Mon Épouse, Cette Inconnue- 2Ème Partie: L'Enquête

Je suis complètement déboussolé et désarmé, je ne peux faire face à cette situation.
Comment agir dans l'immédiat? Je ne connais même pas les noms de famille de ses copains et encore moins leurs adresses. Je sais juste, car Joss m'en a parlé, que Gérard habite une maison mitoyenne, comme il s'en fait beaucoup dans le nord, ce qu'on appelle les maisons de ville, étroite et avec un ou deux étages, à Hem, ville touchant Roubaix, au sud de cette dernière. Mais ce renseignement ne m'avance pas à grand chose..
Pour m'occuper l'esprit je fais du rangement dans le salon qui est resté tel qu'on l'a laissé la veille au soir puis je pars prendre une douche. Posée sur le lave-linge, j'aperçois une culotte propre de mon épouse, je suis certain qu'elle est encore partie cul nu. Quelle salope!
Ensuite je fais quelques courses pour les repas du week-end et je reviens à la maison. Le midi je prends un triste déjeuner en regardant sans intérêt la télévision. Et les heures défilent, lentes, monotones. En fin d'après-midi, pour me changer les idées, je vais boire quelques bières au bar du coin. Des connaissances m'invitent pour un 421. Pourquoi pas! Il est plus de 22 heures lorsque je reviens à l'appartement, un peu allumé par les bières ingurgitées. Contrairement à ce que j'espérais, pas de message sur le répondeur. Désemparé, je sors la bouteille de whiskies et je bois. Quelques heures plus tard, la bouteille vide, complètement bourré, je pars me coucher tant bien que mal et sombre dans un sommeil profond et cauchemardesque.
Le lendemain je me réveille à 8 heures avec une gueule de bois carabinée. Je prends des cachets et une douche froide. C'est donc un peu rétabli que je bois un grand bol de café noir, très fort et je me retrouve au même point que la veille. S'ils avaient eu un accident ou quoique ce soit, mon épouse ayant ses papiers, on m'aurait appelé. Mais là, rien, aucun message! Pourquoi me laisse t-elle donc dans l'ignorance la plus complète? A t-elle l'intention de me quitter? Le seul pour qui j'aurais des raisons d'être jaloux, c'est Gérard, mais ce n'est pas possible, il aime trop sa femme et ses s.

Les autres? je ne la vois vraiment pas refaire sa vie avec eux, elle aime trop son train de vie que mon salaire confortable lui permet. Nous nous ne sommes pas propriétaire de notre résidence principale car mon métier m'amène à être muté tous les quatre ans environ, mais nous avons une maison en Vendée à St Gilles Croix de Vie, où nous partons un mois tous les étés et un grand studio à la montagne. Je ne la vois pas quitter tout cela, surtout pour quelqu'un qui ne gagne qu'un peu plus que le smic. Mais alors, pourquoi ce silence?
L'après-midi je décide de prendre la voiture et d'aller sillonner les rues de Hem. On ne sait jamais. Je tourne donc dans la ville peu animée en ce dimanche, m’arrête dans deux ou trois bars pour boire un demi, puis reviens à l'appartement en fin d'après-midi, pas plus avancé. Toujours pas de message! Et la soirée s'écoule, toujours aussi sinistre. Mais en espérant toutefois la voir revenir puisqu'il faut bien qu'elle reprenne le travail demain. Ce fut en vain. Je n'ai même pas le courage ni l'envie de me préparer un repas. Donc au lit. Le sommeil est agité, entrecoupé de plusieurs périodes d'insomnie. Le lendemain, debout à 6h30 comme tous les jours de la semaine. Dans le miroir de la salle de bains je découvre un visage fatigué, des cernes noirs sous les yeux. Au bureau les collègues vont me demander ce que j'ai bien pu faire de mon week-end. Toujours pas de folies de mon corps!
La journée est longue, interminable, mais j'ai au moins l'esprit occupé. 19H30, retour à l'appartement. Au fond de moi j'espère de tout mon coeur y retrouver mon épouse, en général elle rentre une demie heure avant moi. Et bien personne et pas plus de message. Je vais me changer dans la chambre et là, surprise, je découvre les vêtements que mon épouse portait vendredi soir jetés à la va-vite sur le lit, sur le sol. Ce qui me fait le plus mal c'est de voir le dessus de lit complètement froissé, je détecte même plusieurs tâches humides. Elle s'est fait sauter sur le lit conjugal.
Elle a du revenir en coup de vent pendant la pause du midi et, le coup de queue qu'elle prend habituellement dans les toilettes de son boulot, et bien elle l'a pris ici. La salope. Je me répète, mais il n'y a que ce mot qui me vient à l'esprit. En quittant la chambre, je vois avec effarement que la petite valise que j'utilise habituellement lorsque je pars en stage, n'est plus sur l'armoire. Ainsi elle est partie avec des habits de rechange, ce qui confirme, s'il en est besoin, son intention de s'installer ailleurs. Pour quelques jours? Définitivement?
Cette fois il m'est impossible de rester continuellement dans l'ignorance et l'immobilisme.
Quitte à aller l'attendre devant son entreprise, il faut que j'obtienne une explication. Je décide donc d'aller au travail le lendemain et de demander quelques jours de congés prétextant un problème familial. Je fais suffisamment d'heures supplémentaires non payées pour que cette demande soit acceptée. Ce qui fut fait. Le lendemain à 9 heures je suis de retour à l'appart, en congé jusqu'à la fin de la semaine. J'ai donc du temps devant moi.
Maintenant il faut déterminer une stratégie. Je peux aller attendre devant son entreprise ce soir et suivre la voiture dans laquelle elle se trouvera. Ce sera certainement celle de Gérard, car j'en avais déduit qu'elle devait-être chez lui puisqu'il y était seul. Le problème et il est de taille, c'est qu'ils sont quelques 600 ouvriers dans cette usine, alors je risque fort de les louper d'autant que je ne connais pas la voiture de Gérard. Faute de mieux c'est tout de même une idée à retenir. Je me creuse la cervelle pour savoir par quel moyen je pourrai me procurer le nom de famille de Gérard.
Tout à coup, une idée lumineuse me traverse l'esprit. Je me souviens qu'il y a quelques mois mon épouse m'avait montré une photo de groupe prise à son usine à l'occasion d'un départ en retraite et que, sur cette photo, elle m'avait désigné ses copains et noté leurs noms au dos du cliché.
