Prise Et Surprise - 1

Brutalement, une lumière aveuglante et une voix tonitruante firent sursauter Angelina.
Terrorisée, elle se retourna dans son lit, s'emmêlant dans ses draps.
Elle clignait des yeux frénétiquement pour tenter de distinguer ce qui avait envahi sa chambre.
"Justin Malaire..." dit la voix profondément inquiétante, bien que féminine: "… Je suis venue te chercher. Inutile de résister..."
Il y eut une interruption. Les yeux d'Angelina distinguaient vaguement une silhouette près de son lit.
Elle cherchait désespérément un moyen de s'échapper, craignant de ne pouvoir maîtriser l'intrus.
Tétanisée, rien ne lui venait à l'esprit.
"Mais..." dit la forme. L'éclairage s'estompa. La voix est redevenue normale: "...Tu n'es pas Justin Malaire, n'est-ce pas?"
Angelina resta bouche bée d'incrédulité et de stupeur. Une femme tenant un bloc-notes la regardait.
Elle portait un tailleur incroyablement serré, style secrétaire sexy, une combinaison de jupe très courte avec un décolleté vertigineux, ce qui la casait immédiatement dans la catégorie des salopes.
"Femme" était peut-être une description approchante. Certes, elle ressemblait à une femme, mais avec plusieurs petits détails bizarres. Les cornes, par exemple, étaient assez petites pour passer presque inaperçues, mais elles étaient clairement inhumaines.
La teinte rougeâtre de sa peau qui ne pouvait être causé par aucun coup de soleil.
Les yeux qui flambaient d'un feu contrôlé, et ses dents pointues qui brillaient de manière terrifiante entre les lèvres pulpeuses.
"Qu'est-ce que…?" tenta de s'insurger Angelina.
"Tu n'es même pas un gars" se plaignit l'apparition, son regard allant de son bloc-notes à Angelina. "Ce n'est pas correct."
"Qui diable êtes-vous?" Angelina a finalement réussi à formuler sa question de manière cohérente.
La femme sourit joyeusement. Angelina aurait préféré ne pas voir ce sourire.


Les deux rangées de dents carnassières étaient terrifiantes:
"Désolée. Je suis Lilith, je suis ton démon pour aujourd'hui, sauf que je ne venais pas ici pour toi."
Les capacités de langage d'Angelina l'abandonnèrent aussitôt: "Ouais ... démon ... qui … toi?"
"C'est évident que tu n'es pas le Justin que je suis venue chercher. Tu ne ressembles pas à la photo. Tu es plus ... féminine!"
Angelina suivit le regard de Lilith et grimaça d'embarras en réalisant que sa poitrine était totalement découverte.
Elle dormait nue et en rejetant ses couvertures, elle s'était dévoilée.
Elle tira précipitamment sa couverture pour protéger ses seins du regard concupiscent.
"Ne me regardez pas comme ça!" dit-elle dans un gémissement pathétique.
Lilith pencha la tête: "Te regarder comment? Tu n'as pas à rougir. Tes seins sont très beaux pour une mortelle. Les miens sont bien plus beaux!" Elle caressait le galbe de son sein avec sa main libre. "C'est l'un des avantages d'être une succube, tu sais!"
"Je... mais..." Angelina essayait de coordonner ses pensées. "Dehors!" Elle a montré la porte. "Foutez le camp!"
"Bien, voilà. Il n'y a pas besoin de ..."
"Foutez le camp de ma chambre!"
Lilith croisa les bras en attendant que la colère d'Angelina s’apaise.
Angelina, avait du mal à maintenir une juste indignation face à une telle absence de réponse.
"C'est fini?" Demanda Lilith après un moment de silence.
Angelina se recroquevilla dans la position du fœtus. Elle releva ses genoux contre sa poitrine et s'enveloppa dans sa couverture: "Ouais" marmonna-t-elle, boudeuse.
"Bien. Maintenant. Dis-moi où je peux trouver Justin?"
"Comment le pourrais-je? Je ne connais pas ce type dont vous parlez!"
"Vraiment?" Lilith arqua un sourcil parfait. "Tu n'essaierais pas de le protéger, n'est-ce pas?"
"Non! Je ne sais vraiment pas de qui vous parlez."
"Cet endroit est répertorié comme étant son adresse.
"
"Bien... peut-être qu'il habitait ici? Je ne suis là que depuis quelques mois."
"..."
"Je ne peux vraiment pas vous renseigner. S'il vous plaît, pouvez-vous partir? Vous me faites flipper!"
Lilith haussa les épaules et laissa tomber son bloc-notes. Il n'y eut aucun son lorsque le bloc-notes heurta le sol.
"Tu n'as aucune raison d'avoir peur de moi. Ce n'est pas toi que je suis venue chercher!"
"Ouais, eh bien... j'ai peur! Comment êtes-vous entrée ici? La porte d'entrée est verrouillée!"
"Oh ça! Facile!" Siffla Lilith avec amusement. "Je suis un démon, tu te rappelles?"
"Ouais, mais..."
"Crois-tu que j'ai besoin de portes?"
"Sais pas... aucune idée... s'il vous plaît, allez-y, maintenant?"
Lilith se cambra. Pour la première fois, Angelina remarqua une queue mince qui fouettait l'air derrière elle:
"Tu as vraiment la trouille, hein?"
