Les Aventures D'Un Queutard (4)

Thomas, dit Tom, restait sur une conquête mouvementée en la personne de la caissière de la piscine, la plantureuse Nathalie (voir précédent texte). Il lui fallait d'urgence trouver une nouvelle piste. Son intérêt se portait désormais sur une cadre de son administration, dont il ne dépendait pas directement, ce qui facilitait les choses. Réputée rigide et autoritaire, à peine en poste, cette trentenaire proche de la quarantaine, prénommée Coralie, n'inspirait pas un érotisme débridé. Grande, athlétique, lunettes rectangulaires et mâchoires carrées, coiffée d'une queue de cheval, invariablement vêtue d'un jean, d'un pull ou d'un tee shirt, elle faisait assez "femme de combat" au service de son administration. Et ce d'autant plus qu'elle affichait fièrement son célibat, se donnant totalement au boulot. D'aucuns la disaient homosexuelle mais Tom voulait en avoir le coeur net. Quelque chose en elle l'excitait : un côté animal et inaccessible. Planche ou volcan ? Intuitivement, il penchait pour un volcan éteint qui ne demandait qu'à se rallumer mais elle pouvait tout aussi bien se révéler parfaitement décevante, ou cacher une liaison.
Toujours est-il qu'un jour, à la cafétéria, il s'avança avec son plateau vers la table où elle déjeunait seule et demanda :
- Je peux m'asseoir ?
Elle le regarda, un brin étonnée, visiblement sans enthousiasme. La dame aimait la tranquillité, mais Tom ne s'en formalisa pas. D'emblée, il la tutoya :
- Tu permets que je mange en ta compagnie ? Je n'aime pas être seul face à mon plateau.
- Euh... oui.
- Alors, le boulot, ça se passe bien ? Tu t'habitues à ton nouveau poste ?
- Oui ça va merci.
Une discussion s'engagea, prudente puis plus animée, d'abord sur la nourriture de la "cafète", peu enthousiasmante mais pas chère, puis sur le manque d'effectifs chronique dans la "maison" et enfin sur des sujets plus personnels. Coralie confirma qu'elle n'était pas mariée malgré ses "36 balais" et que ça lui allait très bien.

Qu'elle adorait la randonnée pédestre, de préférence en solitaire, mais aussi les voyages. Tom se lança :
- Pas de compagnon ?
- Tu deviens indiscret. Non, pas de compagnon. Et toi ?
- Pas de compagnon non plus (il rit) ni de compagne attitrée. Libre comme l'air. Pour toi, ça m'étonne vu ton charme.
- Tu serais pas en train de me draguer, par hasard ?
- Du tout. C'est une conversation entre collègues. Cela ne m'empêche pas de m'étonner que tu sois seule.
- Eh ben si. Moi aussi je suis libre comme l'air.
- On a au moins ça en commun, en tout bien tout honneur bien sûr.
- Bien sûr. Bon, faut que j'y aille, du boulot m'attend. Au fait, merci de m'avoir tenu compagnie. En général, on me fuit. Toi au moins, tu as osé m'aborder. Je m'en souviendrai.
- Tout le plaisir était pour moi. Tu n'es pas aussi repoussante que tu le dis.

Et chacun s'en fut de son côté. Tom se dit qu'à défaut d'avoir fait une touche, il n'avait pas insulté l'avenir et que cette nana, si on savait la prendre, avait de bons côtés. Il lui trouvait de plus en plus un côté un peu bestial qui l'excitait au plus haut point. Il voulait autre chose que le genre glamour. A peine arrivé, il lui envoya un courriel pour la remercier de l'avoir accepté à sa table et manifesta son désir de la revoir dans un autre cadre. A sa grande surprise, elle accepta aussitôt. Rendez-vous fut pris pour un dîner dès le lendemain soir au restaurant.

