La Proviseure Du Lycée Saint-Vincent

Coincé entre l’Orb, la rue des Saint-Simoniens et le Pont Vieux, le lycée Saint-Vincent de Béziers avait été complètement refait à neuf pendant les vacances d’été. Les travaux achevés, le mois de septembre débutait mollement dans les bâtiments, mais on devinait que ce n’était qu’apparence. L’un des couloirs en particulier aurait pu attirer l’attention des passants à qui il serait venu l’idée de regarder à travers l’une de ses nombreuses fenêtres.

La porte d’un bureau s’ouvrit brutalement et une femme, l’air décidé, passa la tête dans l’entrebâillement.
— Mademoiselle Petel, les classes de terminale philo sont-elles finies ?
La conseillère principale d’éducation, joviale et un peu ronde, sursauta. Sans quitter son fauteuil d’une autre époque — il n’y avait pas eu de budget pour le mobilier —, elle leva les yeux de ses dossiers et s’empressa de répondre :
— Oui bien sûr Madame la Proviseure. Nous avons trois classes complètes et deux élèves de plus que l’année dernière dans cette section.
— Bien. Vous avez bien fait ma T1 comme d’habitude ?
— Oui Madame, quinze jeunes filles et dix garçons ni plus ni moins. Toutes et tous ont dix-huit ans ou plus. Pas un seul n’est mineur.
— Parfait, fit la femme en refermant doucement la porte.

Un sourire fugace passa sur les lèvres de madame Rolzen et ses yeux gris pétillèrent. Elle secoua sa chevelure courte, mais volumineuse ce qui fit apparaître de rares cheveux blancs au milieu de ses cheveux châtain. À mi-chemin entre la quarantaine et la cinquantaine, pas très grande, la proviseure avait gardé la ligne par un régime alimentaire soigné et quelques heures de jogging hebdomadaires. Complexée par sa taille, elle portait souvent de hauts talons et des jupes serrées qui allongeaient sa silhouette. En un mot, c’était une belle femme quadragénaire sur laquelle de nombreux hommes se retournaient, sans aucune chance de succès toutefois.
À petits pas nerveux dus à l’étroitesse de sa jupe, madame Rolzen regagna son bureau.

Elle s’empara de son sac et de son manteau qu’elle posa sur son avant-bras et descendit l’escalier principal. Elle traversa la cour en slalomant entre les feuilles glissantes tombées des arbres, sortit sur le trottoir et rentra chez elle en trottinant.
— Vivement demain ! se dit-elle.

*

En cette matinée d’octobre, un mois jour pour jour après la rentrée, le ciel était chargé de nuages et le jour perçait à peine. De rares gouttes de pluie tombaient sur les épaules des jeunes gens formant çà et là de petits groupes circulaires. Les larges feuilles mortes des platanes tournoyaient dans la cour de récréation alors que d’autres se coinçaient verticalement dans les grilles en fer forgé cerclant le pied des arbres. La sonnerie de début des cours retentit et les élèves regagnèrent les bâtiments. Quand la terminale de philosophie 1 pénétra dans la salle, le professeur d’histoire, un homme d’une cinquantaine d’années au teint gris et aux doigts jaunis par la nicotine, interpela une jeune femme de sa voix rauque, un papier à la main.
— Natacha Ivanov, vous êtes convoquée chez la proviseure à dix heures.
— Moi, mais pourquoi ? s’inquiéta immédiatement Natacha.
— Personnellement, je n’en sais rien, répondit le professeur. J’ai juste trouvé ce mot dans mon casier ce matin et je vous transmets l’information, c’est tout.
— Bon, assez perdu de temps maintenant, poursuivit-il, nous devons terminer notre révision sur la Seconde Guerre mondiale, reprit-il en haussant le ton.
Les élèves s’assirent y compris Natacha restée pensive et troublée. C’était une belle adolescente blonde typée de l’Est. Elle n’était pas parmi les meilleurs de sa classe, mais dominait malgré tout la moyenne. Alors, pourquoi ? Sans doute un problème administratif se rassura-t-elle après un moment de réflexion. Persuadée de la pertinence de cette déduction, elle renoua finalement son attention avec le fil de la leçon.

