Dompté Épisode 2

Guillaume avait vainement tenté de retirer cet incongru bracelet de son poignet, mais celui-ci semblait véritablement faire partie de son bras. Pire : lorsqu'il tenta de décoller la jointure entre cette montre - car c'en était bien une, et sa peau, il sentit une douleur lui vriller le bras, depuis la main jusqu'à l'épaule. La douleur ne semblait pas venir de cet objet, mais semblait vriller dans tout son bras à travers chaque parcelle des os qui le parcourrait. Cette douleur lancinante, mais tout de même supportable, Guillaume fut bien obligé de s'en accommoder car elle dura une bonne dizaine de minutes, et le dissuada de retenter l'expérience.


Guillaume gardait un oeil sur l'heure, qui ne cessait d'avancer. L'heure de quitter son domicile pour se rendre à son travail se rapprochait dangereusement, mais lui-même se demandait s'il devait s'y rendre. Il avait du mal à croire qu'une journée s'était écoulée sans qu'il ne s'en rende compte. Une journée où il n'était pas allé travailler, et il n'avait donc pas pu appeler ses employeurs. Il repensa alors à son répondeur.


Guillaume se dirigea vers le petit appareil, qui était posé sur la commode dans l'entrée, à côté du téléphone. Les chiffres 3 clignotait d'une lumière rougeâtre, inlassablement. Guillaume pressa la touche lecture. Le premier message était effectivement celui de son patron, il le sut dès qu'il reconnut la voix rauque qui retentit.


- Guillaume ? Tu es là ? Il y eut un instant de silence. Bon, Guillaume, il est 9 heures et tu n'es pas là. Toute l'équipe s'inquiète pour toi. Appelle-nous le plus rapidement possible, s'il te plaît.


Un bip sonore retentit pour séparer le message du suivant, puis une nouvelle voix retentit.


- Guillaume, il est 14 heures, on s'inquiète tous pour toi. Donnes-nous de tes nouvelles. Merci.

Un nouveau bip sonore retentit, puis la voix familière de Sarah retentit à son tour.




- Guillaume ? Bonjour, c'est Sarah. Tu vas bien ? J'espère qu'il ne t'es rien arrivé ! Le patron est pas très content tu sais. Mais l'équipe n’est pas si inquiete qu'il l'a laissé croire. Oui oui je sais, j'ai écouté son message à 14 heures, j'étais derrière la porte de son bureau quand il t'a appelé. Bon, je te dis à plus tard. Bisous. Je... enfin, je...


Elle soupira, puis raccrocha sans finir sa phrase. Guillaume ne dit rien, mais sourit. Elle s'était apprêtée à lui dire qu'elle l'aimait ? Il en aurait mit sa main à couper. Guillaume hésita. Il était 8 heures et demi. L'équipe pouvait s'inquiéter, ou ne pas s'inquiéter, mais il ne voulait pas que Sarah ne se fasse du mouron. Il irait donc travailler, et réglerait cette étrange histoire de montre plus tard.



°°°


Lorsqu'il arriva devant l'agence immobilière, Guillaume regretta de ne pas avoir prit le temps de prendre un repas. Sur le moment, cette montre lui avait parut si inquiétante qu'il n'avait pas prit le temps de prendre son petit déjeuner. Mais face à la faim qui lui tiraillait à présent l'estomac, son nouveau bracelet blanc comme un linge lui paraissait bien loin. Véritablement, il avait l'impression de ne pas avoir mangé depuis des jours. Depuis l'avant-veille ?


Une fois dans l'agence immobilière, Guillaume salua l'équipe puis se dépêcha d'aller trouver son patron. Il expliqua qu'il avait été prit d'une terrible migraine qui l'avait cloué sur place, dans son lit. Il avait donc été incapable de manger, de bouger ni même de décrocher le téléphone de la journée. Comme il n'était pas dans ses habitudes de s'absenter sans prévenir, son patron ne lui tint pas rigueur et le crut sur parole. En sortant, Sarah l'attendait.


Quand il la vit, la première chose que Guillaume vit, ce fut son regard soulagé. Cela lui confirma qu'il ne devait pas la laisser sans nouvelle. Bien sûr, il ne s'expliquait pas cette journée dont il n'avait aucun souvenir, mais Sarah n'avait aucunement besoin d'être au courant de ses propres inquiétudes.



Sarah restait immobile, les bras croisés, ne semblant visiblement pas quoi dire, ni que faire. Guillaume jugea qu'il était de son devoir de prendre les devants, et il vint la prendre dans ses bras. Elle se laissa aller, et cala sa tête contre le creux de son torse, dans un soupire.


- Je suis désolé de t'avoir inquiété. Dit-il au bout d'un moment ; J'étais chez moi, j'ai même entendu ton message mais j'étais dans un tel état que me déplacer jusqu'au téléphone était un calvaire. Et puis... si j'avais répondu, ma voix t'aurais inquiété plus encore.

