Journal D'Un Apprenti (8)

Dès le lendemain, retour sur les lieux de turpitudes !
Il y a là, dans ce sauna, quelques belles pièces humaines qui viennent tout juste d’arriver. Je dois les attirer car la plupart (une dizaine) tournent autour de moi. La nouveauté ! Je suis la nouveauté. Profitons-en ! Je repère un magnifique athlète à la peau naturellement bronzée. Son accent me dit qu’il vient de quelque île lointaine dont les rivages me font rêver. Je passe rapidement du rêve à la réalité, les longs doigts agiles qui me palpent en sont la cause. Quelle dextérité dans le maniement des corps ! Il murmure à mon oreille qu’il exerce la profession de kiné : vous m’en direz tant ! Il prouve son savoir-faire et moi je sursaute à chaque nouvelle manipulation érotique. Non loin de ma bouche, une serviette tombe au sol dévoilant une matraque d’une longueur exceptionnelle (27cm me dit-il) et d’un diamètre plutôt petit en comparaison. J’ai comme l’impression de contempler un genre de saucisse sèche que je consomme immédiatement, constatant le manque de sècheresse mais une agréable saveur de mouille. Jean-Serge, comme il se nomme, glousse en guise d’approbation. Un délice, cette queue que je ne couperais certainement pas en fine tranches ! Je me régale, salivant de plaisir. En m’y prenant bien, je devrais arriver à l’avaler entière. Je m’y emploie sans y réussis complètement. Ce qui provoque de ma part maints spasmes étranges au niveau de mon gosier. Enfin, je recrache la douceur que je tentais d’ingurgiter. Je recommence plusieurs fois. Le magnifique antillais approuve et se garde bien de forcer les manœuvres. Il continue de me gratifier d’un doigté magistral, raison pour laquelle mon anus mouille tant. Je n’y tiens plus, je la veux pénétrant entre mes fesses, enfoncée jusqu’à la garde ! Première pelle. Autre éblouissement lorsque ses lèvres s’emparent des miennes. La langue entre en conquérante dans ma bouche. Les mains malaxent mes fesses quand elles ne taquinent pas ma bite qui n’en peut mais.