Le problème qui se pose maintenant est bien sur de retrouver cette photo, en espérant qu'elle ne l'ait pas dans son sac. Je me mets aussitôt en chasse. Deux heures plus tard, après avoir tout fouillé, je découvre enfin la précieuse photo dans le fond du tiroir de sa table de nuit. Et voilà le nom tant recherché: Gérard D.. Vite, l'annuaire! Les pages concernant les abonnés de la ville de Hem! Alors, B;, C;, D.D.D. Et voilà, Gérard D. 17 rue de B.. Je me souviens que lorsque nous étions arrivé à Roubaix nous avions acheté un guide sur l'agglomération lilloise qui reprenait les plans de toutes les villes la composant. Il doitêtre dans la boite à gants de la voiture. Vite, un saut à la voiture qui se trouve garée sur le parking privé derrière la résidence. Heureusement, hier matin j'avais eu la présence d'esprit de récupérer les clés de mon épouse qui se trouvaient sur la commode dans l'entrée, sinon, hier midi, elle aurait été capable de partir avec. Je remonte dans la foulée avec le précieux document. Je situe rapidement la rue recherchée, elle est en sens unique, il faut passer devant une église et prendre la deuxième à droite. Facile!.
Comme ils débauchent vers 18h30, je décide de me mettre en planque dès 17h30. Tout l'après-midi je tourne nerveusement en rond dans l'appartement et à 16h45 je me mets en route. Ce ,n'est pas très loin et trouve facilement. Je remonte donc la rue indiquée, passe devant le 17. C'est bien une maison de ville, la porte d'entrée encadrée par deux fenêtres, puis deux étages comportant chacun également deux fenêtres. Comme la rue est en sens unique, ce qui m'arrange, je me dis que ne pouvant arriver que d'une seule direction il suffit que j'attende quelques maisons plus loin, entre deux voitures. J’espère de tout coeur qu'ils trouveront à stationner avant ou devant le numéro 17. Il est maintenant 17h05, je suis en avance. Je vais tout de même vérifier le nom sur la boîte aux lettres. Rassuré, m'armant de patience, j'attends donc en écoutant de la musique.
Enfin les minutes finissent par s'écouler.
En définitive peu de voitures empruntent cette rue calme. 18H30, ils sortent. 18H40, 45, 50, toujours personne. Pourvu que je ne me sois pas trompé sur le fait qu'ils se retrouvent ici!.
A l'entrée de la rue, soudain, deux voitures viennent de tourner, elles avancent, puis, à mon grand soulagement les clignotants droits s'allument. Je fixe mon rétroviseur pour ne rien rater. Il y a de la place, les deux véhicules se garent juste devant le 17. Les portières gauches s'ouvrent. Le premier que je vois sortir est Gérard, il parle par-dessus la carrosserie à quelqu'un qui se trouve de l'autre côté que je ne vois pas encore, son passager arrière gauche sort à son tour, c'est Guy, le célibataire. De la voiture derrière, j'aperçois Jean-Luc, le conducteur puis derrière, Denis, qui était à la maison vendredi. En voilà trois qui traversent,
Gérard apparemment attend quelqu'un. Bingo! Voilà Joss qui apparaît, ma splendide épouse, plus belle que jamais mais aussi la pire des garces! Elle a sa veste de cuir noir, une jupe rouge, des bas noir et elle a mis ses escarpins qu'elle avait déjà vendredi. Quelle merveilleuse créature. Gérard lui entoure la taille d'un bras possessif. Je suis fou de jalousie. Il sont donc bien ensemble, ce que je craignais. Un autre individu que je ne connais pas est sorti du second véhicule et se joint au groupe qui pénètre dans l'habitation. C'est cinq hommes en tout qui dans peu de temps vont profiter de tous les orifices de mon épouse. J'ai envie de hurler, de me précipiter dans cette maison de débauche pour leur hurler ma souffrance et mon dégoût, de ramener cette épouse volage au domicile conjugal en la tirant par les cheveux si nécessaire. Au lieu de cela je reste immobile et attends. Je ne sais pas trop ce que j'attends d'ailleurs.
Et c'est une heure et demie plus tard que je vois la porte se rouvrir et trois hommes en sortir: Jean-Luc, Denis et l'inconnu. Ils traversent et montent dans le second véhicule. Ils sont certainement très contents d'eux, satisfaits de s'être vidés les couilles dans la femme consentante et si docile mais qui se trouve être ma femme. Je me penche vers la boite à gants pour ne pas être identifiés, deux d'entre-eux me connaissent. Ainsi Guy est resté avec eux, ils vont donc faire lit à trois. Les autres sont certainement repartis à cause de leurs épouses et Jean-Luc a sans doute peur que sa femme ne l'appelle et qu'il ne soit pas là pour répondre. Puisque je ne vais pas faire un scandale dans la maison, il me reste à regagner mon logis pour réfléchir de la suite que je vais bien pouvoir donner à ma vengeance, car je vais me venger, il ne peut pas en être autrement.
Le lendemain, à six heures je suis debout. Ils prennent le travail à 8 heures, ils vont donc partir vers 7h30. A 7 heures je suis dans la rue et me gare cette fois avant le N°17. J'ai une vue parfaite sur la porte d'entrée. C'était bien vu, à 7h30 pile la porte s'ouvre. C'est mon épouse qui sort la première. Cette fois elle a une jupe noire et ses bottes à hauts talons. Elle a du en prendre plein le cul toute la nuit. Quelle garce! Elle traverse et ses deux compagnons la rejoignent, la voiture déboîte et ils s'en vont. Je n'ai plus qu'à en faire autant. Comme mon épouse n'avait pas de bagages, j'en conclus qu'elle compte revenir ici ce soir.
Après y avoir réfléchi toute la nuit, j'avais arrêté un plan. Puisque l'épouse de Gérard est en vacances chez les parents de son mari à Wissant, il me suffit de téléphoner aux renseignements et de demander les téléphones des abonnés qui portent le même nom que lui. A 9 heures je décroche donc mon téléphone et exprime le but de mon appel à l'opératrice. Après un temps de recherches, ma correspondante m'indique qu'il y a 5 monsieur et madame D.
- «Pouvez-vous me donner les numéros de téléphone et les adresses SVP?
- «Pas de problèmes!
Je note consciencieusement les renseignements fournis, remercie et raccroche. Je détecte rapidement la personne concernée car une seule a pour adresse «rue du front de mer» et je sais que la maison des parents de Gérard donne sur la mer. Aussitôt je compose le numéro, quelques sonneries retentissent puis une voix de femme répond:
- «Allo!
- «Oui bonjour madame, excusez-moi de vous déranger, mais est-ce que l'épouse de Gérard est chez vous?
- «Oui, mais c'est pourquoi?
- «Je suis un voisin, c'est au sujet de leur maison!
- «Quittez pas! Aline, Aline, c'est pour toi, je ne sais pas ce qui se passe, c'est un de tes voisins concernant un problème au sujet de ta maison.
- «Oui, allo!
