L'Éveil De Sophie - 5/7

L’éveil de Sophie

Chapitre 5/7

Il a fallu secouer la couette et brosser le drap housse pour enlever les miettes de nos tartelettes. Martine a ramassé le gode et l’a passé sous l’eau dans la salle de bains pendant que j’utilisais les toilettes avant de regagner la chambre et le lit. Elle a tardé à me rejoindre et je me suis assoupie.

Un baiser léger sur mes lèvres, une main chaude sur ma hanche, la pénombre :
- Ohhh ! je me suis endormie !
- Tu en avais besoin … j’ai fait du thé. Sucre ? Lait ?
- Un peu de sucre, s’il te plaît . T’en prends pas ?
- Je viens d’en boire une tasse … assieds-toi.
Elle s’est installé derrière moi pour me soutenir, adossée au mur, et en tendant le bras, m’a tendu la tasse de thé qu’elle avait posée sur la table de chevet. Elle m’enserrait de ses jambes croisées sur les miennes, de ses bras noués sous mes seins, la bouche au creux de mon cou.
- T’aurais dû me réveiller …
- Tu dormais si bien ! Il faut que tu sois reposée pour ce soir ! pour profiter de la fête !
- J’ai plus trop envie … je préfèrerais rester avec toi !
- Pas question ! et puis … Micka serait trop malheureux !
- Ça fait plusieurs fois que tu me parles de lui ! il s’est rien passé avec lui ! on dirait que tu me pousses vers lui !
Elle a poussé un gros soupir, m’a bercée doucement dans ses bras, m’a embrassée dans le cou :
- Je ne te pousses pas vers lui. C’est pas ça ! Mais … c’est de ton âge de flirter avec un garçon … tu as dix-sept ans, tu es en pleine découverte ! Ce qui se passe entre nous est tellement nouveau pour toi … Tu as l’âge de la découverte et du plaisir, Sophie, pas l’âge des choix, pas encore ! Je ne pousse à rien … les moments que l’on vit ensemble sont super … mais quand on n’est pas ensemble, je voudrais que tu ne penses plus du tout à moi …
- Tu m’oublies dès que je sors de ton lit, toi ?
- Non ! non je ne t’oublie pas ! mais je veux que toi tu m’oublies … et puis on se retrouve demain midi … Ne te fâches pas, Sophie ! Et puis peut-être qu’il embrasse vachement bien ! … Aîe ! je vais avoir un bleu ! Peut-être qu’il est habile de ces doigts ! Aîe ! Arrête, ou je te mords ! Et peut-être que t’aimerais savoir ce qui se cache dans son pantalon …

C’est seulement en juin qu’elle m’a avoué qu’elle avait demandé sa mutation pour retourner en Bretagne et qu’elle savait avoir toutes les chances de l’obtenir … qu’elle avait tout fait pour que je ne m’attache pas trop à elle … et qu’elle était amoureuse dès le premier instant …

- Allez ! Avoue que t’es curieuse de savoir … Aïeeeee ! C’est peut-être un superbe étalon !
Ce n’est pas pour rien qu’elle était prof de gym ! Elle était en forme ! J’ai tout fait pour lui échapper, mais elle a eu le dessus.

