Footing

C'est toujours un long moment d'hésitation lorsque je dois, le dimanche matin, choisir
ma tenue de jogging. Ce jour là, je suis d'humeur badine. Une longue frustration de
tout contact masculin et la douceur de ce temps de contre saison me mettent les sens
en éveil. J'opte finalement pour une tenue fuchsia moulante en tissu respirant dont
j'apprécie la chaleur et la douceur du contact. Je l'enfile sur mon corps nu et
chausse des chaussures de trail assorties.
Dés mes premiers pas dans la petite rue du village, je ne sens plus le frottement du
vêtement et j'ai l'impression de courir totalement nue. Je ne force pas mon talent et
m'engage sur le large chemin agricole très bien entretenu qui s'enfonce dans les
champs de céréales à peine naissantes. Des fantasmes coquins peuplent mon esprit. J'ai
envie d'une exhib.
Je roule ma ceinture de pantalon pour dégager à moitié mon pubis et mes fesses. Je
sens la fraîcheur de l'air du matin sur ma peau nue et en ressens une agréable
excitation. Je cours un long moment dans cet univers faiblement vallonné. Au loin une
grande route et une autoroute bornent mon territoire. Je pense que les conducteurs qui
y circulent peuvent percevoir l'impudeur de ma tenue et cela renforce mon trouble.
Un tracteur tourne dans un champ éloigné. Je l'imagine qu'il se rapproche de moi et
que son occupant me fait monter dans la cabine pour une séances de caresses coquines.
Je vois au loin quatre hameaux. Qui sait si quelque habitant ne me lorgne avec des
jumelles. Mon ventre se creuse et je roule mon pantalon jusqu'en haut de mes cuisses
dégageant ainsi mon bas ventre et mes fesses. Je me sens aérienne...
Lorsque mon chemin franchit une route sur un pont, j'entends, derrière moi un bruit de
moteur. Honteuse, je couvre instinctivement mes fesses et mon sexe et continue à
courir sur le bord du chemin.

Un lourd 4x4 me dépasse et s’arrête en douceur quelques
mètres devant moi. Un paysan aisé d'age moyen en descend. Dans un réflexe de peur, je
m'écarte du chemin pour le contourner.
Il me hèle de façon originale en disant: «  je crois que je peux satisfaire vos
envies, madame » . Je lève les yeux et vois qu'il me sourit. Un rien d'amusement
grivois fait friser son regard. Sans être vraiment beau, son physique ne me rebute
pas. Je me fige sur place et le laisse approcher.
Son regard bleu est vissé dans le mien et pourtant je me sens terriblement nue devant
lui. Sa main s 'approche, ses doigts m'effleurent et toute ma peau est hypersensible
et appelle la caresse. Il saisit délicatement la taille de mon fuseau et le baisse à
mes pieds. « C'est mieux comme cela ! » dit-il, et tout mon corps, demi nu, se met à
trembler d'émotion. Des sentiments contradictoires me gagnent, entre angoisse et
excitation. Mon ventre se crispe comme pour se protéger et mon sexe s'humidifie. Mon
interlocuteur le ressent. Il effleure maintenant mes fesses d'un geste d'une rare
douceur.
Je me détends et mes cuisses s'écartent peu à peu. Je commence à ouvrir le ciseau de
mes membres entravés. Il en profite pour prendre possession de mon entrejambe et
commence une large caresse profonde de mon clitoris à mes fesses. Je laisse mon tronc
basculer vers l'avant, en équilibre instable, et rends ainsi mes trous plus
accessibles. Un bras musclé me soutient et m'attire vers sa poitrine, tandis que
l'autre pénètre de ses doigts sans violence mes grandes lèvres et mon cul. Je n'en
puis plus de désir ! Il roule alors mon sweat et dégage mes seins. Je me sens exposée
à la vue de tous et pourtant pleine d'envie d'aller au bout de ce qui m'est promis.
Mes cuisses sont trempées de mouille.
L'homme me guide chancelante, la démarche gênée et grotesque, vers le capot de la
voiture ou il dispose mes mains.