- «Bonjour madame. Écoutez attentivement ce que je vais vous dire, c'est assez surréaliste. Il se passe de drôles de choses chez-vous depuis samedi. Figurez-vous que je vois des gens rentrer avec votre mari, quelquefois quatre ou cinq, et avec eux il y a toujours une belle et grande femme aux cheveux noirs. Mais le plus inquiétant, c'est que si des hommes quittent votre domicile au bout de quelques heures, il y en a toujours un qui reste avec votre mari et également la femme, une femme qui semble très familière avec votre époux puisque je les vois souvent se tenir par la taille, tendrement enlacés. Toujours est-il que cette femme passe la nuit chez vous depuis dimanche. Lundi soir je l'ai même vu entrer avec une valise et l'autre garçon avec un sac de voyage. Voilà ce que j'ai à vous dire, faites le meilleur usage de ces renseignements. Bonne journée!
- «Monsieur! Monsieur! Attendez! Qui êtes-vous? Pourquoi me dites-vous tout cela et en quoi êtes-vous concerné?
- «Madame je vais être franc avec vous. Cela fait quatre jours que je ne vis plus. Il m'a fallu mener une véritable enquête pour découvrir tout ce que je viens de vous apprendre. Et croyez bien que je suis concerné au premier chef puisque cette fameuse femme aux cheveux noirs, c'est tout simplement mon épouse.
- «Mais comment puis-je croire tout ce que vous me dites? Ce pourrait-être un canular?
- «Écoutez, je vous donne mes nom, prénom et adresse. Vous téléphonez aux renseignements et demandez l'adresse et le téléphone de Monsieur R., puis vous me rappelez.
- « D'accord!
Cinq minutes plus tard, le téléphone sonne.
- «Allo!
- «Oui, c'est moi. C'est donc bien vous et je vous crois. Il faut absolument que je retourne chez moi, mais je n'ai pas de voiture et par le train ça va être un peu compliqué.
- «Attendez, on se trouve embarqué dans le même bateau et nos intérêts convergent. Voilà ce que je vous propose. Je viens vous chercher avec ma voiture, je connais Wissant, c'est tout au plus à deux heures de route. Je pars tout de suite et je serai là-bas vers 11h30. Je vous ramène à Hem et en cours de route nous établissons un plan d'attaque.
- «OK! En arrivant donnez deux coups de klaxon.
- «A tout à l'heure!
Cette fois, les dés sont jetés. Nous passons à l'action. Cette perspective me rend le moral.
A 11h25 je suis devant la maison, un coquet petit pavillon. Des s jouent dans le terrain devant. Je n'ai pas à klaxonner, elle devait me surveiller car elle sort aussitôt. Elle embrasse ses s et se dirige vers moi.
C'est une jolie femme, pas très grande; 1m60, 65, les cheveux blonds, frisés, assez courts, des jambes fines, bien galbées. Elle est vêtue d'une jupe plissée en tissu écossais qui la rajeunie, d'un corsage blanc à première vue bien rempli et d'une veste de cuir noire. Elle prend place prés de moi en me saluant. Ses beaux yeux bleus me fixent, ils sont rougis par les larmes. Je m'en veux un peu d'être la cause de ces pleurs.
- «Excusez-moi de vous avoir causé de la peine, mais je ne pouvais pas garder tout cela pour moi.
- «Ne vous excusez pas. Au contraire, je vous remercie. Si ce que vous dites est vrai, il va me le payer, soyez en certain.
J'attends qu'elle accroche sa ceinture avant de démarrer. La courroie, passée entre ses
deux seins, fait agréablement ressortir le galbe de sa poitrine ronde et bien fournie.
Je prends le chemin du retour.
Une demie-heure plus tard, je lui demande:
- «Vous n'avez pas déjeuné?
- «Non mais je n'ai pas faim!
- «Ta ta ta! On ne va pas se laisser abattre! Je vous invite » lui répondis-je, une assurance toute neuve retrouvée.
Et dix minutes plus tard on se retrouve autour d'une bonne table à déguster la spécialité de l'établissement et à apprécier une bonne bouteille de vin. Ce repas nous fait du bien et le vin a contribué à faire tomber la tension que je sentais chez cette femme trompée et meurtrie. Mais je me rendis vite compte que j'avais à faire à une personne au caractère bien trempé. Si elle avait marqué le coup à l'annonce de la tromperie de son mari, elle a vite repris du poil de la bête et j'ai maintenant devant moi une épouse décidée à obtenir le fin mot de cette histoire et à en tirer toutes les conséquences. Dans la discussion, elle me dit:
- «Sauf si mon mari décide lui même de me quitter, je n'irai toutefois pas jusqu'au divorce car avec mes quatre s je ne vois pas trop comment je pourrai m'en sortir, avec, en plus, la maison qui n'est pas encore finie d'être payée. Mais si mon couple se reforme, je vous jure qu'il va le payer et cher!.
- «Et vous? Qu'allez-vous faire? Ajouta t-elle.
- «Oh moi, je suis un peu dans les mêmes dispositions que vous. J'ai trois s, ils sont dans les Ardennes, chez mes parents actuellement. Alors, si ma femme revient, je l'aime beaucoup trop pour m'en séparer de ma seule initiative. Maintenant, à l'instant où je vous parle, je ne connais pas ses intentions.
- «Mais qu'est-ce qu'on peut-être naïfs dans la vie. Nous sommes les cocus les plus cons de la planète! En attendant, voilà ce qu'on va faire. En arrivant chez moi, je cherche les preuves de l'adultère, les habits de votre femme par exemple. Dès ces preuves découvertes, je téléphone au cabinet d'huissiers dans lequel j'étais secrétaire avant d’arrêter pour élever mes s, ça, au moins, ça tombe rudement bien et je demande la venue de l'un d'entre eux. Puis on attend l'arrivée des salopards, cachés dans un débarras et on les surprend en pleine action. Le programme vous convient?
- «Topez là! C'est parfait!
Puis on continua la route en changeant de sujet. Pour elle, un plan était arrêté, on pouvait parler d'autre chose.
Au fur et à mesure que les kilomètres défilent, je remarque que la jupe légère de ma passagère a tendance à remonter, dévoilant de plus en plus de magnifiques cuisses nues bien rondes et qui semblent bien fermes. Apparemment, elle ne s'en rend pas compte.
Et pourtant, soudain:
- «Vous êtes en train de mater mes cuisses là!
Ce n'est pas une question, c'est une affirmation.
- «Ben oui! Elles sont trop belles et ce que je vois laisse deviner d'autres trésors encore plus attrayants!
- «Vous êtes un peu gonflé non? Vous comme moi nous sommes cocus et vous me draguez?
- «Vous avez raison, excusez-moi. Mais en dix ans de mariage, je n'ai jamais trompé mon épouse. Vis à vis d'elle je ne m'en sentais pas le droit. Seulement, après ce que me fait cette
garce, je me sens délié de mon voeu de fidélité et de vous voir près de moi, comme cela, me trouble beaucoup.
