La Saga Des Esclaves Au Château Du Marquis D'Evans (Épisode N°231)

Suite de l'épisode N°229 - L'histoire de Thaïs et son Maître vénéré - Un Week-end démarre -

Thaïs était arrivée au Château de M… sous les premiers flocons de neige qui commençaient à tomber. A l’instant où, sortant du taxi, elle franchissait les quelques mètres de la cour dallée lui permettant de rejoindre l’entrée de l’hôtel, un sms de son Maître Vénéré l’avait fait sortir de son rêve et de son émerveillement du lieu choisi par Monsieur le Marquis d’Evans. Elle arrivait pour passer un long Week-end entier avec Lui, deux jours qui devaient être du genre business mais dont elle ignorait tout, et pour autant sans la moindre équivoque, vu la teneur des messages, sur une intimité charnelle à partager. Il y aurait bien de bons moments à vivre à deux, puisqu’IL la voulait déjà attendant son arrivée avec excitation… Thaïs pousse la grande porte de bois vitrée qui marque l’entrée de la belle bâtisse illuminée, un vrai château presque moyenâgeux flanqué de quatre grosses tours rondes à chaque coin de l’imposant bâtiment de pierres taillées. Ses chaussures sont remplies de neige qu’elle tente de secouer sur le paillasson d’entrée, regrettant d’avoir mis pour voyager ses belles bottines qu’elle va devoir maintenant faire sécher au plus vite si elle veut pouvoir les remettre pendant le Week-end. A peine a-t-elle franchi la porte, qu’elle ressent une très agréable chaleur et aussi l’odeur d’un bon feu de grosses bûches de bois crépitant dans la cheminée de pierre du salon attenant. Elle s’approche de la banque d’accueil, derrière laquelle deux réceptionnistes en tenue stricte affichent un sourire bienveillant.

- Bonjour, Madame, Nous vous souhaitons la bienvenue au Château de M… et espérons que votre séjour en nos murs vous satisfera en tous points. Avez-vous réservé une chambre dans notre hôtel ?
- Bonjour, Oui je suis attendue. Je suis l’assistante de Monsieur Le Marquis d’Evans qui a réservé une suite pour le Week-end.


- Ah parfait, Madame. Oui nous avons reçu sa réservation et toutes les instructions concernant votre arrivée. Nous vous attendions. Monsieur le Marquis nous a fait savoir qu’il arriverait pour sa part entre 20h30 et 21h00 et il nous a fait réserver une table au restaurant de l’hôtel pour 22h00. Nous allons vous conduire jusqu’à sa suite, si vous voulez bien suivre la femme de chambre que je fais appeler, qui va également monter votre valise. Souhaitez-vous que nous vous portions quelque chose de spécial à boire dès à présent ? - Non merci, c’est très bien ainsi. J’attendrai l’arrivée de Monsieur le Marquis d’Evans. Mais ce dernier m’a indiqué qu’un paquet avait du être livré à son nom aujourd’hui. L’avez-vous bien reçu ?
- Oui, Madame, vous faites bien de me le rappeler. J’allais oublier, nous l’avons mis dans la bagagerie. Je vous le fais monter à la chambre sans tarder.
- Ne puis-je le prendre avec moi dès à présent ?
- Oh Non madame, c’est un gros paquet assez lourd qui fait environ 1m de long et 40 cm de haut et de large. Ce serait bien trop encombrant. Je vais m’occuper de vous le faire parvenir par le garçon d’étage.
- Très bien, je l’attends donc, mais faîtes vite, s’il vous plait.