*******
Tom arriva le premier et prit la table réservée en attendant Coralie. Il vit alors arriver une femme métamorphosée : maquillée, les cheveux détachés tombant sur ses épaules, une robe "tour de cou" dégageant de somptueuses épaules et arrivant à mi-cuisses, dévoilant des jambes aux muscles saillants et laissant deviner deux seins pointus visiblement dépourvus de soutien. Sa mine devait être expressive car Coralie éclata de rire :
- Je te surprends, hein ?
- Ah ça oui. Quelle transformation ! Mais quelle beauté !
- N'exagérons rien.
Je ne vais pas faire concurrence à Julia Roberts. Bon, qu'est-ce qu'on mange ?
Le dîner fut enjoué. Coralie avait un bel appétit et se "lâchait" vraiment. Il en sut un peu plus sur sa vie. Elle avait vécu un certain temps avec un homme et avait fini par rompre parce qu'il n'acceptait pas son engagement professionnel. Elle évoqua ses goûts, en particulier la randonnée pédestre, et il apprit qu'elle avait déjà accompli deux fois le pèlerinage de Compostelle par deux routes différentes, sac à dos, ce qui l'impressionna. Après le dîner, il lui proposa de l'accompagner et elle accepta. "Je vais conclure", se dit-il.
Mais sur le seuil de son immeuble, Coralie lui tendit la joue :
- Merci pour cette charmante soirée, à demain au boulot.
Une simple bise et bonne nuit. Il était déçu mais s'efforça de ne pas le montrer. Jamais brusquer les choses. Laisser faire les événements. Il rentra chez lui, se coucha et se branla en pensant aux cuisses de Coralie et à ses seins pointus.

*******
Le lendemain, il reçut un courriel de Coralie : "ça te dirait, dimanche, une rando avec moi sur un de mes parcours préférés ? Si c'est OK, rendez-vous devant chez moi à 8h".
Il accepta illico. La marche n'était pas trop sa tasse de thé mais le jeu en valait la chandelle. Il exhuma une paire de chaussures adaptées qui n'avait pas servi depuis longtemps. 8h, c'était tôt. Où diable allait-elle l'emmener ?
Au jour J, Tom se pointa équipé assez léger car la journée s'annonçait ensoleillée. Coralie sortit de son immeuble vêtue d'un simple tee shirt sans manches, d'un short découvrant ses cuisses musclées et de chaussures montantes type baroud. Elle tenait aussi à la main un bâton. "Une femme de combat", pensa-t-il. Elle jeta son sac à dos sur le siège arrière et lui dit :
- J'ai prévu un casse-croûte pour deux et de l'eau, on divisera la charge tout à l'heure. On va à 80 km d'ici sur un parcours superbe mais assez tourmenté avec de beaux points de vue.
Tu verras, ce sera super.

Une petite heure plus tard, ils arrivèrent sur le site, au pied d'un sentier balisé. Ils s'élancèrent après qu'elle lui eut indiqué que la marche allait durer entre 4h et 5h. Aie, pensa-t-il, je n'ai pas l'entrainement, elle va m'épuiser. Mais il ne pouvait plus reculer. Ils papotèrent la première heure sans trop se presser si bien qu'il prit confiance. Le temps était superbe, l'air pur, le paysage idyllique. Mais ce qui plaisait le plus à Tom, c'était de suivre Coralie. Son fessier moulé dans le short ondulait légèrement et stimulait son imagination. C'étaient de très belles fesses. Rien à voir avec un petit cul de mannequin, le genre qui l'inspirait assez peu. Il imaginait sous la toile deux globes charnus et musclés, bien séparés, avec une raie longue, appelant la bite. Sa bite. Malgré la marche, il durcissait. Il fantasmait sans pour autant se faire trop d'illusion. Certes, Coralie n'était pas homosexuelle comme il l'avait craint mais elle était peut-être bi et surtout pas trop attirée par lui sur le plan sexuel. Peut-être n'était-il qu'un copain de marche pour meubler sa solitude. Et c'est dans cet état d'esprit que trois heures plus tard, ils parvinrent à un point de vue qui était le véritable but de la randonnée, au terme d'une longue montée. C'est là qu'elle lui dit :
- On va casser la croûte ici et se reposer un peu. Tu l'as bien mérité et moi aussi. Après, il n'y aura que de la descente, ce sera plus facile.