Elle ne répond pas, elle me fixe quelques instants de son beau regard bleu, un petit sourire moqueur sur les lèvres. Mais elle ne remet pas sa jupe en place pour autant.
Nous voici enfin devant la maison. Comme hier, je me gare 50m plus loin puis nous rentrons.
En bas, il y a le salon, salle à manger et cuisine qui donne sur une cour et un jardin à l'arrière. Rien de spécial n'est détecté par Aline, prénom que je connais puisque prononcé par sa belle-mère ce matin au téléphone.
Nous montons à l'étage. Deux chambres et la salle de bain. La première chambre est celle d'un : rien. La seconde, c'est la chambre conjugale: sur le lit une jupe, une robe, deux jupes sont suspendues sur des cintres accrochés à la porte de l'armoire avec des chemisiers, puis une valise de vêtements se trouve posée un peu plus loin prés de la fenêtre et un sac de voyage contenant des affaires d'homme. Voir les effets de ma femme étalés sur le lit d'un étranger me fait mal, très mal.
- «Quelle bande de salauds, ils couchent à trois dans notre lit. Le salaud! Le salaud! Et ta femme, quelle salope!
Tiens, elle me tutoie. Notre humiliation commune nous rapproche.
- «Je suis d'accord avec toi, pas un pour racheter l'autre.
Il reste la salle de bains où Aline découvre la vanity de mon épouse et ses produits de maquillage sur la tablette du lavabo.
- «En plus, elle s'est installée, elle fait comme chez elle! Bon, je descends téléphoner à l'huissier.
Nous redescendons et elle téléphone.
- «Bien, il arrive à 18 heures. Comme ils quittent le travail à 18h30, il nous restera un gros ¾ d'heures. Assieds-toi à la table, je vais nous faire un café
Elle a définitivement adopté le tutoiement.
Dix minutes plus tard nous dégustons un bon café fumant et odorant.
Machinalement, je regarde l'heure:
- «Encore une heure et demie à attendre, ça va être long!
- «Tu crois? On peut arranger cela.
A peine avoir dit ces mots, elle pose la tasse sur la soucoupe, se lève et, ni une ni deux, elle vient s’asseoir sur mes genoux.
- «Alors, comme ça j'ai de belles cuisses et tu veux voir plus loin?
.
Je ne peux pas répondre, sa bouche s'est emparée de mes lèvres et je sens sa langue, curieuse et aventurière, forcer l'ouverture et prendre possession de ma bouche. C'est un baiser imprévu mais o combien savoureux. Ses lèvres sont douces, sa langue est active, nos salives se mélangent. Ma réaction est subite vu le contexte, mon sexe s'est brusquement dressé dans mon pantalon, elle doit sentir la protubérance le long de sa hanche. Je suis frustré depuis si longtemps. J'ai désormais dans mes bras un corps chaud, ardent, pressant, qui, apparemment, quémande l'amour. C'est pour moi une bénédiction. Après toutes ces journées de tension, je me sens tout à coup complètement libéré. Ma main part à l'aventure sur la cuisse découverte par la jupe largement troussée. Mon Dieu, je m'en doutais, sa peau est d'une douceur incomparable, d'une délicatesse qui appelle la caresse. Elle écarte elle même les cuisses, m'invitant à poursuivre l'introspection. Rapidement j'arrive à la culotte dont je caresse la fine dentelle. Elle est déjà humide. J'empaume la vulve, en sent la chaleur.
Aline apprécie, bouge ses reins, appuyant la caresse.
Je la fait maintenant remettre debout. Je ressaisis ses lèvres et lui caresse les seins. Ils sont fermes, bien gonflés, je sens les tétons poindre dans le soutien-gorge. Puis je déboutonne et ôte le chemisier, dégageant par la-même deux magnifiques rotondités encore emprisonnées. Le soutien-gorge ne tarde pas à suivre et je peux enfin contempler cette ravissante poitrine que je magnifiais à raison, deux seins fermes à la tenue irréprochable. Je me penche et saisis délicatement de mes lèvres le téton turgescent, dressé, arrogant et le mordille, l'aspire, le suce. Aline, sous la caresse apprécie et commence à geindre doucement.
Je m'emploie à déboutonner sa jupe qui glisse et s'affaisse telle une corolle à ses pieds. Elle n'est plus revêtue que de sa culotte qui s'avère n'être qu'un minuscule morceau de tissu en dentelle ne cachant que l'essentiel. Sous des dehors sérieux, Aline sait être une femme sexy qui aime avoir de jolis dessous. Est-ce pour son rustre de mari?
Pendant ce temps Elle me masse l'entre-jambe, augmentant par la-même la puissance de mon érection. Puis elle me retire la ceinture, déboutonne le pantalon et le baisse avec le caleçon, libérant ainsi mon sexe qui bondit littéralement dans sa main tendue. Elle me branle quelques temps puis se dégage. Je me dévêts complètement puis, la saisissant sous les genoux et à la taille, je l'enlève et la dépose dans ce fameux canapé, théâtre et lieu privilégié où s'ébattent nos débauchés de conjoints. C'est un juste retour des choses, je vais prendre sa femme là où il s'occupe si bien de la mienne.
Aline est maintenant allongée, lascive, abandonnée, prête à se livrer au mâle. Je lui retire sa petite culotte et découvre une vulve complètement épilée, déjà entrouverte et où perle une humidité annonciatrice du plaisir. J'embrasse un temps ses seins, aspire, mordille les tétons bien gonflés. Doucement mes lèvres glissent sur sa peau toujours aussi douce et descendent vers son puits d'amour. Elles sont maintenant plaquées sur son sexe, ma langue pénètre en écartant ses grandes lèvres, investissent l'antre ainsi dégagée, j'aspire et bois le nectar qui s'écoule désormais de la chatte brûlante. Puis elles remontent titiller le petit dard maintenant sorti de sa cachette. Aline a ses mains appuyées sur ma tête et elle gémit doucement, émettant une plainte continue par ses lèvres entrouvertes. Elle écarte largement les cuisses, les genoux relevés.
Je n'y tiens plus. Je me redresse et, me plaçant dans la fourche de ses cuisses accueillantes, je m'allonge sur la femme consentante. Je positionne mon gland congestionné par l'important afflux de sang qui contribue à la raideur rarement atteinte de mon sexe à l'entrée de sa grotte et pénètre doucement. Je savoure l'intromission. Elle aussi apparemment, elle a arrêté de respirer et, les yeux clos, apprécie cette barre brûlante qui investit ses entrailles. Bientôt je suis au fond, mon pubis collé à son mont de vénus. Puis je commence des mouvements lents, ma bouche couvre sa bouche dans un baiser torride. Je bois sa salive, je respire son souffle. Mes deux bras se saisissent de son torse et je plaque son corps contre le mien. Nous ne formons plus qu'un, les deux corps étroitement emboîtés, reliés par ma verge qui investit profondément son vagin inondé. J'accélère la cadence.