Thaïs se lance à la suite de la femme de chambre dans ce lieu qui lui parait somptueux. Elle traverse d’immenses pièces de vie toutes aussi richement décorées les unes que les autres dans des tons chaleureux qui vont bien avec le style médiéval des pierres brutes du château qui sont partout couvertes de grandes tapisseries murales, pour ensuite se diriger vers un escalier ancien qui dessert les étages et les chambres de l’hôtel. C’est dans une des tours rondes du Château que se trouve la suite réservée par le Marquis d’Evans. Thaïs a eu l’habitude dans ses déplacements professionnels d’aller parfois dans des hôtels modernes de qualité, mais là c’est autre chose, un luxe qui dépasse ce qu’elle a pu connaître. Tout en marchant, elle ne cesse de tourner la tête pour ne rien perdre de ce qui l’entoure.
Elle pourrait presque se prendre pour la Belle arrivée au château magique de la Bête, mais elle n’est pas la Belle et celui qui va la rejoindre n’est absolument pas la Bête, bien au contraire. Le Marquis d’Evans est un homme bien fait de sa personne et si élégant qu’elle se sent toujours impressionnée et si peu digne qu’IL l’ait remarqué et accepté comme soumise. Thaïs pénètre dans une immense chambre en rotonde qui occupe toute la partie de la tour du premier étage. Juste à l’entrée, il y a un petit salon privé qui semble donner également sur une petite chambre annexe d’ et au fond une immense pièce dans laquelle trône un lit où l’on pourrait presque dormir à quatre tant il lui semble large. La femme de chambre lui demande ce qu’elle doit faire de la valise qu’elle transporte et si elle souhaite de l’aide pour défaire ses vêtements et les ranger dans les penderies.

- Laissez là ici dans l’entrée. Je m’en occuperai plus tard

En fait, Thaïs n’a pas reçu de consignes lui précisant ce que son Maître Vénéré a prévu pour elle, et elle pense qu’il vaut mieux qu’elle attende son arrivée pour en savoir plus. Un toc toc sur la porte annonce l’arrivée du gros carton qui ne comporte pas d’autre indication que celle de l’expéditeur « Marquis Edouard d’Evans » et du destinataire « Château de M… ». Thaïs en est plus qu’intriguée. Visiblement, son Maître avait tout prévu depuis longtemps, puisque le colis a été expédié en urgent dès Mardi et visiblement IL ne lui avait rien dit avant ce matin, ne doutant pas un seul instant qu’elle répondrait favorablement aux exigences de son Maître Vénéré et serait là ce soir à attendre son arrivée. A l’aide du coupe papier, qu’elle trouve sur le bureau tout équipé qui se trouve dans le salon particulier, Thaïs ouvre le paquet cartonné et soigneusement scotché, avec une curiosité non dissimulée et pas la moindre idée de ce que ce dernier pourrait contenir. Son cœur s’emballe lorsque sous la première couche de papier bulle protecteur, elle découvre une rangée de divers fouets, martinets et autres badines correctement alignés.
Bien sur, Thaïs a déjà vu sur le Net des photos de tous ces instruments, mais pour l’instant, ils sont là sous ses yeux et ils exhalent une odeur de cuir sauvage bien caractéristique.

Thaïs ne peut détacher son regard de cette collection qui lui semble tout à fait complète. A la fois, elle se sent excitée de les sentir si réels et si proches, presque vivants. Elle s’en rend compte car elle a naturellement envie de contracter les muscles de son vagin et de son entrecuisse pour être sûre de ne pas laisser couler le liquide qui déjà serpente au fond de sa cavité profonde. Mais en même temps, sa peau se couvre d’un frisson qui lui donne la chair de poule. Jamais aucune zébrure n’est venue marquer son corps, et elle s’imagine très bien que tous ces singuliers objets ne doivent pas être anodins s’il Lui prenait l’envie de les tester sur elle et pas seulement de les lui montrer pour faire croître son excitation sensuelle et son besoin de soumission. Thaïs s’est toujours imaginée sans nul doute, que si elle était obéissante et suivait à la règle toutes les exigences de son Maître, elle s’éviterait bien des punitions et que donc, elle n’avait rien à craindre. Mais là, le message est clair ! Et elle comprend que c’était bien mal connaître les goûts pervers de son Dominant, car il n’a jamais été question de la faire venir pour la punir, tout au contraire, IL a bien parlé du contenu du carton comme de nouveaux joujoux qu’IL avait envie de lui faire essayer.