- Idiot ! Le réprimanda-t-elle ; Si tu m'avais fait confiance, et que tu m'avais appelé, j'aurai pu venir te tenir compagnie ! Je sais ce que c'est qu'une migraine, et avoir quelqu'un pour vous tenir compagnie, ça permet d'aller beaucoup mieux !


Guillaume ne répondit pas. En réalité, il ne savait pas ce que c'était, lui. Il n'avait jamais eu de migraine de sa vie. Les descriptions qu'il avait données à son patron, et à Sarah, il les avait lues dans un magazine de santé, ainsi que tous les symptômes.


- Je te promets que si ça m'arrive de nouveau, j'essaierai de te prévenir, alors.

- Je l'espère !


Il ne prenait pas de gros risques : il n'avait jamais eu de migraine, et il y avait peu de chance pour que cela lui arrive réellement. Il espérait en avoir assez pour cette fois ci. Concernant ses collègues de travail, du moins. Parce que lui, l'étrange bracelet qui ornait à présent son poignet ne quittait pas son esprit. Que faisait cet objet incongru ? Qui le lui avait posé, et quelle en était la raison ?


Guillaume, après deux nouvelles tentatives pendant la journée, avait fini par renoncer à retirer cette montre. Il préférait maintenant tenter de se remémorer ce qu'il avait fait la veille, et quel était le lien avec ce rêve - dont il était de moins en moins sûr qu'il s'agisse effectivement d'un rêve - qui ne quittait pas sa mémoire.
Mais excepté cette scène embrumée, il ne pouvait pas se rappeler de quoi que ce soit de sa journée de la veille. Ce n'est que lorsqu'il commença à réfléchir à sa journée de l'avant-veille qu'il réalisa qu'il ne se rappelait pas s'être couché ce soir là. Et finalement, il se rappela de cette conversation avec Sarah. De cette conversation... et de ce qui en avait suivit.


Il se rappela alors de cette main ferme qui avait emprisonné sa bouche. De cette odeur indéfinissable qui avait emplit sa bouche, ses narines et sa gorge... mais aussi ses poumons, et finalement ses yeux et son cerveau. Il comprit soudain, alors qu'il sortait des toilettes, après sa journée de travail, qu'il avait été nappé par un agresseur inconnu. Cette odeur qu'il peinait à reconnaître, il en était à présent certain, c'était de l'éther. Le produit lui avait été administré pour le faire sombrer dans l'inconscience, et quoi qu'on lui avait fait pendant cette journée dont il n'avait aucun souvenir, il en était ressorti avec un bracelet blanc au poignet.


- Ça ne va pas Guillaume ?


Celui-ci regarda son interlocutrice. Il s'agissait de Brigitte, une cliente régulière qui sortait d'une visite avec l'un de ses collègues de l'équipe. Une jeune femme rousse qui utilisait son maquillage d'une bien étrange façon. En effet, elle avait la peau extrêmement mâte, mais plutôt que de diminuer le contraste entre sa peau et ses cheveux, et l'avait accru en se bordant les yeux de noir, ce qui à son regard un aspect pénétrant tout à fait déroutant. Quant à son rouge à lèvres, il était d'un rouge si vif qu'il en devenait presque brillant. Ce visage, aux couleurs ainsi contrastés, attirait à tel point son regard qu'il était incapable d'en détacher les yeux, et aurait donc bien été incapable de dire quels vêtements elle portait.


- Si, si, tout va bien.

- Il paraît que tu as été sacrement malade, hier. C'est ta première journée sans venir travailler, est-ce que je me trompe ?


Brigitte et Guillaume se connaissaient depuis longtemps.
Elle avait eu une courte relation avec son frère aîné, quelques années plus tôt, et il avait gardé le contact après leur rupture, même s'il n'était pas allé jusqu'à lier véritablement amitié ensemble. Lorsqu'il avait été engagé dans cette agence, elle lui avait alors accordé l'exclusivité de ses besoins à venir. C'est ainsi qu'ils avaient véritablement eu l'occasion de faire connaissance. Brigitte était une des rares femmes avec qui Guillaume se sentait à l'aise... à l'exception de Sarah, bien entendu.


- Eh bien ? Rêpeta-t-elle ; Quel est ton problème ? Explique moi !



Guillaume n'hésite même pas une seconde. Il regarda ce bracelet, cette effrayante montre blanche, et décida de tout raconter à cette amie que le ciel avait placée sur sa route. Il pouvait bien dire à elle ce qu'il avait peur de dire à Sarah.


- Je n'ai pas fait l'amour depuis plusieurs semaines.


Son cœur se serra soudain. Qu'est-ce que c'était que cette phrase qui venait de sortir de sa bouche ? Il regarda Brigitte. Elle le regardait avec des yeux où il pouvait lire de la stupéfaction et de l'amusement. Ce n'est pas cela qu'il avait voulu dire ! Il continuait à la regarder. Il avait envie de crier, de hurler, de l'appeler au secours. Mais il en était incapable. Au lieu de cela, il restait immobile, à la regarder. Elle sourit alors.


- Tu veux que je t'arrange ça ?