Pendant l’heure de mathématiques qui suivit immédiatement celle d’histoire, elle se rappela que le lundi de dix heures à onze heures, la T1 n’avait pas cours avant d’enchaîner sur une heure de philosophie qui achevait la matinée.
L’heure choisie par la proviseure était-elle en rapport avec son emploi du temps ? L’entretien allait-il durer longtemps ? Un problème administratif devrait être vite réglé normalement… Elle s’inquiéta à nouveau et son estomac resta serré jusqu’à la fin du cours. Sonnerie stridente. De plus en plus angoissée, Natacha sortit la première de la classe et arpenta le long couloir nerveusement pour parvenir au bureau de la proviseure. Le cœur battant, immobile devant la porte, l’élève n’avait d’yeux que pour une plaque de cuivre indiquant « Madame France Rolzen ». Sur la ligne en dessous, au mot « Proviseur », une main inconnue avait rajouté maladroitement un « e » en gravant la lettre avec un objet pointu, sans doute un compas. Un sourire amusé éclaira le visage de Natacha qui, un peu encouragée, frappa trois coups de son index replié. « Entrez ! » fit une voix juste assez forte pour qu’on l’entendît depuis le couloir. Natacha s’exécuta, ouvrit la porte et ne s’engagea que d’un pas dans le bureau.

— Approchez ! Approchez ! Et fermez la porte, intima madame Rolzen d’un ton neutre.
La jeune femme s’avança légèrement.
— Asseyez-vous, j’ai à vous parler.
Natacha regarda autour d’elle cherchant une chaise, mais n’aperçut qu’un fauteuil profond et s’y laissa choir. Elle voyait la proviseure de bas en haut et cela la mettait mal à l’aise. Bien sûr, c’était à dessein. Les fesses plus basses que les genoux, elle tira maladroitement et sans succès sur sa jupe plissée trop courte.
Le visage de madame Rolzen devint plus sévère.
— C’est de ça que je veux vous parler.
— Ça ?... Quoi ? répondit Natacha, décontenancée.
— Votre tenue vestimentaire.
— Ma… tenue… ?
— Oui mademoiselle Ivanov, votre tenue vestimentaire. Cela fait un mois que je vous observe et je n’ai noté sur vous que minijupes et chemisiers transparents laissant apparaître vos seins ou votre soutien-gorge lorsque par bonheur vous en avez un. Quand ce ne sont pas vos minijupes, ce sont vos shorts trop courts qui vous moulent les fesses heureusement cachées par un collant, noir dans le meilleur des cas, mais le plus souvent en résille du plus mauvais effet… Ici les garçons ont besoin de travailler, pas d’être aguichés.
Où vous croyez-vous donc, mademoiselle Ivanov ? Dans un lupanar des années folles ?
Natacha, qui avait tout imaginé comme motif à cet entretien, restait pantoise. Elle répliqua faiblement :
— Je n’ai pas l’impression de faire différemment que les autres filles de ma classe…
— Ne répondez pas ! Regardez ce matin, votre jupe est tellement courte qu’elle me laisse voir votre culotte entre vos bas, parce que ce sont des bas que vous portez aujourd’hui, pas même un collant !
La jeune femme, piquée dans son amour-propre, répliqua entre ses lèvres :
— Ça prouve au moins que j’en ai une !
La proviseure avait l’ouïe fine.
— Vous faites de l’esprit ! Et bien, vous aurez le temps d’en faire quand vous serez chez vous bientôt. Parce que je vais déposer un dossier en exclusion définitive ; oui mademoiselle, « ex-clu-sion dé-fi-ni-tive » pour comportement inapproprié.
— Mais ce n’est pas juste ! pleurnicha Natacha. Les autres font pareil, pourquoi moi ?
— Parce que justement vous serez une référence pour vos camarades. En renvoyant une élève pour ce motif, je suis sûre qu’elles s’habilleront correctement par la suite, mais il me faut un exemple et cet exemple, pas de chance, c’est vous.
Natacha sentit la colère lui prendre les tripes et cracha :
— C’est parce que mon père n’est pas né français, hein ? C’est ça ? Que je sois française maintenant, ça vous ennuie profondément ? Hein ? Avouez donc !
— Je vous laisse la responsabilité de vos propos mademoiselle Ivanov, répondit la proviseure calmement en appuyant ostensiblement sur le patronyme. Ce sera toujours ça que je rajouterai à votre dossier. La commission se déroule mercredi, avec un peu de chance vous partirez en week-end, mais il sera inutile de revenir. Ah ! Et puis comptez sur moi pour donner les renseignements adéquats aux lycées voisins où vous penseriez vous inscrire.
Natacha se mit à pleurer.
— Je ne comprends pas, murmura-t-elle entre deux sanglots.