Thaïs se sent faiblir devant ces jouets qui n’en sont pas vraiment. Saura-t-elle supporter et endurer ? Elle n’est pas maso dans sa tête et dans son corps, elle n’est pas de ce genre de filles qui ne rêvent que de cela pour pouvoir jouir et ressentir du plaisir et qui ont besoin de coups, de marques, de douleur pour exister. Elle préfère la douceur à la douleur et tout en refermant le carton et se détournant. Subjuguée mais interrogative, elle s’allonge sur le lit un très long moment pour méditer et se met à penser presque tout fort :

- Comment as-tu pu croire que tu serais juste épargnée ? Le Maître Vénéré a bien dit qu’IL userait et rait de toi et de ton corps, tu n’as pas voulu comprendre et entendre ce qu’IL voulait te dire.
Tu as cru que cela signifierait pour toi de nombreux plaisirs charnels très ‘’ré-jouissants’’ avec juste quelques frustrations à supporter car il faut bien qu’IL se prouve qu’IL a tout pouvoir sur toi, que tu Lui appartiens vraiment corps et âme et qu’IL est bien Maître de la situation.

Le téléphone bip pour un sms entrant qui sort Thaïs de sa contemplation subjuguée devant tous les objets de qui la font frissonner, la tourmentent tout autant qu’ils l’excitent, car elle ressent bien l’ambivalence de ses sentiments qui s’opposent en elle. Un échange de textos s’ensuit :

- Tu es là ?
- Oui, je suis là !, suivi aussitôt par, - Pardon ! Oui, Maître ! Votre soumise est là, à Votre disposition.
- Tu es bien arrivée ? Où es-tu à l’instant présent ?
- Oui, Mon Maître Vénéré, je suis bien arrivée au Château de M… et je suis dans la suite que Vous avez réservée.
- Thaïs, TU NE SAIS PLUS LIRE ?
- Maître, pardonnez-moi, je ne comprends pas ce que Vous voulez me dire
- Et bien relis mon précédent sms adressé sûrement avant ton arrivée au château. VAS-TU M’OBLIGER A REECRIRE LES CONSIGNES QUE JE T’Y AVAIS LAISSEES !!!

Thaïs s’empresse de retourner lire le sms dont elle avait pris connaissance alors qu’elle venait de quitter le taxi qui l’avait conduit en ce lieu si magnifique et qu’elle en avait presque tout oublié et le relie avec la gorge qui se noue au fur à mesure :
- Présente-toi à l’accueil comme l’assistante de Monsieur le Marquis d’ Evans. Une suite a été réservée à mon nom dans une des tours du château. Monte dans la chambre. Normalement, un carton a été livré directement à mon nom, veille à te le faire monter dans la chambre. Ouvre le, dis moi par mail ce qu’il contient. Afin que tu y découvres de nouveaux jouets à tester et autres liens pour t’enchaîner encore plus à moi. Je veux que tu me racontes ce que cela éveille en toi comme excitation. Je veux te savoir qui mouille en cet instant, attendant mon arrivée qui ne saurait tarder. »
Elle revient la main hésitante sur le clavier :
- Je vous demande Pardon, mon Maître Vénéré. J’ai effectivement suivi vos instructions, le carton a bien été livré et monté dans la chambre. J’ai commencé à l’ouvrir, mais j’ai oublié de vous le confirmer en retour et de Vous faire part de mon ressenti.
- ET BIEN CELA ME FERA UNE OCCASION DE TE PUNIR DES MON ARRIVEE. JE N’AIME PAS QUAND ON NE SUIT PAS MES ORDRES A LA REGLE, SURTOUT QUE J’ATTENDS TOUJOURS CE QUE TU AS A ME DIRE, SUR CE QUE TU VIENS DE TROUVER A L’INTERIEUR.
- Je vous demande encore Pardon, mon Maître Vénéré. J’ai ouvert le carton, mais je n’ai pas eu le courage de regarder jusqu’au bout tout ce qu’il contenait. Il y a tant de choses à l’intérieur que je suis un peu dépassée par tout ce qui me passe par la tête. Vous comptez les utiliser tous, mon Maître ?
- OBEI, sans poser de questions. Ouvre le paquet jusqu’au bout, Installe TOUT pour mon arrivée sur la table basse de la chambre. EXECUTION !