"Ouais! Une étrangère... démoniaque... surgit comme ça, en hurlant, dans ma chambre. Sans que je puisse comprendre ce que vous êtes et ce que vous faites ici. Mais ce qui me terrifie le plus, ce sont vos dents… de carnassière, j'ai l'impression que vous pourriez me dévorer!"
Lilith restait impassible. "Ce sont juste des dents, non?"
"Et l'invasion brutale de mon espace, en pleine nuit?" répéta Angelina. "N'oubliez pas ça."
Lilith haussa les épaules. "Je suis désolée que tu le prennes mal. C'est juste une erreur... à la base!"
"Vous êtes terrifiante!"
Un autre sourire féroce. "Oh merci!"
"Ce n'était pas un compliment!"
Angelina se recroquevillait. L'emprise de l'intruse se relâchait, mais elle ne parvenait toujours pas à la chasser.
Physiquement, elle se sentait impuissante face à une entité dotée de pouvoirs maléfiques qui refusait de partir.
"Pourriez-vous, s'il vous plaît, vous en aller?" articula-t-elle d'une petite voix désespérée.
Lilith l'étudia pendant quelques secondes, puis sembla prendre sa décision.
"Pourquoi? Je vais te faire du café!"
"Euh ..."
"Oui, tu as besoin d'un bon café pour te réveiller."
"Je suis assez réveillée."
Lilith ignora Angelina. Elle se retourna et se dirigea vers la cuisine. Son cul se balançait de manière suggestive, attirant le regard.
Angelina ne pouvait s'empêcher de regarder sa queue fouetter l'air au même rythme.
La lumière s'adoucit avec la sortie de Lilith, la chambre baignait dans la faible clarté de l'aube.
Angelina ferma hermétiquement les yeux et se concentra. Elle espérait pouvoir faire disparaître ce cauchemar.
Puis, de la cuisine, des bruits lui parvinrent, et elle sut que ce ne serait pas aussi simple.
"Putain de salope infernale!" murmura-t-elle.
Elle envisagea de rester là, blottie au fond de son lit. Sécurité illusoire, mais réconfortante.
Angelina mit pied à terre, sondant délicatement avec ses orteils nus au cas où il y aurait des pièges invisibles.
Elle se redressa et s'enveloppa dans sa couverture. Elle devait affronter son problème. Personne ne viendrait à son secours.
Sa couverture traînant nonchalamment derrière elle, elle s'approcha de la cuisine, guidée par le bruit.
Lilith chantonnait gaiement. Sa queue fouettait l'air en cadence. Elle appuya sur le bouton de la cafetière pour la mettre en marche.
"Vous faites vraiment du café?" s'étonna Angelina à haute voix.
"J'ai dit que j'allais le faire, n'est-ce pas?"
"Vous l'avez dit. Mais vous n'avez pas, comment dire ... vous n'avez rien d'autre à faire? Des trucs de démon?"
"Des trucs de démon? Comme croquer les entrailles des pauvres humains sans défense? Se régaler de leurs terreurs?"
La lueur dans les yeux de Lilith devint démoniaque, le brillant de ses dents prit un aspect encore plus sinistre.
Angelina a fait un pas de recul: "Euh..."
Lilith éclata de rire: "Stéréotypes sans fondement, ou presque..."
Lilith se percha sur le comptoir d'un bond.
Jambes pendantes comme un qui s'ennuie.
Changement brusque d'attitude qui désorienta Angelina. Un chat, un très gros chat.
Avec cette jupe étroite et ses talons, elle avait sauté sur le comptoir aussi facilement qu'Angelina s'asseyait sur une chaise.
Un instant séduisante et câline, l'instant suivant redoutable carnassière capable de vous dévorer sans y penser.
"Je ne vais pas te manger. Tu peux arrêter de rouler ces yeux effrayés et tout ce tremblement nerveux."
"Je pourrais appeler la police" pensa-t-elle, courageusement.
"Tu pourrais essayer. Mais tu auras besoin de ton téléphone!"
Lilith tenait le téléphone d'Angelina pendant entre ses deux doigts.
"Tu lis dans mes pensées et tu m'as volé mon téléphone?"
"Non. C'est juste pour chercher mon ami Justin là-dedans, dans les réseaux sociaux ou un truc de ce genre..."
"Si tu veux juste chercher quelque chose, pourquoi ne pas utiliser mon ordinateur?"
Lilith arrêta de balancer ses pieds. Souriante, elle a fait un bond prodigieux qui la fit atterrir juste à côté d'Angelina.
"C'est une bonne idée. Merci."
Angelina ne parvenait tout simplement pas à comprendre comment elle pouvait sauter sans effort apparent et atterrir silencieusement, accoutrée comme elle l'était, avec sa jupe serrée et ses hauts talons. Un félin, redoutable et silencieux, capable de se blottir contre vous en ronronnant ou de vous trancher la gorge, prédateur sanguinaire.
"Pouvez-vous me rendre mon téléphone?"
Lilith était si proche d'Angelina qu'elle pouvait percevoir sa chaleur. Son parfum musqué était étourdissant.
Angelina a récupéré son téléphone. Pouvait-elle vraiment appeler la police maintenant? Quoi d'autre? Un prêtre peut-être?
Angelina regarda Lilith se diriger vers l'ordinateur portable. Elle ne pouvait s'empêcher de regarder son cul moulé dans cette jupette.
Et cette façon que Lilith avait de bouger ses hanches... Soulignée par ces ondulations de sa queue.