Jean-Serge précipite les événements. Il me retourne, m’allonge sur la couche, fourre son long engin dans ma tuyauterie interne, causant cris et gémissements de part et d’autre. Il me fourbit avec brio, sort à maintes reprises pour mieux rentrer. Mon cul procède à un genre de balancement visant à augmenter notre plaisir. Il souffle, griffe mon dos, mord mes lobes, enserre mes jambes avec les siennes très musclées. Enfin, ses bras m’enveloppent tandis qu’il inonde mon anus de sa crème intime en bécotant mon cou puis en lui infligeant un suçon. Bisou sur mes lèvres, il s’excuse mais se dit très en retard, file en me laissant comme un con, bite turgescente. Je sens un liquide fuir de mes arrières, ce qui me donne une idée de la quantité de foutre qu’il m’a inoculé, le bougre !
En partant, il laisse la porte entrouverte. Aussitôt, une tête vient voir. Elle semble comestible. Surexcité, je lui fais signe d’entrer. Seconde séance de sodomie que m’inflige un quelconque bonhomme entre deux âges. Comme le beau Jean-Serge, il jouit puis s’en va sans même un petit bisou d’adieu ou un seul mot. Décidément, il est dit que je n’arriverais pas à jouir à moins d’en appeler à la Veuve Poignet. Un comble dans un endroit pareil avec tout le monde qui, tout à l’heure, me poursuivait d’assiduités.
Je m’apprête à quitter la pièce afin de procéder à quelques ablutions, lorsqu’un ravissant petit africain, bien noir de peau, mignonnet comme tout, s’approche timidement du lit, caresse une de mes cuisses, remonte jusqu’aux couilles qu’il triture amoureusement. La trique repart. J’aperçois le visage tout sourire. Rien à jeter chez ce charmant jeune homme. Ce serait vraiment dommage de lui exprimer mon opinion par un corps à corps luxurieux alors que je suis maculé des vestiges laissés par ses deux prédécesseurs. Je m’assieds sur la couche, tends mes bras afin de prendre l’arrivant par la taille. Il apprécie le geste, s’avance, perd l’équilibre, tombe sur moi, s’arrange pour que nos bouches se contactent.
Pas mal, l’exotique ! M’a-t-il vu subissant les assauts précédents ? Pas farouche, il répond gentiment à ma question. Il vient juste d’arriver et arpentait les lieux pour la première fois histoire de voir la qualité et de se faire une idée. Bien, bien ! Aucune envie de lui manifester en ce lieu ma bonne opinion sur ses charmes. Je lui offre donc gîte et couvert jusqu’à la fin de mes vacances. Il éclate d’un rire tonitruant, comme s’il n’avait rien entendu d’aussi comique depuis fort longtemps, puis accepte sous réserve de se faire une séance hammam et une sauna, au préalable. Patatras ! Le bel ébène tient, avant de m’honorer, à courir le guilledou : un rodage en quelque sorte, me dis-je. Eh bien non ! Il me propose de l’accompagner. Allons-y gaiement !
Buées, vapeurs, chaleur, suées, ne nuisent en rien au bon fonctionnement des mécaniques corporelles en marche pour les agaceries coquines. C’est qu’il embrasse merveilleusement, mon nouveau compagnon ! Et que dire de ses câlineries ! Tout simplement adorables, excitantes au point que je dois mettre un bémol à sa frénésie. Douche à deux sous l’œil concupiscent de quelques quinquagénaires (ou plus) libidineux et bedonnants que nous ignorons. Habillage non sans une nostalgie en voyant disparaître nos peaux sous le tissu des habits.
Dans le taxi, nos mains s’empoignent pour ne se séparer que lorsque nous arrivons devant la maison. Galant, mon hidalgo d’Afrique tient à régler la course.
Dans l’ascenseur, nous ne nous préoccupons pas, ou trop peu, des étages, trop pris par d’autres soucis bien plus délectables. À telle enseigne que nous redescendons au sous-sol. Nous sommes attristés quand les portes s’ouvrent, offrant une vue inhabituelle à une grand-mère :
<< - Ah la jeunesse ! Toujours aussi impétueuse ! Mais attendez au moins d’être chez vous. Deux jeunes hommes, ce n’est guère un spectacle pour le commun. >>

Nous obtempérons en nous décollant l’un de l’autre. La dame sourit et nous souhaite beaucoup de bonheur lorsqu’elle nous quitte, au second.
Deux étages plus haut, une fois dans l’appartement, moi et Régis commençons nos congratulations pornographiques. Nous manquons d’air. Il convient de reprendre notre respiration. J’en profite pour admirer mon compagnon. Un peu plus petit que moi, un soupçon poupin de visage, d’immenses cils recourbés vers le haut, des yeux bleu-azur, un petit nez épaté avec charme, des lèvres que je mordillerais sans interruption, un adorable menton. Et toujours ses yeux rieurs, comme sa bouche. Il respire la joie de vivre. Nous revoilà nus comme des vers, cherchant le point faible, celui qui fera tressaillir nos chairs. Coquin, après une lichée baveuse entre mes fesses, il dit :
<< - L’ouverture est faite. Je vais pouvoir m’y loger sans dommage !
- Ce qui veut dire ?
- Que je ne suis pas le premier du jour.
- Effectivement, c’est vrai. Cependant, tu me parais le meilleur. >>

Il tape doucettement sur mon cul, en riant. Pas bégueule, il me plaît vachement. Mes yeux se portent sur ce qui va se loger sans dommage dans mon trou. La belle bite que voilà ! Longue, épaisse, droite, elle aussi baveuse. Il a faim le gars ! Je vais le rassasier. D’ailleurs, il ne demande pas, repique au truc de la lichette anale avant de combler mon anus avec sa matraque dont il se sert fort habilement. Tout debout que nous sommes, ses va-et-vient n’en sont pas moins amples. Ses doigts se crispent sur mes hanches. Je me colle plus à lui, tourne la tête le plus possible pour nous permettre d’effec une pelle maison. Il agrée mon initiative, sa langue roule contre la mienne pendant que je devine les giclées de sperme arroser mes intérieurs et que ma queue éjecte plusieurs jets très fournis, ce qui étonne Régis :
<< - Pour une rebelote, tu en as du jus !
- Je n’ai pas joui au sauna. >>