Puis, plus haut :
— Qu’est-ce que je vous ai fait ?
France Rolzen se leva, se dirigea vers la sortie et resta debout devant la porte.
— Notre entretien est terminé, mademoiselle Ivanov. Si vous voulez un conseil, quittez Béziers, changez de ville.
Les yeux rougis de larmes, Natacha s’extirpa du fauteuil avec difficultés, tenta maladroitement de masquer ses dessous au regard libidineux de madame Rolzen et s’apprêta à sortir. Elle posa la main sur la poignée, mais la proviseure interrompit son geste.
— À moins que…
Une lueur d’espoir dans la voix, Natacha dévisagea madame Rolzen.
— À moins que… quoi ?
Sans répondre, la femme entraîna l’élève par le bras vers une porte au fond du bureau. Elle l’ouvrit, alluma quelques lumières discrètes, fit pénétrer la jeune fille et referma à clé derrière elle.
L’incompréhension avait succédé à l’espoir ; au milieu de la pièce, un grand lit semblait attendre.
La voix de madame Rolzen devint soudain douce et mielleuse. Optant pour le tutoiement, elle désigna le lit.
— Je ne te fais pas de dessin. Nous avons trois quarts d’heure devant nous avant ton prochain cours. Tu peux partir maintenant et j’envoie ton dossier, ou bien rester, on se fait quelques câlins et j’oublie tout.
Un sentiment de dégoût suivi d’une sorte de soulagement malsain envahit Natacha puis avec résignation, comme un automate, elle fit tomber sa minijupe sur ses pieds. Elle ne pleurait plus, mais serrait les dents.

La proviseure s’approcha de la jeune femme et commença à lui déboutonner son chemisier.
— Tu as choisi la bonne solution, ma petite, murmura-t-elle.
Natacha n’avait pas mis de soutien-gorge ce jour-là. Libérés, ses seins se redressèrent et les tétons pointaient, raidis par le froid relatif de la pièce ou bien autre chose sans qu’elle se l’avouât. Elle se laissa caresser la poitrine en fermant les yeux, une douce volupté l’envahit malgré elle. Le souffle parfumé à la tisane de mélisse de madame Rolzen s’approcha de ses lèvres qu’elle entrouvrit. La langue de la proviseure s’insinua et ce fut un long baiser langoureux qui s’ensuivit. Natacha ne haïssait plus cette femme qui lui voulait tant de mal quelques instants auparavant. Elle devina qu’elle lui plaisait et qu’elle était capable de tout pour parvenir à ses fins. En définitive, elle en était flattée et elle le fit comprendre en mêlant sa langue avec ardeur à celle de son amante. Cette dernière poussa doucement Natacha sur le lit et elle s’y allongea à plat dos. Quittant la bouche de Natacha, madame Rolzen caressa de ses lèvres, le cou, les seins, le ventre de la jeune femme pour s’arrêter sur le mont de Vénus. Elle remarqua sur la culotte à l’endroit de la vulve, une tache mouillée qui allait grandissant. Elle sourit.
— Tu vois, chacune de nous y trouve son compte finalement, fit-elle en faisant glisser le sous-vêtement le long des jambes toujours gainées de bas, de Natacha.
Puis avidement, la langue sortie et raidie comme un pénis, la proviseure pénétra le sexe suintant de son élève. De rares poils blonds lui chatouillaient les ailes du nez, mais dès que le contact eut lieu, Natacha poussa un soupir de volupté peu commun. Elle n’avait jamais mouillé autant pendant qu’elle faisait l’amour, que ce fût avec un homme ou une femme. Celle-ci allait l’emmener au septième ciel rapidement, car elle devinait déjà les prémices de l’orgasme. France Rolzen lapait, buvait, déglutissait, se barbouillait le visage avec la cyprine un peu huileuse et chaude de sa maîtresse. Soudain, Natacha se raidit, enserra la tête de la proviseure à deux mains, lui plaqua la bouche contre son sexe et hurla à chacune des nombreuses contractions vaginales qu’elle éprouva. Elle avait vu juste, jamais elle ne ressentit un plaisir aussi intense ; il lui sembla que celui-ci durait une éternité. Quand ce fut terminé malgré tout, madame Rolzen remonta près de la bouche de la jeune femme, partagea avec elle un peu de cyprine qu’elle avait gardée sur ses lèvres et sa langue et lui pénétra violemment le vagin de trois doigts serrés. Natacha gémit avec force, puis ce furent de petites plaintes qui allaient crescendo au fur et à mesure que madame Rolzen pratiquait de savants aller-retour dans son écrin. Le deuxième orgasme fut à l’image du premier : quelques signes avant-coureurs puis, brutalement, l’explosion. La proviseure abandonna la vulve qui se contractait seule comme en proie à une vie propre et plongea deux doigts dans l’anus de sa partenaire. L’orgasme fut décuplé et le râle hors du commun couvrit le bruit mouillé des spasmes interminables du vagin. La jeune femme hurlait à s’en époumoner, quand madame Rolzen finit par enfin lâcher sa proie. Elle embrassa doucement anus, sexe et bouche de Natacha qui, anéantie, restait les jambes largement écartées, offrant en pâture sa fente en feu aux yeux lubriques de son amante.
Après avoir ôté son string, madame Rolzen s’agenouilla sur le lit et enjamba le corps de Natacha. Remontant jusqu’à son visage, elle appliqua sa vulve sur les lèvres de son élève qui se mit à la sucer avec bonheur. Ce fut au tour de la proviseure de pousser de faibles cris. Elle remuait savamment ses fesses afin que, sans bouger, sa partenaire lui léchât successivement le clitoris, les petites lèvres, l’anus et retour. Il fallut peu de temps pour que l’orgasme stoppe cette balançoire amoureuse et France Rolzen jouit soudain dans la bouche grande ouverte de Natacha qui se délecta des sécrétions nombreuses jaillissant du méat et du vagin de son amante. Madame Rolzen, épuisée à son tour, s’étendit à côté de Natacha immobile et rêveuse. Les mains des deux femmes se mêlèrent délicatement.
— Trois quarts d’heure, ça passe vite Natacha, déclara soudain madame Rolzen en s’essuyant le visage et celui de Natacha. Tu as un cours de philo, il me semble…