Thaïs toute tremblante, repose le téléphone. Elle retourne vers le carton, enlève les fouets, badines et martinets qui l’impressionnent de plus en plus. Elle ne peut s’empêcher de prendre certains par le manche tout en laissant l’autre main glisser sur les lanières, épaisses ou larges, longues ou courtes, frémissante à l’idée que celles-ci pourraient venir meurtrir sa chair, son dos, ses reins, ses seins. Les martinets plus petits lui semblent plus sympathiques finalement, encore que ! Juste posé en dessous de cette accumulation d’objets stridents, Thaïs découvre ce qui avait du rendre le colis si lourd. Des cordes de toutes les tailles et de couleur et texture diverses. Elle trouvent même une boite avec de nombreux accessoires (goupilles, crochets en S, cadenas, serre-joints, etc …) qui doivent sortir d’un vrai magasin de bricolage. Elle se demande bien pourquoi son Maître a eu besoin de faire venir autant de choses, juste pour elle et pour deux jours où de plus ils étaient censés travailler. Thaïs n’a jamais été immobilisée de quelque manière que ce soit, ni de son plein gré, ni contre sa volonté. Elle ne pensait pas que cela lui arriverait, car elle a toujours promis qu’elle serait sage et ne bougerait pas si on lui en donne l’ordre. Mais visiblement le Marquis d’Evans a l’envie de voir les choses à sa manière beaucoup plus directive et contraignante. Cette fois-ci, c’est la curiosité qui la pousse à aller fouiner tout au fond du carton, bien plus que la demande de son Maître, découvrant ensuite une grande boite qui contient des godes de toutes les tailles. Certains sont mêmes presque surhumains, trop long, trop gros, elle se demande bien à quoi cela peut servir, aucun de ses orifices ne pourrait supporter ce genre d’instrument de barbarie. Bien sur, elle a dans sa petite mallette à trésor quatre godes variés, bien membrée pour l’un, mais de taille acceptable, qu’elle a l’habitude d’utiliser quand elle veut se donner seule du plaisir plus intense qu’en jouant juste de ses doigts, mais là elle n’a jamais vu ce genre de godemichets qui sortent de l’usage normal. Pour l’un d’entre eux, on le croirait moulé sur un vrai étalon prêt à saillir. Son ventre se serre car elle aurait très bien pu imaginer que cela n’aurait pu être que des objets de décoration d’un goût particulier, voire lubrique, mais quel intérêt aurait eu le Marquis d’Evans de les faire adresser ici pour le Week-end au lieu de les exposer dans Son propre château !

Thaïs se demande si finalement elle a eu raison de vouloir devenir une soumise, et qui plus est la soumise de son Maître Vénéré, le Marquis d’Evans dont la réputation n’est plus à faire. IL lui avait pourtant dit dans un calme olympien qu’IL l’éduquerait, qu’IL la chérirait, qu’IL la protégerait…. Et ce qu’elle découvre semble être totalement à l’opposé, c’est de la perversité à l’état pur. Elle voulait bien se soumettre librement à Ses désirs et se remettre en Son pouvoir, parce qu’elle avait l’âme d’une soumise dévouée qui voulait faire confiance et lâcher prise, à celui qui lui semblait digne de recevoir un tel cadeau, mais de-là à devenir une victime potentielle se sentant en danger, il y avait un grand pas qu’elle ne se sentait pas prête à accepter raisonnablement. Elle commence à se dire qu’elle ferait bien mieux de renoncer et de s’enfuir tout de suite avant qu’il ne soit trop tard, tant elle se sent effrayée de tout ce qu’elle a découvert dans moins d’un mètre cube d’accessoires BDSM et fétichistes. Mais une autre force intérieure la pousse aussi à rester, à savoir ce qu’elle pourrait découvrir à aller plus loin, à comprendre pourquoi est-ce que si tout cela lui fait peur, dans le même temps elle ressent une excitation comme elle n’en a jamais connu, qui la met dans tous ses états, à un point tel qu’elle en a oublié le temps qui passe.

Un autre sms la tire de son état de fascination sensuelle :
- JE MONTE DANS UNE MINUTE. TACHE D’ETRE PRESENTABLE POUR TON MAITRE. JE VAIS D’ABORD REGLER CETTE HISTOIRE DE TON SILENCE INADMISSIBLE CAR J’AI ATTENDU EN VAIN TON SMS AVEC TES IMPRESSIONS ET TU SAIS BIEN QUE JE N’AIME PAS ATTENDRE !