Son cœur fit un nouveau bon dans sa poitrine. Il ne savait pas quoi dire, mais ce qui était sûr c'est qu'à cet instant, il aurait voulu être n'importe où sur terre sauf à cet endroit. Et d'ailleurs, il n'avait plus qu'une idée en tête : tourner les talons et s'enfuir à toute jambe.


Mais au lieu de cela, quelque chose se produisit. Il était toujours immobile, incapable de bouger ni de parler, prisonnier de son propre corps. Il sentit soudain une chaleur intense naître dans son poignet. Il aurait pu jurer que c'est la montre qui venait de lui injecter cette intense source de chaleur. La chaleur était dans son poignet, et remontait à présent jusqu'à son épaule, lentement. Puis cette intense source de chaleur, arrivée à son épaule, redescendit le long de ses côtes gauches, doucement. Elle arriva finalement au bassin, et vint se loger dans tous son entrejambe.


A présent, Guillaume sentait distinctement cette chaleur qui vrillait son bassin, son sexe et ses testicules. Il sentait son cœur qui battait plus fort, et pas à cause de la peur. Non, il s'agissait plutôt de quelque chose de proche d'une décharge d'adrénaline, mais qui serait exclusivement situé dans son caleçon. Une excitation venait insensiblement de naître en lui, mais sans pour autant provoquer la moindre érection. Ses jambes étaient flageolantes, et sa respiration saccadée. Jamais il n'aurait pu pouvoir un jour ressentir une telle excitation sexuelle tout en aillant un sexe parfaitement au repos.


Brigitte, quant à elle, n'avait rien remarqué. Elle lui souriait et, ne voyant venir aucune réponse, qu'elle soit positive ou non, lui avait prit la main, et l'avait entraîné jusque les toilettes hommes. Il était tout à fait incapable de lui résister. Non pas que son corps ne lui obéissait plus, il lui semblait au contraire avoir complètement retrouvé sa mobilité et sa parole - bien qu'il n'eut pas essayé. Mais il était dans un tel état d'excitation - et une excitation au repos, en plus - que le simple contact de la main de Brigitte sur la sienne, de ses yeux dans les siens, le rendait complètement fou de désir.


Brigitte referma la porte derrière eux, puis elle poussa délicatement Guillaume contre, rendant impossible toute tentative d'entrer dans la pièce, bien qu'elle n'était pas verrouillée. Puis elle s'approcha de lui, son visage du sien, ses lèvres contre les siennes, et l'embrassa doucement. Puis le baiser ce fit plus profond. Une langue conquérante envahit la bouche de Guillaume, accompagné de son cortège de saveur nacrée. C'était vanille. C'était les îles. C'était le désir fait goût. C'était très différent de Stéphanie - Stéphanie ? Que venait-elle faire là - mais tout aussi entêtant.


Guillaume sentait l'excitation à travers tout son corps. Il sentait son sang lui vriller les tempes. Il sentait son cœur battre dans sa poitrine et au bout de chacun de ses dix doigts. Et son sexe, lui, qui restait inerte entre ses cuisses. C'était incompréhensible. Puis la main de Brigitte glissa sur son pantalon, et son sexe se gorgea instantanément de sang, prenant un volume plus propice à la situation. La main caressait l'entrecuisse du bout de l'index, puis la fermeture fut baisser.


Les doigts glissèrent sous le tissu du caleçon. Dieu que la peau de ses doigts étaient douce. Le sexe sortit de son antre. Les yeux de Brigitte, affichant un air curieux et amusé, regardait le visage de Guillaume. La main entama un va-et-vient sur le sexe brûlant, et le désir intense laissa place à un plaisir insoupçonné. Guillaume restait silencieux, savourant la caresse experte qui lui donnait tant de plaisir. Le plaisir irradiait dans tout son bas-ventre, lui creusait l'estomac et le faisait chanceler sur ses jambes. Et les yeux. Les yeux ne le lâchaient pas. Les yeux observaient son plaisir, scrutaient sa jouissance, détaillaient ses gémissements.


Il eut alors la sensation que le sang lui monter jusqu'au cerveau, comme lorsque l'on est resté trop longtemps la tête vers le bas. Il ouvrit la bouche dans un long soupir pré-orgasmique, et la main coulissa adroitement le long de son sexe pour se refermer autour de l'extrémité, recueillant habilement les longs jets qui jaillirent tandis qu'elle continuait à le presser du bout des doigts pour ne pas interrompre l'orgasme à peine entamé. Orgasme qui fut le plus beau qu'il ait connu par une simple masturbation.


Un court instant passa. Après que son cœur ait reprit un rythme plus lent et que son corps fut alourdi de cette torpeur habituelle, il baissa les yeux pour découvrir que son sexe n'était pas souillé d'une quelconque trace de sa semence. Brigitte était légèrement baissée devant lui, lui embrassant le torse affectueusement. Elle leva les yeux vers lui, et lui fit un grand sourire.


- Mais tu avais une sacrée envie, dis-moi !