Cinq minutes plus tard, reprenant le vouvoiement, la proviseure raccompagnait Natacha, de sombres cernes sous les yeux, à la porte de son bureau.
— Naturellement, il ne s’est rien passé. Si vous vous avisiez de parler de ça à qui que ce soit, je retrouverais votre dossier d’exclusion et plus rien ne m’arrêterait. De plus, comme je nierais tout, ce serait votre parole contre la mienne, alors…
— Soyez sans crainte, je garde déjà de trop bons souvenirs de cet entretien.
Un large sourire éclaira le visage de madame Rolzen.
— Je suis contente que cela vous ait plu. J’aime les jolies filles, je n’y peux rien… Au fait, ne changez rien à la manière dont vous vous habillez, conclut-elle en lui caressant la joue.
Natacha courut dans les couloirs et fut juste à l’heure à son cours de philosophie, mais dire qu’elle a été attentive est une autre histoire.

*

Un lundi matin trois semaines plus tard, le professeur d’histoire de la terminale de philosophie 1 avait un papier à la main et observait, de son bureau, les jeunes gens qui pénétraient un par un dans la salle. Natacha passa doucement devant lui, espérant sans trop y croire une autre convocation de madame Rolzen, mais il n’en fut rien. L’avant-dernière élève était une adolescente peu formée malgré ses dix-huit ans et dont la classe se moquait souvent pour son goût incompréhensible pour le sport.
— Ah… Mademoiselle Peslard ! Une convocation de la proviseure pour ce matin à dix heures.
Bien moins angoissée que Natacha, celle-ci prit simplement le papier, le rangea dans son sac et alla s’asseoir comme si de rien n’était. Natacha avait du mal à retenir une pointe de jalousie.
— Qu’est-ce qu’elle lui trouve ? songea-t-elle en la détaillant des pieds à la tête. Elle n’a pas de seins, pas de fesses, elle est toute en os, elle n’est même pas jolie… Bof, après tout, ça la regarde, mais je ne sais pas ce qu’elle va pouvoir lui reprocher ; elle s’habille hyper classique…
Finalement, Natacha haussa les épaules et décida de ne pas donner plus d’importance à la convocation de sa camarade. Elle s’amusera bien quand elle reviendra en classe, à moins qu’elle ne se laisse pas faire…