Une succube, prêtresse du sexe, séduisante et dangereuse, en représentation, mais pour faire quoi d'Angelina?
La cafetière a tinté. Angelina s'est servie une tasse, malgré sa main encore tremblante.
La couverture commençait maintenant à l'entraver. Elle a trébuché en prenant le sucre. Énervée, elle l'ôta et la jeta dans un coin.
Entièrement nue, Angelina a sucré son café et goûté sa première gorgée. Ce café était délicieux.
En dégustant sa deuxième gorgée, elle réchauffait ses deux mains sur sa tasse. Chaud, apaisant, et cette saveur...
Rien dans son placard ne pouvait donner à ce café le goût qu'il avait. C'était onctueux comme un chocolat chaud.
Qu'est-ce que Lilith avait bien pu mettre dedans?
"Fais chier, quel con ce type!"
Angelina a ignoré le retour colérique de Lilith. Ce qu'elle buvait, avait un effet apaisant sur elle. Elle se sentait de plus en plus calme et détendue. C'était probablement de la drogue. Mais elle ne pouvait pas jeter sa tasse, même si elle se rendait parfaitement compte que c'était anormal d'agir ainsi. Elle n'avait jamais avalé un tel délice.
"Apparemment, le mec s'est tué." pestait Lilith. "Il est allé faire des tours de skate juste..." Elle s'interrompit.
Un sourire salace illumina son visage: "Bien! Tu te dévergondes?"
"Des tours de skateboard?" demandait distraitement Angelina.
"Ça n'a plus d'importance."
Lilith s'approcha. Elle semblait glisser, on ne pouvait pas appeler marcher sa façon de se déplacer.
Malgré ses talons et sa courte jupe qui emprisonnait étroitement son cul rebondi.
Angelina était envieuse du sex-appeal dégagé par cette femme démoniaque.
"Sérieux, vous ne pouvez pas me laisser tranquille?" demanda Angelina.
Elle se recula tandis que Lilith la frôlait avec des yeux lubriques. " Allez, dégage!"
"Je n'y pensais pas, vraiment!" soupira Lilith.
"Mais tu te promènes toute nue et si sexy. Ça fait envie, tu sais? Je suis faite comme ça, faut que j'essaye..."
Angelina rougit, posa sa tasse, essaya de se dissimuler avec ses bras et marmonna:
"Je ne suis pas sexy, maintenant. Je me réveille, les cheveux ébouriffés, pas maquillée ni débarbouillée".
"C'est ce que tu crois. Pour moi, tu es la plus belle!"
Lilith tendit sa main pour effleurer la poitrine d'Angelina. Ses ongles longs et acérés grattouillaient délicatement la chair sensible.
Angelina ne pouvait pas esquiver. Les frissons qui la traversaient après une caresse aussi basique la prenaient au dépourvu.
Ses mamelons durcissaient, sa chatte s'humidifiait, une langueur venue de ses reins et le bruissement dans son ventre faisaient battre son cœur et rendaient sa respiration saccadée. C'était ridicule. Elle ne pouvait pas être attirée par ce... démon femelle.
Elle ne voulait pas succomber. Mais elle restait immobile, regardant cette main caresser son sein. Quel était le problème?
Elle voulait que la succube la laisse tranquille, et elle souhaitait que la caresse se prolonge. "S'il te plaît!" gémit-elle.
Lilith agaçait son téton: "S'il te plaît, quoi?"
Angelina la suppliait d'une voix mourante: "S'il te plait, arrête-ça, s'il te plait!"
Lilith retira sa main. "Désolée. Je ne pouvais pas m'en empêcher."
"Putain, tu pouvais. N'es-tu pas censée séduire les mecs?"
"D'habitude, oui. Mais ils sont trop faciles à émouvoir. Mais séduire une fille aussi rebelle que toi ..." Ses yeux brillèrent.
"Parfois… ça peut être amusant!"
"OK. Je vais remettre ma couverture. Et même, je vais aller m'habiller."
Lilith attrapa la couverture: "Euh, hum. Pas besoin de ça. Je vais me contenir."
"Sérieusement?"
"Je t'aime comme ça, tu es si belle toute nue."
Angelina roula ses yeux. "Putain. Tu es plus perverse qu'un adolescent boutonneux."
Lilith émit un son grossier et moqueur. "Les adolescents ne sont rien à côté moi, bébé. Tu penses qu'ils sont excités tout le temps? Tu ne connais pas les succubes. Nous pensons constamment au sexe… peu importe le flacon, tant qu'on a l'ivresse!"
"Constamment?"
"J'exagère un peu. Néanmoins, je suis plus excitée que la plupart des garçons."
Angelina se mordit la lèvre: "Je ne suis pas sûre de vouloir tout savoir... Je pense que ce serait peut-être mieux si je m'habillais. Plus qu'avant, je savais à quel point... tu étais si désireuse."
"Regarde le bon côté des choses. Maintenant, tu es plus craintive à l'idée d'être baisée que d'être dévorée."
"Ce n'est pas aussi réconfortant qu'on pourrait le penser." Angelina soupira. "Même si tu as raison, ça aide un peu."
Angelina prit sa tasse et contourna Lilith avec précaution. Elle sentait son regard lascif détailler ses formes.
Elle essaya de ne pas penser à la façon dont elle appréciait son cul nu en le fixant.
Elle se recroquevilla sur son canapé, la tasse bien serrée entre ses mains.
