La Saga Des Esclaves Au Château Du Marquis D'Evans (Épisode N°203)

La Marquise d'Evans (suite)

La construction de la chapelle du château (1626) fut terminée à la même période que le château lui-même (1625). En effet, ce fut un cadeau foncier du Clergé réalisé sur Ordonnance Royale de Louis XIII. Oui, le Cardinal de Richelieu offrit tout un Domaine forestier sur les Terres du Beaujolais, lequel le Clergé était propriétaire, à la famille des Evans en reconnaissance à celui qui allait devenir le premier Marquis d’Evans pour ses bons et loyaux services lorsque le 7 août 1620 a eu lieu la bataille des Ponts-de-Cé, connue également sous le nom des Drôleries des Ponts-de-Cé, entre les partisans du Roi Louis XIII et ceux de sa mère, Marie de Médicis, que son fils avait écarté de la Régence trois ans plus tôt, et qui tentait de revenir au pouvoir. Faits historiques retrouvés dans les archives du château, le Roi éleva alors en remerciements Henri-Charles Evans (qui jusqu’à là était issu de la petite noblesse italienne immigrée en France, les Evannis qui depuis toujours étaient contre Les Médicis) au titre du premier Marquis d’Evans et lui fit allouer des terrains via le Clergé. Depuis cette année là, et au fil des siècles, la Seigneurie des Evans resta en place (d’ailleurs la période située 160 ans après environ soit en 1784 a servi de support aux Origines de la Saga …’’) et Monsieur le Marquis en est le digne héritier. Son mariage d’Amour avec Aurore est aussi et certainement pour lui assurer la continuité de Sa descendance.

C’est donc dans cette chapelle du château historiquement riche, qu’Aurore allait être mariée au Marquis Edouard d’Evans, et comme déjà dit, descendant direct de son illustre aïeul. Le cœur de la belle Aurore battait très fort quand elle sortit, accompagnée de son Maître, sur le perron du château, et suivie par deux jeunes esclaves femelles portant la traîne de la luxueuse robe, pour se rendre à ladite chapelle. De chaque côté des escaliers, une haie d’esclaves agenouillés à même les pierres, tous tête baissé, nus, portant simplement leur collier aux armoiries des Evans.

Ils levaient les bras en signe d’offrande pour honorer leur future Marquise. En bas des escaliers, deux esclaves également tête baissée mais eux étaient debout, elle les reconnut tout de suite, il s’agissait d’éEmelineMDE et de eCyrilliaMDE. Contrairement aux autres esclaves, ils étaient correctement habillés en habits de cérémonie. Au milieu de la cour, une cinquantaine de notables invités, triés sur le volet, tous plus élégants les uns que les autres. Les toilettes des Dominas faisaient étaient digne des grandes soirées mondaines ainsi que celles des Maîtres d’ailleurs !

Aurore fixait des yeux sur Emeline et Cyrillia quand elle entendit le Marquis :

- Voici tes deux témoins ! Tu ne pouvais pas rêver mieux que ces deux là car Je sais les affinités que vous avez tous les trois. Nous allons nous diriger à la chapelle et ne soit pas troublée lors de la cérémonie si tu aperçois Mes esclaves dénudés au fond d’un édifice religieux. Le père curé fait partie de Mes proches. Les Evans ont toujours été de généreux mécènes pour l’église du village et ainsi ma famille s’est toujours assurée de la complicité du curé du village, du diocèse du Beaujolais et même de l’Evêque de Lyon qui est d’ailleurs un véritable ami, il est invité d’ailleurs, mais vu ses occupations, il ne viendra que dans l’après-midi . De plus, lui et le curé auront plaisir de se soulager à souhait les couilles sur quelques unes de Mes chiennes.

Sur ces mots, Il prit le bras d’Aurore pour la faire avancer, le cortège se rendit devant la chapelle aux portes grandes ouvertes. La foule suivit et s’y engouffra en premier, les notables-invités d’abord allaient se mettre dans les bancs placés devant, suivis des esclaves restant debout au fond de la chapelle. Une fois que tous furent entrés, Les futurs mariés entrèrent côte à côte, se tenant la main et sous le regards attendrit des notables car les esclaves ne purent regarder, baissant la tête au passages du couple. Aurore découvrit ce lieu, car elle n’y avait jusque là jamais pénétré.
Ce qu’elle remarqua de suite, ce fut le dessus du cœur aux murs arrondis derrière l’autel. En effet, il y avait des vitraux absolument magnifiques et surtout très bien conservés, des vitraux colorés de plus de 400 ans. Au dessus de ces vitraux, il n’y avait pas de plafond, puisque le vide montait jusqu’au clocher. Il y avait des fleurs de partout. Et puis debout derrière l’autel, un homme en aube d’un âge avancé, qui sans aucun doute était le curé. Il était tout sourire et visiblement, très fier de célébrer ce mariage hors du commun