1 minute … Il est donc arrivé … Déjà ! … Panique !!! C’est comme si une massue venait de s’écrouler sur la tête abasourdie de Thaïs, qui comprend d’un seul coup qu’elle a oublié d’envoyer à son Maître le message qu’IL lui avait réclamé à deux reprises, tellement elle était subjuguée et paralysée. Elle voudrait pouvoir se faire petite comme une souris et disparaître dans un trou du plancher. Elle ôte sans ménagement ses vêtements, et se précipite en hâte sur son collier de chienne d’où pend la laisse qu’elle ajuste tant bien que mal dans l’urgence autour de son cou, et elle a à peine le temps de se rapprocher de la porte d’entrée, qu’elle voit la poignée commencer à tourner. Thaïs s’agenouille en toute hâte, s’incline, pose la tête contre le sol et tâche de ne plus bouger, prise d’une panique qui la secoue malgré elle, tandis que son cœur semble prêt à exploser. Le Maître entre en poussant de grands soupirs, comme pour marquer encore plus sa colère. IL ne prononce pas un mot et passe comme s’IL ne voulait pas voir son esclave qui l’attend prosternée. IL fait le tour des pièces de la suite pour examiner si cela lui convient. Soudain une main frappe à la porte de la chambre. Thaïs prend peur à l’idée que quelqu’un pénètre et la trouve nue, prosternée face à cette porte et bien que terrorisée, elle n’ose pas bouger. Monsieur Le Marquis revient en hâte pour entrouvrir la porte et apercevoir les garçons d’étage portant ses bagages.

- Monsieur Le Marquis, nous vous portons vos valises. Pouvons-nous entrer ?
- Non, pas pour l’instant, je suis occupé, j’avais d’ailleurs mis le panneau « Ne pas déranger ». Ne l’avez-vous pas vu sur la porte ?
- Oui, Monsieur, mais nous avons pensé que Vous auriez besoin de vos valises que le voiturier a remonté après avoir rangé Votre voiture au parking de l’hôtel.
- Laissez-les devant la porte, je les rentrerai un peu plus tard tout seul. Merci beaucoup cependant, réplique le Noble en glissant dans l’entrebâillement de la porte un billet en pourboire.

Thaïs était restée figée, mais oh combien elle avait été soulagée de voir que son Maître Vénéré ne l’avait pas exposée dans une situation humiliante aussi vite alors même qu’IL ne lui avait toujours pas dit bonjour. Le Maître n’avait pas cessé de regarder sa soumise dont IL avait perçu l’inquiétude et IL avait été content de voir qu’elle n’avait pas bougé d’un centimètre au risque de se retrouver sous le regard du bagagiste et du garçon d’étage dans une situation totalement indécente, ce que de toute manière elle devrait un jour accepter, mais il était encore trop tôt pour exiger de sa soumise qu’elle abandonne toute notion de honte et qu’elle s’assume comme ce qu’elle est aux yeux de tous. Le Marquis prend le temps de rentrer ses deux valises et les deux sacs qu’IL a emporté. Comme IL tient à être toujours élégamment vêtu, IL a l’habitude de se déplacer avec de nombreuses valises et vêtements de rechange, et de plus là IL arrive d’un déplacement qui l’a déjà tenu éloigné du château et de son dressing depuis 3 jours.

C’est à se moment là qu’IL s’approche de Thaïs qui entend Ses pas et son souffle se rapprocher. Elle sent que quelque chose lui soulève la tête, c’est le pied de son Maître qui visiblement lui tend la chaussure qu’IL fait glisser sous son menton pour redresser très légèrement sa tête.

- LECHE BIEN, la neige a sali mes chaussures et je ne veux pas voir des auréoles apparaître sur mes Hugo Boss.

Thaïs est inquiète, cela commence bien mal pour elle. Elle qui était partie avec en tête l’idée d’un long Week-End de bonheur et de sexe avec son Maître Vénéré pour elle toute seule, se sait maintenant confrontée à l’idée de devoir passer plus de cinquante heures qui risquent fort de se trouver plus désagréables qu’agréables. Sans rien dire, ni rien laisser paraître de sa peur et de son trouble, Thaïs sort sa petite langue et essuie du mieux qu’elle peut, sur le cuir de très bonne qualité des souliers que le Marquis porte aux pieds, les traces laissées par la neige qui lui glace le palais. Quand IL décide d’ailleurs que sa chaussure droite a été consciencieusement nettoyée, IL a, sans attendre, tendu l’autre pied sous la langue de Sa petite chienne qui continue sa besogne servile toujours dans un silence qui lui pèse de plus en plus et qui fait venir une larme au coin de son œil qu’elle tâche de masquer. Ce n’est qu’à la fin, que le Marquis d’Evans se penche et se met à caresser doucement la croupe de la soumise toujours à Ses pieds.