La gorgée lui apporta une fois de plus une chaleur apaisante dans les veines.
"Qu'as-tu fait à ce café?" elle a demandé.
"Tu ne veux probablement pas savoir," répondit Lilith. Elle se percha sur l'accoudoir du canapé.
Elle ne se souciait pas le moins du monde que sa position permettait à Angelina d'avoir une vue imprenable sur sa culotte rouge feu d'enfer. "Ce n'est ni nocif ni addictif."
Angelina fronça les sourcils, méfiante: "T'es sûre?"
"Sacrément sûre, ouais. Le vice, c'est mon truc. Je sais créer une dépendance, et ça n'en est pas!"
Angelina secoua la tête pour effacer les mots nocif et addictif: "Et ce gars que tu cherchais?"
"Justin?"
"Justin, ouais. Il est mort?"
"Ben, ouais!"
"Sur un skateboard?"
"Ben, ouais! L'augmentation des capacités athlétiques faisait partie du marché qu'il a conclu contre son âme. Avec un pénis plus grand, bien sûr. Les mecs demandent toujours les mêmes trucs. L'argent, la célébrité, le sexe. À des degrés divers. Rarement l'amour. Ils pensent tous pouvoir l'acheter."
"Cynique?"
"Ben, ouais! Quand tu entres dans l'esprit des gens, tu vois leurs désirs, leurs convoitises, leur cupidité, toute cette merde..."
Angelina but une autre gorgée: "Une plus grosse bite, hein?"
"Ben, ouais!"
"Avant, il était comment? Normal ou un peu court?"
"Pas mal. Moyen. Il a décidé qu'il lui fallait vingt-cinq centimètres!"
"Vingt-cinq centimètres?! Qu'est-ce qu'il voulait faire avec ça?!"
"Sais pas. Embrocher des filles, je suppose. Ou star du porno. Ou les deux ...?!"
"Ma chatte est douloureuse rien que d'y penser." Angelina frissonna. "Quel con!"
"Ben, ouais! Tout ça pour mourir en essayant d'impressionner les gens avec des tours stupides. Crétin est le mot exact."
Angelina essayait de regarder Lilith dans les yeux. Son regard était attiré par ses cuisses écartées.
Elle tourna la tête de l'autre côté, cligna lentement des yeux, essayant de se recentrer.
"Je suppose que ton travail ici est fini, alors? Je veux dire, pas d'âme à récolter, plus rien ne te retiens?"
"Tu crois ça, n'est-ce pas?"
"Oui. Je le crois. Tu vas me dire que je me trompe, n'est-ce pas?"
"Ben, ouais!"
"Mais tu n'as pas besoin de rester ici, dans mon appartement, non? Tu peux au moins aller ailleurs?"
"Méchante! Tu ne m'aimes pas, alors que moi, je t'aime tant!"
Angelina écarquilla les yeux avec une expression extrêmement contrariée: "J'ai été très claire au sujet de mes sentiments. Tu arrives, et tu agis comme si tu avais le droit d'envahir ma vie privée, sans te soucier de mes envies."
"Ouais, je préfère comme ça. De cette façon, tu te pervertis déjà."
"Je ne suis pas une pétasse!"
"Mais si, ma belle. Tu t'assois toute nue pour converser... tu te laisses tripoter en geignant... ouais, tu commences à te dépraver!"
Angelina posa son café et se leva. "Ça suffit! Je vais m'habiller!"
Lilith a fait une petite moue sexy. Charmeuse et putain: "Mais non. Ne prends pas la mouche. Je serai gentille..."
"Non, tu ne le seras pas. Tu es perverse. Tu ne penses qu'au sexe et à faire des trucs."
"Oui, mais..."
"Merde. Je vais m'habiller."
Angelina se prépara pour sa journée de travail sans trop d'interruptions de Lilith. Elle a essayé de la suivre dans la salle de bain, mais Angelina commençait à mieux se défendre. Cela l'aidait de ne plus se sentir en danger physique immédiat.
Lilith avait réquisitionné le portable d'Angelina. Assise en tailleur sur le canapé, elle recherchait quelque chose là-dedans.
"Alors, quel est le problème avec ta jupe?" Demanda Angelina en passant devant.
"Hein? Ma jupe? Elle te plait?"
"Je... euh… et bien, un peu, en fait. Mais ma question était plutôt: comment ça fonctionne?"
Lilith, dubitative, ne semblait pas comprendre.
"Tu sais, c'est bizarre, elle est tellement moulante que tu ne devrais même pas être capable de l'enfiler."
"Ça me fait des fesses super, n'est-ce pas?"
Angelina a presque hoché la tête, mais s'est retenue: "C'est tellement serré que ça te moule comme une seconde peau. Mais tu peux t'asseoir en tailleur avec ça. Et même ta façon de marcher, de t'asseoir, de sauter ... Je ne comprends pas. Je n'ai jamais rien trouvé à porter qui fonctionnait de cette façon! Et en prime, il n'y a aucun pli! Ça me rend folle!"
Lilith eut un sourire radieux. Angelina ne s'habituait pas. Un petit frisson de pure terreur parcourut son échine.
"Ce n'est pas vraiment un vêtement au sens traditionnel du terme" a expliqué Lilith. "C'est plus quelque chose que je projette."
"Que tu projettes?"
"Comme ça!"
Dans un geste théâtral, Lilith leva la main pour claquer des doigts. Ses vêtements ont disparu. Elle était totalement nue.
