Entre De Bonnes Mains

J’ai toujours aimé les trains. La sensation de voyager hors du temps. Même aujourd’hui, entouré de voyageur téléphonant avec leurs smartphone ou travaillant sur leur portable, j’ai le sentiment de voyager dans le temps et de revenir à une époque perdue. Jeune, je prenais deux fois par semaine le train pour aller et revenir de mon internat. J’aurais aussi beaucoup de choses à dire sur l’internat, mais ce n’est pas le sujet.

J’étais donc assis, côté fenêtre, dans le sens de la marche. Le jour déclinait doucement, renforçant cette impression de décalage avec le monde réel. Le compartiment était presque vide, une vieille dame occupait un siège à l’avant du wagon, et un jeune dormait à deux rangée de moi. J’avais posé le livre que je lisais et commençait à m’endormir en regardant les lumières des villes au loin.

Je ne l’ai pas sentie s’asseoir à côté de moi. Sans doute perdu dans mes pensées, dans un demi rêve. Elle n’a rien dit. Elle ne dira rien. Tout ce qui suivi se passa en silence, seuls venaient troublé ce moment irréel les bruits caractéristiques d’un train roulant dans la nuit.

Sa main s’est posée sur ma cuisse, me faisant prendre conscience de sa présence. J’ai tourné la tête vers elle. Elle devait avoir une trentaine d’année, portait un imper mastic fermé par une ceinture, des lunettes noires, elle avait attaché ses cheveux roux en un chignon désordonné. Avant que j’ai pu dire quoi que ce soit elle posant un doigt sur les lèvres m’intimant au silence. Son autre main remonta le long de ma cuisse et vint vers mon entrejambe, se posant en coupe sur mon sexe.

Elle commença à me masser et je sentis un début d’rection venir tendre mon pantalon. Elle continua jusqu’à ce que je bande ferme. Me sentant en pleine érection elle libera ma bite en déboutonnant ma braguette. Souriant devant ma bite dressée elle la prit en main. Fermement. Elle resta ainsi, ma queue entre ses doigts, sans bouger pendant ce qui me sembla une éternité.

Pendant tout ce temps elle me regardait. J’essayais de deviner ses yeux derrière ses verres teintés.

Enfin, elle commença à me branler. Doucement. Tout doucement. Sa main montait le long de mon sexe, s’attardait sur mon gland, puis redescendait tout aussi lentement. Elle allait et venait, savourant le montée progressive de mon envie. De temps en temps, elle accélérait avant de s'arrêter brusquement.

Je la laissais faire, ne lui donnant aucune indication, jouet entre ses doigts, acceptant son rythme, sa façon de faire. Avant d’être totalement submergé par le plaisir que je sentais monter peu à peu, je tentais d’imaginer le pourquoi de cette acte gratuit. Qui était cette femme ? Avait-elle l’habitude de branler les hommes dans les trains ? Allait-elle me sucer aussi une fois que je serais sur le point de jouir ? Où bien irions nous dans les toillettes où elle m'ordonnerais de la prendre, de la baiser, de jouir sur elle, en elle ?

Bientôt je ne fus plus capable de penser à autre chose qu’à cette main qui enserrais ma queue et me branlait. Un travail d’experte. Elle savait varier le rythme, l’intensité de son emprise. Faire durer le plaisir. Attentive à mes réactions, au rythme de ma respiration, elle s’appliqua et retarda au maximum l’explosion.

Je finis tout de même par jouir, long jets de sperme qui vinrent souiller le sol, mon pantalon, et qui coulèrent le long des doigts de l’inconnue. Elle souriait à pleine dents devant le résultats de son travail, tenant toujours mon sexe dans sa main. Elle attendit que je reprenne mes esprit, puis, comme point final à cette prestation elle lécha un à un ses doigts, avalant le foutre qu’elle avait recueilli. Une nouvelle fois elle me regardait ostensiblement en procédant à son festin de sperme.

Elle sorti un mouchoir en papier de son sac, essuya ma bite, mon pantalon, rangeât mon «matériel», se leva et quitta le wagon. Je fus tenté de la suivre pour en savoir plus. Pourtant je n’en fis rien.
Ce moment étrange, irréel, magique, devait rester tel quel, entouré de mystère.

Même si je continue de prendre souvent le train, je ne l’ai jamais recroisée. Je ne sais pas si j’en suis déçu.

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