Début D'Été (8/10)

Début d’été.
8ème partie (8/10)

« « Janie passe la soirée à Aix avec des amies. Marine l’a laissée de préparer et est rentrée chez elle, projetant de passer la soirée avec sa mère.
Mais vous vous souvenez ? Marine a présenté Houcine à Alicia …

Pfff … je suis persuadée qu’il y en a parmi vous qui n’ont pas lu le début, les parties précédentes !
Heureusement, chaque partie est une histoire en elle-même, mais quand même !
Vous vous en fichez sans doute, mais c’est un chouïa vexant … » »

- Qu’est-ce que tu fais là ?
- Je t’attendais … t’es pas revenue …
Alicia est assise sur les premières marches de l’escalier qui mène à l’appartement de Marine, l’air boudeur, un bâtonnet de sucette à la bouche. Encore aujourd’hui elle a noué ses cheveux frisés trop haut sur la tête, ce qui fait ressortir la rondeur de ses joues. Elle porte comme hier son ensemble jaune paille trop ajusté. Le t-shirt découvre son ventre rebondi, la jupe courte découvre ses cuisses qui ont pris une teinte rose prononcé au soleil de l’après-midi. Elle rougit et étend les jambes sur la dernière marche en voyant le regard de Marine sur ses cuisses, et tire sur sa jupe à deux mains.
- T’as pris un coup de soleil, on dirait !
- Ouais, ça chauffe un peu …
- Tu voulais quoi ? T’as un problème ?
- … tu fais quoi ce soir …
- Rien de prévu, je vais rester chez moi. Pourquoi ?
- Comme ça … j’ai rencard avec Houcine …
- Oh ! oh ! ce soir ?
- Oui … après manger. Tu veux pas venir ?
Marine hésite. Elle imaginait plutôt une soirée calme avec sa mère, et puis … Alicia … Houcine … elle n’a plus vraiment envie de ces petits jeux.
- T’es assez grande, non ?
- Oui, mais … j’aimerais mieux …
- Vous vous retrouvez où ?
- Au café, chez Marco.
- Et après ?
- Je sais pas … mes vieux sont pas là, ce soir, ils vont à Marseille, ils rentreront tard …
- Ecoute, je sais pas, passe un coup de fil vers 9 heures, je te dirai.

Ok ?
- D’acc, je t’appelle.

En passant devant la porte de la cuisine, elle a vu que sa mère avait préparé la table du dîner ; deux couverts. Sa mère était dans le salon. Elle avait installé la table à repasser au dos du canapé, face à la télévision, et regardait la « Roue de la Fortune » en pliant un chemisier. Elle s’est approchée dans son dos et l’a prise par la taille, l’embrassant sur l’épaule.
- Y a que deux couverts, tu m’attendais pas ?
- Si, si, on n’est que toutes les deux, ce soir.
- Ah ?
- Je l’ai appelé … il passera prendre ses affaires, mais … c’est fini entre nous …
- Ah … toi, ça va ?
- Très bien, ça va très bien ! tu sens bon, c’est quoi ?
- Camomille. Je me suis lavée les cheveux.
- Chez Janie ?
- Oui.
- Et … tu vas bien ?
- Très bien, maman, très bien.
Marine serrait les bras autour de la taille de Sandrine, sa tête nichée dans son cou en se balançant de droite à gauche.
- Eh ! Tu vas tout déplier ! Doucement !

A table, elles n’ont pas directement parlé de Jérôme et de Janie, mais ont évoqué les vacances du mois d’août, dont l’organisation était remise en cause. L’Espagne était l’idée de Jérôme, alors pour bien marquer le changement, ce serait sûrement la côte landaise, en camping. Marine ferait des recherches sur internet. Sandrine emprunterait le matériel de camping au gérant de la superette. Pour la première fois depuis longtemps, elles faisaient des projets ensemble, riaient ensemble. Le coup de téléphone de Jérôme a un peu gâché l’ambiance : il passerait dans la soirée.
- Tu as prévu de sortir ce soir ?
- Non, elle est à Aix …
La réponse était venue très naturellement, sans arrière pensée, et Marine a levé les yeux vers Sandrine, étonnée elle-même. Sa mère souriait :
- Si elle est à Aix, alors …
Elles riaient toutes les deux.
- Tu veux que je vous laisse ou tu préfères que je sois là ? dis-moi …
- Ça t’ennuie de te balader un peu ?
- Mais non, maman, t’en fais pas ! J’irai prendre un verre chez Marco ! Mais … ça va aller ?
- Mais oui, t’inquiète pas, c’est juste que je veux pas qu’il te prenne à partie.
Et puis si le ton monte comme au téléphone, je préfère que tu sois pas là !
- Bon, mais pense à fermer les fenêtres si tu veux pas que les voisins en profitent !