Dans la même posture, assise en tailleur, mais nue.
Il était impossible de ne pas baver. Un corps conçu pour tenter le diable, une vision du péché sexuel.
Des proportions incroyablement parfaites, une peau soyeuse, des seins parfaits pour jouer ou sucer ... Sensuelle, lascive, salope ...
Même les détails inhumains ne semblaient pas importants. La peau rougeâtre lui allait bien. Les yeux comme des flammèches, les petites cornes, la queue qui serpente, tous ces détails rehaussaient son charme de déesse du péché.
Angelina sentait une boule grossir dans son ventre ... quelque chose ... au fond d'elle. Envie? Désir? Fascination?
Probablement Lilith la mitonnait sur le grill, l'amenant doucement où elle voulait qu'elle aille, n'est-ce pas?
"OK" glapit-elle. "Ça suffit. J'ai compris."
Lilith, souriante, attendit quelques secondes de plus, se faisant admirer, puis claqua ses doigts avec grâce.
Une tenue presque identique apparut sur son corps. La jupe fendue avec la fente qui remontait presque tout le long de sa hanche.
Et son décolleté ... pouvait-elle en montrer plus en restant décente?
Angelina était sûre qu'elle jouait avec elle, l'aguichant, mais au moins, pas de danger physique.
Lilith leva les yeux de l'ordinateur portable. L'expression de la candeur: "Ça va ou tu veux en voir plus?"
"Ça va bien!" répondit Angelina en toute hâte.
"Tu es sûre? Parce que..."
"Je sais. Tu serais heureuse d'en montrer plus, n'est-ce pas?"
Encore ce sourire carnassier, se délectant de sa proie: "Bien sûr, ma chérie, pour te plaire..."
"Non merci. Ça ne m'intéresse pas. Et en plus, je devrais être en route. J'embauche bientôt."
"Il ne s'agit pas de faire partie d'une secte ou d'une communauté, tu sais!" expliqua Lilith.
"Tu peux être hétéro et aimer une fille, ou le contraire, sans te soucier des étiquettes et des conneries des gens bien-pensants."
Angelina s'assura qu'elle était hors de portée avant de s'appuyer contre le mur et de respirer profondément.
Elle avait besoin d'espace. Qu'est-ce qui se passait avec cette fille démoniaque?
Est-ce qu'elle allait emménager, s'installer comme si elle était chez elle?
Et en fouillant dans son esprit en plus! Comme dans un sac à main ouvert. C'était ça le pire!
Ce n’était pas cela qui dérangeait Angelina. Elle n'avait jamais été attirée par les filles. Même pas une curiosité passagère.
Lilith, en quelques secondes, pouvait lui faire tout remettre en question. Par quel moyen?
Avait-elle des pouvoirs? De la magie? Quoi que ce soit, ce n'était pas naturel. C'était faux!
Et pourtant… Angelina n'arrivait pas à se débarrasser de cette fascination, une brève image d'elle-même, le visage plongé entre ces cuisses soyeuses. Léchant frénétiquement cette succulente petite chatte, dévorant Lilith jusqu'à ...
Non, merde, non. Hypnose. C'est tout ce que c'était. Elle ne voulait pas être sa chienne, léchant le cul de sa maîtresse, soumise …
Angelina n'était pas vraiment d'humeur à accueillir les clients, mais elle n'avait pas beaucoup de choix non plus.
Au moins, ils étaient d'une espèce connue. Ni bons ni mauvais, la plupart du temps quelque part au milieu, mais elle savait déjà quoi faire avec eux. Le métier de serveuse n'est possible que si vous pouvez composer avec cette humanité qui fréquente le restaurant.
Au moins, ils appartenaient au même monde qu'elle. Angelina naviguait entre les tables, distillant de faux sourires.
Oui, elle pouvait les gérer. Ce n'était pas aussi bien que de rester seule pendant un moment à réfléchir, mais ça allait.
Tout redevenait normal. Se démener, courir partout, plaisanter, oui, presque normal.
Puis la merde est arrivée. Elle pouvait sentir le moment où Lilith est entrée. Le bourdonnement des conversations s'éteignit.
Les yeux et les têtes se tournèrent vers la porte. Angelina ne voulait pas regarder. Vraiment pas.
Mais tout comme ce matin-là, fermer les yeux et faire semblant ne changeait pas la réalité.
Lilith avait changé de déguisement. Elle ne ressemblait plus à une succube. Elle passait facilement pour un humain, sans ses accoutrements démoniaques évidents. Mais son corps, ses courbes, ce physique de tentatrice, personne ne pouvait échapper à l'attrait de cette plastique de rêve. Elle s'installa au centre de la salle, consciente des regards qui l'épiaient, satisfaite d'être le centre du monde. Souriante et détendue, elle jouissait du malaise qui envahissait Angelina.
Ce n'était pas juste, elle n'avait pas le droit de lui faire subir cela.
"Bonjour, mademoiselle" dit Angelina, cérémonieuse, s'abritant derrière son sourire commercial. Elle a tendu le menu à Lilith.
"Puis-je vous conseiller un café pour commencer?"
"Pourquoi pas." Lilith fixa son menu sans la regarder. "Bel endroit pour étaler ta réussite sociale."
"Rien n'est à moi. Je travaille juste ici." Angelina baissa la voix pour que seule Lilith entende. "Pourquoi venir ici?"
"Je me suis sentie seule? Besoin de ton sourire? Envie d'être avec toi? Choisi!"