Aurore remarqua néanmoins que le visage du prêtre laissait apparaître une certaine béatitude, que ses mains disposées en dessous de sa taille étaient cachées par le massif autel en marbre blanc. Elle comprit aisément qu’une esclave devait être sous l’autel bien cachée aux yeux de tous entrain de sucer le curé et que celui-ci n’avait pas l’air de s’en plaindre ! Monsieur le Marquis avait tout prévu comme par exemple mettre à la disposition de l’ecclésiastique une chienne pour le faire patienter avant la cérémonie. Quand tout d’un coup, le prêtre laissa échapper des petits gémissements qu’il s’efforçait de rendre le plus discret possible. C’est ainsi qu’il éjacula dans la bouche de l’esclave. Puis, le temps que le curé remise sa queue sous son aube, il y eu quelques secondes de flottement ressenties par un silence comblé malgré tout par une belle symphonie de Beethoven que les convives appréciaient dans les haut-parleurs pour agrémenter l’entrée des futurs mariés dans la chapelle.

Aurore et le Marquis main dans la main, montèrent les 2 marches de marbre pour se positionner à droite de l’autel et de profil à l’assemblée attentive. Soudain, soumiseAurore découvrit quatre personnes en face d’elle, postées côte à côte sur le côté gauche. Elle retrouva ainsi émeline et Cyrillia, ses témoins et 2 autres personnages et elle compris d’emblée qu’ils s’agissaient des témoins du Maître en les personnes de Walter et Marie la Cuisinière.
Tous les quatre étaient très bien endimanchés et cela faisait un réel contraste avec ce qu’ils portaient à l’accoutumé surtout concernant les témoins de la belle Aurore.

Le curé se mit alors à faire l’éloge de la famille d’Evans, il parla longuement des ancêtres du Marquis ayant participé à des fameuses batailles historiquement célèbres lors de la guerre d’Indépendance des Amériques, entre autres (voir les Origines de la Saga…) et de tous les bienfaits pour la région que procura et procure encore la présence d’une si illustre famille. Son sermon n’en finissait pas et on devinait à son éloquence, l’admiration sans faille qu’il portait envers les Evans. Puis enfin, au bout d’une trentaine de minutes de discours élogieux, il termina ainsi en disant les phrases rituelles, se tournant vers Aurore :

- Aurore-Marie-Louise Delannois voulez-vous prendre pour époux, d’aimer, de combler et de lui rester fidèle jusqu’à ce que la mort vous sépare, Monsieur le Marquis Edouard-Charles-Henri d’Evans ?

Un silence significatif suivit cette phrase solennelle et toute l’assemblée en attendait la réponse. Aurore trop émue ne pouvait répondre, elle avait la gorge serrée et aucun son ne pouvait sortir tant l’émotion la saisissait. Alors elle se mit à souffler pour se décontracter et c’est très émue qu’elle s’entendit dire sur un ton emplis d’Amour :

- Oui

Puis le prêtre se tournant vers Monsieur le Marquis :

- Monsieur le Marquis Edouard-Charles-Henri d’Evans voulez-vous prendre pour épouse, d’aimer, de combler et de lui rester fidèle jusqu’à ce que la mort vous sépare, Aurore-Marie-Louise Delannois ?

- Oui, répondit de suite le Noble sans aucune hésitation et sur un ton affirmé

La foule de notables se mit alors à applaudir tandis que les nouveaux époux s’embrassèrent tendrement. L’échange des alliances suivit avec solennité et c’est sous les cloches qui retentissaient à toutes volées, en concordance avec celles de l’église du village que l’assemblée sortit en premier après avoir effectué les félicitations aux couples dans un défilé animé et joyeux.
La chapelle n’avait pas connu d’animations depuis bien des décennies. Le père curé félicita à son tour les époux d’une poignée de main chaleureuse pour le Marquis et de deux bises attendrissantes pour Aurore. Puis l’ecclésiastique invita le couple à passer derrière l’autel pour les signatures d’usage ainsi que les quatre témoins qui devaient parafer aussi les documents officiels. Emeline et Cyrillia très émus signèrent avec joie car seul le bonheur de leur Maître comptait. Marie la cuisinière et Walter se firent aussi un grand plaisir à signer les papiers. Puis les mariés sortirent sur le petit perron de la chapelle. Une haie de chaque côté d’esclaves agenouillés attendit le couple. Deux autres esclaves au pied des escaliers prirent des dizaines de photos du couple (ils avaient pour ordre de photographier toute la journée les festivités) puis ceux qui formaient la haie se mirent à jeter des grains de riz en abondance. Les notables crièrent leur joie quand Monsieur le Marquis tenant la Marquise d’Evans par la main, s’exclama d’une voix claire :

- Que la fête commence ! Mes amis… tous à l’apéritif champêtre dans le parc en cette belle journée d’été … Et pour pimenter la fête, mes amis, je vous offre mes esclaves à souhait ! Vous pouvez en user et en r à volonté toute la journée, toute la nuit … Oui … que la fête commence … !

(A suivre ...)

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