Mon aveu le désarçonne. J’explique mes demi-mésaventures, ou mes demies aventures, comme on voudra. Très à l’aise, il me fait signe qu’un bref séjour dans la salle de bain ne serait pas inutile.
« Cul lavé n’est pas cul baisé », disait une mienne aïeule, si je me fie aux confidences paternelles. Donc nous redevenons vierges, si l’on en croit ce précepte.
Toujours aussi décontracté, Régis, nu, se dirige vers la cuisine, inspecte le frigo et les placards et se met aux fourneaux. Je ne le laisse pas seul, trop soucieux de le divertir et de me divertir. Dès que l’espace le permet, je me glisse, nu, devant lui, à genou, gobe sa bite que je suçote avec délectation.
Que dire du dîner ? Rien puisque je n’ai pas vu ce que je mangeais trop préoccupé à savourer les appâts de mon invité que je complimente, néanmoins, pour ses talents culinaires. Comme j’aimerais le garder à vie ! Malheureusement, il doit repartir pour Paris où l’attend sa famille : réveillon de la Saint Sylvestre oblige avant de regagner sa lointaine contrée d’origine.
Alors que nous faisons la vaisselle, sans crier gare, je saute sur mon amant qui laisse échapper un plat en inox en cours d’essuyage
Nous plaquons nos lèvres les unes contre les autres, nos langues l’une autour de l’autre, nos mains sur fesses et queues, ne tenant aucun compte du vacarme produit par l’ustensile qui vient de choir. Derechef, les matraques s’élèvent. Les corps se collent. Passées quelques polissonneries, la queue de Régis se glisse sous mes couilles. Les va-et-vient le mènent rapidement à l’éjaculation. Son foutre coule le long de nos jambes tandis que nous ne séparons pas nos bouches.
La nuit sera longue. Les vacances probablement trop courtes mais ô combien éblouissantes ! De cela, je suis certain !
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Éreinté, le Daniel ! Épuisé le Régis ! Nous nous séparons sur le quai de la gare. Je regarde le train s’éloigner cherchant à voir le visage du partant le plus longtemps possible. Les boules qu’il a, le Daniel ! Ce Régis, j’en ferais bien mon amant régulier, mon amoureux, ce qu’on voudra pourvu qu’on soit ensemble. Non ! Je serais son amant régulier, son amoureux, son amour éternel ! Quelle tendresse de cœur ! Quelle fermeté de la chair ! Quel enthousiasme de vivre ! Quel talent de baiseur ! Et un cul à faire pâlir de jalousie tous les humains de la terre, moi compris. Des fesses à croquer ! Je remue tout cela dans ma tête d’animal blessé par ce départ.
Malgré la débauche de sexe de ces derniers jours, je me dirige vers le sauna.
Une fois sur place, je récupère de mes excès avant d’en commettre de nouveaux. Légèrement requinqué, je fouine dans toutes les pièces afin d’y dénicher la perle qui soulagera mon cœur solitaire
Je pénètre dans un déduit où règne la pénombre. Tout juste si l’on distingue quelques silhouettes. Pas question de voir en détail à qui l’on a à faire. Ça soupire, ça suce, ça baise, ça roule des pelles, ça palpe, ça éjacule, ça gémit, ça glapit … ça nique à tout va, en somme. Et je me jette dans la cohue des bites en effervescence.
À peine entré dans l’arène du stupre, ma bouche est accaparée par une autre puis une main énergique m’oblige à me baisser et une bite remplace la langue. Je suce fougueusement. Mon cul ne reste pas longtemps inoccupé. Un petit rossignol veut s’y nicher. Pas bien méchante la chose qui s’agite avant d’asperger mes fesses. Dans le même temps, mon visage reçoit une lancée de foutre. Je n’ai pas le temps de réagir que déjà mon cul fait la connaissance d’une matraque plus que bien fournie. Une langue lèche ma figure puis me fait goûter au festin. Sont tous nyctalopes, pas possible ! Et moi qui n’y vois toujours goutte ! Une autre bouche s’occupe avidement de ma bite. Ensuite, je ne sais plus. Les sodomies se succèdent, les fellations également. Je suce, on me suce. J’enfile, on m’enfile. Pas le temps d’essayer de deviner avec qui je partage ces émotions, tout se déroule trop vite, change trop vite.
Quand je sors de cet antre, les jambes flageolantes, le cul dégoulinant de mélanges innommables, les lèvres et la queue en feu, une sorte de nausée m’envahit : la honte.
Je cours vers les douches, rasant les murs, évitant de fixer les personnes que je croise. Un seul désir : fuir de ce lieu de perdition ! Jamais plus je n’oserais affronter les regards d’un Adrien, d’un Bernard, d’un Régis, d’un Augustin, d’un Marco.
Je suis une pute, rien de plus. Voilà ce dont je me persuade en rentrant à l’appartement. Non, pas une pute : elle se fait payer, c’est son travail, honorable donc. Une salope, un trou à bites, une décharge à foutre, une lavasse que l’on baise et que l’on jette, voilà ce que je suis!

