Le Rêve

Axelle est une jeune femme de vingt quatre ans sportive, ni grande, ni petite, ni belle, ni laide, juste dans la moyenne, ayant des responsabilités dans ses différentes activités. Elle gère et coordonne beaucoup de projets en dirigeant avec le plus grand naturel plusieurs petites équipes à majorité masculine.
Il lui a fallut faire ses preuves devant ces hommes bien souvent plus âgés qu’elle qui ne la considérait que comme une gamine à son arrivée. Cependant, ses compétences révélées, ils ont peu à peu accepté l’idée qu’elle était la personne pouvant régler efficacement les problèmes et les conflits se présentant, et depuis ils acceptent sans difficultés ses décisions.

Ses fonctions et son caractère laissent penser qu’elle est une femme dominante, fière et sûre d’elle. Cette image qu’elle reflète sur le monde extérieur ne lui a permis de rencontrer que des hommes introvertis et peu sûrs d’eux qui acceptaient volontiers qu’elle décide pour eux.
Ainsi, elle n’a jamais eu l’occasion d’attirer l’attention d’un homme à caractère dominant et pourtant, elle fantasme en cachette de vivre des moments où elle serait soumise aux volontés d’un homme pour son plus grand plaisir et celui de son maître.

Elle a bien eu quelques aventures mais, les a toutes interrompues rapidement, ne trouvant ni l’amour, ni la satisfaction sexuelle qu’elle recherchait. Ses aventures se terminant souvent dès la deuxième rencontre, elle n’a connu qu’un seul partenaire sexuel. Cette expérience fut malheureusement pour elle très décevante, l’homme en question ne sachant pas vraiment s’y prendre. Ainsi, elle n’a jamais eu d’autres orgasmes qu’en se donnant du plaisir elle-même.
Elle y pense souvent, se demandant si elle serait prête à avoir une relation sexuelle avec un autre homme, à lui avouer ses fantasmes et, le cas échéant, si elle pourrait les assouvir. Il y a une grande différence entre avoir des fantasmes et les vivre, elle le sait.

Cependant, elle se connaît bien et, sait également qu’elle ne s’est jamais donné autant de plaisir qu’en imaginant une relation de maître/soumise.
Elle vit donc sa vie de jeune femme, faisant des rencontres, mais ne cherchant jamais à aller plus loin, de peur de ne pas vivre ce qu’elle attend d’une relation. Vivant donc avec des idées de conte de fée, elle se dit que quand le grand amour se présentera, elle le saura et n’aura pas peur de lui avouer ses désirs les plus secrets.

Lors de ses fantasmes, elle voit son maître comme un homme athlétique ayant quelques années de plus qu’elle, pas beaucoup plus grand qu’elle, au corps musclé mais sans plus. Elle n’a jamais imaginé son visage ni son nom.

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Axelle avait fini sa journée, elle avait été éreintante, sa présence ayant été requise plus qu’à l’habitude pour gérer une organisation qu’elle seule maîtrisait convenablement. Elle rentra donc chez elle fatiguée et, entreprit de prendre une douche bien méritée avant de préparer ses affaires pour le lendemain. Il était maintenant 23h, elle était fatiguée et pensait bien profiter de la nuit pour se reposer, la journée du lendemain promettant d’être aussi soutenue que celle qui venait de se passer.
Habituellement, avant de se coucher, elle surfait sur Internet en lisant des histoires érotiques, affectionnant tout particulièrement celles qui mettaient en scène une relation de maître/soumise. Ce soir-là, elle était trop fatiguée pour s’adonner à ce loisir et après avoir consulté ses mails, elle éteignit son ordinateur avant de se glisser sous la couette. Elle s’endormit rapidement, sombrant dans un doux rêve, comme un de ceux dont on ne se rappel pas au réveil.