"Tant mieux pour toi. Tu aurais pu aller n'importe où. Pas besoin de gâcher ma journée!"
"Pas d'esclandre. Je suis ta cliente, n'oublie pas ..." Le ton était brusquement menaçant.
Angelina s'est radoucie
"Vous donnez des envies de libertinage à tout le monde. Et j'inclus les dames."
"Hum. Plutôt bien, n'est-ce pas?"
"Juste ... ouais … bien! Que désirez-vous?"
"Je ne sais pas. Apporte-moi n'importe quoi. Je ne vais pas le manger de toute façon."
Lilith se mordillait la lèvre en frissonnant de plaisir.
"Je me nourris de cette énergie lubrique que je siphonne dans ces pauvres créatures. Plus elles culpabilisent, meilleur c'est. C'est pour cette raison que je préfère les filles certains jours. Les lesbiennes refoulées sentent si bon, tu comprends?"
"Je ne sais vraiment pas." Angelina ramassa le menu abandonné. "Un burger avec des frites et un coca, à suivre!"
"Merci chérie."
"Ne m'appelle pas comme ça."
"Quoi alors? Ma petite chatte?"
"Juste... juste Angelina, ça ira bien."
"Angelina? Et tes amis te surnomment..."
"Tu n'es pas mon amie."
"Aïe."
"Nous avons fait connaissance cette nuit, et depuis tu tapes l'incruste, comme une douleur dans le cul."
Lilith lui fit un clin d'œil: "Oh bébé, tu devrais voir quel genre de douleur dans le cul je peux être."
"Je ne désire pas... Je ne sais pas exactement ce que tu veux dire, mais je ne veux pas savoir!"
Angelina se dépêcha de partir avant d'être entraînée dans plus de bêtises.
Malheureusement, même Tom, le cuisinier, regardait Lilith depuis la cuisine. Bavant devant ce cul de succube chaudasse.
"Enfer et damnation" exultait Tom quand Angelina essayait de passer la commande."T'as vu la poupée qui vient d'entrer?"
Angelina a grincé des dents. "Oui. Je viens de prendre sa commande. Bien sûr que je l'ai vue."
"Ouais, mais je veux dire, t'as vu comme elle est bonne, cette gonzesse?"
"Tom, peux-tu juste préparer cette commande, s'il te plaît?"
"Juste une seconde. Elle a quelque chose de spécial. J'essaye de comprendre quoi."
"C'est juste une femme séduisante. Sérieux. Ce n'est pas la fin du monde."
"…"
"Elle parvient à réveiller la petite nouille qui te sert de pénis. Je comprends."
Il finit par sourire et détourna son regard: "Merde, tu es vache aujourd'hui, Angelina."
Lilith ôta sa veste, sans se préoccuper de l'auditoire, qui bavait devant son chemisier moulant et ses longues jambes croisées.
L'avantage de ce spectacle, si on peut dire, c'est que personne ne s'est plaint de la lenteur du service.
Tom se faisait fréquemment houspiller pour sa lenteur, mais aujourd'hui personne ne trouvait de reproche à lui adresser.
Angelina sentit un pincement de jalousie et le réprima rapidement. Bien sûr, habituellement, elle recevait une certaine attention. Quelques coups d'œil appréciateurs. Quelques réflexions grivoises. Elle aimait avoir un peu d'attention. Juste un peu.
Mais elle ne pouvait pas rivaliser avec cette succube conçue spécifiquement pour être un objet sexuel. Et alors?
Lilith s'insinuait donc à la fois dans sa vie personnelle et professionnelle. Elle ne devrait pas avoir à gérer ça.
"Voilà votre commande, mademoiselle, bonne continuation" siffla Angelina, folle de jalousie.
"Merci ma chérie." Lilith rayonnait. Elle n'avait pas touché son café.
"Sérieux, tu n'aurais pas pu choisir un autre endroit pour prétendre manger?"
"J'aurais pu, mais je ne l'ai pas fait. En fait, je me sens attirée par toi. Tu dégages un certain magnétisme ..."
"Tu es tellement fausse. Tout ce baratin. Toutes ces personnes, dans cette ville, et c'est moi qui t'attire? Je suis peut-être une victime commode puisque tu me connais déjà, mais tu n'es pas attirée par moi."
Lilith prit son air de chien battu: "As-tu déjà été attirée par une personne, sans comprendre pourquoi? Tu voulais juste passer un peu de temps près d'elle, mais elle te rejette parce que tu es différente?"
"Oh, arrête ton cinéma. Tu es une créature démoniaque. Vas faire des choses démoniaques. Ailleurs! Arrête de hanter de pauvres filles innocentes!"
Lilith tendit la main et prit celle d'Angelina. "Tu es plus que ça pour moi" murmura-t-elle, en lui caressant le poignet.
Angelina se mordit la lèvre. Ce contact, cette langueur dans les reins…
Putain, un flash lui montra ce que Lilith pouvait faire avec cette main, ces doigts agiles.
Pendant un bref instant, elle se sentit chanceuse d'être celle que Lilith avait choisie.
Lilith relâcha sa main et la vision s'estompa. Angelina se sentait brisée.
"Vas trouver quelqu'un d'autre avec qui jouer" dit-elle d'une voix cassée et hésitante. "Tom serait ravi d'être ton jouet."
"Je sais. Mais ça n'aurait pas la même saveur. Inintéressant de jouer avec ce balourd..."
