Jules Et Nathan - Saison 3 - Episode 9

- Il en reste combien en bas Max ?
- Deux je crois, et ils sont pas trop lourds.
- Ok j’y vais alors, dit Jules avant de redescendre.
Max vint s’asseoir sur un carton en face de son frère, occupé à textoter sur son portable.
- Tu parles à qui ?
- Ca te regarde ?! répondit Nath avant de lui faire un grand sourire, “A un nouvel externe des urgences qui galère, je lui explique des trucs”.
- Ok… Et Jules est au courant ?
- Au courant de quoi ?
- Que tu dragues un autre mec ?
- Quoi ? Mais je drague pas un autre mec ! Je discute.
- Ouais bah ton sourire dit le contraire. Et tu lâches pas ton téléphone depuis ce matin…
- Mais n’importe quoi…
- Et voilà ! dit Jules en arrivant avec les deux derniers cartons dans ses bras. “Bon je m’occupe des meubles de la chambre, les frangins vous prenez le séjour ? On se motive et on sera vite rentré.”
- Ça roule chef ! dit Nathan en déposant un baiser sur les lèvres de Jules au passage.


Ça faisait maintenant deux heures qu’ils étaient occupés à installer les meubles lorsque Max lança “Les mecs, ça vous dérange si je vous laisse continuer ? Je dois encore passer chez EDF pour je sais pas quoi…”
- Non vas-y, on a bientôt fini de toute façon.

Max enfila son sweat et sortit de l’appart. Nathan lui, qui venait de finir le meuble télé se dirigea vers la chambre où Jules était occupé à monter le lit.
- Tu t’en sors chaton ?
- Ouaip.
Après un temps de silence, Jules releva la tête pour regarder Nathan qui, accoudé contre l’ouverture de la porte, le regardait avec insistance.
- Y’a un soucis ?
- Non… C’est juste que t’es sexy comme ça.
- Comme ça ? J’ai un vieux t-shirt, un vieux jean et des vieilles boots délavées. Je suis mal rasé, j’ai tout juste eu le temps de me coiffer, et je suis sexy ?
- Ouais.
- Bah putain je me demande pourquoi je fais tant d’efforts au quotidien…
- T’es sexy aussi au quotidien.

Mais là je sais pas… Y’a un truc. Ça doit être le côté bricoleur...
- Bricoleur ? Ca fait deux heures que je galère à monter ce putain de lit !
- Roh mais casse pas tout !
Jules s’arrêta encore un instant pour le regarder, puis sourire avant d’ajouter :
- De toute façon ton frère il va attendre un moment à EDF. On pourrait, je sais pas… trouver une activité à faire. En attendant.
- Ah ouais ?
- Bah ouais, répondit Jules avec son sourire coquin habituel tout en se levant et s’approchant de son mec. “Et puis t’es sexy aussi, j’aime bien quand tu attaches tes cheveux. Et… Putain c’est quoi sur ton bras ?”
- De ? Ah ça c’est juste une coupure de cutter.
- De cutter ?! Laisse-moi regarder.
- Mais on s’en fou ! dit Nathan tout en tentant d’embrasser Jules.
- Non mais déconne pas ! Tu t’es bien entaillé ! répondit Jules en esquivant la tentative de Nath avant de se précipiter vers la sortie pour remonter cinq minutes plus tard avec une trousse de secours. “Allez assieds-toi et laisse moi regarder ça.”
- Oui monsieur… répondit Nath visiblement excédé par le comportement de Jules.
- Je vais désinfecter et poser des strips. Je ne pense pas qu’il faille recoudre…
- T’as oublié que j’étais médecin moi aussi ? Je ne suis peut-être qu’un petit interne dans des urgences de seconde zone mais quand je me fais un bobo j’arrive à savoir s’il faut recoudre ou pas ! J’ai pas besoin du grand chirurgien Jules Myringo pour ça !
Nathan s’était levé d’un bond, une main sur sa blessure, pour se diriger vers les fenêtres par lesquelles il regardait la rue.
Jules marqua un temps, laissant planer un long silence pesant.
- Pourquoi tu me dis ça ?
- Parce-que ça m’énerve que tu fasses toujours passer ton travail avant tout ! Même ici Jules tu te rends compte ?! Tu me mets un vent monstre juste pourquoi ? Me poser des strips ? Pour montrer que oui tu sais mieux pratiquer la médecine que moi !
- J’ai jamais dit ou même pensé cela enfin ! Je m’inquiétais juste pour ta blessure…
- Ça ne change rien au fait que tu bosses tout le temps ! Ça fait combien de temps qu’on n’a pas passé une nuit complète ensemble ? T’as compté ? Moi oui ! Trois semaines ! Ça fait trois semaines que ton bipper sonne toute les nuits et te fait quitter mes bras pour rejoindre ton bloc.