Elle se réveilla dans un endroit qu’elle ne connaissait pas, et malgré la présence d’un soleil d’été, elle sentait une légère brise fraîche caresser sa peau, ce qui lui fit remarquer qu’elle était entièrement nue.
Seul un collier de cuir noir ornait magnifiquement son cou, il possédait un anneau argenté sur lequel une chaîne y était fixée. L’autre extrémité de la chaîne rejoignait la ceinture d’un homme qui la devançait. Il était vêtu d’un tee-shirt noir, moulant parfaitement bien les muscles qu’elle aimait si souvent masser quand il le lui permettait, un pantalon de toile et, des chaussures noires finissait sa tenue. Alors qu’elle continuait de suivre silencieusement son maître, elle regarda autour d’elle afin de repérer les lieux.
Elle se trouvait dans une sorte de jardin plutôt vaste tapis d’un gazon extrêmement bien entretenu, les clôtures semblaient être des haies naturelles assez denses, ce qui ne lui permit pas de reconnaître les alentours. Cet espace inconnu abritait plusieurs arbres centenaires qui par leur épais feuillage proposaient des coins d’ombres magnifiquement bien répartis.
A l’aménagement naturel de cet espace, la main de l’homme avait ajouté plusieurs petits abris de bois de différentes formes et de différentes tailles. De l’extérieur on ne pouvait voir ce qu’ils abritaient, et Axelle d’une nature très curieuse se demandait si elle aurait l’occasion de les visiter.
Malgré sa condition, elle se sentait bien dans cet endroit où les senteurs de l’été envahissaient tous ses sens. Après être sorti de l’état second dans lequel elle se trouvait, elle remarqua la présence d’autres personnes : des maîtres de tout âges accompagnés de leur soumise.
Certaines étaient comme elle, reliées à leur maître par une chaîne, d’autres suivaient simplement sans qu’aucun lien de les y oblige. Toutefois, elle ne les enviait pas, elle n’aurait su dire pourquoi, mais ce petit lien la rassurait. Dans cet endroit inconnu, être proche de son maître était pour elle ce qui comptait le plus, elle aurait voulu le sentir, s’accrocher à son bras comme pour se rassurer qu’il la protégerait en toutes circonstances, mais elle comprit que sa place était de rester derrière lui et se contenta donc de la petite chaîne comme seul connexion avec lui
Elle remarqua que d’autres soumises avaient les yeux bandés.
Elle s’imagina dans cette situation qu’elle avait déjà connue lors des séances avec son maître seul et apprécia qu’il ne lui ait pas bandé les yeux cette fois-ci. En effet, pouvoir conserver la vue lui permettait de se si et ainsi de se rassurer en ressentant la sécurité des lieux.

Son maître se dirigea vers un endroit plus retiré du jardin, et se plaça derrière un chêne, à l’abri des regards des autres personnes présentes. Il se tourna alors vers Axelle, elle sentait son regard sur elle mais savait également qu’il n’aimait pas que ses soumises le regarde dans les yeux, elle baissa donc la tête et regarda le sol, attendant sa réaction.
Il la prit par les épaules et l’adossa au tronc du grand arbre. Il la maintenait sans violence mais avec cette fermeté qu’elle appréciait tant chez lui et qui la faisait frissonner à chaque fois. Il resta ainsi un moment, silencieux, et Axelle profitait de cet instant pour inscrire dans son corps la sensation que le contact de son maître lui faisait éprouver.
Elle se sentait bien, et regretta presque lorsqu’il rompit cet instant pour lui présenter le déroulement de ce nouveau jeu. Il lui prit son visage entre les mains, mais Axelle garda la tête baissée. Il semblait apprécier cette soumission naturelle et, dit d’une voix douce mais ferme à la fois :

- Ecoutes moi bien et sois attentive.

Axelle ne dit rien, elle se concentrait sur sa voix afin de ne pas rater un mot ou une information importante.

- Ici, tu devras toujours avoir la tête baissée, que tes yeux soient bandés ou non. En aucun cas tu ne dois chercher à savoir ce qui se passe autour de toi.

Axelle hocha la tête, ce premier ordre lui envoya une décharge dans le bas-ventre qui rendit tous ses sens plus sensibles.

- Le seul rôle des soumises est de satisfaire aux désirs des différents maîtres, quels qu’ils soient, n’importe où et, à tout moment. Continua-t-il

« Différents maîtres », « n’importe où », « à tout moment », chacun de ces mots retentissait dans sa tête.
Elle n’avait jamais appartenu à d’autres maîtres, elle redoutait ce moment mais avait suffisamment confiance en son maître pour accepter cette situation.

- Tu ne devras pas parler sans que l’on t’en donne l’ordre et tu devras toujours nommer les dominateurs « Monsieur ». As-tu compris ?
- Oui Maître. Répondit Axelle d’une voix tremblante
- Maintenant, avant que tu te taises, tu peux poser les questions que tu as à propos de cette journée.
- Les autres maîtres feront-ils preuve de violence envers moi ?
- Pas plus que moi, ne t’inquiètes pas, je sais que tu n’apprécie pas le SM, ici il n’est pas pratiqué. Si tu désobéis tu seras bien évidement punie mais rien d’autre. Assura-t-il. As-tu d’autres questions ?
- Non Maître, répondit-elle un peu rassurée.
- Tu es encore libre de refuser de rester, dis le moi et nous repartons immédiatement. Ta décision n’affectera en rien notre relation, ajouta-t-il d’une voix rassurante.