*********
Elle sortit de son sac une toile légère qu'elle étala à l'écart du sentier, sur un tapis de mousse, dominant le panorama. Elle se déchaussa, chaussettes comprises, et invita Tom à en faire autant pour se détendre. Elle lui tendit son sandwich et ils mangèrent sans parler, le regard perdu sur l'horizon. Tom put récupérer car il n'était pas aussi entrainé que Coralie aux marches prolongées. Une fois le sandwich avalé, elle s'allongea et somnola. Tom, désormais revigoré, la regardait, en proie à un violent désir, mais contenu.
Puis soudain, elle se redressa, fit passer son tee shirt par dessus sa tête, dégrafa son soutif de joggeuse, fit glisser short et slip le long de ses jambes et apparut entièrement nue, chair ivoire marquée par un pubis brun savamment taillé, seulement vêtue de ses lunettes de soleil.
- J'ai envie de prendre le soleil. Pas toi ?
C'était une invitation en bonne et due forme. Il l'imita et ne put cacher sa formidable érection. Lorsqu'il l'exhiba, Coralie ne put s'empêcher d'éclater de rire :
- Et voilà mon dessert. Tu permets ?

Alors, se mettant à genoux, elle prit délicatement le membre, le jaugea, le renifla, et l'emboucha. Ce fut une pipe royale. Elle s'interrompait parfois en commentant :
- Tu as une queue magnifique, une queue faite pour l'amour.
Et elle reprenait sa succion, tétant, titillant, le rendant aussi dur que les rochers tout proches. Au bout de quelques minutes, rassasiée, elle attrapa une capote dans son sac, preuve d'une certaine prévoyance car lui n'avait rien anticipé, le coiffa et après s'être allongée au soleil, cuisses grandes ouvertes sur sa vulve béante, elle l'invita :
- Allez viens, j'adore baiser au soleil, c'est tellement plus jouissif que dans une chambre.

Il ne se fit pas prier. Les fesses chauffées par le soleil ardent, il la pénétra sans manière. Coralie, il en était convaincu, n'était pas le genre de femme à se faire câliner par une bite. Il lui fallait du tonique, du puissant, de l'énergique. Mains au sol et le regard dans le sien, il la pilonna sans ménagements, découvrant un vagin marécageux dans lequel il évoluait dans le plus grand confort. Elle piaillait de plaisir, mêlant sa voix au chant des oiseaux tout en participant activement, tantôt les pieds au sol, tantôt lui talonnant les reins, toujours en mouvement sous lui. Elle baisait en sportive et il lui donnait la virilité qu'elle voulait. Il se laissa chevaucher de face et de dos, admirant ses fesses, son ventre, ses seins, son ardeur qui faisait voltiger sa queue de cheval.
Elle réclama d'être prise en levrette, face au panorama. Il venait à peine de la prendre lorsque sur le chemin, un couple d'âge mûr fit son apparition. Ils étaient trop visibles, et Coralie trop bruyante, pour qu'ils ne se soient pas fait repérer. Mais elle se retourna vers lui, péremptoire :
- T'arrête pas ! Continue !
Il continua à limer pendant qu'elle venait à se rencontre à grands coups de hanches, indifférente au couple qui fit semblant de n'avoir rien vu, avant de disparaitre. Elle éclata de rire et lâcha tout en tournicotant de la croupe :
- Ils ont de quoi discuter pendant leur rando.