Marine s’est changée pour sortir : pantalon de zouave noir porté bas sur les hanches et caraco noir moulant qui découvrait son nombril. Sandrine, assise sur le bord de la baignoire, l’a regardée se préparer. Elle a pris de ses mains la brosse à cheveux :
- Laisse-moi faire !
Elles échangeaient des coups d’œil dans le miroir, se souriaient, profitant l’une et l’autre en silence de ce contact renoué. Même taille, même yeux dorés, même cheveux blonds ondulés balayant les épaules, même silhouette …
- Je sais à quoi je ressemblerai dans quelques années … ça me va très bien …

- Salut Houcine, t’es tout seul ?
- Elle vient d’appeler, ses parents viennent de partir, elle nous attend. Entre nous, je préfèrerais aller chez toi …
- Rêve pas ! allez, on y va !
En quittant la terrasse du café, Houcine a pris Marine par la taille, et c’est sous les regards envieux des jeunes qui prenaient le frais sur la place qu’ils ont remonté les allées. En riant, Marine a joué le jeu, et a elle aussi passé un bras sur la taille d’Houcine :
- Raconte pas trop d’histoires à tes copains quand même, ok ?

Alicia avait fait des efforts. Elle leur a ouvert dans une robe noire en lin boutonnée sur toute la hauteur. Elle avait attaché ses cheveux d’un chouchou sur la nuque, souligné ses yeux de bleu et ses lèvres brillaient de gloss.
- Tu t’es faite belle pour le grand soir ?
Alicia a rougi et baissé les yeux, hésitante en s’approchant d’Houcine pour lui dire bonjour. Elle a tendu la joue, mais le garçon lui a redressé la tête d’un index pour déposer un baiser sur sa bouche.
Elle les a conduits dans le salon où elle avait préparé quelques bouteilles et des verres sur la table basse :
- Qu’est-ce que je vous sers ?
- Apparemment, t’as commencé sans nous ! sers-moi la même chose que toi ! C’est qui, ta musique ?
- Maria Carey …