Elle me tenait fermement entre ses deux jambes et depuis déjà un moment, elle caressait mes seins d’une main pendant que l’autre s’était glissée entre mes jambes. Elle m’invitait à m’intéresser au contenu du pantalon de Micka en massant mon clitoris sous la paume de sa main pendant qu’elle fouillait mon sexe à deux doigts, me privant de la plupart de mes moyens. Je me débattais, bien sûr, mais pour le jeu, n’ayant aucune envie d’échapper à ses mains, et la chaleur qui m’envahissait.
Elle a brusquement relâché son étreinte, s’amollissant, et j’ai arrêté de me débattre, me retournant dans ses bras pour l’embrasser, mes dents cognant les siennes. Elle s’est agenouillée à côté de moi, sa bouche entre mes jambes, écartant mes jambes à deux mains, et m’a caressée, très vite, doigts durs, presque violents, fouillant mon sexe du pouce, l’index entre mes fesses. J’ai crié de plaisir sous sa bouche.
Nous étions en nage toutes les deux, corps trempés de transpiration, essoufflées et heureuses, moi allongée sur elle, attendant que mon cœur se calme, elle, couchée sous moi, m’entourant à nouveau de ses jambes, murmurant des mots doux à mon oreille entre deux baisers.
Nous nous sommes douchées ensemble dans sa baignoire. Elle m’a rhabillée entièrement, collant jupe, soutien-gorge, T-shirt, m’a recoiffé et remis en place les deux aiguilles dans mes cheveux relevés.
Elle m’a déposée devant la maison :
- Passes une bonne soirée, Sophie ! Tu me téléphones, demain ?
- Pas la peine ! passe me prendre vers midi comme prévu !
- Bon, d’accord … et n’oublie pas ! préservatif obligatoire ! Aîe ! t’es une violente, finalement !

- Bonjour chérie, ça va ?
- Ça va. Et toi ? reposée ?
- J’ai dormi un peu … et puis j’ai préparé ton pantalon, ton ourlet est fait. Tu l’essaieras ?
- Oh merci ! t’es la meilleure !
- J’aime bien tes nouveaux goûts ! ça change ! tu changes, chérie … pas trop vite j’espère … tout va bien ?
- Mais oui, ça va ! tout va très bien ! j’essaie mon jean’s !
Moulant, taille basse, piqué de strass et brodé de petite fleurs, c’est vrai qu’il ne ressemblait pas à ce que je portais d’habitude … et il m’allait très bien !
Maman m’avait suivi dans la chambre pendant que je me changeais :
- Joli aussi ton collant … mais c’est pas ton habitude de pas mettre de culotte … c’est nouveau … et j’ai vu en faisant la lessive que tu t’étais achetée des Dim’up, aussi … ça fait beaucoup de changements en même temps, Sophie …
Elle s’était assise sur mon lit, vérifiait la longueur du jean’s, levait de temps en temps les yeux vers moi.
Que lui dire ? Quoi répondre ?
- T’aimes pas ? depuis le temps que tu me dis d’être plus féminine !
- C’est vrai ! Et tu as bon goût … tu étais très jolie aujourd’hui … tu t’habilles pour quelqu’un en particulier ?
- Pour moi, déjà !
- Et c’est tout ? Que pour toi ?
- Maman !
- Je suis trop curieuse ? N’empêche … tu me le présenteras ?
- Tout de suite : « le » ! qu’est-ce que t’es conventionnelle ! et si je te « la » présentais ? Qu’est-ce que tu dirais ?
- … euh … que tu choisis pas le chemin le plus simple … Tu prends une douche ?
- Non, je me suis douchée après la gym …
- Je t’emmène vers quelle heure ?
- Dans une petite heure … tu me recoifferas comme ce matin ?

La musique était forte, quelques bouteilles de vodka et de whisky commençaient à circuler. L’essentiel de la soirée se déroulaient au sous-sol que Deb avait décoré de guirlandes et de posters, mais de plus en plus souvent se poursuivait aussi dans la maison où Kévin et Cathy squattaient le canapé depuis un bon moment. C’était le défilé pour faire l’appoint de boissons stockées dans le frigo de la cuisine et les toilettes du plain-pied et de l’étage. Tout ce petit monde passait devant le salon et plus personne n’ignorait que Cathy portait un string rouge avec une chaînette de petits brillants sous sa jupe et Kévin un caleçon Snoopy un peu ridicule. Je ne suis pas sûre que ce qu’ils faisaient dans le canapé étaient si important ; ils voulaient surtout qu’on les y voit. La grande sœur de Deb, missionnée par ses parents pour surveiller que tout se passait bien était partie vers onze heures avec son copain, et comme c’est bizarre, c’est vers cette heure que les bouteilles d’alcool étaient apparues, et que quelques joints avaient commencé à circuler. Deb s’était fâchée et avait invité les fumeurs à sortir sur la terrasse.