- Bon c’est déjà cela, tu es une bonne chienne ! … Bonjour Thaïs …
- Bonjour mon Maître Vénéré.
- Tu peux te redresser sur tes genoux, mais ne te relève surtout pas encore. Je veux voir ton visage et tes yeux me regarder quand tu vas m’expliquer pourquoi tu ne m’as pas envoyé le sms que je t’ai demandé, à deux reprises qui plus est, dans lequel tu devais me raconter tout ce que tu avais trouvé dans le carton que j’avais fait livré ici exprès pour toi. Ce n’est pas très poli de ne pas avoir songé à me remercier pour ce joli cadeau que j’ai pris la peine de faire préparer en prévision de nos deux jours et demi dans ce relais-château. Si je n’avais pas autre chose de prévu pour Samedi et Dimanche qui t’implique directement, je t’aurais bien abandonné dehors dans le froid enfermée dans le chenil enneigé, cela t’aurait un peu appris à respecter Mes ordres.

Le Marquis d’Evans tient le menton de Thaïs fortement entre sa main droite, et tout en la toisant, IL l’oblige à relever la tête inclinée dans sa direction. Thaïs, qui a la tête bloquée par les mains fermes qui l’ont empoignée ne peut même pas se détacher de Son regard dominateur furieux et elle finit par céder au besoin impérieux de fermer les yeux devant son Maître Vénéré, qui ce soir l’impressionne comme jamais et lui fait d’autant plus peur qu’elle sait qu’IL a à sa portée de quoi lui faire passer un mauvais moment.

- Alors, j’attends tes explications, petite effrontée qui se veut soumise et ne sait même pas obéir simplement.
- Mon Maître Véné…
La voix du Maître l’interrompt aussi sec dans sa lancée.
- Pour l’instant, tu vas juste avoir droit de m’appeler « Maître ». Je ne suis pas un Maître Vénéré, puisque je ne suis pas obéi à la lettre… Et tu es loin de pouvoir me qualifier de « mon ». Petite précision, je ne t’appartiens pas de quelque manière que ce soit, c’est toi qui m’appartiens totalement corps, esprit et âme. Ne l’oublie jamais !
Thaïs reprend non sans difficulté
- Maître, je vous demande humblement pardon, je…
Une nouvelle fois, le Maître l’interrompt dans son élan.
- Thaïs, pour l’instant, je ne te demande pas de t’excuser, mais de te justifier et de m’expliquer. On verra par la suite pour les excuses, si je peux les accepter en complément de ta punition.
- Maî… Maître (Thaïs bredouille de plus en plus) je pense que j’ai été troublée par ce que j’ai vu, tous ces fouets et autres objets de tourments que vous avez fait venir, cela me fait horriblement peur, même si pour rester honnête, je dois vous avouer que cela m’attire en même temps. Et puis, il y a eu toutes ces cordes que j’ai trouvées. Vous allez vraiment vouloir m’attacher, je ne pourrais plus bouger ni me détacher, je serai à Votre merci complètement et …
- Mais, n’était-ce pas ce que tu voulais au fond de toi ? Thaïs, regarde moi dans les yeux quand je te parle pour l’instant ! … Qui es-tu ? …
- Je suis Thaïs, l’esclave-soumise de Vous, Maître, Le Marquis d’Evans
- Et à qui appartient ton corps ?
- A vous mon Maî…., heu ! à Vous Maître ! - reprend Thaïs, se rappelant de la réflexion qui lui a été faite juste avant
- Et donc, il est normal que je puisse avoir droit de faire ce que je veux de ce qui m’appartient ? As-tu quelque chose à redire à cela ?
- Non, Maître, Votre esclave-soumise n’a rien à redire. Vous avez le droit de faire ce que Vous voulez, quand Vous le voulez et comme Vous le voulez. Moi, je ne suis là que pour Vous obéir, Vous servir et cela pour Votre bon plaisir.
- Bon, je suis heureux de te l’entendre dire clairement … Et pour que tu n’oublies pas à l’avenir que lorsque je t’exige quelque chose, tu dois l’exécuter au lieu de te laisser dépasser par tes pensées et tes états d’âme, tu vas être punie et avoir le temps de méditer sur le sms que tu ne m’as pas adressé quand je te l’ai demandé.