Et cette nuit ? On avait à peine fini de faire l’amour que tu as dû partir !
- Tu as raison. Et je le sais que j’ai trop tiré sur la corde… Mais depuis quelques temps je n’ai pas le choix.
- Et ça t’arrive de penser à moi ?
- Mais je pense tout le temps à toi Nath !
- Arrête avec ces phrases ! J’ai… Nathan marqua un temps qui semblait interminable.
- Tu as quoi ?! demanda Jules
- J’ai refusé un poste pour toi. On m’a proposé un job de chef des internes, aux urgences du CHRU. Mais c’était de nuit et ça aurait été trop compliqué… On se serait encore moins vu, ça aurait été galère pour Tad et tout. Donc j’ai décliné.
Jules ne savait plus quoi lui répondre, à la fois surpris et énervé. Il passa une main dans ses cheveux tout en se levant et se dirigeant vers la porte “J’ai besoin de prendre l’air, je remonte.”
Nathan ne s’attendait pas à une telle réaction, Jules ne fuyait jamais une discussion de la sorte. Il avait l’impression de le voir réellement en colère pour la première fois depuis qu’il le connaissait.
Quelques instants plus tard, Jules remonta, visiblement calmé.
- Ça va ? Pourquoi t’es parti ? demanda Nathan
- Parce-que sinon j’allais t’en coller une.
- T’es sérieux ?
- Et toi t’es sérieux ? T’es sérieux ou pas là ? Tu fous ta carrière en l’air et tu me le reproches, alors que je ne t’ai jamais rien demandé ! Je ne t’ai jamais demandé de te rendre malheureux pour moi ou pour… Jules s’arrêta car il semblait soudain sur le point de craquer. “Je ne supporterais pas que tu sois malheureux avec moi. Tu comprends ? Je ne pourrais vraiment pas supporter de te voir triste. Et c’est vrai que depuis quelques temps je travaille beaucoup, et crois moi ça me pèse de ne plus passer une nuit avec toi. De rentrer quand tu pars, d’avoir tout juste le temps de prendre ma douche avec toi… C’est juste qu’avec l’absence de mon chef ces derniers temps, je dois sans cesse reprendre des dossiers et… Bref.
”
- Je ne suis pas malheureux avec toi, au contraire. C’est juste que…
- Non t’as pas à t’excuser ! C’est de ma faute… Mais je refuse que tu ne prennes pas ce job ! On engagera une nounou pour Tad, ou on demandera à mes parents, et j’adresserais des dossiers pour qu’on puisse avoir nos repos en même temps. Mais tu vas prendre ce job et tu vas cartonner !
- Mais…
- Y’a pas de mais ! Maintenant je soigne ta blessure, et après on baise !
- C’est un programme qui me plaît mec !