Axelle appréciait cette déclaration, elle était libre, il ne l’obligeait en rien. Elle hésita longuement, réfléchissant à ce qui pourrait bien se passer, si elle pourrait tout supporter, et plus elle imaginait, plus sa nature curieuse la poussait à accepter. Finalement, après un long moment, elle annonça :

- Je souhaite rester, Maître.
- Très bien ! Mais il faut savoir qu’après ce moment, il ne te sera plus possible de retourner en arrière, tu devras accepter tous ce qui se passera jusqu’à la fin de la journée. Veux-tu toujours rester ?
- Oui Maître.
- C’est parfait ! dit-il en lui caressant tendrement le visage.

Il approcha sa bouche de la sienne et l’embrassa longuement comme pour l’encourager dans sa décision. Axelle accepta volontiers ce baiser et savoura tout le temps qu’il dura.

- Maintenant, sois une bonne soumise et fais moi honneur ! dit-il en se remettant en marche vers le centre du jardin.
- Oui Maître, dit Axelle le suivant toujours attachée par sa petite chaîne.

Il s’arrêta dans un groupe et salua toutes les personnes présentes, visiblement ils se connaissaient déjà bien. Axelle resta derrière lui, toujours la tête baissée attendant sagement un ordre de son maître. Ils discutèrent de choses et d’autres, en faisant totalement abstraction du lieu dans lequel ils se trouvaient.
L’un d’eux leur proposa d’aller prendre un rafraîchissement et Axelle dû suivre son maître vers un des abris qui avait été aménagé en bar. Ils s’assirent à la terrasse autour d’une table et Axelle reçu l’ordre de s’agenouiller auprès de son maître, elle détestait cette position d’attente qui forçait sur son dos, mais souhaitait plus que tout plaire à son maître et, s’exécuta sans attendre. Un serveur s’approcha, ils commandèrent des boissons diverses et ils repartirent dans leurs conversations multiples sans s’occuper de la présence de leur soumise respective.
Lorsqu’ils eurent fini leur consommation, ils décidèrent de se séparer en se souhaitant une bonne journée de jeux. Axelle étant toujours agenouillée au sol, son maître tira sur la chaîne vers le haut, lui faisant comprendre qu’il fallait qu’elle le suive. Elle lui emboîta donc docilement le pas.

Ils se dirigèrent vers une autre construction en bois et y entrèrent. Le peu de lumière à l’intérieur contrastait énormément avec la clarté du jour de l’extérieur et il fallut quelques instants à Axelle pour que ses yeux se fassent à cette légère obscurité. Elle pu alors découvrir l’agencement du bâtiment, il était fait de plusieurs petits box séparés seulement par de fines cloisons de bois et ne présentant aucune fermeture sur le devant.
La plupart de ces box étaient vides, mais dans certains une soumise y était attachée subissant la volonté de leur maître. Axelle voulu regarder plus longuement ce qu’il s’y passait, mais son maître qui s’était retourné remarqua qu’elle avait redressé la tête pour observer ce spectacle.
Il tira alors avec force sur sa chaîne, l’obligeant à rentrer dans un box vide. Il lui ordonna de se mettre à quatre pattes. Sa voix était pleine de colère et Axelle obéit en redoutant la suite des évènements.

- Tu commences mal la journée, je te donne un ordre simple et tu n’es même pas capable de le suivre ! Peut-être t’ai-je surestimé.

Elle sentit un premier coup s’abattre sur ses fesses, il avait employé la cravache qui était fixée à sa ceinture, lors du second coup, elle fit de son mieux pour conserver la pose qu’il lui avait imposée.
Axelle sentit toute sa déception dans ses dernières paroles, elle devait simplement conserver le regard baissé et, sa fichue curiosité avait pris le dessus l’amenant à lui désobéir. Elle laissait ses larmes couler sur son visage, blessée plus par les mots qu’il lui avait dit que par ses coups.
Cependant, le troisième coup fut si violent, qu’elle ne pu retenir un cri de douleur.

- Tais-toi ! Ordonna-t-il. Tu ne dois ni parler ni crier lorsque tu reçois une punition ! As-tu bien compris ?
- Oui Maître, répondit Axelle d’une faible voix.
- Je n’ai pas bien entendu, ajouta-t-il en frappant à nouveau son postérieur qui devenait plus que douloureux.
- Oui Maître, répéta-t-elle plus fort.
- Alors je recommence.