Je connais la suite et sais que je dois me
soustraire, mais mon corps ne m'obéit plus et s'entrouvre à l'assaut. Je libère mes
chevilles et mes jambes s’éloignent l'une de l'autre en découvrant mes trous. Il
appuie sur ma nuque pour que mon corps se plie, écarte largement mes cuisses de sa
main. Il ouvre sa braguette, en sort un sexe court et trapu. Il titille mon œillet et
l'entrée de mon sexe du bout de sa verge humide et me pénètre ainsi en levrette.
Je ne tarde pas à manifester mon plaisir tant je l'attendais avec hâte. Je jouis une
première fois lorsque son sexe s'agite dans mon vagin en même temps que ses doigts
martyrisent mon clitoris. J'exulte une deuxième fois lorsqu'il glisse son phallus
humide dans mon cul alors que ses mains pétrissent mes seins et les labourent presque
avec violence. J'ai la sensation d'être empli de lui. Il sort alors de mon cul et
lâche sa semence sur mon dos nu courbé, dans un cri. La tension tombe et mon esprit
imagine à nouveau que de nombreux yeux sont fixés sur mon anatomie offerte. Je regarde
autour de moi et en suis persuadée.
Mon amant se rajuste et me nettoie, en me caressant, des souillures infligées. J'en
oublie où je suis et ne me formalise nullement de le voir, sans crier gare, me dénuder
totalement. Il ôte mes chaussures et enlève mon maillot. Me voici délicieusement et
totalement nue, offerte à ceux qui veulent me regarder. Il me fait monter ainsi dans
son véhicule aux larges vitres et nous voilà partis. Je me sens à la fois protégée par
les vitres et exhibée comme une fille de joie.
Dés que nous gagnons la périphérie de la ville, mon anatomie y gagne en succès: des
s les yeux écarquillés à l'arrière d'un bus, une conductrice émue à notre droite
aux feux, un piéton incapable de dégager son regard plongeant. Mon émotion est à
nouveau à son comble. Mes cuisses s'écartent instinctivement.
Ma main ouvre mes
grandes lèvres et décalotte mon clito. Je commence à me caresser, me pénètre et me
cabre, indécente, pour un court instant de plaisir. Voilà que je me rends compte que
j'aime être ainsi exhibée! Mon amant en est ravi et le manifeste en caressant mes
cuisses, mes seins et mon sexe à la dérobée.
Le 4x4 roule un long moment pour rejoindre la campagne et s’arrête enfin dans la cour
d'un petit château de pierre blanche. Mon compagnon me le fait visiter dans tout ses
recoins. Je me sens encore plus nue dans cet environnement qui n'est pas le mien. Face
à la maison s'étend un important vignoble qui semble appartenir à mon amant. Plusieurs
ouvriers sont affairés aux travaux de la vigne. Je suis amenée à leur rencontre
toujours aussi absolument nue. Leur regard méprisant est à la limite du soutenable.
Mais j'adore ce mélange d'insulte et de désir dans leurs yeux. Pour eux je suis une
pute, une salope, qui ne pense qu’à se faire mettre. Et soudain ça me convient et mon
corps de redresse, provocant, exposant fièrement ma poitrine et mon sexe sans voiles.
Devrais-je accepter leurs assauts ?
Cela semble ravir leur patron qui me tient de telle façon qu'ils n'ignorent rien de
mon intimité. Quant à moi, mon exhibitionnisme naturel m’amène à ressentir comme
émoustillant d'être ainsi livrée en spectacle. Je suis trempée de cyprine et dilatée à
souhait au point qu'un seul contact suffirait à me faire jouir. Mon amant se garde
bien de me libérer de cette tension, et pour cause...
De retour dans la maison, il me présente sa femme, jolie brunette d'une quarantaine
d'années, très vite intéressée par ma plastique. Je tressaute lorsqu'elle effleure mes
épaules, me contracte violemment lorsqu'elle touche mes seins. Puis je sens monter mon
désir lorsque, simultanément, ses deux mains envahissent mon sexe et mon cul. Elle
dilate mes organes au point que j'ai l'impression de me déchirer, mon périnée coincé
entre ses doigts.