Deb se partageait entre Pierrick et Enzo qui profitait de ce que Pierrick semblait r de la vodka, ce qui énervait beaucoup Deb.
Quant à moi, je n’avais pas trop le choix . Sylvain, un garçon de terminale ES m’avait invitée pour un slow et n’était pas prêt de recommencer : Micka avait montré les dents et je l’ai vu dire deux mots à l’importun. Depuis, Sylvain ne quitte plus la bouteille de coka dont il refait de temps en temps le niveau avec du whisky et qu’il partage avec Chloe, déjà bien éméchée. Il tient la bouteille d’une main et plonge l’autre dans le pantalon de Chloé qui couvre presque la musique de son rire.
Moi, je ne bois rien. Je ne bois jamais d’alcool. Micka m’a proposé son verre une fois ou deux, et devant mon refus, il me fournit en jus d’orange nature.
Deb a découpé le gâteau après avoir soufflé ses dix huit bougies. Chloé s’est précipitée sur le première part et lui a souhaité un bon anniversaire en l’embrassant sur la bouche. Tout le monde a suivi son exemple, et plus ça allait, plus les baisers étaient appuyés et longs. Cathy s’est même fâchée quand est venu le tour de Kévin et l’a écarté pour prendre sa place, glissant carrément les mains sous la blouse de Deb :
- Vous savez pas y faire, prenez de la graine ! allez, à toi, Sophie !
Depuis quelques jours, Cathy me provoquait. Elle n’appréciait pas trop la nouvelle place que je prenais dans la classe et mon petit numéro de ce matin en maths lui était restée en travers de la gorge. Elle était persuadée de me mettre mal à l’aise …
En m’approchant de Deb, je lui ai fait un clin d’œil et me suis penchée vers son oreille :
- Ne t’étonne de rien, après tout c’est un jeu …
Derrière Deb, Cathy commençait à ricaner …
… et j’ai embrassée Deb, lentement, à pleine bouche, une main sur sa joue, prenant un de ses seins dans l’autre … et Deb jouant le jeu, me caressait les fesses … tout le monde applaudissait et Cathy est partie en haussant les épaules … j’avais une ennemie … et Deb était aux anges ! moi aussi j’avais aimé sa bouche fraîche et sa langue douce … et j’avais senti son téton se dresser sous ma main !
Quand je me suis retournée, Micka avait un drôle d’air.
Deb lui a donné une tape sur le bras :
- Avoue que t’es jaloux !
Il a rougi en haussant les épaules et s’apprêtait à tourner le dos quand je l’ai retenu par le bras. J’ai pris son visage à deux mains et me suis approchée, levant la bouche vers la sienne. Timide ou pas, il ne pouvait plus reculer, et à lui aussi j’ai démontré mes nouveaux talents sous les hourras de tous les autres qui se sont pressés contre nous en nous enserrant de leurs bras … pas très romantique pour un premier baiser entre nous … mais ça me plaisait ! c’était joyeux !
Comme personne n’avait remis de musique, tout le monde a entendu la réflexion de Cathy :
- Manquerait plus qu’elle le suce !
Micka s’est arraché à mes lèvres et j’ai juste eu le temps de lui poser la main sur la bouche pour l’empêcher de parler et éviter un esclandre. Je me suis tourné vers Cathy :
- Pour ça, on attendra d’être seuls. C’est tellement meilleur en prenant son temps !
Deb a éclaté de rire, rejointe par les autres. Micka, lui, ne savait plus quoi dire et me regardait, l’air étonné et perdu. J’étais toujours dans ses bras, une main sur sa bouche. Ces vacheries entre filles le dépassaient un peu.
Quelqu’un a eu la bonne idée de remettre un CD … Whitney Houston …
Enzo, Deb, Micka et moi nous sommes pris par la taille et nous avons dansé et chanté ensemble, très faux et très fort.
Vers deux heures, le défilé des parents a commencé, quelques-uns ont appelé un taxi, et la maison s’est vidée, petit à petit.
Chloé et moi devions dormir sur place, maman passant nous chercher vers dix heures. Chloé était déjà couchée depuis un moment, trop d’alcool ; Enzo et Micka n’avait pas encore appelé de taxi, peu pressés de nous quitter … nous étions toutes les deux peu pressées de les voir partir :
- Ça t’embêtes si Enzo reste un peu ?
- Micka n’a pas l’air pressé non plus …
- Bon … à plus …