Guillaume ne pouvait plus parler. Muet cette fois ni de désir, ni de paralysie, mais simplement parce que lui-même ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer. Brigitte se leva, lui déposa un baiser sur les lèvres puis lui glissa ses mains humides dans les cheveux.


- Je te fais cadeau d'un peu de gel !


Il pouffa de rire, lui déposa un dernier baiser, puis quitta la pièce après d'être assuré que personne n'était dans le couloir. Guillaume, quant à lui, reprit rapidement ces esprits, remballa son sexe et referma sa fermeture éclair. Il était bien étonné de devoir l'admettre, mais Brigitte avait été superbe, une véritable pro. Pas une goutte de sperme n'avait quitté sa main, ni même n'était resté sur son sexe. Mais quel intérêt de tant de précaution, si c'était pour le lui étaler dans les cheveux ?


Guillaume pesta, et tenta de se nettoyer les cheveux. Mais c'était une véritable horreur. De poisseux, son sperme était passé à l'état liquide, mais était resté tout aussi collant, et ses cheveux formaient maintenant de petits paquets longs, comme des baguettes. Guillaume rageait intérieurement, et se jura de ne plus jamais fantasmer devant un de ces films pornographiques où les mâles montés comme des chevaux arrosent joyeusement le visage et les cheveux de demoiselles consentantes.



***


La première chose que fit Guillaume en arrivant chez lui, ce fut de filer droit sous la douche. Il ne pensa même pas à se demander si sa nouvelle montre pouvait aller sous l'eau ou pas. Sous la douche, deux shampooings consécutifs ne suffirent pas à lui faire oublier cette sensation de saleté qu'il ressentait dans ses cheveux. Il était cependant ravi d'avoir pu quitter son agence sans que personne ne le voie. Il aurait été bien embêté s'il s'était retrouvé devant l'équipe avec les cheveux dans cet état. Ou même pire : devant Sarah. Et il n'avait accordé que peu d'importance aux regards étonnés qu'il avait croisé sur le chemin, dans sa voiture.


Malgré un troisième shampooing, il n'arrivait pas à s'ôter l'idée que ses cheveux étaient encore grouillants de sperme. Il dut cependant bien se résoudre à sortir de la douche : il n'allait tout de même pas y passer la nuit !! Il sortit de sa salle de bain torse nu, avec une serviette à la tête qu'il frictionnait, tandis qu'il allait consulter son répondeur, comme chaque jour. Cette fois-ci, il avait deux messages. Il pressa sur "Play" avec un peu d'anxiété, en raison des messages auquel il avait eu droit le matin même. La surprise fut de taille. Tant pour le premier message que pour le second.


- Paradise, bonjour. Nous sommes heureux de vous souhaiter la bienvenue dans votre période de formation. Nous espérons que vous vous acclimaterez rapidement à votre nouvelle montre, et que vous serez très rapidement opérationnel pour une saine collaboration. Pour suivre votre progression, une de nos collaboratrices vous rendra régulièrement visite afin d'évaluer vos performances, et se fera un plaisir de répondre à vos interrogations les plus diverses. Nous vous demandons de veiller à garder une plage horaire pendant laquelle notre collaboratrice pourra vous rendre visite.


Guillaume fut à tel point sidéré par ce premier message qu'il l'écouta trois fois de suite avant de laisser son répondeur lui délivrer le second. Paradise. C'étaient eux qui étaient à l'origine de tout cela ? Le suivant n'était pas d'un meilleur bonjour.



- Paradise, bonjour. Dans un soucis d'anonymat, nous demandons à nos collaborateurs et futurs collaborateurs de ne pas parler de leurs futures activités, à moins d'avoir un candidat à nous solliciter. Prenez garde : votre prochaine tentative de dévoiler notre secret pourrait se faire devant une personne moins compréhensive.


La voix était différente du premier message, moins impersonnelle en fait. Et familière, également. Guillaume ne mit pas longtemps à la reconnaître : C’était celle de Stéphanie, la fameuse call-girl qu'il avait payé 300 € quelques semaines auparavant. Guillaume bouillonnait de colère. C'était donc elle qui était derrière tout ça ? C'était de ça qu'elle voulait parler, lorsqu'elle avait parlé de le recommander chaudement à Paradise ? Qu'esperaient-ils de lui, au juste ? Faire de lui un objet sexuel qu'ils pourraient louer à volonté ?


La sonnerie de la porte d'entrée lui tira brusquement de ses pensées. Il sursauta, puis sourit. Peut-être était-ce Sarah, qui venait lui tenir compagnie, de peur qu'il ne soit prit d'une nouvelle migraine ? Il se précipita vers la porte d'entrée, et l'ouvrit fébrilement, tombant alors nez-à-nez avec le visage aux cheveux blonds et ondulés de Stéphanie, qui lui souriait à pleines dents.


- Guillaume !


Elle lui sauta alors au cou, referma la porte derrière elle, la verrouilla et, sans que Guillaume n'ait le temps de réagir, se la fourra dans le soutien-gorge. Elle attrapa alors Guillaume par la main, et l'entraîna avec elle vers le canapé du séjour.


