La Caméra Espion 8

Au lit, nus et enlacés, elle va reprendre son récit. Je l’interromps avant qu’elle ne commence.
- Chantal, j’ai besoin de savoir maintenant. Aujourd’hui, as-tu toujours envie de le revoir ?
Cette fois encore elle marque une pause. Elle hésite, les yeux baissés, le regard fuyant. Elle a conscience que sa réponse est primordiale pour elle et pour nous. Je ne sais pas combien de jours se sont écoulés depuis leur dernière rencontre. Assez pour qu’elle ait réussi à reprendre le dessus ? Et encore cette même réponse qui me glace le sang.
- Je te l’ai déjà dit mon amour, je ne sais pas. Je voudrais pourtant me libérer de cette contrainte, mais ce serait te mentir que t’affirmer le contraire. J’ai une certitude, ce que j’éprouve, n’est encore qu’un mal-être, un doute dans ma tête. Je veux t’aimer toujours. Tu me donnes plaisir, amour et tendresse. Nous sommes complices dans nos débauches non ? Nous sommes unis dans les mêmes fantasmes. Pour autant cet homme m’obsède. Laisse-moi te raconter, peut-être vas-tu mieux comprendre mon désarroi.
Ces mots, elle les prononce avec un ton plein de certitude et beaucoup de tendresse. C’est à mon tour de me sentir soumis à ma femme. J’ai du mal à reprendre mes esprits. Mon sexe est tout mou. La jalousie et la crainte de la perdre sont les plus fortes. Je me retourne et m’allonge sur le dos, inerte et passif, le regard dans le vague. En appui sur sa main accoudée à son oreiller, elle me fixe un instant puis reprend son récit.
« Il se passe plusieurs jours avant d’avoir de ses nouvelles. Tu devais partir pour un long déplacement et je redoutais qu’il en profite pour me contacter. C’est arrivé le jour même de ton départ. J’étais paniquée mais en même temps déjà toute excitée. »
Elle marque une nouvelle pause pour voir ma réaction. Celle-ci ne se fait pas attendre, une brutale giclée de sang envahit ma bite et provoque une érection qui la fait se dresser droite vers le plafond.

Je la sens se frotter à moi pendant qu’un léger sourire s’affiche sur son visage. Elle sent bien que la situation tourne à son avantage ou du moins que je suis soumis à ses aveux et aux moindres détails de sa confession.
« Tu partais pour la province en fin de semaine pour ne rentrer que le mardi. Apparemment il était au courant puisqu’il me donne rendez-vous au même bar le samedi en début de soirée. Au téléphone, il me donne de nombreuses précisons quant à ma tenue. Je dois porter ma jupe portefeuille bleu ciel, chausser des sandales ajourées avec des demi talons et rester jambes nues. Pour le haut, le fin débardeur jaune à bretelles fines pour laisser mes épaules nues. »
Tu sais, celui dont les échancrures sous les bras sont très larges. Tu aimes beaucoup que je le porte car il me laisse facilement montrer mes seins. Pas de soutien gorge bien sûr ni de culotte. Rien que me donner tous ces détails m’avait mise en folie. Je tremblais, la main crispée sur le combiné. Il avait un ton péremptoire, suffisant. Je me souviens encore de ses paroles.
- Je suis certain, ma chérie, que tu mouilles déjà ! La nuit va être chaude, mais prend une petite veste, il risque de faire frais au petit matin.
Je compris qu’il avait l’intention de me faire découcher. Cela m’angoissait car je ne pourrais pas répondre quand tu me téléphoneras, comme c’est l’habitude tous les soirs quand tu t’absentes. Tu aimes bien qu’on se parle. Ça aussi il le savait car il me conseille de mettre notre ligne fixe en dérangement et de ne pas oublier mon portable.
A 20 h, je rentre dans le bar. Je suis morte de trouille. Ma veste est à peine plus longue que ma jupe ce qui fait croire que je ne porte rien en dessous. Plusieurs types m’ont sifflé dans la rue.
J’étais déjà toute excitée, soumise, sans plus aucune volonté. Cet homme est le diable en personne. Il suffit qu’il me regarde pour que je succombe. »
Nouvelle pause. Toujours dans l’attente d’une réaction. Elle s’empare doucement de ma bite encore dressée et, comme rassurée, elle poursuit.
A ce moment je commençais à me demander si je ne devais pas réagir et sortir ma femme de l’emprise de ce type.
« De loin, il m’a fait signe sans aucune discrétion, de venir le rejoindre à sa table. Il a parlé très fort pour bien attirer l’attention des clients du bar sur moi. Je sentais les regards me déshabiller, j’avais honte et en même temps je mouillais. J’avais les jambes qui tremblaient, mes muscles étaient tendus. Je crois que j’ai failli jouir au milieu de la salle. Il m’a fait asseoir en face de lui, dos à la salle. La chaise sur laquelle je me suis assise était en bois comme bien souvent et le dossier était ajouré, une seule traverse au niveau de mes épaules. Toujours d’une voix forte il m’a dit :
- Tu aimes montrer ton cul non ? Alors maintenant, tu vas relever ta jupe et t’asseoir à même la chaise. Doucement !
Il souriait l’air vicieux et satisfait. J’étais à sa merci et il le savait bien. Toute la salle avait dû entendre son injonction, mais au lieu de m’accabler, cela m’excitait encore plus. Je sentais tous les regards portés sur moi.
Ce fut facile avec ma jupe portefeuille. Rouge de honte, je n’ai pas hésité une seconde. J’ai juste soulevé légèrement mes fesses pour ne pas risquer l’attentat à la pudeur et j’ai dégagé mon cul. Le froid du bois me fit frissonner. Il m’a demandé ensuite d’enlever ma veste. Je comprenais la raison : montrer alentour que j’étais cul nu. Une fois ôtée, il me l’a prise. Je savais que derrière mon dos, on regardait mon cul nu ! J’étais sans réaction.
Nous avons consommé, il a commandé pour moi un double whisky. Sans doutes pour diminuer mes facultés de révolte, si tant est que j’en aie encore. Le garçon, que Philippe appelait par son prénom, est venu nous servir avec un sourire qui en disait long, partagé entre l’envie de mater et celle d’éviter le scandale.
- Elle est belle hein ? Elle est mariée et adore faire cocu son minus. Hein Chantal ? »
Elle fait à nouveau une pause. Va-t-elle oser me dire ce qu’elle a répondu ? Je sens sa main se crisper sur ma queue, comme pour affirmer son emprise.