Axelle se concentra pour ne plus bouger, ni émettre le moindre son malgré les coups de son maître qui étaient de plus en plus violents. Elle sentait à sa façon de frapper qu’il était réellement en colère et, qu’il ne semblait pas avoir envie, cette fois-ci, de la contrôler. Il lui donna encore cinq autres coups avec une force qu’il n’avait encore jamais employée jusque-là.
Quand il eu fini, il tira sa chaîne vers le haut pour l’obliger à se relever, ce qu’elle fit avec difficulté, puis sorti du box pour continuer dans l’allée principale. Axelle le suivit sans dire un mot et, cette fois, se retint de regarder ce qui se passait dans les box devant lesquels ils passaient.
Après avoir parcouru quelques mètres, il s’arrêta devant un box et intima l’ordre à Axelle d’y entrer, ce qu’elle fit immédiatement. Elle resta là quelques minutes, attendant son prochain ordre, lui, la regardait, semblant se délecter du spectacle qu’elle pouvait lui offrir malgré les larmes qui coulaient encore de ses yeux.
Il s’approcha d’elle et lui sécha tendrement les yeux. Axelle se tenait droite, les bras le long du corps, elle aurait voulu le serrer dans ses bras comme pour se rassurer qu’il lui avait pardonné sa désobéissance, mais n’en fit rien. Elle se contenta d’apprécier pleinement ce moment de tendresse qu’il lui offrait. Quand il eu finit, il lui présenta des bracelets identiques au collier qu’elle portait et les lui plaça délicatement autour de chaque poignet.
Ensuite, il sortit un bandeau noir de sa poche et le lui posa devant les yeux, Axelle ne voyait désormais plus rien et, cette situation lui fit aussi peur qu’elle l’existait. Elle sentait son entrejambe devenir de plus en plus humide et serra les jambes, son maître s’en aperçu et, d’une pression de la main sur l’intérieur de ses cuisses, les lui fit écarter.

- N’ais pas honte du plaisir que tu éprouves, désormais conserve les jambes écartées.
- Oui Maître, dit Axelle qui se sentait rougir inévitablement.

Il lui intima alors l’ordre de placer ses mains dans le dos et relia ses bracelets à une chaîne qui était fixée au mur derrière elle. Axelle ne bougeait plus, attendant le bon vouloir de son maître, elle resta ainsi, debout, tête baissée, jambes écartées, les bras dans le dos, pendant un temps qui lui parut interminable. Elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer le spectacle qu’elle offrait dans une telle position et, il lui sembla que son entrejambe devenait de plus en plus humide.

Puis ce fut le silence. Elle n’entendait plus rien, elle avait beau se concentrer, aucun bruit ne venait à ses oreilles. Elle prit peur, et s’il l’avait laissée seule à la merci de n’importe qui, non, ce n’était pas possible, il ne lui ferait pas cela, il savait qu’elle ne se sentait pas encore prête à obéir sans sa présence. Mais pourtant, il semblait être parti.
Soudain, elle entendit un bruit, comme des bruits de pas qui tournaient autour d’elle. Au bout d’un long moment, elle sentit une main se poser sur ses cuisses et en caresser l’intérieur, cependant elle ne reconnu pas les mains de son maître et prit peur.

- Maître, c’est vous ?

A peine avait-elle prononcé ces mots qu’elle sentit la cravache de son maître s’abattre une nouvelle fois sur ses fesses déjà endolories par la première punition qu’il lui avait infligée. Elle voulut pleurer, le supplier de la délivrer mais se retint.

- Tais-toi ! As-tu déjà oublié où était ta place ? Désires-tu me décevoir une fois de plus ?
- Non Maître, pardon Maître, répondit Axelle qui s’en voulait de désobéir encore une fois à son maître, qui plus est devant d’autres maîtres.

- Elle est plutôt jolie votre esclave, fit une voix qu’elle ne reconnaissait pas.
- En effet, mais pas encore suffisamment soumise comparée à la votre.
- Certes, ne perdez pas patience, l’éducation est longue, mais vous ne retirerez que plus de satisfaction quand elle aura intégré toutes les règles, et elle également.

La main continuait de caresser son corps, et s’approcha de son intimité qui était désormais complètement trempée.