Nathan vint se rasseoir sur un carton et tendit son bras vers Jules pour que ce dernier le désinfecte et pose quelques strips. A peine avait-il posé le dernier que Nathan lui sauta dessus, “Hé attends !” dit Jules en rigolant. Ils tombèrent tous les deux à la renverse en se marrant, puis s’embrassèrent langoureusement. Une fois relevés, Jules tira un grand coup sec sur le t-shirt de Nathan pour lui enlever et commencer à embrasser chaque recoin de son torse. Puis à son tour il jeta son t-shirt noir, attrapa les mains de Nathan et vint les poser sur ses fesses tandis qu’il l’embrassait à nouveau.
- Jules j’ai été odieux avec toi…
- Non tu m’excites quand tu t’énerves !
- Et t’as vraiment voulu me frapper ?
- J’avoue que ça m’a traversé l’esprit. Mais je ne le ferais jamais…
- J’espère ! Mais j’ai toujours trouvé les bagarreurs sexy.
- Ah ouais ? demanda Jules en le plaquant violemment au mur. “Tu vas voir ce qu’il va te mettre le bagarreur !”
- Vraiment ? le chauffait Nathan, au milieu de quelques baisers. “J’ai hâte de voir ça !”
C’est à son tour que Nathan poussa Jules violemment, tombant à nouveau l’un sur l’autre au milieu des cartons vides et là encore ils se mirent à rire.
- Ah putain mec tu me fais kiffer ! Je suis complètement accro à toi tu sais.
- Arrête tu me fais peur quand tu commences à dire des trucs comme ça !
- Ahah ! Ouais je sais !
Ils s’embrassèrent et les paroles laissèrent place au bruit de leurs lèvres qui se collaient.
Nathan, au-dessus de son mec, commença à descendre ses baisers sur son torse, d’abord entre ses pectoraux puis sur ses abdos, faisant un détour par la gauche sur son V abdominal avant d’arriver sur son jean. Sa langue s’attarda un moment autour de son nombril tandis que ses mains déboutonnaient, bouton par bouton, le slim brut que portait son mec.
- Mec ?
- Quoi ?
- Bah j’ai pas enlevé mes boots.
- Ah merde !
Jules se mit à nouveau à rire puis fit sauter ses boots avant de les jeter à leur tour. Nathan arracha alors son jean qui entraînèrent ses chaussettes par la même occasion et se mit littéralement à dévorer le boxer de son amant. Il fit glisser l’élastique pour faire sauter ce membre que le tissu avait de plus en plus de mal à contenir. Sa langue glissa sur toute sa longueur puis vint tourner sur le bout, s’insinua sous le frein, puis il l’avala d’un coup.
“Ahh !”, ce fut le cri que poussa Jules, qui vint poser sa main sur la nuque de son mec pour l’encourager à ne pas s’arrêter. Et il ne fallait pas lui demander deux fois, Nathan accélérait le rythme et s’en donnait à coeur joie. Il prenait un malin plaisir à jouer de sa langue sur tout ce membre, guidé par les gémissements de Jules. Ses yeux pétillaient d’un immense désir lorsqu’il levait le regard pour croiser celui de son mec..