À la fin du cours de mathématiques, Lydia Peslard se rendit au bureau de madame Rolzen et frappa à la porte. La proviseure la fit asseoir dans l’unique fauteuil, mais Lydia ne paraissait pas intimidée.
— Mademoiselle Peslard, vous ne vous doutez pas du motif de cette convocation ?
— Pas du tout Madame Rolzen, répondit-elle sincèrement.
— Si je vous parle de Monsieur Rausart, professeur d’E.P.S., cela ne vous dit toujours rien ?
Lydia réfléchissait rapidement. Que venait faire son professeur de sport ici ?
— Non, franchement je ne vois pas.
— Monsieur Rausart est marié et cependant, cela n’a pas l’air de vous gêner. Je vous ai aperçu plusieurs fois faire des avances à cet homme alors que tous vos camarades étaient partis et que vous seule restiez dans le gymnase avec lui.
— Mais je l’aide toujours à ranger les agrès, ça me fait plaisir.
— Et dans les douches aussi, vous vous faites plaisir ? Vous aimez bien vous tripoter ? Ou plus…
— Mais c’est un mensonge ! Qui a dit ça ?
— Personne, à part moi. Alors je vous explique ce qui va se passer : j’ai ici un dossier vous concernant et proposant une exclusion définitive pour conduite inappropriée envers un professeur. Je l’envoie aujourd’hui et mercredi, le conseil staa, mais je vous informe que je n’ai jamais eu de refus.
— Mais vous ne pouvez pas faire ça ! hurla Lydia en se dressant d’un bond. C’est un affreux mensonge !
— Si, je peux le faire, mais vous, vous pouvez faire en sorte que cela n’arrive pas.
L’étonnement grandissait dans le regard de Lydia. Que voulait cette femme ? Pourquoi agissait-elle ainsi ? France Rolzen se leva à son tour et entraîna son élève vers la pièce du fond où elles pénétrèrent toutes les deux. Après avoir allumé les lumières tamisées et fermé la porte à clé, la proviseure désigna le lit. Elle reprit le tutoiement apparemment lié à cette pièce.
— Tu aimes le sport, tu vas être servie. Tu vas te déshabiller totalement et te masturber jusqu’à avoir un orgasme et cela six fois de suite. Moi je te regarde en me masturbant aussi, mais moins que toi.
— Vous êtes devenue folle… lâcha Lydia en oubliant à qui elle parlait.
France Rolzen ne releva pas.
— Tu peux refuser bien sûr, je ne t’oblige à rien, mais dans ce cas je fais partir ton dossier. Tu fais ce que je te demande et je le jette aux oubliettes.
— C’est du chantage, souffla la jeune femme en ôtant son pull.
— À la bonne heure, lança madame Rolzen.
Lydia n’était pas comme Natacha. Elle s’habillait de manière moins provocante et après qu’elle eut retiré son t-shirt, son soutien-gorge, son jean, ses chaussettes et ses baskets, elle resta debout le bras droit replié masquant ses menus seins.
— Tu ne vas pas te branler avec ta culotte ? Enlève ça et allonge-toi ; et n’oublie pas que je sais reconnaître un orgasme simulé. Au premier, on arrête immédiatement et ton dossier part. Compris ?
Lydia s’exécuta.
— Vas-y ; je suppose que tu sais faire à ton âge… et écarte bien les jambes que je voie bien ta petite rosace.
La jeune femme s’étendit sur le dos, ferma les yeux, plia les genoux et écarta les cuisses en découvrant une vulve rose de toute petite taille surmontée d’un triangle de poils noirs sans doute jamais taillés. Elle glissa sa main doucement le long de son ventre puis, avec le médius, caressa sa fente de haut en bas. Lydia était jeune ; la cyprine coula rapidement et abondamment. Elle possédait une technique bien à elle pour exciter son clitoris. Le majeur replié, les autres doigts bien raides tendus comme des cornes, elle allait et venait horizontalement par séries brèves, mais extrêmement rapides entrecoupées d’intervalles de deux secondes environ. L’orgasme naissant, elle le retardait en diminuant le temps d’excitation et augmentant celui des pauses. Soudain, lorsqu’elle reprit son va-et-vient elle ne s’arrêta plus et hurla d’un plaisir savamment contenu. Les contractions de son vagin durèrent une trentaine de secondes puis cessèrent progressivement, Lydia respirait comme une forge. Une tache se forma sur le lit au niveau de ses fesses. La proviseure, assise dans un fauteuil face à elle, avait ôté sa culotte et se fourrait deux doigts dans la vulve. Ses aller-retour résonnaient avec un bruit de succion mouillé.
— Et d’un, ma grande. Encore cinq et je te laisse aller, mais ne traîne pas, je te rappelle que tu as cours à onze heures.
Pas tout à fait remise de son premier orgasme, Lydia recommença à se titiller le clitoris de son médius. Quelque peu sensible, le petit bouton réticent au début gonfla à nouveau et le désir finalement l’emporta. Il s’écoula un peu plus de temps, mais beaucoup de cyprine et Lydia râla rapidement dans un spasme voluptueux appuyé. Elle reprit son souffle avec difficultés, mit sa main sur sa vulve comme pour la protéger et gémit :