- Il me semble qu’elle prend énormément de plaisir, fit la voix.
- Effectivement, j’ai remarqué que lui bander les yeux amplifiait considérablement son excitation, répliqua son maître.
- Preuve qu’elle aime être soumise. N’est-ce pas que tu aimes cette situation, dit l’homme s’adressant ainsi à Axelle.
- Oui Monsieur, répondit-elle d’une voix honteuse.
- Oui quoi ? répliqua-t-il.
- Oui, j’aime cette situation, Monsieur, ajouta alors Axelle.
- Tu aimes te faire fouiller l’intimité comme la petite chienne docile que tu es ?
- Oui Monsieur.
- Je n’ai pas bien compris ! Insista-t-il.
- Oui, j’aime me faire fouiller comme une petite chienne, Monsieur.

L’homme semblait ravi d’humilier ainsi cette jeune soumise. Axelle se laissa faire, et il continua ses caresses, les rendant de plus en plus entreprenantes. Il accentua ses actions autour du bouton de plaisir d’Axelle qui ne tarda pas à jouir violement, mais il n’arrêta pas pour autant, voulant faire durer cet orgasme. Quand il décida que c’était assez, il retira ses mains du corps de la jeune femme.
Il attendit quelques minutes, laissant Axelle se débattre pour tenir la position qui lui était imposée malgré les spasmes qui la secouaient, puis s’adressa à elle d’une voix autoritaire :

- A genoux !

Axelle s’exécuta et attendit patiemment ses ordres suivants. Elle sentit alors la verge du maître se poser sur sa bouche.

- Je veux jouir dans ta bouche, dit-il en forçant le passage de ses lèvres. Et fais ça bien !

Axelle n’était pas une experte de la fellation, elle ne la pratiquait que depuis qu’elle avait fait la connaissance de son maître et manquait cruellement d’expérience dans ce domaine. Elle s’appliqua tout de même à faire du mieux qu’elle pouvait, et quand il lui maintint la tête pour éjaculer, elle se força à tout avaler. Elle nettoya ensuite le sexe de cet inconnu jusqu’à ce qu’il soit parfaitement propre.

- Je vous félicite de la docilité et du savoir faire de votre soumise, dit l’homme qui s’était éloigné d’elle.
- Merci, répliqua son maître, elle manque cependant un peu d’expérience.
- En effet, mais son application pour atténuer cette lacune est agréablement surprenante.
- Je suis ravi qu’elle vous ait plu.

Axelle pouvait entendre son contentement dans sa voix, elle était heureuse d’avoir ainsi fait honneur à son maître.
Elle attendait toujours à genoux de recevoir un autre ordre. Son maître s’approcha d’elle et lui souffla dans l’oreille :

- Restes ainsi et obéis à tous les ordres qui te seront donnés.
- Bien Maître.
- Ne me déçois pas et n’oublies pas les règles de ces lieux. As-tu entendus ?
- Oui Maître.

Et puis, ce fut le silence, Axelle ne savait pas si son maître était toujours présent où s’il l’avait laissée ainsi à la merci des maîtres de passage.
Le silence était pesant, elle patientait fébrilement, en arrivant presque à vouloir sentir un autre homme la posséder pour s’assurer qu’elle n’était pas seule.
Soudain, sans qu’elle l’ait entendu venir, une main saisit brutalement ses cheveux. Elle entendit un bruit de fermeture éclaire et elle sentit un sexe forcer l’entrée de sa bouche. Il ne la laissa pas œuvrer, l’utilisant comme un simple jouet sexuel servant à se vider.
Quand il eut éjaculé, il lui ordonna de tout avaler et s’en alla comme il était venu, la laissant une fois de plus seule dans ce silence inquiétant.

Elle reçu ainsi la visite de plusieurs hommes, certains la caressant simplement, d’autres introduisant leurs doigts dans ses orifices, d’autres encore se déversant dans sa bouche. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était là, certainement au minimum deux heures car la pose qu’elle devait conservée lui faisait de plus en plus mal au dos.
Elle entendit un nouvel homme s’approcher d’elle, elle pouvait entendre sa respiration, il était proche. Il la regarda un long moment sans la toucher puis lui ôta son bandeau et leva sa tête pour lui autoriser à lever les yeux sur lui. Elle découvrit avec joie son maître, il l’embrassa et la serra dans ses bras. Elle posa affectueusement sa tête sur son torse et profita de ce moment de tendresse.