Alicia leur a resservi à boire.
Marine, amusée, a constaté que pour son propre verre, Alicia forçait sur la dose de gin dans le martini, sans doute pour se donner du courage. Elle commençait à rire un peu trop fort aux mauvaises blagues d’Houcine et son élocution devenait hésitante. Quant à la couleur rouge de ses joues, les effets de l’alcool ont été très largement accentués quand Marine a commencé à raconter ses exhibitions sur internet en termes de plus en plus crus. Houcine n’en croyait pas ses oreilles, demandait des précisions entre deux éclats de rire un peu gênés :
- A moi aussi, un strip-tease me plairait bien !
Alicia baissait les yeux, plongeait dans son verre en jetant des coups d’œil à la dérobée vers Marine, comme pour l’appeler au secours.
- C’est vrai ça ! Tu veux pas nous montrer ce qu’il y a sous cette robe, Ali ? je suis sûre que t’as soigné les détails ! Allez, la musique va bien pour un strip, laisse-toi aller !
- … je sais pas faire ça …
- Ah ! déjà, t’as remarqué, Houcine, elle a pas dit non … attends !
Marine est allée éteindre la lumière du grand lustre du salon et a allumé la petite lampe à côté de la chaîne stéréo. D’une main elle a tiré Alicia de son fauteuil et l’a entraînée face au canapé et au garçon. Elle a commencé à danser avec elle sur le slow qui passait sur la chaîne, la faisant tourner de dos à Houcine. Il essayait de prendre un air décontracté, mais il évitait le plus souvent de croiser le regard de Marine, et elle voyait ses yeux fixés sur les mains qu’elle avait posées sur les fesses d’Alicia et les déglutitions répétées qui faisaient monter et descendre sa glotte. En oscillant lentement au rythme de la musique, elle remontait lentement la robe dans le dos d’Alicia dont elle sentait les mains trembler sur ses épaules. Elle a fini par sentir sous ses doigts la peau nue des cuisses, puis le nylon du sous-vêtement dont l’élastique mordait les fesses :
- Raconte-moi, Ali, je vois rien moi, qu’est-ce que tu portes sous ta robe ?
- …
- Allez, dis-moi ce que t’as mis !
- … une culotte noire …
- Eh, sois pas si timide, parle plus fort.
Y a pas beaucoup de lumière, dis pour Houcine aussi, allez !
- J’ai mis un slip noir.
- Il est en quoi ?
- Je sais pas.
- Tu sais pas ce que tu portes ?
- C’est à ma mère …
- Ah ok, tu piques les petites culottes de ta mère, c’est du propre !
- T’as aussi piqué le soutif assorti ?
- Il m’allait pas.
- Trop petit ?
- Non … trop grand …
- Oh ! Ta mère a de plus gros seins que toi ! ben dis-donc ! Elle le sait que tu fouilles son armoire ?
- Non.
Marine a repoussé Alicia et l’a fait pivoter dans ses bras, la plaçant face à Houcine, enfoncé dans le canapé, dont elle frôlait les genoux en se balançant d’un pied sur l’autre pour accompagner la musique. Marine a soupesé les seins de sa copine dans ses mains, et a commencé a déboutonner la robe. Elle a écarté les bras qu’Alicia tenait devant elle, pour continuer plus bas, a soulevé la robe pour en défaire les derniers boutons, et l’a maintenue ouverte à deux mains un moment avant de la faire glisser sur les épaules d’Alicia qui a refermé les bras sur son ventre.
- Alors Houcine, sexy la culotte de sa mère ?
- … assez … un peu transparente …
- Moi je l’ai déjà vue nue, pas toi, il moule bien sa chatte ?
- Mmm …
- Elle a une belle chatte, bien gonflée, tu verras !
Alicia qui n’avait pas protesté un seul instant jusque là a baissé les mains devant son sexe, comme s’il était encore temps de se cacher à la vue d’Houcine. Elle se penchait en arrière, s’appuyait de ses épaules contre le torse de Marine qui par-dessus son épaule voyait sa poitrine se soulever d’une respiration rapide. Marine a pris les mains sous les siennes et les a remontées sur les seins, pressant les mains d’Alicia sur sa poitrine et a dégrafé le soutien-gorge dans son dos. Elle a fait glisser les bretelles sur ses épaules, les laissant pendre sur les bras, laissant le choix à Alicia d’exposer ses seins nus ou non. Elle a pris Alicia par les hanches, l’a faite tourner plusieurs fois sur elle-même, et l’a immobilisée face à elle. Elle s’est penchée à son oreille :