Dégoûté, le Daniel ! J’évite de me regarder dans les vitrines. Il me semble que tous les passants savent la traînée que je suis devenu. Que je devais être sans le savoir. Et mes parents, que penseront-ils ? Comme si j’allais leur raconter ça ! Je dois me calmer. J’ai tout bonnement eu un coup de folie, rien de plus. L’ambiance, un brin de cafard suite au départ de Régis, un hasard, que sais-je encore … Rien de bien méchant si je raisonne convenablement. Ce serait grave si cela se reproduisait souvent. Mais une fois en passant … Pourquoi grave en cas de répétitions ? Je suis un crétin. J’ai pris un plaisir fou à cette frénésie de sexes. Où est le mal ? Cela dit, pas très hygiénique ce genre d’aventures.

Tout en marchant, je passe devant une animalerie. Cela m’oblige à repenser à l’adoption d’un chien. Alors, afin de m’occuper l’esprit, je pars en quête d’un chiot. Pas question d’en acheter un. Je trouve anormal d’acheter ou de vendre un animal de compagnie. Le premier cabinet vétérinaire dans lequel je pénètre affiche nombre d’annonces concernant des chiots en quête de famille. J’en choisis deux, sur les conseils de la secrétaire auprès de qui j’ai pris des renseignements.
Appels téléphoniques, prises de rendez-vous.
Le premier propriétaire propose un teckel, qualifié de pure race : je décline l’offre en écoutant les conseils afin de préserver la pureté de la race, justement.
Le second propriétaire me montre une boule de poils. Charmante bestiole qui, lorsque je la prends dans mes bras, s’empresse de me pisser dessus. Oh pas grand-chose ! Juste quelques gouttes. Comme pour s’excuser, elle me lèche la main tandis que je la caresse tout en la grondant joyeusement. On s’inquiète de savoir où je vis, ce que je fais. Par bonheur, ces gens-là connaissent mon patron qu’ils rencontrent souvent lors de mondanités. Un petit coup de fil histoire de leur demander quel malfrat je suis. Puis nous tombons d’accord : je reviens après-demain en fin d’après-midi, prendre la boule de poils, juste avant mon retour au bercail. On se dit tout marri de ce que cette petite bête ne soit pas d’une pure lignée : je manifeste mon contentement à cette nouvelle. Dernière caresse, dernière lichette sur ma main, et me voilà redevenu tout guilleret. Madame aimerait connaître le nom que je compte donner au toutou. Voyou ! Elle trouve cela très chou.
Une journée de repos complet avec visite de la ville, restaurant le midi. Après une sieste réparatrice, film porno dont regorgent les étagères d’Adrien. Même pas envie d’une petite branlette en zieutant les cochonneries filmées. Tout juste un début d’érection que je ne m’emploie pas à exploiter. Passée cette journée d’abstinence, je me balade un peu. Marcher me fera le plus grand bien, malgré le grand froid.
Dîner dans une gargote nommée « Le Fumet du Roy » : délicieux à s’en lécher les doigts ! Vers 23h, je me pointe devant une boîte que m’avait recommandée Adrien. Dès l’entrée, je comprends que faire un pas dans cette cohue ressort de l’exploit. Tant pis, je me risque. Quelques évanescents m’apostrophent. Suivant les conseils de mon mentor, je souris, remercie, passe mon chemin dans la mesure où je peux avancer. On crie mon nom afin de couvrir le bruit de la musique. Qui peut bien me connaître, ici ? Théo ! S’il y a quelqu’un que je ne voulais pas voir, c’est bien lui ! Et en plus, il est accompagné de Luc. Ils sont attablés avec une ribambelle de jeunes et moins jeunes voire plus jeunes du tout. On se gausse, on s’esclaffe, on esbroufe. Très peu pour moi. En outre, je n’ai rien à dire aux frères. Alors je m’esquive, retourne vers la porte de sortie. Le préposé ne retient pas un « Déjà ! Dommage ! ». Je ne réponds pas.
Dehors, tandis que je m’apprête à regagner l’appartement, une voiture klaxonne. Je regarde : Marco et sa Dame. Il stoppe sur le trottoir, sort du véhicule. Poignée de mains virile, permission de Monsieur pour faire un bisou à Madame. Quelle surprise de se rencontrer ici ! On se congratule et on se sépare vite fait : la future maman revient de la clinique, suite à une fausse alerte, le bébé ayant décidé de reporter son entrée dans le monde. J’ai tout de même eu le temps de dire à Marco que je créchais chez Adrien et de lui glisser l’adresse à l’oreille. Pas très gentil pour Madame.
Je rentre me coucher.

