Outre-Mer (1)

Après plusieurs années à faire du surplace dans mes emplois, j’ai voulu du changement. Alors j’ai regardé les demandes d’emploi sur internet. J’en ai sélectionnée quelques unes, mais il manquait toujours un petit quelque chose pour m’accrocher vraiment. Puis j’ai vu cette annonce : Vous avez besoin de défi dans votre vie et vous aimez les grands espaces verts, vous êtes prêt(e) à travailler dur pour aider à gérer un domaine. Ne cherchez plus, vous avez trouvé. Nous offrons même l’hébergement sur place et le coût du transport pour vous y rendre. Cette annonce était pour moi. J’ai toujours été attiré par les voyages et cette annonce était à l’extérieur du pays. Comme je n’ai aucune attache (outre la famille), je me suis dit que c’était le temps de me lancer. Alors j’ai envoyé mon C.V et j’ai attendu.

Je n’ai pas eu à attendre longtemps car j’avais une réponse dans mon courriel avant la fin de la journée. Annabelle, je vous remercie de l’intérêt que vous portez pour ce poste. Vivre à l’étranger n’a pas l’air de vous faire peur et c’est ce type de comportement que j’ai besoin pour ce poste. Il faudra travailler dur et parfois de longues heures par jour. Je vous en demanderai beaucoup, mais je suis sûr que vous réussirez à être à la hauteur de mes attentes. Je vous demande aussi d’être toujours respectueuse et courtoise, il en va de la réputation du domaine. Si le poste vous intéresse toujours, dites le moi. Je vous envoi un billet d’avion : départ dans 2 semaines pour vous laissez le temps de finaliser votre départ du Québec. Quelqu’un ira vous chercher à l’aéroport pour vous conduire au domaine. Je vous expliquerai tout là bas. Je sais que c’est un peu précipité, mais j’ai vraiment besoin d’aide ici. Et pour le moment je suis en constant voyagement, voila pourquoi je ne peux vous téléphoner. Si vous êtes toujours intéressée, c’est que vous avez la bonne attitude pour l’emploi. Avant de terminer, je voulais vous dire de ne pas faire une trop grosse valise.

Un uniforme de travail vous sera remis sur place. Vous n’avez qu’à me donner vos mesures et je ferai le reste. Tout sera prêt à votre arrivée. Au plaisir de travailler avec vous. Ouff, seulement deux semaines pour quitter ma vie ici pour aller dans un endroit que je ne connais pas à l’autre bout du monde. Suis-je prête à ça? Est-ce la bonne décision? Et si je ne le fais pas, vais-je me demander toute ma vie ce qu’aurait pu être ma vie la bas? Que de questions, et si peu de temps. « Allez Annabelle, remue toi un peu : tu voulais du changement, voila du changement. Fonce ». Alors j’ai dit Oui à cette demande d’emploi et j’ai dit au revoir à ma vie au Québec pour partir à l’aventure.

Me voila à l’aéroport en train de récupérer ma valise après un long vol rempli de questionnement. Un homme attend à la sortie avec une pancarte à mon nom. Il prend ma valise et m’entraine vers son véhicule. Il dit se nommer Bertrand. Nous roulons environ 45 minutes pour finir dans des petits chemins de campagne. J’adore déjà ma nouvelle nation. Nous arrivons enfin à une haute clôture en fer forgé entouré de muret de pierre. Passé cette limite, se trouve une superbe demeure au bout d’une longue allée bordé de verdure. Je n’en reviens tout simplement pas, je vais vivre dans ce coin de paradis. J’ai bien fais d’accepter le poste.

Bertrand me conduis jusqu’au hall d’entrée puis me dit au revoir. Un domestique prend ma valise et me conduit jusqu’au salon. Un homme est assis dans un des fauteuils en grande conversation téléphonique. Il nous voit et dit : « désolé Annabelle, j’en ai pour quelques minutes encore. Allez faire le tour du domaine avec théo, j’en aurai terminé quand vous reviendrez. »

théo laisse donc ma valise dans un petit placard et m’invite à le suivre au travers du domaine. Il ne parle pas beaucoup et me fait visiter les cuisines et autres petits salons, ainsi que les salles de bain et autres petites pièces. Puis, il m’entraine à l’extérieur et me fait voir les jardins et les chevaux dans l’écurie.
Je suis vraiment heureuse de venir vivre dans un tel endroit. théo me ramène ensuite au salon et nous laisse seuls.