De Sa main, IL redresse la soumise agenouillée. Spontanément, elle baisse les yeux et incline la tête, même si elle sait très bien que son Maître est bien plus grand physiquement qu’elle et qu’IL la dépasse largement d’une hauteur de tête. Elle sent les frissons et la chair de poule qui envahissent à nouveau toute sa peau, et ne peut détacher son esprit du souvenir de tous les fouets et badines qu’elle a découverts quelques instants plus tôt. Le Maître saisi le foulard de la belle posé sur le fauteuil et lui noue sur les yeux pour la faire plonger dans la nuit des sensations. Le silence qu’IL lui impose est d’autant plus lourd, qu’IL n’a toujours pas précisé la sanction qu’IL entend imposer à la soumise doublement fautive. Thaïs sent les mains de son Maître qui lui attache les siennes dans le dos, lui ôtant dès à présent toute liberté, toute possibilité de mettre un terme à sa punition et lui éviter de songer à une éventuelle tentative d’échapper à son sort.

- Quand je pense que je t’ai fait venir pour que tu me tiennes compagnie pendant ce Week-end et que tu serves aussi mes intérêts, et voilà que je vais devoir me priver de ta présence, parce que je dois te punir.

C’est à cet instant que Thaïs ressent une douleur fulgurante sur son mamelon droit. Visiblement, IL lui a mis une pince qui mord son téton et elle n’a pu compte tenu de l’effet de surprise s’empêcher de sortir un cri vif. Thaïs se contracte et serre les lèvres entre ses dents, se doutant bien à cet instant que son autre sein ne sera pas épargné et que ce n’est qu’une question de secondes. Le Marquis d’Evans empoigne la poitrine opulente, et de deux doigts, pince le deuxième téton gauche pour l’étirer avant de faire se fermer dessus une pince identique. Thaïs est dépassée par la douleur qui irradie dans son corps, elle pense qu’elle ne tiendra pas plus de quelques secondes avant de hurler et commence à respirer profondément pour tenter de se fondre dans la souffrance et de l’oublier car visiblement cela risque de durer bien plus que ce qu’elle pourrait le vouloir. Le Marquis prend en mains le cintre à pantalon qu’IL a accroché sur les mamelles de sa soumise et la tire ainsi par la poitrine jusqu’au grand placard de la chambre. IL suspend le cintre à un autre pour pouvoir arriver à la hauteur de la tringle et accroche la belle, les seins étirés vers le haut comme on pend une vulgaire veste dans une armoire à vêtements.

- Thaïs, tu vas rester là sagement dans le placard. Tâche de ne pas bouger. D’ailleurs, tu ne le peux guère (ajoute-t-IL d’un ton sarcastique) Tu es pathétique, mais si excitante ainsi pendue comme un vulgaire vêtement accroché à ce cintre qui te fait dresser les seins. Tâche de ne pas ouvrir la bouche, cela me déplairait fort de t’entendre et d’apprendre que l’on t’aurait entendu te plaindre ou gémir … As-tu quelque chose à dire avant que je parte dîner.
- Non, Maître, je n’ai rien à dire de plus, sauf peut-être sans attendre que je Vous remercie de me punir pour m’apprendre à mieux savoir respecter Vos ordres.