— Je n’y arriverai pas, Madame Rolzen, je n’y arriverai pas.
— Et de deux ! Pense à ton dossier, moins de six orgasmes et tu es exclue ; pense aussi à l’une de tes prochaines camarades, je lui en demanderai sept… Maintenant, je ne veux pas te presser, mais l’heure tourne.
Quelques larmes perlèrent aux yeux de Lydia et comme un robot, elle rechercha au milieu de ses grandes lèvres son clitoris douloureux pour le solliciter à nouveau. Son mouvement était moins rapide qu’au début, la technique avait changé. Le médius virevoltait autour du petit bouton plus calmement, il plongeait souvent entre les petites lèvres pour s’humecter de cette cyprine si abondante, si lubrifiante et si calmante. L’orgasme la surprit presque alors qu’elle avait deux doigts dans sa vulve. Lydia en ajouta un troisième, entama de violents aller-retour et jouit en criant, la main presque entière enfoncée dans son vagin dilaté. Quand elle la retira, un flot de cyprine vint inonder sa raie des fesses, son anus et le matelas. Elle pleura.
— Je n’en peux plus, pitié.
Madame Rolzen, pendant ce temps, se masturbait énergiquement.
— Repose-toi cinq minutes et laisse-moi prendre mon pied à mon tour.
Lydia, les yeux fermés, entendit les râles de plaisir de la proviseure quand elle atteignit l’orgasme. Elle cria de manière étouffée comme pour masquer le bruit qu’elle faisait. Elle se tut et récupéra pendant une minute puis s’adressa à Lydia.
— Trois à un ! Tu vois la chance que tu as d’être jeune… Bon, ce n’est pas tout, encore trois pour toi si j’ai bien compté.
Lydia poussa un soupir de découragement et recommença ses caresses clitoridiennes. La vision de la proviseure se masturbant l’avait excitée, mais le temps lui parut long. Elle ne pensait qu’à une chose : que cela s’arrête, elle n’en pouvait plus. Toutes les parties de sa vulve étaient sensibles et le quatrième orgasme vint tout doucement, à peine lui fit-il émettre un seul tout petit cri. Son corps entier regimbait, mais il fallait continuer, continuer encore. Le faible spasme achevé, Lydia roula sur le côté, se cacha la tête dans son bras replié et sanglota.
— C’est fini, Madame Rolzen, c’est fini. J’abandonne, faites de moi ce que vous voulez.
— Allons, allons, ne te laisse pas décourager. Encore deux et tu seras tranquille. Pour t’être agréable, je te donne dix minutes de plus. Je te ferai un mot pour le professeur de philo pour excuser ton retard. Tu vois que je ne suis pas vraiment méchante ?
Il sembla à Lydia que le cinquième orgasme mit un temps infini à venir. Son bouton était rouge et irrité, son vagin était sec, ses lèvres, grandes et petites, en feu, mais malgré cela, un spasme l’emporta au septième ciel. Lydia avait des crampes dans les poignets et les avant-bras.
— Je ne mouille plus, Madame Rolzen, je ne mouille plus. Je ne peux plus aller plus loin, se lamenta Lydia.
— Repose-toi cinq minutes pendant que je me fais du bien, je viens à ton aide.
La proviseure se caressa le clitoris savamment, puis l’intérieur du vagin dans lequel elle mit deux doigts qu’elle fit aller et venir. Peu de temps après, la vision de son élève pantelante aidant, France Rolzen jouit très fort. Le fauteuil, à son tour, était aspergé de sécrétions vaginales. Quand elle eut repris ses esprits, elle s’adressa à la jeune femme, affalée sur le lit, ne cachant même plus à la vue ses seins, ses organes génitaux, ses fesses, tout ce qui était son intimité.
— Pour la dernière, j’ai pitié de toi.
La proviseure sortit du tiroir d’un meuble bas un flacon de gel lubrifiant et un vibromasseur qu’elle lança sur le drap.
— Tiens, le gel va remplacer tes sécrétions et avec le vibro, ça ira vite. Dépêche-toi.
Lydia s’empara de la flasque, en fit jaillir une noix de lubrifiant incolore et l’appliqua en grimaçant un peu, sur ses parties génitales. Elle se saisit ensuite du vibromasseur, chercha l’interrupteur, et l’engin se mit à ronronner doucement. Avec prudence, elle en apposa l’extrémité arrondie contre son sexe, mais se raidit violemment. Elle n’avait jamais utilisé un tel accessoire, elle n’en avait même jamais vu en vrai. Sous l’effet des vibrations, un désir incontrôlable naquit en elle et, sous les yeux remplis d’une joie saphique de la proviseure, Lydia introduisit à fond le bâton vibrant dans sa vulve. Le résultat ne se fit pas attendre et la jeune femme fut aussitôt submergée par un orgasme phénoménal. La forcenée du sexe faisait aller et venir en gémissant le vibromasseur à un train d’enfer dans son vagin, rien ne pouvait plus l’arrêter ; puis elle hurla en enfonçant les vingt centimètres de l’engin au fin fond de son corps et l’expulsa brusquement dans un meuglement sauvage. Lydia retomba lourdement sur le lit, vaincue par sa spectatrice qui finissait doucement de se masturber en l’observant succomber au plaisir.