Ils ont disparu tous les deux en se tenant la main vers la pièce où nous avions entassés nos vestes sur un canapé. Micka, les deux mains dans les poches face à la baie vitrée du salon, les regardait partir dans le reflet de la vitre, n’osant pas croiser mon regard. Inutile de compter sur lui, je savais qu’il n’oserait pas un geste. A peine s’il avait osé me serrer dans ses bras en dansant après notre baiser, me laissant prendre l’initiative de me presser contre lui. Par contre, il avait apprécié … difficile pour un garçon de cacher son excitation. Il avait été gêné et s’était reculé. Je l’avais attiré contre moi des deux mains dans son dos, mes seins collés à sa poitrine pour continuer à sentir son excitation contre ma hanche.
Je me suis approchée de lui dans son dos et je l’ai pris dans mes bras, mon front sur son épaule. Je pensais à Martine. Jusqu’à maintenant, tout n’avait été qu’un jeu, à peine un flirt bien innocent ; mais j’aurais bien aimé que Micka soit moins timide … avec Martine j’avais pris les devants … avec Micka, j’aurais préféré qu’il fasse le premier pas.
Je l’ai pris par la main pour l’amener vers le canapé du salon où je me suis assise, l’attirant à côté de moi :
- Tu ne veux plus m’embrasser, Micka ? Je te plais plus ?
- Bien sûr que si …
- T’es toujours timide avec les filles, ou c’est à cause de moi ?
- Non … mais tu sais, j’ai pas embrassé beaucoup de filles, et pas aussi jolies que toi …
- Micka, tu es le premier garçon que j’embrasse …
- Ça, je te crois pas …
- C’est pourtant vrai, que tu le crois ou non, et tu me connais depuis la seconde, tu devrais savoir !
- Alors t’es très douée …
- Et Deb aussi, c’était la première fille que t’embrassait ?
- Non …
- Ah …
- Réfléchis pas à ça, Micka … embrasse-moi !
Il s’est enfin décidé à se pencher vers moi, un bras passé dans mon dos, sa main sur mon épaule, son autre main reposant sur mon genou. Son baiser était un peu maladroit … Je me suis appuyée au dossier, pesant sur son bras, l’entrainant avec moi. Sa main, remontée dans le mouvement à la lisière de la ceinture du jean’s touchait la peau dénudée sur ma hanche, et il ne bougeait plus.
Et il attendait, comme paralysé …
J’ai tiré sur son T-shirt pour le sortir de son pantalon et glissé ma main dessous ; la sensation des poils sous ma main qui couvraient ses abdos tendus et son torse, ses pectoraux, était agréablement surprenante, doux et chaud, amusant de sentir sous mes doigts ses tétons crispés. Ah … il se décide, sa main bouge doucement, remontant dans mon dos. Son autre main bouge doucement sur ma cuisse … allez Micka … s’il te plaît … j’ai niché mon visage dans son cou, odeur d’aftershave et de transpiration, un peu piquante. Sa main dans mon dos a enfin trouvé mon soutien-gorge … passe sous mon bras, enveloppe mon sein. Sa respiration s’accélère. Sa main se crispe brusquement, se serre sur mon sein, les doigts plantés durement … ma main s’est posée sur la barre dure qui déforme son pantalon à l’horizontale !
- … doucement, Micka, tu me fais mal … non ! reste ! mais doucement … voilà, oui … oui, comme ça …