- Mais... qu'est-ce que tu fais là, toi ?


Stéphanie, joyeuse et bondissante, plongea sur le canapé où elle s'étala de tout son long. Elle portait une longue robe noire, et ses cheveux étaient attachés derrière sa tête en un sobre chignon. Elle tourna le visage vers lui.


- Je me relaxe !

- Mais attends...

- Et je suis envoyé par Paradise !


Guillaume était de plus en plus furieux. Cette femme s'invitait chez lui, et en plus elle venait transmettre le chantage de ses patrons directement devant lui. Elle n'avait donc peur de rien ?


- Tu ne manques pas de culot, toi ! Lança-t-il, franchement désagréable ;

- Oh, ça va ! T'es pas mort ! T'as juste un nouveau job, voilà tout !

- C'est toi, je me trompe pas ? C'est toi qui leur as dit de... de me faire ça...


Il levait son poignet, lui montrant le bracelet. Stéphanie, toujours souriante, leva son propre poignet et montra son propre bracelet, identique à celui de Guillaume. Il avait déjà vu ce bracelet la fois précédente, et il lui avait semblé qu'il était cousu à la main de la jeune femme. Il n'aurait jamais pu s'imaginer que ce soit bel et bien le cas !


- Tu ne dois pas t'inquiéter. Fit-elle d'une voix douce et rassurante ; Ce n'est pas un emprisonnement ! Tu viens juste de recevoir la première partie de ton éducation. Ce bracelet te permettra de briser tes tabous en attendant de travailler pour Paradise.

- Travailler pour Paradise ? Mais je suis pas une PUTE moi !


Cette fois, Stéphanie parut offensé. Guillaume sentit une pointe de culpabilité approcher, mais il la chassa vite en se disant que c'était sa faute à elle s’il était dans une telle situation.


- Laisse moi t'expliquer comment ça fonctionne, et tu verras que c'est pas si mal.


Guillaume ne dit rien. Il voulait uniquement sortir de ce cauchemar, rien de plus. Mais la clef était dans le soutien gorge de la jeune femme, et il n'osait pas aller la récupérer. Que risquait-il à l'écouter ?


- Bien. Soupira-t-il sur un ton plein de colère, tout en s'asseyant sur une chaise ; Vas-y ! Explique-moi !


Stéphanie se redressa, et s'assit sur le canapé, face à lui. De là, Guillaume pouvait voir la clef de sa porte d'entrée dans le décolleté plongeant qu'arborait la jeune femme.


- Bien. Commençons par le commencement : le bracelet.

- Je peux l'enlever ?

- Non. Je sais, c'est dur à admettre. Il est pas seulement relié à ta peau. Il est profondément encré, et ton système veineux et même une partie de tes muscles y est reliés, le tout fonctionnant en harmonie. Mais le procédé est parfaitement au point, il n'y a pas de rejet, pas de rouille, pas d'inquiétude !

- J'AI UNE MONTRE DE CLOUEE A MON POIGNET !!!

- Une seconde peau, Guillaume ! Tu ne la sens même pas, avoue-le !


Il est vrai, Guillaume devait bien l'admettre, que la montre était complètement invisible. Il ne la sentait pas, et il ne la savait là que lorsqu'il la regardait.


- Continue... soupira-t-il ;

- Elle a énormément de fonction. C'est de la technologie de pointe. Certaine fonction sont permanentes, d'autres ponctuelles. On va essayer d'en donner les principales, d'accord ?

- Ouais... elle donne l'heure, super.

- Oui. Fit-elle, en se retenant de rire ; Effectivement, elle indique l'heure. Mais ce n'est pas tout. Elle stimule ta libido en temps réel.


Guillaume regarda Stéphanie, un peu étonné.


- En permanence, elle maintient tes sens en éveil. Tu le sens ?


Guillaume haussa les épaules. C'était ridicule. Et pourtant, c'était indéniable. Il se laissa aller une seconde à l'analyse de ses sens, et réalisa l'impossible. Là, dans son bassin, la sensation de chaleur était encore là. Minuscule, presque invisible, à mille lieux de ce qu'il s'était passé devant les toilettes, à l'agence, mais elle est bien là.


- Ca m'excite ? Lâcha-t-il, éberlué ;

- Pas exactement. En fait, ça fonctionne uniquement avec le sexe qui t'intéresse. Si tu n'es pas homosexuel, aucune chance que ça se produise avec un homme. Mais dés lors que tu es avec une femme, qui que ce soit, à part ta famille à la limite, eh bien la stimulation se fait, minuscule et permanente. Tu ne l'as pas senti avant car c'est quelque chose qu'ont ne secrète habituellement qu'avec quelqu'un qui nous attire. ,Concrètement tu es maintenant attiré par toutes les femmes, belles ou pas.


Guillaume poussa un soupire désapprobateur. Il avait beaucoup de mal à croire ce qu'il entendait.


- Et à part ça ?