Manquant de souffle, sa bouche a quitté la mienne et de ses lèvres, ce sont désormais des sons inarticulés qui en sortent. Mon bas ventre claque contre son corps, projetant violemment mon vit au plus loin dans son antre. Elle commence à délirer, son bassin s'agite en mouvements incontrôlés, sa tête oscille de gauche à droite: « AAAHHHH! OUIIIIIIIII!
Vas-y! Vas-y! C'est bon! OUIIIIIII! ». et elle part dans un orgasme irrépressible. De mon côté, ne pouvant plus me retenir, je lâche tout. Des jets super-puissants sont projetés au fond de son vagin, l'emplissant d'un sperme trop longtemps contenu dans mes testicules si peu sollicitées depuis plusieurs jours. La puissance des flots de liquide chaud amplifie encore l'orgasme. Aline me griffe le dos et tombe en pâmoison.
Je reste un certain temps enlacé au corps inanimé de mon amante, la laissant reprendre ses esprits. Puis je m'allonge sur le côté, appuyé sur un coude, en admiration devant cette femme qui m'a procuré tant de plaisir. Je lui dépose des petits baisers sur ses lèvres entrouvertes par lesquelles passe un souffle brûlant. Elle ouvre ses yeux, me sourit: «Merci! Oh merci! Il y a si longtemps».
.
Elle me prend dans ses bras et me confie:
- «Excuse moi. Tu dois me prendre pour une moins que rien! Je te rencontre ce midi et déjà je couche. Tu sais, tu m'as troublé dans la voiture quand tu m'as parlé de mes cuisses. Il y a si longtemps qu'un homme ne m'avait pas fait de compliments! Alors j'ai craqué.
- «Mais enfin, tu es si jolie Aline! Ton mari ne peut qu'être fier de toi, il doit te le dire! Je me demande d'ailleurs pourquoi, avec une si jolie femme il cherche ailleurs?
- «Oh mon mari! Tu sais le temps où il m'exprimait son amour par des mots doux est bien loin. Je regrette par contre c'est pour toi. Je t'ai poussé à tromper ta femme!
- «Et bien tu vois, çà m'a fait du bien! Après les jours que je viens de connaître, ça m'a détendu. Et puis, après tout, elle le mérite tu ne crois pas?
- «Exact, ils le méritent tous les deux! Et en plus c'était fort agréable!
Ceci dit, elle saute sur le sol. « Allez, pousse toi! » me dit-elle. Puis elle me chevauche et reprend possession de ma bouche. Elle a pris la direction des opérations. Puis ses lèvres descendent sur mon torse, y déposant quantité de petits baisers. Elle atteint le ventre et bientôt bécote mon sexe qui a retrouvé une demie érection. Mais, sous la caresse, celui-ci présente rapidement une forme triomphale, bien droit, le gland décalotté et encore luisant de notre précédent accouplement. Elle embouche alors cette tige désormais raide à souhait, elle en prend possession, entièrement, complètement. Je sens mon gland peser sur le fond de sa gorge. Elle a un haut de coeur, se retire, puis replonge. Mes mains jouent avec ses cheveux, mon souffle se fait court. Il ne faut pas qu'elle insiste trop longtemps car je ne pourrai pas me retenir tant j'apprécie cette caresse si rare. Je suis tellement en manque que mes bourses ne demandent qu'à se vider de nouveau.
Comme si elle m'avait entendu, elle me libère, puis elle reprend son ascension toujours en me bécotant. Bientôt elle se réapproprie mes lèvres. Je devine sa vulve sur mon sexe. Sa main se saisit de ce dernier, elle le positionne puis une douce chaleur l'enveloppe. Alors, elle se redresse et se met à me chevaucher. Je regarde mon vit, superbe mât érigé tel un obélisque, apparaître puis disparaître successivement dans cette caverne imberbe si chaude et si accueillante. Je ressens un plaisir énorme à faire l'amour à cette femme que je ne connaissais pas ce matin. C'est un accouplement d'une grande pureté, sans arrière pensée, deux êtres qui se rapprochent, s'aiment au travers cet acte qui les unit. C'est une communion des sens qui tend à nous emmener vers les sommets du plaisir.
Maintenant Aline a ses doigts crochetés dans la chair de mes pectoraux, elle s'y cramponne. Ses reins sont désormais animés d'une danse incontrôlée que j’amplifie par de furieux coups de boutoir qui projette mon braquemart au fond de sa caverne. Je sens une douce chaleur envahir mes testicules tant son liquide d'amour se répand abondamment. Son souffle s'accélère, elle se met à gémir de plus en plus bruyamment. Vite! Vite! Jouis ma chérie, je ne vais pas pouvoir tenir longtemps! Nos corps se comprennent. Elle est prise brutalement d'un tel orgasme qu'elle manque d'être désarçonnée. Aussitôt je me libère. Pour la seconde fois j'inonde de mon sperme son antre brûlante et hospitalière. Elle s'allonge alors sur moi, le souffle court.
- «Merci! C'était bon! Je revis! Merci à ta femme de nous avoir fait nous rencontrer!
C'est pourtant vrai. Le plaisir que nous venons de prendre adoucit quelque peu notre condition de conjoints trompés et nous permet de nous dire que nous ne sommes plus les seuls. Vengeance au goût amer! Et pour les rattr dans la débauche, il y a encore du chemin à parcourir. Que nous ne ferons jamais d'ailleurs car il n'est pas question que nous tombions dans de tels égarements.
- «Mon Dieu! Aline, il va être 17h30! Vite! Il nous reste peu de temps!
Effectivement, il nous faut tout remettre en ordre et ne laisser aucune trace de notre présence.
Aline fonce dans la salle de bains en n'oubliant pas d'emporter ses vêtements. Je me rends plus ou moins décent à l'évier de la cuisine en effaçant les traces humides sur mon corps et me rhabille. Puis je saisis une éponge et un torchon et nettoie toutes les taches laissées par nos ébats en prenant garde de bien faire disparaître toute empreinte d'humidité. Je ramasse les tasses et soucoupes, les lave et après avoir un peu cherché trouve leurs emplacements dans le placard de cuisine.
Aline redescend, repomponnée, très jolie, fraîche, tout juste les joues encore un peu rougies par nos ébats passés.
Nous faisons un tour d'horizon et, certains d'avoir tout remis en état, nous attendons la venue de l'huissier.
17h55, il sonne à la porte. Aline lui ouvre, elle fait la bise à son ancien collègue. Tout de suite, il entre dans le vif du sujet en nous demandant de lui expliquer tout ce que nous savons sans rien omettre.