- T’as pas changé d’avis ? toujours prête ?
Alicia a eu un petit sourire crispé vite effacé, et a hoché la tête.
- Bon, on continue, alors … laisse tomber ton soutif.
Alicia a jeté le soutien gorge sur un fauteuil et bien que tournant toujours le dos à Houcine, a repris ses seins dans ses mains pour les protéger.
- Si tu te mettais à l’aise, Houcine ? ça serait bien, non ?
Après une brève hésitation, Houcine a enlevé son t-shirt et s’est renfoncé dans le canapé.
- Eh ! tu t’arrêtes bien vite, montre donc la suite …
Tout en lui parlant, Marine avait pris les fesses d’Alicia dans les mains, les pressait entre ses doigts, jouait avec les élastiques sur les cuisses, les étirant de ses index glissés dessous. Elle guettait d’un œil les tortillements d’Houcine qui faisait glisser son jean’s sur ses cuisses sans se lever, en appui du dos au dossier du canapé.
- Ali, vous êtes raccord ! lui aussi à un slip noir. Plutôt pas mal. Et apparemment, tu l’inspires … il est bien tendu, ce slip, et comme moi je l’ai déjà vu tout nu lui aussi, je peux te dire qu’un sexe comme le sien, t’en as pas vu, sur internet. Lui, il est circoncis. Houcine, donne-moi l’écharpe, là-bas …
Houcine a tendu le bras vers le foulard abandonné sur le dossier du canapé et l’a tendu à Marine qui l’a noué sur les yeux d’Alicia.
- … qu’est-ce que tu fais ?
- Chuuut, tu vas voir ! Enfin non, justement ! ça va être mieux, fais-moi confiance, Ali.
Elle s’est penchée une nouvelle fois vers Alicia pour chuchoter à son oreille :
- Enlève ton slip, maintenant, tout doucement, en te penchant bien, sans desserrer les jambes.
- … pourquoi tu m’as bandé les yeux ? J’aime pas …
- Fais ce que je te dis, allez …
Marine s’est reculée, gardant une main sur l’épaule d’Alicia, pour la rassurer de sa présence. Avec un grand soupir et en se mordant la lèvre inférieure, Alicia a plongé les deux mains sur ses hanches sous l’élastique de sa culotte et l’a faite descendre doucement, l’accompagnant lentement en pliant la taille jusqu’à mi-mollet. Marine a posé une main dans son dos, l’obligeant à rester ainsi, le torse ployé et jambes tendues ; elle observait Houcine, qui passait fréquemment la langue sur ses lèvres, plissait les yeux, les narines étirées d’un tic nerveux. Les yeux rivés sur les fesses levées vers lui et le sexe impudiquement exposé entre les cuisses fermées, il étirait son slip d’un geste machinal, commençant sans doute à s’y sentir à l’étroit.
Marine a aidé Alicia à se redresser. Elle était très rouge, en partie d’être restée penchée en avant, sans doute rouge de honte de s’être trouvée dans une position humiliante exposée au regard du garçon, et sûrement aussi en partie rouge de l’excitation de la situation, comme elle s’était montrée excitée par ses jeux sur internet.
Marine a éprouvé en souriant la tension d’un téton du dos de l’index, et après une caresse sur sa joue, l’a retournée face à Houcine et l’a e à s’agenouiller entre ses genoux, la poussant d’une main ferme dans le dos jusqu’à ce qu’elle soit en appui du haut des cuisses au cuir du canapé. Elle a pris ses mains dans les siennes, les a posées devant elle sur les pectoraux d’Houcine :
- A toi, Alicia, il est tout à toi ! et toi Houcine, laisse-la faire, soit patient !
Marine a abandonné Alicia les yeux toujours bandés devant Houcine. Elle s’est resservie un verre de Martini-gin, a adressé un clin d’œil à Houcine en faisant mine de trinquer, et s’est installée confortablement dans un fauteuil pour assister à la suite.