Après quelques minutes de retrouvailles, il la détacha, se releva et lui intima l’ordre de le suivre. Il la reconduit près d’un arbre, la plaqua contre le tronc et l’embrassa fougueusement avant de lui annoncer :

- Je vais te mener dans une salle commune où se trouvent plusieurs maîtres, obéis à tout ce qui te sera demandé, je suis certain que tu me feras honneur, j’espère ne pas me tromper.
- J’obéirais Maître, faites de moi ce que vous voudrez, je vous appartiens.
- Je n’en attendais pas moins de ta part, rends moi fière de toi.
- Oui Maître.
- Allons viens, nous y allons.

Elle le suivit jusqu’à une autre bâtisse en bois et pénétrèrent cette fois-ci dans une salle circulaire très lumineuse. Des banquettes étaient disposées en arc de cercle et au centre des chaînes descendaient du plafond. A l’arrivée d’Axelle et de son maître, le silence se fit. Ils se dirigèrent vers le centre de la pièce et le maître attacha les poignets d’Axelle aux chaînes, la plaçant face à l’assistance.

- Messieurs, voici ce que je vous avais promis. Pour ceux qui ont lu sa fiche, vous connaissez ses points forts et ses points faibles. Elle est tout à vous, n’hésitez pas.

« Points forts », « points faibles », ils connaissaient donc sa nature, ses faiblesse pouvant l’amener à la faute, Axelle en trembla d’avance.

- N’oubli pas, ni bouger, ni émettre le moindre son, souffla-t-il à l’oreille d’Axelle. Disant ceci, il alla s’asseoir sur une banquette face à elle.

Un homme se leva, s’approcha d’elle et commença à découvrir son corps de ses doigts. Il devenait de plus en plus entreprenant, se glissant dans son intimité, puis d’autres le rejoignirent pour la plonger rapidement dans un flot de sensations exquises.
Elle haletait de plus en plus, se retenant de gémir pour ne pas désobéir à son maître. Ils continuaient de parcourir son corps, une multitude de mains la touchant, la caressant, s’introduisant même parfois dans ses orifices.
Elle fermait les yeux, se concentrant sur les ordres qu’elle avait reçus, quand soudain, un homme qui suçait ses seins lui mordilla fortement les tétons. Cette partie de son corps étant très sensible, et n’ayant pas anticipé la douleur, elle poussa un hurlement, ce qui eu pour effet de tout stopper.

Les hommes s’étaient tous reculés, elle ne comprenait pas pourquoi ils avaient arrêté aussi rapidement. Elle leva les yeux pour comprendre se qui se passait et vit que tous avaient le regard tourné vers son maître.
Elle le regarda, il restait assis à songer à ce qu’il allait faire, puis comme de réagir, il se leva et s’approcha solennellement d’elle. Elle avait baisé les yeux, comme appréhendant de croiser son regard.
Il arriva à sa hauteur, posa une main sous son menton et la força à lever les yeux vers lui. Elle lu dans son regard toute la déception que sa désobéissance avait suscité et s’en voulut énormément. Elle voulait lui demander pardon mais savait que ce n’était pas le moment de parler, elle comprit qu’elle venait de le forcer à faire des choses qu’il ne désirait pas, c’était de sa faute à elle, ses yeux s’emplirent de larmes.
Elle baissa la tête vers le sol comme pour lui dire qu’elle comprenait et acceptait la sanction. Il la gifla une première fois.

- Quels étaient tes ordres esclaves ? Sa voix était forte et autoritaire.
- Ni bouger, ni émettre le moindre son, Maître.
- Penses-tu les avoir respectés ?
- Non Maître, j’en suis désolée, je n’ai pu retenir ce cri.
- Tes excuses ne me suffisent pas, il avait porté la main à la cravache fixée à sa ceinture, Axelle en trembla.
- Je sais Maître, punissez-moi comme il vous conviendra, je le mérite.
- 20 coups, au moindre son ou mouvement, je recommence à zéro. C’est compris ?
- Oui Maître.

Il commença à frapper, il ne retenait pas ses coups, voulant sans doute prouver à l’assistance qu’il pouvait être sévère. Elle supportait les coups sans réagir, la douleur était intense mais elle voulait tenir, pour lui. Après le vingtième coup, elle était épuisée et espérait qu’il lui caresserait tendrement le visage comme il le faisait après chaque punition pour la réconforter et lui assurer qu’elle était pardonnée.
Mais il n’en fit rien, il se contenta de remettre sa cravache en place et de retourner s’asseoir sans lui adresser un regard et déclarant :

- Je vous en pris messieurs, veuille poursuivre où vous en étiez.