« - Oui, Philippe.
- Tu es une bonne petite. Lève un peu ton bras pour montrer tes nichons à mon pote.
C’était trop, les larmes de honte me montaient aux yeux, mais ce salaud savait que cela m’excitait davantage. Le whisky commençait à faire son effet. Je me sentais en même temps bien, légère complètement désinhibée. Lentement sans me retourner j’ai soulevé le bras du côté du garçon pour lui offrir de voir ma poitrine nue dans la large échancrure du teeshirt. Le gars est resté quelques secondes à mater avant de s’éloigner.
Mon amour, plusieurs fois tu as exhibé mes seins, à chaque fois c’était toujours aussi excitant pour moi de me savoir désirée. Mais cette fois c’était encore plus fort sans vraiment savoir pourquoi.
Je reste sans voix. Ces aveux dépassent tout ce que j’avais imaginé. Ce type tenait bien ma Chantal sous son emprise et lui ôtait toute volonté. Et ce soir, elle me racontait en détail et sans états d’âme, son abandon à son amant. Je bandais toujours aussi fort et cela la rassurait et en même temps l’encourage à continuer.
« Il m’a demandé de régler les boissons, suprême offense, se conduisant comme le maître, le propriétaire. Une humiliation de plus ! Il a annoncé que nous partions chez lui. Panique. Il habite près de chez Jacques ! Devinant ma peur il me dit que Jacques et Annie étaient absents. Je n’en reste pas moins inquiète. Il a gardé ma veste, je me suis levée consciente que mes fesses allaient être visibles pour toute la salle. La tête me tournait mais je n’étais pas que simplement étourdie par l’alcool.
- Je vais te baiser comme une chienne dit-il tout haut, avant de sortir du bar.
J’ai juste eu le temps de voir des sourires grivois parmi certains clients du bar. On est allés chez lui avec sa voiture. Il m’a fait enlever mon débardeur et rester seins nus pendant tout le trajet. Arrivés devant chez lui, il m’a juste rendu ma veste et gardé mon haut.
- Laisse-la déboutonnée, on ne sait jamais, une connaissance, un voisin serait sans doute content de te voir ainsi les nichons à l’air.

Ses mots vulgaires, je les aimais, ils m’étourdissaient.
J’avais peur car si on me voyait, cela pouvait venir à tes oreilles. Pour autant, j’ai obéi sans hésiter. On a dû marcher car il avait garé sa voiture assez loin. Heureusement nous n’avons croisé personne. Dans l’ascenseur, il m’a demandé d’enlever la veste et de rester nue comme dans l’auto. A l’étage, un voisin pouvait sortir et me voir. Tout cela me troublait. J’avais hâte d’être chez lui et qu’il me baise, je n’en pouvait plus d’attendre. »
Cette fois, j’en étais sûr, ma femme ne voulait plus me ménager. Elle se frottait contre ma cuisse et je sentais qu’elle mouillait abondamment. Après un court silence elle me dit, tout en poursuivant sa douce caresse sur ma bite pour la maintenir en érection :
- Je viens de comprendre que ça m’excite aussi, de te faire cocu.
Nous nous trouvions devant un moment important de notre vie affective de couple : soit j’abandonnais toute résistance pour devenir un cocu soumis, soit je me reprenais, et comme la première fois je mouchais cet imbécile en le menaçant de révélations encombrantes. Pour Chantal cela avait (presque) marché, mais je risquais plus gros cette fois et finir par la perdre définitivement. Une autre idée me vient alors à l’esprit : profiter de la situation, à l’insu ou avec la complicité de Chantal pour utiliser Philippe afin d’assouvir mes fantasmes de voyeur candauliste. J’allais exploiter sa fourberie pour mon seul plaisir. Il a une grosse bite mais une petite cervelle. Mais pour l’instant je tenais à savoir jusqu’où ce salaud avait entraîné ma belle épouse.

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