C'est surtout moi qui parle. Je lui relate tous les faits constatés mais en me contentant de lui dire que ma femme a disparu du domicile conjugal depuis la nuit de vendredi à samedi, en passant sous silence l'épisode de l'orgie dans notre appartement . Puis je lui explique toutes les démarches entreprises pour retrouver sa trace à partir de la photo qui m'a permise d'identifier les protagonistes tout d'abord supposés puis avérés.
- «Donc, dit-il, d'après les faits que vous avez constatés, votre épouse, manifestement, se livre à des actes de nature sexuelle depuis samedi au domicile conjugal d'Aline avec plusieurs hommes mais avec une préférence marquée pour son mari, Gérard! De plus, elle aurait élu domicile ici depuis samedi soir ainsi qu'un autre individu!
. Pour répondre au fait que mon épouse couche ici, Aline lui indique:
- «La valise de son épouse se trouve dans notre chambre et ses affaires personnelles sont sur le lit et dans la salle de bains. Il y a également un sac de voyages avec des effets masculins.
- «Toujours en suivant vos dires, d'après-vous, ils vont revenir ici ce soir, vers 18h50, puisque votre épouse n'a pas repris ses bagages en quittant le domicile ce matin?
- «Absolument! Cela ne fait aucun doute!
- «Bien, alors prenons nos dispositions pour les attendre. Aline, où pourrait-on se cacher sans risques d'être découverts? Le but est de les laisser entrer, les laisser s'installer, prendre leurs aises. Je pense que rapidement les choses devraient évoluer dans le sens que l'on désire et qui me permettront de constater l'acte d'adultère. Attention, cela ne va pas être facile pour vous, vous devez rester maître de vos nerfs, observer un silence complet, quoiqu'il se passe.
Si vous ne vous en sentez pas certains, il vaut mieux que vous attendiez dehors comme
Monsieur l'a fait hier soir et venir dès que j'aurai pu officier et que je vous appellerai.
- «Non, non! Répondit Aline. Il n'y aura pas de problème pour moi.
- «Moi non plus, lui dis-je.
- «Bien, alors, Aline, montre moi où on peut se dissimuler ainsi que la chambre, car ils peuvent y aller s'ils ne restent pas ici.
Au rez de chaussée, il n'y a aucun endroit de certain pouvant contenir trois personnes. A l'étage, elle commence par lui montrer sa chambre. Par la même occasion elle lui désigne les vêtements de mon épouse, ce que je confirme. Puis, sur le palier, elle nous désigne un réduit, face à la montée d'escalier, qui sert de débarras mais suffisamment vaste pour nous recevoir tous les trois sans problème.
- «Je pense qu'ici ce sera bien, dit Aline, Gérard n'a rien à y faire. Il n'y vient d'ailleurs que très rarement, c'est moi qui l'utilise.
L'huissier entre, referme la porte et nous demande de redescendre et de parler entre nous d'une voix normale. Ce qui est fait. Du haut de l'escalier il vient nous dire que c'est parfait, qu'on entend distinctement les voix, le son étant amplifié par la cage d'escalier qui fait office de caisse de résonance.
- «Bon, ce problème est réglé. Je vais toutefois mettre mon dictaphone en bas en le dissimulant à la vue des occupants de la pièce. C'est un appareil discret, très sensible.
L'enregistrement ne pourra pas nous servir directement comme preuve, mais comme nous entendrons tout ce qui va être dit, cela me permettra de retranscrire la totalité des conversations sur le constat en étant certain de ne rien omettre.
Il trouve vite une cachette dans la bibliothèque derrière un cadre.
- « Dès que l'on voit les voitures se garer, je le mets en route et je monte prestement dans la cache. Vous, allez guetter de la fenêtre de la chambre et vous me rejoindrez!. OK?
- «OK!
Il est maintenant 17h40.
Nous prenons alors position derrière les rideaux de chacune de nos fenêtres respectives.
Nous sommes invisibles de l'extérieur. A peine arrivés à notre poste d'observation Aline se blottit dans mes bras et ses lèvres contre mes lèvres, me murmure:
- «J'ai peur! Serre moi fort!
J'accède avec plaisir à son désir, l'embrasse tendrement et lui dit:
- «Tout va bien se passer ma chérie. Moi aussi j'ai peur de ce que l'on va découvrir, de ce qui va être dit. Mais il faut que l'on ait la certitude de notre humiliation, quelque-soit le prix à payer, les souffrances à endurer. Sois courageuse!
Nous reprenons notre observation en se serrant fortement la main pour nous donner du
courage.
Et quelques minutes plus tard, les voitures que je connais se rangent devant la maison.
Les portières s'ouvrent, conducteurs et passagers descendent. Cinq hommes et ma femme.
Aline est comme transformée en statue. Elle voit son mari saisir comme d'habitude mon épouse par la taille et entreprendre la traversée de la chaussée.
- «Le salaud! Le salaud!
- «Vite! Vite!
C'est l'huissier que nous n'avons même pas entendu gravir les escaliers tant nous étions pétrifiés par la scène qui se déroulait sous nos yeux.
Nous sortons de notre hébétude et rejoignons l'homme de loi dans l'étroit cagibi.
L'huissier ferme la porte, nous sommes plongés dans le noir. Je sens la main d'Aline qui cherche la mienne. Je lui saisis et la presse très fort.
C'est tout d'abord le silence. Puis des bruits confus et enfin plus clairement identifiables.
Ils sont maintenant dans le salon, juste en bas des escaliers. Cette fois, bien qu'assourdies par la porte fermée, on distingue parfaitement les phrases prononcées.
Joss: «Vite Gérard! A boire! Je crève de soif!»
Gérard: «Du calme! Du calme! Alors, une bière pour tout le monde?»
Un brouhaha lui répond: « Oui! Oui! »
Puis le silence, des bruits de chaises, de pas, puis des canettes qui s'entre-choquent.
- «A la vôtre
Puis le silence de nouveau! Long! Très long! Et?
- «Eh! Tu nous en laisses? Tu ne vas pas tout manger?
La phrase est explicite, elle veut tout dire, je la comprends et Aline aussi. Elle m'écrase désormais la main, nous nous rapprochons.
.
Silence. Encore plus de silence. Il s'éternise. Et puis:
- «Ah! La garce! Elle n'a pas mis de culotte! Ouaiiiis!
.
La garce? C'est un mot trop faible pour qualifier cette femme qui, hélas, est mon épouse.
Salope serait plus adéquat! Si je devais avoir des regrets d'avoir fait l'amour avec Aline, avec ce que j'entends ils se seraient évanouis. Une rage énorme m'envahit. Je dois prendre sur moi pour garder mon calme. Aline, de son autre main me serre le bras, ses ongles s'incrustent dans ma peau. Nous vivons vraiment de sales moments.