L’assistance revint se placer autour d’Axelle et elle du subir encore une multitude d’attouchements. Soudain, tous ses sens affolés, elle fut pris d’un violent orgasme. Elle ne parvint pas à rester debout, mais un homme la prit dans ses bras pour l’aider à maintenir sa position. Elle apprécia cette attention et se laissa aller sur son torse.
Quand elle reprit possession de son corps, il la lâcha et s’écarta. Elle fut détachée et reçu l’ordre de se mettre à genoux, les mains dans le dos, la bouche ouverte. Elle s’exécuta et ils vinrent tous éjaculer sur son corps, son visage, dans sa bouche. Quand ils eurent fini, ils se retirèrent, sortirent tous de la salle, la laissant seule avec son maître. Il la laissa dans cette position, la regardant ainsi souillée, fier de ce qu’elle avait été capable de subir pour lui. Il l’aimait plus que tout au monde et ne doutait plus maintenant qu’elle ressentait les mêmes sentiments pour lui.

Après un court instant de réflexion, il se leva, se dirigea vers elle, l’assit par terre à côté de lui, et lui prit les mains. Elle les sera fort comme pour se raccrocher à lui après avoir été perdue dans un flot de sensations.

- Ca va ma soumise ? Sa voix était tendre et aimante.
- Oui Maître, je suis désolée de vous avoir désobéit devant ces autres maîtres, je ne le voulais pas.
- Je le sais, il lui souriait appréciant qu’elle soit si attachée à se faire pardonner.
- Vous êtes tellement attentionné pour moi, j’aurais dû faire plus d’efforts, je voudrais vraiment me faire pardonner.
- La punition est passée, la faute est effacée.
- Merci Maître, je vous aime.

Bien qu’il n’en doutait plus, ces mots résonnèrent dans sa tête et il sentit son cœur battre tellement fort qu’il semblait vouloir sortir de sa poitrine. Il l’embrassa fougueusement, la prit dans ses bras et l’emmena dans une pièce voisine.
Axelle découvrit une salle de bain sublime. Il la fit entrer dans la baignoire et la lava tendrement avant de la sécher et de la faire asseoir à côté de lui, sur une banquette dans le coin de la pièce. Il la prit dans ses bras, lui caressant les cheveux. Elle se blottit contre lui, acceptant ce moment de tendresse avec joie.

- La journée touche à sa fin. Je suis fière de toi, de ce que tu as accompli pour moi, pour nous. Je t’aime plus que tout au monde. Je voulais simplement que tu le saches.
- Merci Maître, moi aussi je vous aime, je serais prête à supporter bien plus encore pour vous le prouver, si vous le désirez.
- Je le sais, mais pour le moment cette nouvelle étape dans ta vie de soumise est suffisante. Nous allons retourner dehors avant de partir. Je vais discuter un peu avec mes amis et te laisser seule. Il t’est autorisé de lever les yeux, d’adresser la parole aux autres soumises pour faire connaissance. Néanmoins, si un maître t’approche réponds-lui respectueusement, et baisse les yeux. Tu veux bien faire encore cet effort pour moi ?
- Tous ce que vous voudrez maître.

Il lui sourit, l’embrassa tendrement et la prit par la main pour la mener dehors. Il se dirigea vers un groupe de maîtres tandis qu’elle resta dans un coin à observer, un peu timide, n’osant pas aborder les autres soumises.

Au bout d’un moment, une soumise s’approcha d’elle en lui souriant.

- Bonjour je m’appelle Syria, j’appartiens au maître qui s’entretient en ce moment avec le tien. Et toi tu t’appelles comment ?
- Moi c’est Axelle.
- Enchantée Axelle, c’est la première fois que tu viens ici ?
- Oui.
- Et tu as aimé ?
- Je crois, oui, mais c’était éprouvant.

Axelle continuait de répondre à ses questions sans trop y réfléchir. Elle était intriguée par le maître de Syria. Elle avait sensiblement le même âge qu’elle. Lui était un homme assez petit, d’une corpulence importante. Il semblait beaucoup plus âgé que son maître, dans la cinquantaine certainement. Elle se mit à la place de Syria et se dit qu’elle aurait des difficultés à appartenir à un tel homme.
Il était tous ce qu’elle n’aimait pas physiquement chez un homme, un visage sévère, un ventre proéminant, un corps enrobé et, l’âge d’être son père.
Elle se demandait de quoi il pouvait bien parler avec le sien. Ils étaient de profil par rapport à elle, son maître savait qu’elle pouvait lire sur les lèvres, elle ne doutait pas qu’il ait fait exprès de se placer de telle sorte qu’elle ne puisse suivre leur conversation. Après un long moment de rêverie, elle remarqua qu’ils s’étaient tournés vers elle et souriaient de la voir les dévisager. Elle baissa immédiatement les yeux et reprit la conversation de Syria.