"Comme ce que tu fais avec moi, tu veux dire?"
"Non, je n'ai pas joué avec toi."
"Oui, tu l'as fait."
"Crois-moi, petite, si je voulais jouer avec toi, tu le saurais."
"Peu importe." Angelina roula des yeux. "Tu veux autre chose?"
"Seulement toi. Le reste ne m'importe vraiment pas."
"Bonne continuation"
"Merci, petite."
Angelina a fait de son mieux pour reprendre son travail. Les autres tables étaient excessivement dociles.
Pas de chamailleries ni de rouspétances. C'était quelque chose de rare.
Lilith resta assise là longtemps, à se nourrir des regards avides et des fantasmes, sans jamais toucher la nourriture devant elle.
Angelina était frustrée en croyant qu'elle s'était échappée sans payer la note. Mais en découvrant une paire de billets de vingt planqués sous l'assiette, sa contrariété disparut rapidement. Cela suffisait pour payer avec un bon pourboire.
Angelina n'est rentrée chez elle que tard dans la soirée. Elle prenait des cours du soir. Elle ne voulait pas rester serveuse, mais elle n'avait pas d'idée précise sur son avenir. Sa présence aux cours du soir était un compromis entre le statu quo et l'évolution future.
Elle craignait que Lilith n'apparaisse en classe dans une tenue sexy. Heureusement, le cours s'est déroulé comme d'habitude.
Malgré tout, elle devait finalement rentrer chez elle. Elle murmura une prière silencieuse en déverrouillant sa porte.
Hélas, Lilith était allongée sur le canapé, l'ordinateur portable posé sur son ventre ferme.
Elle avait ôté sa tenue sexy et se contentait d'un soutien-gorge et d'une culotte. Transparents et minimalistes. Sexy.
Elle avait aussi repris sa forme démoniaque maintenant qu'il n'y avait plus de témoins.
"T'as passé une bonne journée, ma chérie?" Lilith a demandé pendant qu'Angelina retirait ses chaussures et son manteau.
"Ne fais pas comme si tu vivais ici" dit Angelina. "Ne t'amuses pas à ça."
"Juste de la politesse, ne le prends pas mal."
"Combien de temps prévois-tu de rester, maintenant?"
"Je ne sais pas. J'ai contacté le bureau, j'ai expliqué la situation. J'attends leur réponse."
"Tu as un bureau?"
"Euh. Presque. Plus une figure de style qu'un immeuble avec des bureaux, si tu veux."
Angelina se força à respirer profondément pour se calmer avant de poser la question dont elle connaissait la réponse:
"Donc tu restes ici en attendant, alors?"
"Pour l'instant."
"Par amour?"
"Ouais, j'ai pensé que ça pourrait te plaire. Et pour que tu me tolères un peu mieux, je t'ai commandé une pizza."
"Que t'importe si je te tolère ou non? Tu ne t'en soucies pas. Tu fais juste ce que tu as envie."
"Hé, j'ai des sentiments, tu sais."
"Tu as des sentiments, toi?"
"Bien sur que oui. Je suis sensible!"
Angelina secoua la tête et se dirigea vers la cuisine. Elle gardait une bouteille de vin en réserve.
D'habitude, elle se sentait mal d'ouvrir une bouteille juste pour elle-même. Ce soir, pas tellement.
"Alors, ça te rend triste que je ne veuille pas de toi?" Angelina a haussée la voix pour que Lilith entende.
"Je ne suis pas sûre que triste soit le mot exact. Bien évidemment, c'est regrettable, comme un gâchis, mais tant pis!"
"Ouais, ben, je n'aime pas les gens qui tapent l'incruste sans même demander."
"Nous avons mal débuté notre relation. Le réveil a été brutal et discourtois, avec tout ces effets terrifiants..."
"Oui ça l'était."
"Mais par la suite, je me suis comportée en invitée convenable."
Angelina remplit son verre, posa soigneusement la bouteille. Elle prit une gorgée avant de répondre:"Une invitée inattendu."
"Et je ne connais toujours pas tes intentions. Par exemple ... pourquoi moi? Pourquoi ne pas trouver quelqu'un qui apprécierait ta compagnie, qui te trouverait irrésistible, et qui aimerait vivre le reste de ses jours à tes côtés?"
Lilith sourit à l'évocation de cette idée.
Angelina commençait à s'habi à ce sourire. Cela ne l'effrayait presque plus. C'était toujours un peu troublant.
"Tu me plais beaucoup!" dit Lilith.
"Je te plais?"
"Ouais. Il y a quelque chose en toi qui est juste ... Je ne sais pas. Ça me donne envie d'être avec toi."
"Tu te fous de moi, hein?"
"Non. Ah, ça non!"
"Quoi, es-tu fétichiste du rejet? Juste parce que je suis la seule à ne pas baver sur toi dès que tu entres dans la chambre?"
"Ne fanfaronne pas, gamine. Si je voulais te faire baver, je te ferais baver. Tu te souviens de ça?"
Lilith se redressa et posa le portable. Ses seins étaient encore plus impressionnants quand elle était dressée.
Angelina prit une autre gorgée et déglutit difficilement pendant que Lilith s'approchait.
Ces doigts délicats aux ongles pointus vinrent caresser doucement son genou.
Elle regarda dans les yeux ardents de Lilith et fut en un instant totalement perdue.