La douleur semble si forte à Thaïs qu’elle espère pouvoir tomber dans les pommes et échapper à son tourment. A cela s’ajoute la peur qui l’a envahi de se trouver seule, abandonnée pour un temps qu’elle ignore, mais qui sera ment long. Avant de partir, le Marquis lui a lié aussi les chevilles serrées, si bien que la position sur la pointe des pieds qu’elle doit maintenir pour alléger la tension sur ses seins est vite tout aussi insupportable et qu’elle craint de chuter à chaque seconde, ce qui aurait pour effet de la blesser en tombant et sûrement d’arracher les bouts de ses seins par la même occasion. Thaïs perd la notion du temps, trop absorbée par ce que son corps lui envoie comme signaux de détresse. Privée de la vue, elle n’entend plus rien autour, autre qu’un silence qui lui semble plus lourd que celui qui doit régner dans l’espace intergalactique. Elle songe à appeler à l’aide pour qu’on la délivre et qu’on la prenne en pitié. Mais en même temps, elle ressent un sentiment d’excitation qui la prend, transforme sa douleur peu à peu en un vrai bien-être de dépassement de soi et de plaisir que les endorphines produites commencent à faire poindre, et ceci d’autant plus qu’elle comprend et accepte l’idée que son Maître la puni pour lui apprendre à ne plus le décevoir et à toujours lui obéir. Le Marquis d’Evans pendant ce temps là, contrairement à ce qu’IL a laissé entendre, n’est pas parti bien loin, car IL a la responsabilité de Sa soumise. IL a eu besoin de se rafraîchir dans la salle de bains avant de descendre souper et IL est resté le plus silencieux possible. IL sait aussi que Thaïs dans l’intensité de ce qu’elle est en train de vivre va vite perdre la notion du temps qui passe, et qu’IL n’a pas besoin de la maintenir longtemps dans le placard pour l’avoir marqué suffisamment au tréfonds de son âme sensible et en obtenir l’effet escompté, plus de docilité et de soumission, et éviter de tomber dans l’effet contraire quand la rébellion commence à s’installer à la place de la reddition.

IL s’approche, alors sans bruit, de Thaïs qui est trop occupée à tenter de se calmer et de supporter son sort pour l’entendre.

- Viens par là, Ma belle, c’est terminé. Je vais te détacher et nous allons descendre manger tous les deux. Mais avant je veux que tu me remercies à genoux en me demandant pardon.

Le Marquis d’Evans soulève légèrement le corps endolori de Thaïs pour défaire le cintre qui pend sur la tringle à habits. IL détache délicatement les pinces de celui qui pend aux seins, malaxe les tétons pour permettre au sang de revenir dans la partie qui a été serrée fortement. Thaïs ne peut s’empêcher de pousser de petits cris, et de laisser ses larmes couler. Tendrement, IL la prend dans Ses bras et la plaque contre Lui pour pouvoir lui défaire les liens qui enserrent ses mains et se baisse aussi sec pour détacher les chevilles entravées, se relevant aussitôt pour attr le corps chancelant de Thaïs qui reprend ses esprits, en pleurs. IL l’emporte et presque doit la porter jusqu’à un fauteuil tout près et IL s’assoit la prenant dans Ses bras, la cajole, tout en la couvrant de baisers.

- Sèche tes larmes, Thaïs, tu vas avoir les yeux tout rouges, et je veux qu’on puisse voir ton beau sourire au restaurant, pas des yeux tout bouffis et gonflés. Tu as bien enduré la punition que je t’ai infligée sans te plaindre. C’est très bien. Tu vas maintenant me demander de t’excuser et je t’accorderais Mon pardon, nous n’en parlerons plus. Mais tâche à l’avenir à bien respecter scrupuleusement Mes ordres. Je n’aime pas que l’on me désobéisse, tu le sais pourtant parce que je te l’ai dit dès le premier jour.

IL libère Thaïs de son étreinte, et elle comprend sans attendre, qu’elle doit se mettre à genoux aux pieds de son Maître.

- Maître, je vous remercie de la punition que Vous avez été obligé de m’infliger. Je Vous supplie de bien vouloir m’excuser pour n’avoir pas exécuté à la règle vos exigences et pour avoir omis de Vous répondre par sms.
- Je te pardonne Ma soumise et n’oublie jamais que je suis et veux rester ton Maître Vénéré…. Bien et maintenant, j’ai faim, allons vite manger. Rhabille-toi sans tarder et passe dans la salle de bains remettre un peu d’ordre dans tes cheveux et une touche de maquillage sur ton visage. Mais dépêche toi, je ne veux pas t’attendre très longtemps. Je fais monter une coupe de champagne en attendant que tu te prépares. Nous sommes attendus au restaurant… Tu vas voir, c’est une très bonne table gastronomique.

Thaïs se prépare aussi vite qu’elle peut et vient rejoindre dans le salon privé son Maître Vénéré, toute habillée maintenant.

- Approche Ma belle, et prend une gorgée de bulles. Tu le mérites bien malgré tes petites défaillances…. Nous y allons ! …

(A suivre …)

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