Après un quart d’heure, le maître de Syria s’approcha d’elle.

- Maître, je faisais connaissance avec une nouvelle soumise, celle de votre ami.
- C’est ce que je constatais, peux-tu me laisser seul avec elle s’il te plaît.
- Bien entendu Maître, je vous attends un peu plus loin, disant ceci elle s’éloigna.

Axelle était terrorisée, cet homme avait une voix sévère, il semblait très strict et elle n’avait aucune envie de converser avec lui, mais elle devait rester à sa place.

- Bonjour Axelle, as-tu passé une bonne journée.
- Bonjour Monsieur, oui, la journée fut excellente, répondit-elle d’une faible voix.
- Comme tu le sais déjà je suis le maître de Syria, t’a-t-elle parlé de moi ?
- Non Monsieur, pas vraiment, elle s’est simplement présentée, puis nous avons parlé de nos expériences.
- Je suis maître depuis longtemps, j’ai éduqué beaucoup de soumises pour moi-même ou pour d’autres maîtres, je suis très exigeant, certainement plus que ton maître. Sais-tu de quoi nous parlions ?
- Non Monsieur.
- Veux-tu le savoir.
- Si vous estimez que je dois le savoir alors oui.
- Bien, je lui proposais de te garder chez moi ce week-end pour t’éduquer.

A cette révélation, le cœur d’Axelle s’arrêta de battre. Son maître savait qu’elle n’était pas prête à appartenir à un autre homme sans sa présence, encore moins tout un week-end. De plus il connaissait ses goûts en matière d’hommes et il savait pertinemment que ce maître était à l’opposé de ce qu’elle appréciait.
Elle ne doutait pas qu’il ait fait exprès de lui présenter une telle requête, il voulait certainement la tester, voir si elle pourrait encore franchir une étape de plus.

- Tu sembles troublée. L’idée te séduit-elle ?
- Je ne sais pas Monsieur, je n’ai jamais appartenu à d’autres sans la présence de mon maître.
- Certes mais il faut un début à tout. Serais-tu prête à franchir le pas avec moi ?
- Je…j’appartiens à mon maître, c’est à lui de décider d’une telle chose.
- En effet, mais il m’a donné son accord. Cependant, soucieux de ne pas te forcer, il veut que j’ai ton accord également. Si tu acceptes, nous partons immédiatement chez moi.

Elle se sentait piégée. Pourquoi son maître avait-il accepté une telle requête ? Il ne la mettrait jamais dans une situation qu’elle ne pourrait surmonter, il l’aimait trop pour ça, elle le savait. Mais alors s’il lui proposait cette nouvelle épreuve, c’est qui la croyait capable de la subir. Mais elle n’y croyait vraiment pas, surtout pas avec un homme de ce physique, de cet âge.
Serait-il déçu si elle refusait ? Elle voulait lui prouver qu’elle lui faisait confiance, mais elle sentait que cette demande était au-delà de ses limites. Elle aurait voulu lever les yeux dans sa direction pour voir ce qu’il attendait d’elle mais savait qu’avec un tel maître face à elle, elle ne devrait pas tenter un tel affront.
Soudain le maître la sortie brutalement de sa rêverie :

- Alors j’attends ta réponse ! Sa voix était sévère, il devenait impatient, visiblement il n’aimait pas attendre.
- Je ne sais pas, je n’ai pas parlé avec mon maître, je…
- Je t’ai dit ce que ton maître en pense, c’est maintenant à toi de décider. Ce n’est pas compliqué, si c’est oui tu pars avec moi pour le week-end, si c’est non tu retournes voir ton maître !
- …
- Alors ?

L’expression de son impatience envoya une violente décharge dans le ventre d’Axelle. Elle ferma les yeux pour la contrôler et se retrouva dans son lit, bien au chaud sous la couette.
Ce n’était qu’un rêve ! Elle n’en revenait pas, c’était la première fois qu’elle rêvait avec tant de réalisme. Elle porta sa main vers son entrejambe et se découvrit extrêmement humide. Cette situation l’avait terriblement excitée, elle titilla lentement son clitoris et ne tarda pas à jouir, calmant ainsi l’ardeur qui lui échauffait le ventre.

Il était 3h, elle avait encore quelques heures de sommeil devant elle, elle se blotti à nouveau dans sa couette, espérant retrouver en rêve le maître qui lui avait fait vivre cette fabuleuse aventure.

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