- «Putain! C'est pas vrai! Tu vas déguster ce soir, je te préviens!
- «Ouaiiiiis! J'ai hâte! J'espère que ce n'est pas de la vantardise les mecs!
- «STOP! STOP! (C'est Gérard).
- «Non! Non et non! Avant tout, Joss, tu dois me répondre. Je t'ai posé une question ce matin, encore cet après-midi! As-tu téléphoné à ton mari? Depuis lundi matin tu dois le faire! Tu me dis toujours oui et tu ne le fais jamais! Tu ne peux pas laisser ton mari dans une telle incertitude! Est-ce que tu te rends compte que depuis quatre jours il ne sait pas où tu es passée? Je te l'ai déjà dit samedi matin, lorsque tu as décidé de ne pas rentrer et de rester avec nous. Je suis d'accord, j'aime que tu sois la, j'aime te faire l'amour, mais quelque part, est-ce que tu prends conscience que tu rends un homme malheureux comme les pierres? Tu te rends compte de ce que tu fais? Si tu veux le quitter, libre à toi, mais tu dois le lui dire et ne pas le laisser dans l'ignorance!
Cet homme, d'un seul coup, remonte dans mon estime.
- «Je te préviens, Joss, vendredi soir, je pars rejoindre ma famille à Wissant, directement du boulot. Parce que moi, je le reconnais, on s'amuse bien tous ensemble, mais ma priorité, c'est ma famille, ce n'est pas toi! Vendredi je veux bien passer te déposer chez toi mais c'est tout! Alors, préviens ton mari ou sinon, si tu veux le quitter, pars ailleurs si tu veux, c'est ton problème. Moi, ça ne me regarde pas.
A entendre ces paroles, je sens bien que pour lui, Joss n'est qu'un corps qui lui sert d'exutoire. Je suis encore plus abattu, car je me rends compte que ma femme n'est ni plus ni moins devenue qu'un objet sexuel, un jouet aux mains de ces hommes qui profitent de son corps, de ses orifices, de tous ses orifices, mais qu'elle ne compte pour rien en tant qu'être humain. Elle est tombée si bas qu'elle me fait pitié. Si elle revient, comment pourrais-je reprendre une vie normale avec elle? La voir côtoyer nos s en sachant toutes les horreurs auxquelles elle participe, horreurs qu'elle même provoquent, elle en est la principale actrice.
- «Quitter mon mari? Mais il n'en est pas question!
- «Mais retombe sur terre nom de dieu! Tu ne vois pas que par ton comportement c'est lui qui va te quitter? Moi, si ma femme me faisait le quart de ce que tu fais à ton mari, illico je demande le divorce!
Là, avec sa femme qui entend tout, il prend des risques.
- «Tu crois?
- «Mais tu es incroyable! Tu es complètement irresponsable! Retombe sur terre une bonne fois pour toute et décide enfin de ce que tu veux faire avec ton mari. S'il en est encore temps d'ailleurs!
- «Hé! Oh! Gérard! Arrête tes leçons de morale! On n'est pas venu pour ça. Allez, viens ma belle! Laisse cet empêcheur de tourner en rond, on va s'amuser!
- «Arrête! Tu me chatouilles! Non, pas ici! Allons sur le lit, c'est plus confortable!
- «Allez les gars, on va se vider les couilles!
Et on entend un véritable tintamarre dans les escaliers tant ils sont pressés de s'occuper de cette femelle si convoitée et si disponible.
Après la discussion que nous venons d'entendre, j'espère que Gérard a suivi le mouvement et qu'il n'est pas resté en bas. Il ne paraissait plus très chaud tout à l'heure et semblait gêné de polluer ainsi l'espace réservé à sa famille. Bien qu'un peu tard, il en prend conscience et les remords doivent commencer à faire leur oeuvre. Je pense qu'il était temps que nous intervenions car je crois que Gérard veut mettre fin à cette aventure qui, bien que jouissive, doit lui paraître maintenant de plus en plus risquée pour son couple au fur et à mesure que le temps passe. Inquiétude que ne partage manifestement pas mon épouse qui est loin de ces considérations.
.
On les entend défiler dans le couloir devant la porte et entrer dans la chambre. Puis le silence. Ils doivent s'être jetés sur mon épouse. Sa fête commence. Qu'elle en profite car une surprise monumentale l'attend.
Plusieurs minutes plus tard, ce sont des bruits de sommier malmené qui parviennent jusqu'à nous. Ils s'installent sur le lit.
- «Non! Comme ça, je préfère(c'est mon épouse).
De nouveau le silence.
- «Oui! Oui! Comme ça! C'est bon! Continue!(toujours mon épouse)
- «Allez ma cochonne! Avale!(la voix de Jean-Luc).
Maintenant nous entendons nettement le claquement d'un corps qui frappe brutalement ses fesses.
Il est temps d'intervenir. Mon coeur s'affole. Aline est crispée sur mon bras. L'huissier nous chuchote alors:
- «C'est le moment. Vous me laissez passer devant et intervenir. Surtout, pas de violence, cela se retournerait contre vous. Allez, on y va!
Sans bruit, il ouvre la porte et nous le suivons en file indienne vers la chambre. Il jette un coup d’oeil discret par la porte, il se retourne et nous regarde en levant le pouce. Puis il bondit dans ce lieu de luxure en brandissant son appareil photos. Les flashs crépitent: 1, 2, 3 et 4 photos.
Nous avons suivi et restons scotchés à l'entrée de la chambre.
Gérard, qui n'a pu résister à l'appel du sexe, est allongé sur le dos, mon épouse est couchée et s'est emmanchée sur lui, vêtue d'une guêpière noire grande ouverte sur ses seins dénudés, jarretelles noires et bas noirs, bottes noires. Cet ensemble noir fait ressortir encore plus le blanc laiteux de la chair. Elle est d'une obscénité totale. Derrière elle, nous avons Guy qui l'encule. C'est lui qui provoque ces bruits lorsqu'il se propulse en avant, enfonçant sa queue loin dans les entrailles de la femme infidèle qui, symétriquement, reçoit dans la bouche le chibre bandé à l’extrême de Jean-Luc enfoncé jusqu'aux couilles. Sur la droite du lit, debout, se trouve Denis. Ma femme, d'une main, le masturbe consciencieusement. De l'autre côté, le cinquième individu que je ne connais pas, est allongé, nu comme les autres. Il entretient son érection par une lente masturbation. Il attend qu'un orifice se libère pour, à son tour, profiter de ce corps si ouvert.
Je me demande quel numéro porte ce tableau dans leur nomenclature érotique.
Nomenclature qu'ils allaient très rapidement classer définitivement dans leurs archives et pour un bout de temps.