Son bassin bouge sous ma main et sous la toile du jean’s je le sens se tendre … Je défais le bouton de sa ceinture, mais la fermeture éclair résiste, coincée par un pli … je me dégage de sa main, me lève et le redresse en le tirant d’une main. Debout face à face, je lève la bouche vers la sienne, joue de mes lèvres avec ses lèvres, et à deux mains j’ouvre son pantalon, le fais glisser de ses hanches à ses cuisses. Il se tortille un peu, se dégage du pantalon qu’il repousse du pied. Ses mains cramponnées à mes seins, il est occupé, et peut-être qu’il n’oserait pas, alors je déboutonne mon jean’s le fait glisser comme lui et je me colle à lui, coinçant ses mains entre nous, pour l’embrasser plus fort … ses mains sur mes fesses, mes mains glissées dans le slip noir entrçu dans la clarté qui vient du couloir, sur ses fesses dures … c’est son sexe que je veux toucher, sa queue, je veux toucher sa queue de mec … je le repousse sur le canapé, le rejoins, à demi allongée contre lui, toujours ma bouche collée à la sienne, sa cuisse, son sexe sous ma main, que je serre à pleins doigts, à travers le coton de son slip, son gémissement comme de douleur quand il se raidit, sanglote presque, la chaleur humide qui détrempe le coton … mais je l’ai à peine touché ! Qu’est-ce que tu me fais Micka ? non … et comble de tout, la lumière s’allume dans le couloir, Deb et Enzo dans l’encadrement de la porte, Enzo qui chuchote :
- Micka … Micka, on y va ?
Il est déjà debout, me tournant le dos et renfile son jean’s, se penche, me fait une bise sur la joue et trébuche vers le couloir en renfilant ses chaussures … super … génial, Micka … Je reste comme une andouille affalée dans le canapé, en petite culotte et la main humide … vraiment super … Deb à côté de moi, assise sur une fesse, ramasse mon jean’s, remet une jambe à l’endroit, se le jette sur l’épaule :
- Ça faisait un moment qu’on toussait … on est mal tombé on dirait …
- Pas grave, Deb … il a sali son slip avant qu’on commence vraiment …
Elle a commencé à rire doucement et petit à petit son rire est monté, la secouant, se transformant en fou-rire, et je riais avec elle :
- Et toi, c’était bien ?
Elle a haussé les épaules en faisant une moue marrante :
- Bof … si on dit que tout ce qui est petit est mignon … alors, il était mignon …
Le fou-rire nous a repris.
- Eh ! Deb ! tu vas prendre froid !
Sa nuisette avait largement remonté, découvrant entièrement son ventre nu. Elle a tiré dessus, pour la forme …
- Je dors où ?
- Normalement avec Chloé … mais elle a été malade … trop bu … tu dors avec moi ? j’ai un grand lit …

