La Ferme 7

Pascal qui n'était au courant de rien m'a interrogé, je lui ai expliqué ce qui se passait et d'instinct il est venu se coller à moi.
- Tu me laisses pas là hein! Tu m'emmènes avec toi. Il sait où t'habites et pourrait venir ici.
- Non t'inquiètes pas. En fait on va partir demain. Ici je n'ai pas ce qu'il faut pour enregistrer ton témoignage, on fera ça à Paris, il faut simplement que je prévienne les commerçants que je remonte à Paname. J'ai aussi Fred le voisin qu'il faut que je prévienne.
On était tous les trois sur les fauteuils du salon. Nus, et on a rigolé en se souvenant de détails de la journée, ce qui nous a fait du bien.
- Si ça vous dit on peux aller manger une pizza à Saint Chély.
- A poil?
- Mais non idiot! Mais on mettra pas de slip. OK?
- Ok. Je vais me doucher.
Pascal est monté et on a discuté avec François qui voulait savoir comment ça allait se passer au tribunal. J'ai eu le temps de tout lui expliquer avant que Pascal redescende. Les cheveux ébouriffés, il était mignon comme un diablotin. On s'est habillé avec juste un short et un tee-shirt et on est allé chez Pino. Je connaissais le patron depuis son installation, on avait souvent rit ensemble sur son nom. En entrant, très jovial, il nous a embrassés tous avant de nous installer dans un coin tranquille.
- Je vous ramène des martinis mais des maisons.
Le temps qu'il revienne, il y avait sous la table un méli mélo de pieds qui se caressaient, cachés par la nappe.
- Alors Pino que peux-tu mettre au four aujourd'hui?
- Manuel , j'ai des calzones fourrées avec une sauce préparée par le pizzaïolo, bien dosée comme tu les aimes mais bon il faudra mettre la main à la pâte.
- C'est toujours le même qui prépare?
- Allons, tu me connais. J'aime la marchandise bien fraîche!
Pour ceux que ça étonne tout se sait très vite en province et que je sois flic était connu et que je sois gay par quelques uns.


- Pas trop hein Pino! Fait quand même gaffe. Il est majeur au moins?
- Ma si. J'ai vu ses papiers et no problème mon poulet. Lui ce serait plutôt le genre poulette à fourrer.
- Tu me tentes. Bon allons y pour trois calzones et appelle-moi pour la sauce.
- C'est parti pour de pizzas fourrées.
Pascal qui avait vaguement suivi m'a demandé ce que c'était une pizza fourrée. Après mes explications, il m'a dit que c'était dommage que le pizzaïolo ne puisse faire plus.
- Hé c'est pas ce qui l'empêche de te branler sur la pizza avant de la refermer.
- Ha oui. Comme ça s'il me plaît, je le laisse faire sinon je me branlerais en pensant à toi.
- Il faudra attendre encore l'anniversaire!
Pino est arrivé.
- Bon faut accélérer avant de les refermer. Tu commences Manuel?
- Oui je veux voir ton travailleur de force. Tel que je te connais tu dois le payer pas mal en nature.
- Bah tant qu'il est content y a pas de mal en plus du tarif syndical.
Heureusement qu'il nous avait installés près de la cuisine. Sans slip, la barre qui pointait devant moi était un appel au sexe. J'ai vu le mec.
Il bossait tranquille en tablier blanc laissant ses fesses et son dos à l'air. J'ai eu droit à un grand sourire.
- J'ai pas de papiers mais je vous autorise à me fouiller.
Le petit salaud savait que j'étais flic et me provoquait.
- Commence par t'occuper de ce qui pointe avant, je verrais tes papiers après le repas.
Pas bégueule, il a écarté le short pour me pomper jusqu'à ce que ce soit moi qui l'écarte pour envoyer des jets de foutre dans la pizza devant moi. Il l'a refermée avec ses doigts encore humides de mouille.
- Aller file et envoie le suivant.
J'ai envoyé François. Pascal voulait des détails mais j'ai rien dit.
- Tu verras toi même.
François a mis presque le même temps que moi. Tout content, il a fait signe en revenant à Pascal.
- A toi!
Quand il s'est levé, il bandait pas mais on le devinait excité à la tâche formée devant le short sous sa queue.

- Gonflé le mec de bosser comme ça! Si on avait eu le temps j'aurais bien fait plus de ses fesses.
- Hé ton champignon ne serait pas passé mais ma queue si. Je verrais avec Pino s'il peut le libérer ce soir. Après tout quand il bosse pas il est libre.
Pascal est revenu encore tout rouge.
- Une vraie lope le mec! Il m'a à peine vu qu'il m'a sauté au paf en se penchant dessus. Moi je lui caressait les fesses (entre nous il a un cul bien souple) mais j'ai été obligé de le virer de ma bite. J'ai giclé pas mal de jus dans la pâte.
- Bon on verra bien le goût que ça donne mais je suis sûr que ça devrait être bon.
On a fini les martinis maison et Pino a posé sur la table une bouteille de vin italien, de sa région.
- Vous verrez, il a le goût de ma terre natale.
Puis il a amené les pizzas, les disposant devant chacun dans un ordre précis que le mec de la cuisine avait dû définir.
- Bon appétit , il fait de très bonnes calzones et avec la sauce et un peu de piri piri, pas trop, vous allez vous régaler.
J'ai ouvert la mienne sur le dessus pour ajouter un peu de piment, c'était curieux de voir le blanc d’œuf remuer avant que je réalise ce que c'était. J'ai souri et dit à François que ce devait être la pizza de Pascal vu la taille du blanc. Il a ouvert la sienne.
- Moi je crois que celle là doit avoir ton goût. Et toi Pascal? Une fois ouverte on devinait une double dose qui coulait sur la pâte.
- C'est toi François?
- Pas autant non ou alors il s'est branlé après toi sur mon jus. Bah c'est bon, y a plein de protéines.
Il a attaqué sa Pizza avec appétit, crevant l’œuf pour le mêler à la sauce. On l'a tous suivi, devinant le jus de qui était dans telle pizza. Pino est passé voir et servir un peu de vin.
- Je crois que Florian a ajouté un peu de sauce dans une pizza. Je ne sais pas comment le punir de ce geste indécent.
- J'ai une idée si tu le consens. Il fini son boulot à quelle heure?
- Ha oui, je vous vois venir mes amis mais faut le faire morfler pas que s'amuser hein!.
Il fini le service des pizzas et range son coin et alimente le four qui ne doit pas s'éteindre pour que les pizzas soient bonnes. Disons que je peux le retenir jusqu'à votre départ. Ça te va mon poulet.
- Parfait , le temps de manger la calzone et de prendre un sorbet et un café devrait tomber pile.
- Ok ça marche pour moi. N'oublie pas de le ramener demain pour son service.
- T'inquiètes, je repars demain et le déposerais au passage.
Entre l'apéro et le vin de Pino, les sorbets avec alcool on était chaud quand on a fini le repas. J'ai réglé l'addition à Pino qui m'a dit qu'il attendait dehors et de le faire vraiment morfler pour qu'il se souvienne de ce qu'il a le droit de faire ou pas.
- Bah s'il a du mal à marcher demain tu sauras d'où ça vient.
Il attendait dehors en jeans boutons et tee-shirt, baskets aux pieds.

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