Cinq minutes plus tard :
— Chose promise, chose due. Voici un mot pour le professeur de philosophie, précisa madame Rolzen en tendant un document à Lydia dont la main tremblait.
— Inutile de vous spécifier que tout ceci doit rester entre nous, sinon je ressors votre dossier.
Lydia, conquise, tendit ses lèvres à la proviseure :
— Merci pour tout, murmura-t-elle.
Puis elle quitta le bureau d’une démarche mal assurée, les jambes légèrement écartées.

Quand Natacha la vit entrer en cours, elle s’aperçut tout de suite que quelque chose n’allait pas. Manifestement, Lydia s’était laissée faire et avait vraiment dégusté. Une vague de sympathie l’envahit soudain, elle qui considérait Lydia comme une fille quelconque peu avant. À midi, elle lui proposa d’aller déjeuner ensemble et de parler de leur aventure respective avec la proviseure.
*

Le deuxième trimestre était entamé et un lundi matin, le professeur d’histoire trouva un mot dans son casier. « Combien va-t-elle s’en payer cette année ? » songea-t-il avant d’aller en classe et de s’asseoir derrière son bureau.
Lorsque Manon passa devant lui, celui-ci l’arrêta :
— Mademoiselle Difigola, convocation chez la proviseure à dix heures.
Manon, une jolie brune d’origine italienne, tourna la tête vers Natacha et Lydia d’un air entendu et s’empara du papier en souriant. Elle savait ce qu’elle avait à faire. À dix heures, un bref conciliabule s’orchestra entre Natacha, Lydia et Manon puis cette dernière se dirigea vers le bureau de madame Rolzen.