- Quoi d'autres ? Eh bien il est également capable de libérer les hormones responsables de l'excitation sexuelle dans ton corps. Cela se produit lorsque tu reçois des avances par une femme. Ainsi, tu deviens pleinement opérationnel, en permanence. Mais cela peut aussi retomber si la situation ne se concrétise pas. Pas de frustration, donc.

- Et la paralysie ?

- Ah oui, ça. Eh bien si tu cherches à parler de ce bracelet, à dire quelque chose qui a pour but de te faire quitter Paradise, ou leur faire du tord, alors dans ce cas la montre intervertit les zones de la parole et du désir, dans le cerveau. C'est beaucoup plus compliqué que ça, bien entendu. Mais en gros c'est ça. Quoi que soit ce que tu allais dire, tu vas te retrouver à demander quelque chose de sexuel.


Elle ricana nerveusement...


- Très agaçant, parfois... mais bon...


Guillaume ne disait plus rien. Stéphanie non plus. Elle le regardait, semblant attendre que toutes les informations soient digérées. Mais c'était impossible, un tel dispositif ne pouvait pas exister, sinon il le saurait ! La presse en parlerait, ou Internet. Il se leva d'un bond, furieux, et se dirigea droit vers le téléphone.


- Attends Guillaume, ne fais pas ça !

- Ta gueule !


Il composa le numéro de la police. Une voix masculine lui répondit.


- Bonjour Sergent. Il y a une jeune femme chez moi, et j'ai envie de la baiser sauvag...


Il stoppa net sa phrase. Stéphanie lui arracha le combiné des mains, et le raccrocha.


- C'est toi qui va avoir des ennuis, Guillaume ! Et puis tu te doutes que si tu appelles les flics, c'est ceux de Paradise qui viendront ! Laisse tomber, je te dis...


Sa voix était légèrement navrée, mais en même temps autoritaire. Guillaume comprit alors qu'elle avait envie de l'aider, mais qu'elle avait avant tout envie de bien faire son job, et que ses patrons soient contents d'elle.


- Tu me débectes.


Il l'attrapa par le cou, la souleva légèrement de terre et la fit reculer jusqu'au mur quelques mètres derrière elle. Elle se retrouvait dans une situation très inconfortable, mais gardait un regard fier et sûr d'elle.


- Tu vas me faire sortir de ce piège ! Ordonna-t-il ;

- Ca suffit, Guillaume, reprend-toi si tu ne veux que je fasse quelque chose dont j'ai horreur.

- Et faire quoi au juste ? Lança-t-il avec un rire moqueur ; Je te tiens par le cou, et je suis hors d'atteinte de tes bras. Quant au coup de pied, n'y penses même pas, tu t'étalerais par terre !


Stéphanie ne dit rien, le jaugeant du regard. Guillaume se sentait véritablement triomphant, et commençait déjà à réfléchir ce qu'il allait exiger d'elle pour se tirer du mauvais pas dans lequel elle l'avait fourré. C'était compté sans un détail qu'il ignorait à propos de la jeune femme.



- Déshabille-toi immédiatement.



Guillaume se figea. Les mots résonnaient à ses oreilles, et une intense chaleur partit de son poignet jusqu'à son entrecuisse, comme il était arrivé en fin d'après-midi. Stéphanie lui posa une main ferme sur le sexe qui se gonfla instantanément de désir.



- Autre fonction de ton gadget. Je suis ta responsable à Paradise. Je peux activer la fonction comme n'importe qui, mais...


Elle le repoussa de la main droite, sans retirer la gauche de l'entrecuisse. Guillaume se sentait comme flasque, sans volonté. Son corps tout entier était tourné vers cette main posée sur son sexe, promesses de milles plaisirs. La main exerçait maintenant de légères pressions, agissant par à-coups qui propageaient des ondes de plaisirs autant que de désirs à travers tout son corps.


- Moi, il me donne la capacité de complètement te soumettre à ma volonté. Allez, tu vas te caresser pour moi.


Puis elle vint s'asseoir sur la chaise où il se trouvait lui-même quelques minutes auparavant. Lui tomba assit sur le canapé, et la regarda qui prenait place à moins d'un mètre de lui, les yeux brillants et un sourire au coin des lèvres.


- Allez, j'attends. Caresse-toi pour moi.


Il fit alors descendre sa main droite vers son entrejambe. Il posa sa main sur la source de son plaisir, et reprit les pressions qu'avait interrompu Stéphanie. Le plaisir se répandait dans tout son corps, par vague, mais ne cessait pas d'intensifier son désir pour autant. Il commença alors à baisser la braguette de son pantalon.


- Non, non. Intervint alors Stéphanie, qui semblait particulièrement apprécier le spectacle ; Toi, tu allais te caresser pour te donner du plaisir en solitaire. Moi, je veux que tu te caresses pour moi. A ma façon.


Guillaume n'avait même plus la force de protester. Il buvait chacune des paroles de Stéphanie, cherchant au mieux à les comprendre. Mais cette dernière demande, il ne savait pas comment l'interpréter.