J’ai récupéré dans la pièce du bas le petit sac avec mes affaires ; dans la salle de bains de l’étage je me suis lavée les mains, un peu poisseuse du sperme de Micka qui avait traversé son slip, et je me suis préparée pour la nuit en enfilant simplement un grand t-shirt après avoir enlevé sous soutien-gorge. Comparée à la petite nuisette bleue de Deb, ma tenue n’était pas très élégante, mais je n’allais pas à un concours de beauté …
Deb m’attendait dans le lit, appuyée sur un coude face à la place libre. Elle n’a pas éteint la lampe de chevet tout de suite, elle avait envie de discuter … Je me suis allongée sur le côté en tirant le drap sur ma taille :
- Contente de ta soirée quand même ?
- Ouais ! c’était bien, non ? tout le monde s’est amusé, je crois … à part Cathy ! Waouh, comment tu l’a séchée ! Elle était verte ! Tu t’es pas fait une copine, sur ce coup-là ! Et moi aussi, tu m’as scotchée !
- Pourquoi ?
- Ben, te vexes pas … mais … je croyais que t’étais … un peu coincée, en fin non ! pas coincée, mais, bon … quand tu m’a embrassée et puis après avec Micka … je te connaissais pas comme ça, quoi ! Au lycée on t’a jamais vue avec un mec !
- Y a pas que le lycée … y a une vie en dehors tu sais !
- Sûr, oui, mais franchement, là, tu m’as vachement surprise ! T’es pas comme ça au bahut ! oh, si ! ce matin, t’as fait fort en maths !
- Ben, j’en ai un peu marre d’être la fille qu’on chambre à cause de mes nénés !
- Je peux te dire que depuis quelques temps t’en fait baver plus d’un ! Tu t’en rends p’têt pas compte mais t’es super canon et tout le monde s’en est aperçu ! T’es en train de voler la vedette à Cathy, c’est ça qui l’emmerde !
- Ah ouais ? je suis plus la grosse Boobie ?
- Carrément pas ! Et puis maintenant que t’es avec un mec de la bande, ça va encore changer !
- Oh tu sais, je suis pas vraiment avec lui !
- Vous étiez quand même presque à poil tous les deux, tout à l’heure …
- Et toi, t’es avec Enzo ?
- … pas vraiment …
- Ben tu vois !
Depuis un moment, elle ponctue ses phrases en me tapant sur la main, repose sa main sur mon bras entre deux tapes et je sens ses orteils toucher mon tibia de temps en temps. Deb … on joue ? J’avance ma jambe, la posant sur la sienne, très innocemment en continuant à discuter et à rire avec elle, innocemment … mais je caresse son mollet ; elle s’approche encore plus, son coude contre mon épaule.
- Je croyais finir la soirée avec Pierrick, mais il a pas arrêté de picoler … et puis Enzo est pas mal, non ?
- Beau ténébreux … mais … si j’ai bien compris, il tient pas ses promesses …
- Pas vraiment … il était trop pressé pour s’occuper de moi, et puis il embrasse pas bien …
J’ai ri pour alléger le propos, mais il fallait savoir …
- Moins bien que moi ?
Elle n’a pas répondu tout de suite, les yeux baissés, frottant mon bras d’un petit geste de l’index :
- … beaucoup moins bien …
Ah … Deb …
- Mais tu t’es quand même mise en nuisette pour lui …
- Nooon ! je me suis changée quand il a décidé de partir ! on a juste … enfin … des caresses c’est tout …
- Et alors … il est tout petit ?
Elle ne me regarde toujours pas et lisse le petit duvet de mon bras du plat de la main :
- Oui … assez …
- Tu l’as caressé ?
Elle rougit :
- Pas longtemps, il … ça a été vite …
- Comme Micka, alors, j’ai même pas eu le temps de glisser la main dans son slip !
- Moi j’ai eu le temps, mais tout juste …
- C’est de te toucher qui l’a mis dans cet état ?
- Même pas … juste un peu les seins …
- Pareil ! Ils savent même pas ce qu’ils ont perdus ! Deux jolies filles, et rien … les garçons sont désespérants …
Elle se retourne pour éteindre la lampe de chevet. Le drap a glissé un peu et elle est revient se coller à mon épaule :
- Ouais … désespérants … Sophie … t’as déjà fait l’amour ?
- Mmm mmm … et toi ?
- Une fois … c’est tout … avec plusieurs, toi ?
- Non …
Le dos de sa main sur mon bras effleure mon sein de temps en temps :
- J’ai un peu bu, ce soir … j’ai pas l’habitude …
