suite! Mets-moi le reste du beurre!
- Plus rien pour le petit déj, lamente Éric.
- Fait rien! J’irai en chercher!
Maya marmonne en forçant le penis noir plus profondément en elle. Elle fait quelques centimètres de progrès, puis fait des montées et descentes pour s’y habi avant d’aller encore plus loin. Des perles de sueur lui viennent au front.
- Tellement profond…tellement gros…tellement remplie… marmonne-t-elle. J’y suis presque. Il ne me battra pas! Un effort final et suprême, et elle est assise sur la chaise, avec la longueur entière engloutie dans ses entrailles.
- Regarde-moi, Éric! Je l’ai fait!
Elle se relève de quelques centimètres et regarde son ventre, ou une petite bosse est apparue sur la peau.
- Voilà jusqu’où je suis pénétrée, dit-elle. Elle s’assoit et la petite bosses remonte. Incroyable! Qu’est ce que c’est bon!
- Si je n’avais pas vu, je n’y aurais jamais cru, dit Éric. J’ai du mal à imaginer une vision plus érotique.
Elle se tortille sur la chaise.
- Et comme ça ?
- Sexy au plus haut point! Impossible de faire mieux!
- Ah? Et si je fais ça alors? Maya détache le gode de la chaise et appuie ses coudes sur la table de la cuisine.
La base du gode, ronde et noire et grotesque, est très évidente entre ses fesses offertes et tendues.
- Tout aussi sexy !
- Humm. Pas obscène?
- Jamais!
- Dommage. Tu n’aurais pas pu dire que ton épouse dépravée est une salope obscène ? Vas-y, Éric. Trouve-moi les mots, s’il te plaît.
- Je ne sais pas. Ce n’est ni normal, ni raisonnable. Tu es totalement indécente, Maya. J’adore!
- C’est pas mal comme début, mais.. Elle fronce les sourcils et réfléchit… Puis elle dit:
- C’est bizarre, Éric. Une partie de moi est terrifiée par l’idée que les gens découvriront ces choses folles et sexuelles que je choisis de vivre ces derniers temps. Je ne suis que trop consciente qu’on risqueraient de me condamner pour mes envies, mais une autre partie de moi est profondément fière de répondre présente devant ces défis. Et c’est ce qui m’incite à rêver que d’autres gens m’observeraient pendant ces moments-là . Quelque chose me pousse à choquer les gens, pour apprécier leur réaction s’ils voyaient, par exemple, ce que je viens de me faire faire.
- Je crois te comprendre en théorie. Mais où pourrais-tu faire ça? T’exhiber avec ce gode archi-long enfoncé jusqu’au bout dans ton cul, tu ne peux pas faire ça n’importe où !
- Je ne sais pas. Les vestiaires à la gym ? Ce ne serait peut- être pas totalement impensable. Tu ressentirais quoi, Éric, si tu me voyais partir à la gym, en emportant ce gode dans mon sac, avec l’intention ferme de répéter ce que je viens de faire devant toi?
- Difficile à dire. Fière de toi d’avoir osé . Frustré de ne pas pouvoir être présent . Inquiet aussi à cause de la réaction possible des autres. Pas les amies avec qui tu as couché. Gaëlle, elle, comprendrait, Leila aussi, je crois, mais les autres. En fantasme, c’est bouleversant, en réalité, beaucoup moins judicieux. Et toi? Tu te sentirais comment?
- Sexuelle au delà de tous mes rêves! Tu sais, dans ma tête, même de ça, je m’en sens capable et je crève d’envie de le faire. Malheureusement, je ne vois pas comment le réaliser. Tu me vois ? Messieurs, mesdames, je vous présente Madame la Directrice, nue et avec un gode de trente-cinq centimètres enfoui à fond dans son cul… ? Peut-être pas sage. Dommage, parce que ça m’exciterait comme une folle. Je serais totalement indécente et je ne serais certainement pas belle, mais penser qu’on pourrait me traiter de salope obscène, ce serait le comble de mes envies, à ce moment-là. J’en jouis presque, rien qu’à l’imaginer.
Maya arrête de parler et regarde la figure inquiète de son mari.
- Mais ne fais pas cette tête, Éric. Je t’aime. Quand c’est nous deux, c’est sexuel et physique, mais c’est aussi de l’amour, du respect et toutes les choses merveilleuses de notre vie ensemble. Ce que je suis en train de rechercher – et de trouver – dans ces nouvelles expériences est autre, et je ne peux le faire que parce que je t’aime et tu m’aimes. La tendresse n’en fait pas partie, ni souvent le respect pour moi en tant que femme non plus. Je m’en fiche. J’assume. Mais plus il est difficile pour moi de me pousser à faire ces choses folles, plus ma jouissance est puissante. Le point crucial, c’est qu’il faut qu’il y ait un fort élément de risque, ou que ce soit difficile à supporter, de préférence les deux. Ma tête bourdonne de possibilités qui sont complètement dingues, mais selon Gaëlle, quelquefois il faut qu’une expérience t’oblige à mettre de côté toutes tes limites morales, physiques et mentales, pour pouvoir te soumettre à toutes les possibilités, si tu veux vraiment atteindre les sensations extrêmes que tu recherches.
- On dirait que c’est toute une philosophie de l’érotisme que tu exprimes, là !
- En fin de compte, oui, c’est ça.

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