- Tu n'as jamais fait ça, alors ? Lança Stéphanie ; Bien. Alors commence par te foutre cul nul, et écartes bien les cuisses devant moi.


Guillaume sentit son cœur se serrer devant cette demande. Il était en même temps inexplicablement excité par cette instruction, et donc bien incapable d'y résister, et à la fois extrêmement gêné par cette posture qu'elle exigeait de lui. Ce qui ne l'empêcha pas de s'exécuter.


- Je te sens gêné. Lança Stéphanie, tandis que Guillaume retirait son pantalon ; Tu es étonné, n'est-ce pas ? Tu ne pensais pas qu'un jour, tu te retrouverais dans cette position qui te fait tant fantasmer chez les femmes, hein ?


Guillaume ne répondait pas. Quand bien même il l'aurait voulu, il en aurait été incapable tant l'excitation était forte, semblant parcourir chacune des veines de son corps, en partant de son pénis. Il écarta lentement les cuisses, prenant une posture qui commençait à le gêner affreusement. Mais il ne put s'empêcher de prendre son manche en main, et entama un va-et-vient...


- Lentement !


...un lent...


- TRES lentement !


...un très lent mouvement de va-et-vient le long de son sexe, qui ne lui avait jamais parut aussi imposant.


- Tu ne sembles pas savoir quoi faire de ta main gauche. Caresse-toi donc les tétons.


Guillaume glissa sa main sous son t-shirt, et la fit remonter jusqu'à son sein gauche, qu'il caressa du bout des doigts. La caresse n'était pas désagréable, et semblait lui envoyer de minuscule décharge électrique tout le long de ses seins, en un cercle qui lui paraissait parfait. Il se rappela alors le pluriel qui se trouvait dans la missive, et parcourra son torse à la recherche de son sein droit, sur lequel il entama une caresse identique.


- Allons Guillaume, tu dois bien être capable de faire deux choses à la fois !


Effectivement, il avait cessé de se masturber, et reprit son très lent mouvement, et sentit une nouvelle onde de plaisir envahir son corps. Et tout en se masturbant, il se caressait le téton droit doucement, délicatement.


- Pince-le !


Il se pinça le téton, et cette fois-ci la douleur submergea tout son être, brisant le plaisir, anéantissant tout désir. Il jeta instantanément un regard noir à Stéphanie.


- Pince-le, et je veux que ça te plaise. Et reste excité !


Le désir revint instantanément. Il se souvenait vaguement qu'il était en colère un instant auparavant, mais il ne savait plus pourquoi. Il se pinça le téton droit, et le plaisir qui l'envahit lui ôta toute question de l'esprit. Il se sentait infiniment bien, le plaisir ne cessait de grandir en lui.


- Tu es magnifique ! S'exclama Stéphanie ; Très joli spectacle. Tu vas un peu t'occuper de moi, maintenant. Mais il faut que tu restes en condition. Masturbe-toi pour t'amener au bord de l'orgasme, maintenant. Allez, et vite en plus !


Guillaume accéléra soudain son mouvement de va-et-vient, et le plaisir se mit à augmenter en lui. Il soupirait tout bas à chaque vague de plaisir qui le traversait, et ferma les yeux pour se concentrer sur ce qu'il ressentait. Le plaisir arriva alors à son paroxysme, et sa main semble s'arrêter nette par elle-même.


- Tu vas continuer à te masturber sans jouir. Tu resteras le plus proche possible de cet état qui est en ce moment le tien, au bord de l'orgasme. Tout ce que je te dirai de faire maintenant, tu le feras sans cesser de te maintenir dans cet état.


Le plaisir était intense. Il continuait à se caresser, se maintenant au bord de l'orgasme sans jamais être capable de passer la limite, bien que parfois floue, qui le séparait du point de non-retour. Face à lui, Stéphanie releva le bas de sa jupe jusqu'à sa taille, et retira sa culotte qu'elle laissa sur le côté.


- Viens, tu vas me lécher, maintenant.


Il se leva, et se dirigea vers elle. Jamais aligner deux pas l'un derrière l'autre ne lui parut aussi difficile. Pas parce qu'il était occupé à se masturber, mais parce que cette masturbation lui envoyait des décharges de plaisir dans tous le corps, et notamment dans les jambes, et chaque vague de plaisir le faisait chanceler. Mais il continuait, et arriva à s'accroupir devant Stéphanie, la main toujours frénétique, et approcha sa bouche du sexe de sa partenaire. Il remarqua à peine qu'elle mouillait déjà abondamment. Peut-être s'était-elle masturbée également, sans qu'il ne s'en aperçoive ? Peu lui en importait.