La première photo les a surpris en pleine action. Personne n'a bronché.
La seconde les prend le visage tourné vers l'objectif, les yeux ouverts comme des soucoupes, totalement paralysés, n'ayant pas encore réellement réalisé ce qui se passait.
A la troisième, les corps se déboîtent. Mon épouse, jusqu'à maintenant certainement trop absorbée par le plaisir naissant, se rend subitement compte qu'il se passe quelque chose et tourne seulement la tête vers nous.
Sur la quatrième, enfin, prise lorsque mon épouse pousse un cri d'effroi, chacun essaie tant bien que mal de cacher ses parties intimes, sauf mon épouse qui reste littéralement statufiée, hébétée, le regard fixé sur moi, le sexe de Gérard, toujours bandé, à peine déboîté de sa vulve dégoulinante. Elle doit se demander dans quel cauchemar elle se trouve plongé.
Soudain, dans un hurlement dément de bête blessée, Aline se précipite dans la pièce. Elle se jette sur les vêtements épars. Avant que quelqu'un n'est eu le temps d'esquisser le moindre geste, elle les a tous saisi dans ses bras, elle se précipite à la fenêtre, l'ouvre et balance le tout sur le trottoir, un étage plus bas. Elle se retourne, rabat le couvercle de la valise qui suit le même chemin. Puis c'est au tour du sac de Guy.
- «Et maintenant, DEHORS! OUST! Bande de salopards! Devant vous c'est un huissier que vous avez. Il est assermenté! Il va me remettre un rapport avec les photos. Ah! Elles vont être belles les photos! Je ne sais pas si vos femmes vont apprécier quand je leur remettrai. Parce que je vais tout leur remettre! Vous pouvez compter sur moi! Et là, finie la rigolade! Finies les parties de trou du cul et de jambes en l'air! Et toi la salope? Arrête de regarder ton mari comme si c'était un fantôme! Il est bien réel, crois moi! C'est même grâce à lui si nous sommes ici. Tu n'as pas honte de l'avoir humilié de cette façon? Tu ne le mérites pas! Et tes s! Tu y pense à tes s? J'espère de tout coeur qu'il va te foutre à la rue espèce de putain!
Mon épouse ne dit pas un mot. Elle est blanche comme une morte. Son menton tremble comme si elle allait pleurer. Il est bien temps!
- «Maintenant, tout le monde dehors! Allez vous balader à poil sur le trottoir, c'est votre place! Filez! Filez! Je ne veux plus vous voir dans ma maison une minute de plus, rien que votre présence la salit! Toi, Gérard, reste ici, il faut qu'on cause!
Aline est littéralement déchaînée. Elle les pousse, elle les tarabuste dans l'escalier au risque de les faire tomber et ce jusqu'à la porte qu'elle claque derrière eux.
.
Par curiosité je vais regarder par la fenêtre de la chambre restée ouverte. Ils sont tous les cinq, les mains protégeant de la vue ce qu'ils peuvent protéger, ils cherchent parmi les vêtements mélangés. Ma femme a plus de chance, une robe est à moitié sortie de la valise bien mal en point à cause de la chute, elle l'enfile prestement par la tête et retrouve ainsi une certaine dignité. Elle rassemble tant bien que mal ses habits; les fourre dans la valise qu'elle ferme difficilement.
Soudain Aline se présente près de moi et balance par la fenêtre la vanyti oubliée dans la salle de bains.
- «Tiens la salope! Tes pots de peinture! Tu en auras besoin pour faire le tapin!
La mallette s'écrase au sol, éparpillant les flacons et autres pots dont certains se brisent.
S'en est trop pour mon épouse qui tombe à genoux et se met à sangloter, honteuse et humiliée.
Des voisins sont sortis sur les pas-de-porte, alertés par les cris hystériques d'Aline. Il y en a même un qui prend des photos, hilare.
Puis rapidement ils s'entassent dans la voiture de Jean-Luc qui file sur les chapeaux de roues.
Je redescends à la suite d'Aline qui s'assied à la table de la salle à manger. Elle tient sa tête dans ses mains et les nerfs craquent. De gros sanglots secouent sa poitrine. Je voudrais tellement la consoler et la prendre dans mes bras! Ce qui me ferait du bien aussi parce que moi également je suis secoué et pas loin de l'imiter.
L'huissier paraît ému devant la détresse de la jeune femme.
- «Allez! Calme-toi Aline! C'est fini! C'était un moment difficile mais c'est passé! Aline se calme. Se mouche. Elle me regarde et esquisse un petit sourire triste:
- «On les a bien eus! Ouf! Mais mon dieu que c'est dur!
Puis l'huissier nous explique comment il va procéder. En fait, il va rédiger un constat d'adultère en décrivant tout ce qu'il a vu et en reprenant les conversations entendues à leur entrée. A ce rapport il va joindre les photos qui, à elles seules, sont suffisamment explicites.
Tout devrait-être prêt vendredi, il devrait les déposer lui même en début d'après-midi chez Aline. Puis il demande l'aide d'Aline pour obtenir les noms et prénoms des collègues de son mari. Je lui indique ceux de mon épouse. Il récupère son dictaphone et prend congé.
Je me retrouve seul avec Aline. Quel calme après toute cette agitation! Je lui dis que je vais à mon tout partir et la laisser s'expliquer avec son mari.
- «Eh oui! Ça ne va pas être simple! Et pour toi? Qu'est-ce qui va se passer?
- «Je ne sais pas. Je ne sais même pas si elle va rentrer!
- «Moi je crois que si car après ce que je leur ai dit, à toutes ses bêtes en rut, il n'y en a pas un qui se risquerait à l'héberger. Il n'y a que Guy qui est célibataire, mais je le connais bien, il est toujours fourré ici et c'est quelqu'un qui tient beaucoup trop à son indépendance, il ne va pas s'encombrer d'une femme, si belle soit-elle, ou alors pour un jour ou deux maximum.
- «C'est bien là le problème, je risque donc de ne pas la revoir ce soir. Maintenant, c'est peut-être mieux ainsi car, pour ne rien te cacher, je ne sais pas trop comment gérer cette situation qui me dépasse. Le problème c'est que moi aussi je dois rejoindre mes s samedi matin. Alors, si elle n'est pas là, que vais-je leur dire? Et à mes parents?
- «Alors, souhaitons nous bon courage! Tu téléphones vendredi après-midi, si j'ai les documents tu pourras passer les prendre. Je devrais être seule, on se fera un petit câlin, on l'a bien mérité après tout.
Ces derniers mots ont été prononcés dans un chuchotis, le mari est en haut. Il ne doit d'ailleurs pas être très tranquille.
Elle m'accompagne à la porte et me dépose un petit baiser sur la bouche en guise de salut.
(A suivre)

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