Réveil en fanfare : Marco est papa d’un petit garçon, Florent, pesant près de 7 livres. Il m’annonce la nouvelle au téléphone, très matinalement, relatant l’événement de la nuit, le retour à la clinique deux heures après l’avoir quittée, la naissance à peine la parturiente mise sur la table de travail. Heureux Marco qui explose de joie, me promet de passer la soirée en ma compagnie faute de pouvoir rester auprès de sa progéniture et de son épouse pour il ne sait quelle raison. Je m’inquiète de savoir s’il compte toaster toute la journée, avalant verre sur verre à la santé du bébé et de la maman. Eh bien non ! Le tout nouveau père se met à l’ouvrage des faire-part, auprès de son épouse, tout en ne cessant d’admirer ce qu’il nomme son œuvre, à savoir le petit Florent.
Marco me rejoint sur les coups de 19h. Je suis un tantinet mal à l’aise, dans mes petits souliers. J’ai presque honte de le voir ici, à poil, gesticulant en narrant la naissance du fiston, pétant la joie, la queue balançant lourdement entre les jambes. Je suis attiré par ce gars tout en me reprochant cet élan que j’estime putassier. Marco comprend que je ne suis pas dans mon assiette. Je lui conte mes aventures lubriques, mes hésitations à le dévoyer, lui le tout nouveau papa. Il me rassure, déclarant :
<< - Qu’est-ce tu crois, hein ? Avec bobonne, ces derniers temps, c’est pas le grand saut salace. Elle veut pas. J’y ai pas dit pour les gonzes. Ça, je peux pas. Mais elle sait que je fricote à droite et à gauche en attendant que ça se passe pour elle. Ça oui, j’y ai dit. Elle dit s’en foutre du moment qu’elle voit pas. Te fous pas le crâne au court-bouillon, mon gars ! Viens sucer la bite à Marco, c’est pour notre bien à tous deux. >>
Puisqu’il le dit … je me mets à l’ouvrage sans plus de questionnement. La vue du bel engin chasse toutes les mauvaises pensées qui me chagrinaient. Puisque j’aime baiser, baisons sans retenue, sans complexe ! Et Marco de me sauter en levrette tout en assurant que ce n’est qu’un début. Je dois reconnaître qu’il me fait virevolter dans toutes les positions, qu’il se donne à fond dans mes fonds. Toutefois, il refuse catégoriquement que je l’enfile : virilité machiste retrouvée puisqu’il est père de famille, certainement. En une nuit, nous baisons quatre fois, après de longs préliminaires, d’éternelles post-éjaculations.