Il commença par déposer un baiser sur les lèvres rosées. La cyprine était étrangement salée, et il se demanda si c'était habituel. Mais le goût qui lui envahissait la bouche était étonnamment entêtant, et il aspira un coup pour mieux en apprécier la saveur. Il continuait toujours de se masturber, la bouche dégoulinant maintenant de la liqueur de celle qui lui donnait ses instructions. Les lèvres semblaient s'écarter de plus en plus à mesure qu'il redoublait d'ardeur, et lui-même peinait à continuer cet exercice tout en se maintenant dans t'état dans lequel Stéphanie l'avait voulu. Il repéra le bouton qu'il avait déjà touché du bout de ses doigts, et qu'il savait pouvoir utiliser pour satisfaire la jeune femme. Il y glissa la langue, le contourna puis l'entoura de ses lèvres. Il lui sembla alors que le lieu où il officiait se liquéfiait littéralement, et entendit les gémissements de Stéphanie retentir autour de lui, tandis qu'elle lui agrippait les cheveux.


Comprenant qu'elle avait eu son compte, il revint s'asseoir sur le canapé, écartant de nouveau les cuisses malgré le fait que Stéphanie avait maintenant les yeux clos, accompagné d'un sourire radieux. Il se maintenant dans le même état depuis prés d'un quart d'heure, et une crampe lui tiraillait les deux bras, l'un parce qu'il s'était masturbé, et l'autre parce qu'il l'avait laissé posé sur le sol pendant tout son cunnilingus.


- Ecoute-moi pendant que tu te masturbes. Finit-elle par dire.


Elle glissa une main sur son sexe qui était trempé, et soupira d'un air déçu. Guillaume comprit qu'elle aurait aimé qu'il lape tout le liquide, mais elle se contenta de remettre sa culotte.


- Tu le sais à présent, tu ne peux parler de notre... arrangement à personne. Pour le moment, tu gardes la même liberté qu'auparavant. Tu seras juste ouvert aux propositions - même tacite - qui pourraient te parvenir. A part ça, tu travailles, tu manges et tu vis comme avant. On se reverra prochainement.


Guillaume réalisa alors qu'elle allait partir. Et lui, tandis qu'elle réunissait ses affaires, ralentissait son mouvement, puisqu'elle ne le regardait plus.


- Je ne regarde plus, mais tu continues.


Il accéléra d'un coup son mouvement et garda intact son excitation et son plaisir, sans la quitter de yeux, tandis qu'elle partait se passer un coup de peigne. Un instant après, elle revint, et reprit sa place face à lui, souriante.


- Alors, comment vais-je te finir ? Demanda-t-elle ; Vais-je te laisser finir simplement, sans les toilettes ? Ou je pourrais également te faire te vider dans ma bouche ? Ou même te faire t'allonger devant moi, et te masturber jusqu'à ce que ton sperme jaillisse, et retombe sur ton torse ? Ou encore dans un verre, que tu boirais ensuite ?


A chaque proposition, malgré l'effarement ou l'envie qu'il ressentait, il continuait à se masturber, prêt à aller chercher le nécessaire à l'accomplissement de ce qu'elle lui demanderai, du choix sur lequel elle s'arrêterait.


- Non, tu vas juste arrêter de te masturber. Et ton désir va complètement retomber.


Guillaume arrêta son mouvement, et le désir s'effaça effectivement avec autant de rapidité qu'il était venu. Il était sidéré, le sexe mou reposant sur son canapé, devant cette femme qui l'avait complètement eu sous son contrôle. Mais cela ne se fit pas sans une immense frustration devant le plaisir qui s'était offert à lui, sans pouvoir être concrétiser.


- Ne l'oublie jamais, Guillaume. A chaque fois qu'il le faudra, je te punirai, et crois moi : j'ai beaucoup d'imagination. Des questions ?


Il hésita. Une seule question lui venait à l'esprit, après cette expérience qu'il venait de subir.


- Les punitions... seront toujours sexuelles ?

- Effectivement. Répondit-elle avec le même entrain qui la caractérisait ; On pourrait te donner beaucoup de douleur, si on le voulait, mais ce n'est pas notre vocation. Par exemple, si on peut stimuler ta libido, on peut aussi la réduire à néant, tu dois t'en douter !


Il ne répondit pas. De toute manière, la frustration qui était la sienne en cet instant était telle qu'il ne pouvait imaginer pire sort, pas même d'être privé de désir. Stéphanie vint le prendre dans ses bras, et il n'osa pas faire un geste.


- Allons, les premiers jours sont difficiles, mais tu feras comme moi : tu t'y feras.


L'esprit de Guillaume se troubla alors. Voulait-elle dire qu'elle était passé par les même épreuves ? Il ne put lui demander, puisqu'elle quittait les lieux d'un pas assuré. Avant de franchir le seuil de la porte, elle se tourna vers lui, et lui dit dans un grand sourire.


- Plus d'orgasme jusqu'à demain soir. En pleine nuit, rêve cochon et orgasme. Je te conseille de te coucher avec un préservatif.


Puis elle lui tourna le dos, et referma la porte. Guillaume se contenta de verrouiller la porte, puis retourna dans son séjour. La frustration ne l'avait pas quitté, mais il ne comptait pas s'en tenir aux instructions de Stéphanie. Il s'installa dans son lit, mais le désir était véritablement retombé. Dans un coup de colère, il finit pas foncer dans sa chambre, et se coucha sans même avoir mangé.
homme


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