— Entrez ! fit la voix de France Rolzen.
Manon ouvrit la porte discrètement.
— Approchez Mademoiselle Difigola et asseyez-vous.
Manon s’assit dans le fauteuil et attendit la suite.
— Vous avez bien une petite idée de la raison pour laquelle je vous ai demandé de venir ? s’enquit France Rolzen.
— Désolée non, je ne vois pas.
— Vos perpétuels retards, Mademoiselle. Je n’en note pas moins de dix depuis le début de l’année et nous ne sommes qu’en janvier.
— Vous savez bien Madame que ce n’est pas de mon fait. J’habite à Corneilhan et je prends l’autocar tous les matins. Régulièrement, cet autocar a du retard quand il n’est pas tout simplement en grève. Je vous ai fourni un justificatif de la compagnie de transport à chaque fois.
— La raison pour laquelle vous êtes en retard continuellement m’importe peu. Le fait est là, c’est tout ce que je vois, répliqua sèchement la proviseure. Aussi, je suis obligée de prendre des mesures.
Manon interrogeait Madame Rolzen du regard ; celle-ci tapota une pile de documents qu’elle avait sur son bureau.
— Ceci est votre dossier d’exclusion. Je ne peux conserver une élève, qui a si peu de ponctualité. Je le transmets aujourd’hui, le comité se réunit mercredi.
— Mais vous n’avez pas le droit ! s’exclama la jeune Difigola.
Madame Rolzen balaya la remarque d’un revers de main.
— Peut-être bien, mais les faits sont contre vous. Il suffit de bien les présenter en commission… Mais j’ai une solution pour perdre le souvenir de cet incident si vous désirez.
— Laquelle ? demanda Manon, un mince sourire aux lèvres.
— Vous êtes une jolie fille, Mademoiselle Difigola, et j’ai un faible pour les jolies filles. Je sais que votre professeur de philosophie est absent aujourd’hui, nous disposons donc au minimum de deux heures. Nous couchons ensemble, et j’oublie tout. Vous ne voulez pas libre à vous, mais j’envoie votre dossier. Ce marché vous convient-il ?
— Plus que vous ne le pensez ! déclara la jeune femme en riant.
Manon sortit de sa poche un smartphone qu’elle tendit à bout de bras. La proviseure, bouche bée, semblait soudain égarée.
— Vous savez sans doute, Madame Rolzen, que ces appareils ont une fonction « dictaphone » et je viens d’enregistrer toute notre conversation.
La proviseure blêmit et ses doigts se crispèrent sur le bureau.
— Vous pouvez entrer ! lança Manon vers l’entrée, la main en porte-voix.
La porte s’ouvrit et les dix garçons de la classe ainsi que Natacha et Lydia pénétrèrent dans le bureau. France Rolzen se jeta sur le téléphone, mais un élève plus rapide venait d’en arracher le fil.
— Venez par ici ! fit Manon d’un ton qui n’admettait pas de réplique.
Tout le monde se dirigea vers la pièce du fond et Natacha en ferma la porte à clé.
— Madame la proviseure, Natacha, Lydia et moi allons porter plainte au rectorat contre vous pour harcèlement sexuel avec pour preuve cet enregistrement. Par les temps qui courent, c’est la mise à pied immédiate et définitive pour vous. Personne ne vous soutiendra.
— Je vous en prie… dit madame Rolzen en pleurnichant.
— À moins que… continua malicieusement la jeune élève.
— À moins que, quoi ? répondit la proviseure un peu méfiante.
— Vous nous avez prouvé que vous aimiez les jeunes femmes, soit. Eh bien, pour changer, vous allez connaître de près nos amis garçons ici présents et j’oublie cet enregistrement.
— Mais je n’ai jamais fait ça avec des hommes… avoua madame Rolzen.
— Raison de plus pour commencer. Décidez-vous ! fit Manon impérieuse.
La proviseure se mit à pleurer et se déshabilla lentement. Quand elle fut nue, l’un des adolescents défit sa braguette et s’approcha d’elle. Il sortit un pénis de belle taille dont il fit jaillir le gland.
— À genoux ! Et suce !
France Rolzen s’exécuta et quand le garçon éjacula, elle eut un haut-le-cœur. Il lui prit le menton, et menaçant, lui intima :
— Avale ! Et tu feras ça pour tous les copains.
C’est ce qu’elle fit avec bien du mal. Plus tard, après avoir pratiqué dix fellations et ingéré dix doses de sperme, la proviseure avait la nausée et des contractures aux mâchoires.
— Ne croyez pas vous en tirer comme ça, lâcha Lydia vengeresse. Vous avez encore deux trous à remplir !
C’est ainsi que le premier garçon, qui avait récupéré, revint à la charge. Il propulsa madame Rolzen à quatre pattes et d’un coup sec la sodomisa. Une minute ou deux de va-et-vient et il éjacula. Sept de ses neuf camarades firent de même, quant aux deux derniers ils décidèrent de prendre la proviseure en double pénétration. Enfin, ce fut au tour de sa vulve de subir les assauts des mâles et madame Rolzen fut surprise d’avoir ressenti deux ou trois orgasmes.
Quand le vagin de madame Rolzen reçut son ultime dose de liquide séminal, Lydia déclara en riant :
— Il paraît que le sperme est bon pour protéger du rhume. Avec ce que vous venez de vous prendre, vous êtes bien vaccinée pour deux ans !!!
Sur le dos, les bras en croix, la proviseure récupérait. Des larmes coulaient silencieusement et lui mouillaient les oreilles.
— Dernière chose, conclut Natacha. À chaque convocation, l’élève qui sera appelé viendra toujours accompagné d’un professeur ou d’un surveillant. Nous exigerons cette condition à la prochaine réunion parents, élèves, profs, pour que vous ne recommenciez pas votre manège avec les classes des années suivantes. Je garde l’enregistrement et le ressortirai à la moindre incartade de votre part.
Puis s’adressant aux autres :
— Assez ri ! Allons déjeuner maintenant, Madame Rolzen n’a plus faim !

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