Pelles savoureuses et je ferme la porte de l’appartement, mon bagage à la main. Marco s’en va rejoindre sa douce moitié et son tendre rejeton.
J’enfourche la mobylette, direction l’animalerie où j’acquiers un nécessaire à chien. Je fixe le panier sur le devant de mon deux roues à moteur. Vers les 17h je récupère mon futur compagnon qui frétille de la queue en me voyant : probablement qu’il a reconnu un effluve de son pipi d’hier, bien que je ne porte pas les mêmes habits. Caresses, lichettes, recommandations des futurs ex-propriétaires, apéritif, au-revoir et merci non sans leur avoir laissé mes coordonnées téléphoniques au cas où ils aimeraient savoir ce que devient la boule de poils.
Dans la soirée, je retrouve mes pénates, penaud de n’avoir pas vécu mille vies durant ces vacances.
Voyou aboie, montrant ainsi que je suis chez lui et que je dois me plier à ses désirs. Va falloir que je surveille cet animal sinon il deviendra le maître et moi le chien !
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Le train-train routinier reprend, sauf la peluche vivante nommée Voyou qui ne cesse de grandir, de bouffer mes pantoufles, mes chaussures, les pieds de meubles, la liste n’étant pas complète. Question propreté, il n’a pas mis longtemps à voir où se trouvait son intérêt. Question espace vital non plus : chambres interdites, salle à manger coucher au sol, pas question de s’arroger l’exclusivité des fauteuils et du canapé. Il apprend aussi vite qu’il grandit. On m’avait prévenu qu’il deviendrait énorme. Avertissement réaliste quand on voit les pattes du « nounours ». Et vorace avec ça ! Il ne mange pas, il engloutit. Heureusement pour moi, il adore attr quelques petites bestioles dont il se fait un festin. De plus, Voyou s’avère déjà un excellent gardien qui, d’un seul regard, me prouve combien il m’aime.
Trop occupé à élever mon monstre à quatre pattes, je ne m’inquiète pas du non-retour d’Augustin. Quand, enfin, je m’en aperçois, il est là, campé sur ses deux jambes, la sacoche posée sur la table de la cuisine, la braguette largement ouverte, quémandant de ma part des vœux de bonne année (tardifs les vœux). Je me plie donc aux coutumes, oralement bien sûr, mais sans une parole. On m’a toujours appris de ne pas parler la bouche pleine. Et pleine, je l’ai, pleine d’un vit gorgé de semence. Savoir cette bite frôler ma glotte me procure un énorme plaisir. Je m’attache à le faire savoir à son propriétaire qui m’envoie la purée sans crier gare. Pendant que j’essuie les dégâts (plaisants), Augustin me présente ses fesses en guise de bonne année. Il me signale également qu’il n’a pas trop le temps. Mon pantalon sur les chevilles, j’embroche mon facteur et m’évertue à le bourrer convenablement afin qu’il subisse nos retrouvailles de la meilleure façon possible. Il sait tortiller son cul, le malandrin ! Cela causerait presque une éjaculation précoce. Je sais me retenir, maintenant. Lorsque mes giclées noient ses entrailles, il se tord pour me rouler une pelle concluant ainsi des ébats éclairs. Il file, à peine revêtu, en me criant qu’il me téléphonera dans la soirée.
En effet, vers les 20h, il m’appelle. Le ton est mystérieux : il désire venir à la maison, du samedi soir (un facteur ça travaille même le samedi après-midi !) au lundi matin (lever 5h !). Bien sûr que j’accepte. Il annonce avoir à me parler de choses sérieuses. En attendant cet événement, il me promet de reproduire la séance de ce matin à chacun de ses passages. Perspectives magnifiques qui me mettent en joie.
Je passe une nuit délicieuse, rêvant d’Augustin et des agaceries envisagées. Agaceries qu’il exécute avec brio, comme toujours. L’avenir semble radieux compte tenu de ses promesses et du fait qu’il amène chaque jour, ou presque, du courrier pour les gens du « château ». Augustin aime varier les plaisirs, durant ces brefs passages quasi-journaliers. Tantôt il me suce en virtuose puis il m’enfile. Tantôt on se sodomise chacun notre tour, et bien d’autres variantes permises par la position debout avec pantalons aux chevilles. Du rapide, vite fait sur le gaz, comme on dit. Mais ça me plaît assez, ces galipettes sur le pouce ! Surtout, elles me permettent de patienter jusqu’à samedi. La consommation du weekend n’a rien à voir. Nous baignons dans le grand jeu, du samedi soir au lundi matin, tout y passe, enfin tout ce que nous connaissons. C’est ce que nous faisions avant cette interruption dans notre relation. J’ose donc espérer que tout reprendra comme avant.