Elle a vu Houcine s’adosser plus confortablement, la tête rejetée en arrière ; elle l’a vu fermer les yeux, concentré sur les doigts frais sur ses pectoraux de maître nageur.
Elle a vu la tension d’Alicia, nuque droite, dos raide, dressée sur les genoux, bras tendus et mains tremblantes ; elle l’a vue relâcher un souffle longtemps retenu et poser les mains plus fermes sur les pectoraux du garçon.
Il a souri quand les mains ont glissé sur son torse et sa taille ; elle a souri en le sentant frissonner.
Le verre appuyé au bord des lèvres, Marine souriait aussi ; elle souriait de la pensée qui venait de traverser son esprit ; « aimez-vous, les s » . Les s ! non mais ! « Je me prends pour qui ? ». Et puis, finalement, elle souriait parce qu’ils étaient beaux, tous les deux, dans la pénombre du salon et le silence bienvenu après la fin du CD pour accompagner leurs premiers gestes.

Les mains d’Alicia se sont arrêtés à la ceinture du slip, n’ont pas continué vers les cuisses, ce qu’elle voulait était là ; pourquoi attendre ? La paume de sa main droite est descendue sur un ventre plat, sa main gauche a buté sur la verge couchée sous le coton distendu. Elle en a suivi les contours des deux mains, comme pour en mesurer la longueur et la tension. Très vite elle a soulevé l’élastique de la taille pour la libérer et d’une petite tape sur la cuisse a invité Houcine à décoller les fesses du canapé. Elle s’est reculée en rampant sur ses genoux pour le mettre nu, et d’une main sûre lui a demandé de reprendre sa position du début, genoux ouverts autour de ses hanches et s’est à nouveau calée au plus près de lui, cuisses contre le cuir. Bien qu’aveuglée par le foulard noué sur ses yeux, ses mains ont retrouvé le sexe dressé sur le ventre d’Houcine sans le moindre tâtonnement. Elle l’a caressé. Lentement. De ses deux mains. Sa main gauche, presque immobile nouée à la base de la verge ; de l’autre, son index et son pouce formant un anneau fermés juste sous le gland gonflé de la pression exercée par la main gauche, elle donnait de petits mouvements de va-et-vient, réguliers, sans à-coups. Elle s’arrêtait de temps en temps pour recueillir sur le bout de l’index les gouttes de liquide transparent sur le méat, en enduisait le gland du bout du doigt et reprenait sa caresse. Elle relâchait parfois aussi sa main gauche pour prendre les testicules dans sa main, les faisait rouler sous ses doigts, massait le scrotum. Elle refermait ensuite à nouveau les doigts autour de la verge, accentuant la tension et faisant gonfler le gland en bloquant l’afflux de sang dans le membre d’Houcine.
Marine était étonnée. Alicia semblait maîtriser totalement l’art de caresser un garçon.
Elle a été encore plus surprise en la voyant baisser la tête et prendre le gland entre ses lèvres, d’elle-même, sans qu’elle-même ou le garçon ne l’y invite. Décidément, soit l’observation des hommes se masturbant sur internet l’avait très bien instruite en peu de temps, soit son petit copain Pascal lui avait expliqué comment lui procurer du plaisir beaucoup mieux qu’elle ne l’aurait pensé. Autre solution qui lui a traversé l’esprit, Alicia était douée !
Elle l’a observée sucer le sexe d’Houcine un petit moment, la caresse de la main prenant de l’ampleur sous les lèvres qui en suivaient la descente de plus en plus profond, et s’est ressaisie. Elle s’est levée de son fauteuil et a interrompu Alicia d’une main sur son bras :
- Attends, ne le fais pas jouir trop vite !
Houcine a rouvert les yeux en sentant les mains d’Alicia l’abandonner. Il avait l’air un peu égaré et en même temps en colère. Il allait protester, mais Marine lui a fait signe de se taire et a sorti un préservatif de la poche de son pantalon. Alicia ne protestait pas ; elle attendait. Elle, n’avait pas oublié le but de la soirée et s’en remettait totalement à Marine.
Marine a déchiré l’emballage doré de ses dents sans quitter Houcine des yeux, en a sorti le préservatif, et à gestes sûrs, presque tendres, l’a déroulé sur le sexe dressé. D’une main sous son bras, elle a aidé Alicia à se relever, et l’a aidé à s’installer à genoux sur le canapé, les genoux de part et d’autre de la taille d’Houcine.
De sa poche, elle a sorti deux autres préservatifs qu’elle a montré à Houcine et qu’elle a posé sur un coussin à côté de lui, avant de lui caresser la joue, puis de se pencher vers Alicia et de lui faire une bise sur les lèvres.
En se reculant, elle a fait un petit signe d’au revoir de la main à Houcine. Avant même qu’elle n’ait tourné les talons, Alicia, impatiente, avait redressé le sexe du garçon entre ses jambes et commençait à plier les genoux.
Marine a quitté la maison en refermant la porte d’entrée aussi silencieusement que possible.
Elle n’a pas entendu la plainte étouffée de dents serrées, n’a pas vu Alicia s’arrêter un bref instant avant de s’empaler lentement dans son premier cri de femme, n’a pas vu Houcine lui enlever le bandeau et prendre son visage dans ses mains pour partager ce moment avec elle les yeux rivés aux siens.
Comme elle venait de tourner le coin de la rue, elle n’a pas vu non plus l’Audi des parents d’Alicia qui rentraient beaucoup plus tôt que prévu …

« « Oups ! … dommage ! ça se passait pourtant bien !
Je n’étais pas là, bien sûr, mais je suis persuadée qu’Houcine est parti très vite, finissant même peut-être de se rhabiller dans la rue ! Ce que je sais, par contre, c’est que personne n’a revu Alicia au village de l’été … Espérons que l’été se poursuive mieux pour Marine … vous voulez savoir ? Plus tard … bientôt ! » »

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