Elle s'imaginait capituler. Elle pourrait se pencher entre les cuisses de Lilith, l'embrasser, humer ce corps magnifique.
Cela serait si bon, elle en était sûre. La tendresse, l'abandon, le don de soi. Lilith pouvait lui donner ce désir.
Avec une grande force de volonté, Angelina se détacha du contact démoniaque.
"Ne me fais plus ça!"
Le sourire de Lilith rayonnait: "Je t'avais prévenue."
"Je sais. Tu peux prendre le contrôle de mon esprit. Le cerveau de n'importe qui."
"J'aurais pu te mettre dans mon lit quand je le voulais et je ne l'ai pas fait."
"Bravo pour ta loyauté. Tu sais ce qui me tourmente? Que tu puisses faire tout ce que tu veux de moi à n'importe quel moment."
"Tu prendrais du plaisir si je le faisais, cependant."
"Ce n'est pas ça, le problème."
"Je ne sais pas. Je ..." Lilith fut interrompue par un coup à la porte. Elle a sauté sur ses pieds. "Ooh, ça doit être la pizza."
Angelina a levé son verre, un peu pompette. Une envie de sarcasme et de rancune: "Cette journée est vraiment excitante."
"Chut, Angelina. N'agis pas comme si tu n'avais pas faim."
"Comment voudrais-tu… oh merde! Sors de ma tête!"
Lilith haussa les épaules: "C'est mon vice. La luxure, la gourmandise, l'envie... Je ne peux pas m'en empêcher. Ils font partie de moi."
"La faim ordinaire n'est pas la gourmandise" ronchonna Angelina d'une voix boudeuse dans son vin.
Lilith ne se donna pas la peine de se couvrir avant d'ouvrir la porte d'entrée. La fille démone salope, rien que ses sous-vêtements.
Angelina roula des yeux en regardant l'échange. Elle n'eut qu'un bref aperçu du livreur.
Bien sûr, il était totalement hypnotisé par la bombasse devant lui. Il ne semblait même pas remarquer qu'elle n'était pas humaine.
Lilith flirta, aguicheuse et rieuse, avant de sortir son l'argent de… eh bien, difficile de dire d'où cela venait.
La seule chose qui était sûre, c'est qu'elle n'avait pas de poches pour stocker l'argent.
Toute l’affaire a pris assez longtemps pour qu'Angelina devienne grincheuse.
C'était étrange d'être énervée, car elle n'avait pas prévu de manger une pizza avant que Lilith ne l'ait évoqué.
"T'en as mis du temps. Je pensais que tu allais traîner cet imbécile jusqu'ici pour le baiser devant moi."
"Pff, n'importe quoi. Je plaisantais juste un peu. Il a aimé, j'ai aimé, arrête de critiquer tout ce que je fais."
"Salope."
Lilith lui lança un regard perplexe: "Tu penses que c'est une insulte, n'est-ce pas?"
"Je... oh, oublie ça."
Il y avait deux variétés de pizzas. L'une carnassière, l'autre végétarienne. Cela, au moins, indiquait que Lilith ne savait pas ce qu'Angelina aimait et, par extension, qu'elle ne savait pas tout ce qui se passait dans sa tête.
Ce n'était pas grand-chose, juste un petit confort, mais c'était quelque chose.
Angelina se sentait mieux en mangeant la deuxième tranche. Elle avait plus faim qu'elle ne le pensait. Et boire du vin à jeun...
"Tu ne manges pas?" elle a finalement demandé.
"J'ai grignoté le livreur" dit Lilith. "Son désir n'était pas très subtil, mais c'était nourrissant."
"Oh. D'accord. C'est ton truc. Tu te nourris de l'énergie sexuelle des gens. Tu les chauffes et tu consommes leurs émotions."
Angelina regarda la paire de pizzas. "Je suis censée manger tout ça toute seule?"
"Mange tout ce que tu veux. Garde les restes, jette-les. M'en fous."
Angelina haussa les épaules.
"D'accord. Tu ne pourrais pas faire semblant de manger? Tu restes assise, à moitié nue, en me regardant manger, c'est bizarre!"
"Je mange un peu, dans un sens."
"Oh putain non. Ne te nourris pas de moi. Je ne suis pas du tout avide de convoitise."
"C'est très subtil. Très léger. Mais c'est là."
"Non, ça ne l'est pas. Et même si c'était le cas, arrête... ne me mange pas, s'il te plaît."
"Seulement si tu arrêtes de respirer."
"Quoi? T'es cinglée?"
"C'est ce que tu me demandes de faire. D'abord, t'arrête de respirer, ensuite, arrête d'émettre les sentiments délicieux et savoureux que tu ressens pour moi... c'est tout à fait pareil."
"Je n'ai pas de sentiment pour toi! Juste de la haine!"
"C'est bon aussi la haine, peut être parmi les plus..."
"Ne finis pas cette phrase!"
Angelina ne se souvenait pas d'être allée au lit. Certes, elle avait un peu trop bu mais, à un moment donné, elle s'est retrouvée au lit.
Lilith s'occupait d'elle, la bordant, attachant ses cheveux. Elle a eu les seins de la succube contre son visage et elle était suffisamment saoule pour en profiter. Elle se rappelait plus avoir été agacée par sa présence non désirée. Tout cela lui semblait terriblement mesquin. La succube était si belle et si sexy, errant à moitié nue. Et merde! Ses seins étaient si doux, si gonflés …
Elle s'endormit avec cette pensée.

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