- Bonjour Annabelle, alors tu as fais un bon vol?
- Oui Monsieur, un bon vol, quoiqu’un peu épuisant.
- Oui, j’imagine assez bien l’état dans lequel tu te trouves en ce moment. Bon, si tu veux bien nous allons passer aux choses sérieuses. Bien que je t’aie fait venir à mes frais, tu auras une période d’essai. Passé cette période, je déciderai si tu peux rester ou si tu dois nous quitter. Tu partiras par tes propres moyens puisque je ne dépenserai plus pour quelqu’un qui ne sera plus à mon service. Me suis-je bien fais comprendre?
- Oui Monsieur. Je comprends et je ferai de mon mieux pour être à la hauteur de vos attentes. Mais puis-je vous demander votre nom?
- Monsieur me convient très bien, tu peux aussi m’appeler Monsieur Jérôme. Mais pas de familiarité avec moi. Suis-je assez clair?
- Oui, Monsieur.
- Dans cette demeure tout le monde travaille fort. Du lever au coucher. Je te demande donc la même chose. Maintenant, déshabille-toi.
- Pardon. Monsieur, vous n’êtes pas sérieux.
- Ai-je l’air de plaisanter? Tu verras qu’ici, personne ne conteste mes ordres sans en subir les conséquences. Comme tu viens d’arriver et que tu n’étais pas au courant, je te laisse une chance, mais c’est la seule. Donc je recommence, déshabille toi.

Dans quoi me suis-je embarquée? Cette idée aussi de partir aussi loin de chez moi, chez des inconnus, sans argent pour le retour. Allez Annabelle, force toi, ce n’est pas si pire. Tu n’es surement pas la première à faire ça, alors montre lui que tu peux le faire aussi. Je me déshabille lentement, en essayant de faire taire les battements de mon cœur.

- Bien. Mets tes mains sur ta tête et tourne-toi pour que je puisse voir tes fesses. Allez dépêche toi. Je n’ai pas que ça à faire : attendre que madame se décide. Bon, maintenant, reviens face à moi et ouvre un peu les jambes.
Tu vois, ce n’était pas si terrible. Tu devras toujours avoir cette position avec les jambes un peu écartés et les mains sur la tête ou dans le dos lorsque je te demande de te présenter à moi. Les bras relevés font remonter tes seins et j’aime bien les regarder et les mains dans le dos enlèvent tout obstacle pour que je puisse les pétrir.
Devoir être nue devant un quasi étranger. Avoir une pose pour me présenter et qu’il puisse me PÉTRIR. Je n’en reviens pas. Je ne me vois pas jouer à la boniche alors encore moi à la putain. Allez, Annabelle, tu n’as pas d’autre endroit où aller de toute façon. Souhaite juste qu’il ne soit pas le pire des cinglés.

- Bon, tu es surement fatiguée, je vais appeler théo pour qu’il te reconduise à ta chambre. Prends une bonne nuit de sommeil, car demain tu débute ta formation. Et j’espère pour toi que tu es une lève tôt, car les longues nuits de sommeil c’est chose du passé. Demain tu te présenteras à 7h devant ma porte, avec ton uniforme. Arrange-toi pour avoir déjà mangé. Bonne nuit annabelle.
- Bonne nuit Monsieur.

théo me conduit à ma chambre, sans se formaliser de mon accoutrement : je suis toujours nue. J’entre dans ma chambre, ou devrais-je dire dans une petite pièce à l’air sévère. Il n’y a qu’un lit simple, une commode, une chaise et une petite table de chevet à coté de laquelle je trouve ma valise. En refermant la porte de la chambre j’aperçois un petit garde-robe avec mes uniformes, ou devrais-je dire mes morceaux d’uniforme. De petites robes courtes qui ne cacheront pas grand-chose de mon décolleté ou de mes fesses. Je m’assois sur le lit et me met à penser à ce qui s’est passé depuis mon arrivée. J’ai l’impression que je suis dans un rêve et que je vais me réveiller. Dans quoi me suis-je embarquée? Je crois comprendre ce qui m’arrive : je serai servante, soumise ici, tel sera mon rôle. Ok, j’ai toujours voulu essayer la soumission, j’ai même commencé à faire des recherches sur le sujet, dans mes temps libres, pour en connaître un peu plus sur le rôle de soumise.
Je trouvais tout cela fascinant. Ça me rejoignait sur plusieurs points, mais il y a quand même une différence entre l’imaginer et le vivre. Mon rationnel ne veut pas concevoir l’idée de l’expérimenter. Et là, j’ai bien peur de devoir le vivre et de bien le vivre si je ne veux pas me payer un billet de retour à mes frais pour retourner vivre chez ma mère. Ok, ok, du calme. Je verrai demain à quoi ça ressemblera. Je me stresse peut-être pour rien. Il aime peut-être juste voir les femmes nues et leur caresser les seins. Donc, je vais me mettre au lit tout de suite pour être en forme demain et lui montrer que je suis capable de faire ce qu’il a planifié pour moi.

Comments:

No comments!

Please sign up or log in to post a comment!