Samedi matin. Tout émoustillé je m’apprête à passer une journée très longue. Alors je m’occupe comme je peux. Toilettage de Voyou dans la grande bassine en fer blanc. À peine rincé, le gredin s’empresse d’aller se rouler dans l’herbe sans prendre soin de regarder où. Ensuite, changement des draps dans le lit et des serviettes dans la salle de bain. Préparation d’un déjeuner pris en compagnie d’un Voyou à mes pieds, langue pendante, excédé de ne pas voir tomber quelques bons morceaux au sol. Ensuite vaisselle puis jeux dans le parc avec ledit Voyou qui prend goût à ces moments en « tête-à-tête » avec son maître. Retour à la maison pour une courte sieste sans dormir. Enfin, préparation du Daniel en question qui se fait le plus beau possible. De nouveau la cuisine afin de concocter un repas des plus gustatifs. Tout en cuisinant, je regarde par la fenêtre, toutes les cinq secondes. Enfin une mobylette pétarade de façon inquiétante. Pas facile de venir avec un engin pareil sur des routes enneigées. Augustin, essoufflé, rouge, transi, pénètre dans la maison, grognant :
<< - Putain de machine : faut qu’elle tombe en panne juste maintenant ! >>

Je comprends que ce n’est pas la mobylette fournie pas l’administration des PTT dont il s’agit, mais la sienne jetée dans la neige. Bisous langoureux. Je lui ôte sa doudoune. Nouveaux bisous encore plus langoureux. Il stoppe les effusions :
<< - J’ai la pépie, Daniel. Si je bois pas, je vais ressembler à un hareng séché. >>

Désaltéré, il revient, s’assied sur mes genoux, déclare péremptoirement :
<< - Branle-moi. Y’a longtemps qu’on m’a pas branlé. Je te fais pareil, d’accord ? >>

Je ne fournis aucune réponse verbale. Je réplique gestuellement. Augustin se lève, prend place à mes côtés. Je suis droitier, lui gaucher. Cinq de mes doigts enveloppent la matraque déjà prête grand format. Dans une entente parfaite, nos mains agitent les queues dont les glands expulsent très vite le jus qui s’en va s’étendre sur nos ventres. Nous prenons garde de ne pas tâcher le canapé. Un mouchoir et nous voilà au sec
Augustin, assouvi momentanément, décrète sur un ton décidé :
<< - Bon ! Faut qu’on parle tous deux. Voilà de quoi y retourne. Tes deux copains, Théo et Luc, m’ont dit que tu t’es pas emmerdé pendant les vacances. Je m’en fous, comme je leur ai dit. Mais ça me fait quelque chose, quand même, de savoir que je te suffis pas. Remarque, j’ai pas été un saint non plus. Tous ces jours sans baise, c’est pas possible, à nos âges. T’es d’accord, hein ? Un cousin, dans un coin, vite fait, deux fois. Rien de bien méchant quoi ! Voilà, tu sais tout !
- Pourquoi me raconter ça ?
- Ben parce que je veux rien te cacher et que je voudrais que tu me caches rien.
- Si ça peut te faire plaisir. Allons-y ! >>
À suivre …

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