Je suis en même temps surprise et comblée de la violence de sa
caresse. Elle me fait jouir pour la troisième fois de la journée d'un mouvement souple
de ses deux poignets. Sa langue envahit ma bouche qui s’écartèle sous l’assaut. Mes
jambes ouvertes défaillent et mon bassin est porté par ses deux bras. Lorsque son
souffle s’accélère, et qu'elle émet un doux bruit de gorge, elle me laisse, demi-
inconsciente, tomber au sol.
Une heure ou deux plus tard, son mari me dépose à notre point de rencontre et me
redonne un air présentable. Je suis incapable de reprendre ma course. Le tracteur est
toujours là et son occupant, étonnement présent, me sourit avec des éclairs dans le
regard. Une fois encore mon bas ventre se contracte mais la fatigue se fait sentir. Je
rentre à la maison sûre d'avoir brûlé nombre de calories et finalement heureuse de
ces plaisirs.
Plusieurs soirs, alors que j'attends dans mon lit le sommeil, le souvenir de ce
dimanche va m'amener, me masturbant, à une rapide orgasme. J'ai, plus d'une fois, été
courir dans ce chemin, le corps à demi dénudé, mais je n'ai rencontré personne. Enfin
presque!
J'avoue qu'à force le conducteur du tracteur a fini par remarquer mon insistance. Un
beau jour il m'a suivie derrière une butte engazonnée ou je souhaitais satisfaire un
besoin pressant. Debout tout près de moi, il m'a longuement contemplée accroupie, demi
nue et honteuse. Armé de kleenex, en un interminable geste, il a tendrement essuyé ma
vulve et nettoyé la raie de mes fesses. Je me suis sentie ridicule et sale, accroupie
et l’entrejambe offert à ses mains. Empêchée de me revêtir lorsque je me suis relevée,
le reste de mes vêtements m'a été promptement arraché.
Ensemble nous sommes montés en haut de la butte, moi totalement nue, de plus en plus
visible des usagers de l'autoroute. Là, il m'a caressée presque brutalement pour
obliger mon corps à se tordre en mille posture d'une rare indécence. Ma performance a
été saluée de quelques coups de klaxon et autres appels de phares. Je me suis sentie
bien d'être ainsi exhibée. Lorsqu'il a senti mon plaisir, il m'a portée jusqu'au
tracteur ou il m'a longuement possédée dans la cabine vitrée, au vu de tous. Mon cul,
ma bouche et ma vulve sont envahies à leur tour. Mais je n'ai pu atteindre le niveau
de plaisir de mon expérience précédente.
J'ai réessayé pour en être sûre. Le goujat s'est contenté de m'arracher mes vêtements
et de me sodomiser à sec sans aucun souci de moi, à la vue des nombreux passants. Au
village, il m'a fait la réputation d'une « salope », d'une fille facile, ce qui m'a
valu quelques déboires. Depuis, je m'abstiens de paraître aux manifestations publiques
où l'alcool est présent. Cela m'évite des propositions aussi grossières
qu'insultantes. Mais je regrette la première expérience.
J'ai longuement guetté mon ancien amant à l'entrée du château mais sans pouvoir jamais
entrer en contact avec lui. Deux ouvriers, me voyant errer là, se sont souvenus de moi
et m'ont emmenée dans un fourré. Ils m'ont rudement caressée en m'insultant et m'ont
prise en double. Je me rappelle encore de l'odeur acre de leur sueur alors qu'ils
avaient envahi mon cul et ma vulve. Leurs sexes se frottaient l'un à l'autre à travers
mon périnée. Ils se faisaient l'amour. Dommage!
Faute de mieux, il m'arrive encore de m'exhiber, seule sur la butte, aux yeux des
automobilistes, mais ce n'est pas pareil. Lorsque je pars courir, je suis maintenant
toujours habitée de désir et j'imagine encore faire de nouvelles rencontres. Parfois
l'émotion me gagne, mais rien ne se passe.

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