… tu te cherches des excuses, Deb …
- Moi aussi, je me sens bizarre …
… j’ai pas bu une seule goutte d’alcool ! mais au moins, on pourra se regarder demain en riant, et nous débarrasser de cette nuit d’un mouvement d’épaules entendu, et rester amies …
Je passe mon bras sur le sien, caresse son dos en chiffonnant sa nuisette, glisse l’autre bras sous sa tête, dans son cou. C’est elle qui avance le visage vers moi … son souffle sur mes lèvres, tout près …
- … Deb … c’est vrai que j’embrasse bien ?
Ses lèvres se posent sur les miennes, chaudes et douces.
De la main dans son cou je l’attire plus fort sur ma bouche.
Ma main dans son dos glisse plus bas, fesse dure et chaude et elle bascule vers moi, une jambe croisant mes cuisses, écrase mes seins sous elle, se soulève un peu, ondule, à demi couchée sur moi.
Elle respire très vite, sa langue sur mes lèvres, souffles mêlés, bouches humides, se frotte à moi de tout son corps chaud, geint doucement.
Je la repousse de ma main sur sa hanche, m’assoit dans le lit pour enlever mon t-shirt ; je soulève la nuisette froissée et m’appuie sur elle, mes seins couvrant sa petite poitrine dont je sens les tétons tout durs sur ma peau, serre ses lèvres entre les miennes, les parcourant de la langue.
Elle ferme une main sur mon sein, le soulève, le soupèse, roule le téton entre ses doigts en arquant son corps contre moi, glisse un genou entre mes jambes.
… son petit ventre à peine bombé, tantôt creusé, tantôt contracté sous ma main, le duvet fin, haut sur le ventre, couvrant le sexe entièrement, jusqu’aux plis des fesses, c’est chaud, humide sous ma paume légère …
Elle a roulé sur le dos, jambes grandes ouvertes sous ma main, une main dans mes cheveux, l’autre sur la mienne, presse mes doigts sur son sexe ouvert, me donne le rythme de son attente, force mes doigts à la pénétrer, presque entrant avec moi et puis m’abandonne, se glisse sous ma main et commence une danse frénétique sur le clitoris et son bassin monte, monte et brusquement redescend, ses cuisses emprisonnant ma main, tout son corps pris de brusques soubresauts.
A peine un temps d’accalmie. Essoufflée, peau humide de transpiration sous ma main entre ses seins, elle se redresse et s’agenouille près de moi, écrase mon sexe sous sa main, étirant de ses doigts le tissu de ma culotte entre les lèvres. Deux pouces glissés sous l’élastique, elle tire ma culotte sur les genoux et plonge sa main en moi, doigts tendus, et sentant à quel point je l’attendais, déjà coulante, et en poussant un « oh » de surprise à me trouver tellement ouverte, ralentissant un peu, c’est les quatre doigts de sa main que je sens m’étirer, se pousser en moi en petits à-coups d’abord, et puis d’une lente et forte poussée, et un glissement, et sa main est en moi, son pouce butant sur mon clito recroquevillé. J’ai le souffle coupé … et la sensation est extraordinaire … douleur de l’étirement … et plaisir intense … légère sensation de ses doigts qui bougent en moi … sa main gauche rejoint son pouce, toute légère, un doigt sur le repli de peau léger, qui tourne, découvre, tourne, s’aperçoit du gonflement … nouveau « oh » d’étonnement, presque plaintif … elle ne bouge plus dans mon vagin étiré, et m’amène au plaisir lentement, de ses doigts légers, presque timides, sur mon bouton gonflé et dressé.
Elle a lentement retiré sa main quand j’ai commencé à jouir, en profondes ondes qui me serraient tout le ventre, me faisait trembler. Elle embrassait mes seins, mes lèvres, et toujours ses doigts tournaient sur moi, lentement, légers, déclenchant plusieurs orgasmes qui s’enchaînaient, me noyant dans un brouillard chaud. Je l’ai arrêté en posant une main sur la sienne, épuisée, et je l’ai attirée vers moi pour l’embrasser, baiser plus profond, plus long, que le premier baiser qui lui avait tant plu.
Elle s‘est endormie dans mes bras.

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