Alors, Tom décida de défier cette belle assurance. Se retirant, il plaça son gland à l'entrée de l'anus et insista. A sa grande surprise, Coralie ne montra aucune réticence. Elle se cambra, se détendit et il entra dans son rectum avec une facilité qu'il n'aurait pas imaginée. A l'évidence, la sodomie était pour elle un ajout naturel à un coït complet. Les peaux claquèrent sous le soleil, elle lâcha plusieurs onomatopées explicites de son plaisir mais il n'éjacula pas, comme si la marche avait retardé l'expulsion de son sperme. Il finit par se retirer, toujours gaillard :
- Ben dis donc, toi au moins tu assures ! lui dit-elle, l'invitant à changer de capote pour la prendre une nouvelle fois en missionnaire.
Cette fois, elle lui fit le grand jeu, l'excitant à coups de mots crus en se tenant par les pieds. Survolté, il la canonnait littéralement de sa bite. Et quand elle cria "je jouis, je jouis, je jouiiiis", il sentit venir du fond de ses reins un baquet de sperme dont il lui arrosa le ventre après avoir arraché sa capote. Puis il s'effondra sur le ventre, vanné, les jambes en caoutchouc.
*********
Après avoir récupéré et s'être bien bécotés, ils se rhabillèrent et reprirent leur marche, main dans la main. Heureusement, le chemin était désormais en descente. Coralie ne ménageait pas ses mots pour lui signifiait sa gratitude :
- Tu m'as rendu femme. Tu es un baiseur exceptionnel. M'étonne pas qu'on te coure après.
- Tu n'es pas mal non plus. Tu sais donner du plaisir à un homme. On ne le croirait pas à te voir.
- Je sais, je trompe mon monde mais ceux qui essaient de voir au-delà des apparences ne sont pas déçus. J'adore le sexe mais je reste trop souvent sur ma faim. Tout à l'heure, j'ai vraiment joui.
Comme ils disaient ces mots, ils entendirent des gémissements derrière un buisson. Alertés, ils s'arrêtèrent. Ils s'avancèrent prudemment et découvrirent le couple d'âge mûr qui les avaient surpris en train de faire l'amour. Nus, à l'exception de leurs chaussures de marche qu'ils avaient conservées, ils copulaient allègrement. Les gros seins de la femme, debout en appui sur un arbre, s'agitaient sous les coups de boutoir de son homme, un grand type maigre et chauve doté d'une queue longue et fine. Ils s'interrompirent en voyant Coralie et Tom les regarder mais celle-ci leur lança :
- Non, non, continuez, prenez vous aussi du bon temps.
Et tout sourire, l'homme poursuivit son va et viens encouragé par sa femme que la situation excitait visiblement. Tom et Coralie s'éclipsèrent, ravi d'avoir permis à ce couple, par leur exemple, de s'aimer en pleine nature. Cette scène raviva les sens des deux marcheurs. La main de Coralie se posa sur la braguette de Tom et constata qu'il bandait. Elle l'entraina à l'écart, baissa slip et short, posa elle aussi ses mains sur un arbre, se cambra et lui lança :
- Baise-moi comme eux.
Pantalon aux chevilles, et quoique un peu mou, Tom l'enfila par derrière et sans éjaculer, tant il était à sec, lui offrit un nouvel orgasme. Cette fois, il était bel et bien et la dernière heure de marche se fit à petite vitesse...

********
Les jours suivant, Tom voulut renouer avec Coralie mais elle se montra assez distante. A l'évidence, elle séparait étroitement le privé et le professionnel. Il insista malgré tout et un midi à la cafétéria, lui proposa un rendez-vous :
- Mon petit Tom, je te remercie pour le plaisir que tu m'as donné, mais cela ne se reproduira pas. Je suis dans la hiérarchie, pas toi. Trouve toi une autre nana. Tôt ou tard, je me retrouverais en porte à faux à cause de notre relation. Je sais, c'est injuste mais c'est ainsi.
Tom accusa le coup. Mais au fond, elle n'avait pas tort. Il est toujours dangereux de mêler le sexe au travail, a fortiori avec un supérieur. Il tira un trait sur cette aventure et en envisagea une autre. Un changement de logement devait lui en donner l'occasion.
(A suivre).

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