Ils finirent par inverser les positions, Jules le bouscula et le fit s’allonger pour à son tour le déshabiller entièrement et se jeter sur son sexe. Langoureusement il le faisait glisser entre ses lèvres, s’arrêtait pour le masturber en remontant l’embrasser puis recommençait. Puis il lui fit remonter les jambes et sa langue s’attaqua à son trou. Et à entendre les gémissements de Nathan, il était habile ! “Oh putain mec je kiffe t’arrête pas !”
- Je comptais pas m’arrêter… répondit Jules en souriant.
- Non mais ne parle pas, continue !
Et il s’exécutait, sa langue retournait s’agiter parfois remplacée par ses doigts quand il retournait sucer son compagnon.

- Hé le bagarreur, action maintenant ! lança Nathan tandis que Jules était remonté et, serré dans ses bras, embrassait son cou tendrement, allant jusqu’à lui faire un suçon.

Il ne se fit pas prier, et d’une main amena son sexe à l’entrée des entrailles de Nathan. Il glissa également un coussin sous son bassin avant de commencer ses mouvements, d’abord lents. Ils continuaient de s’embrasser tandis que Jules gardait des mouvements très lents et langoureux, sortant à chaque fois presque entièrement pour ensuite à nouveau s’enfoncer en lui. Après un moment, il se releva, prit les jambes de Nathan sur ses épaules puis commença à le défoncer violemment, sur sa demande. Il s’acharnait à donner des coups de reins toujours plus puissants et jouissifs tandis que Nathan, entre deux gémissements, l’encourageait “Ah putain, continue ! Plus fort !”. Jules s’exécutait, prenant appui sur ses deux mains posées de part et d’autre de son homme, à tel point que les veines de ses bras étaient gonflées et semblaient sur le point d’en sortir. Nathan lui, en plus de sentir l’imposant sexe de son mec s’activer en lui, se délectait de cette vision de Jules au-dessus de lui, ses pectoraux, ses abdos qui se contractaient à chacun de ses coups.
Nathan finit par jouir sur son torse après s’être masturbé au rythme des assauts de Jules, tandis que ce dernier se vida à l’intérieur de son mec dans de derniers gémissements, avant de s’effondrer sur lui. Nathan, souriant, le prit dans ses bras.


Quelques minutes plus tard, après s’être nettoyés et rhabillés, ils rangèrent un peu le bordel qu’ils avaient mis dans le salon. Nathan, du coin de l’oeil, continuait de mater Jules, ses fesses parfaitement moulées dans son slim brut, les formes de ses épaules et de ses pectoraux se dévoilant tout juste à travers le tissu de son t-shirt noir, sa barbe de quelques millimètres taillée avec soins… Mais ce qu’il ignorait c’est que Jules en faisait autant. Voir Nathan comme ça le faisait grave fantasmer, chaque fois qu’il le regardait des images excitantes lui traversaient l’esprit. Nath’ avait attaché ses longs cheveux derrière sa tête et il avait lui aussi légèrement laissé pousser sa barbe, ou plutôt vu qu’il n’avait pas été travailler depuis quelques jours il ne s’était pas rasé, elle était donc moins bien taillée que la sienne mais au final il la préférait comme ça. Son t-shirt le moulait suffisamment pour qu’on puisse là aussi deviner ses pectoraux musclés et saillants, ceux qu’il aimait tant caresser le soir quand il le prenait dans ses bras. Ses bras qui lui manquaient beaucoup, depuis qu’il bossait comme un taré l’éloignement lui devenait chaque jour plus insupportable.

Jules s’approcha doucement de Nathan, “Hé” dit-il presque en chuchotant et en posant une main dans so dos.
- Quoi ? demanda Nath en se retournant.
Jules se jeta alors dans ses bras et le serra contre lui, il le serrait si fort qu’on avait l’impression qu’il n’allait plus jamais le lâcher. Sa tête collée contre la sienne, il sentait le parfum de Nath, celui auquel il pensait si fort lorsqu’il lui manquait qu’il avait parfois l’impression de le sentir pour de vrai. Il écoutait sa respiration, il sentait son thorax se gonfler entre ses bras… toutes ces petites choses, pour certains sans importance, étaient des choses que lui appréciait quand il tenait son mec dans ses bras. Nathan, surpris de l’initiative de son mec, profita de ce moment où il ne l’avait rien que pour lui et se laissa aller lui aussi.

Ils restèrent ainsi un moment, dans un grand silence, puis lorsqu’ils se séparèrent Nathan sembla apercevoir Jules qui s’essuyait rapidement les yeux comme s’il était sur le point de pleurer.
- Bon, on a encore du boulot ! lança Jules pour détourner l’attention avant d’aller se cacher dans la chambre et finir d’assembler le lit.




Après plusieurs heures au milieu des perceuses, vis, et cartons Ikea, l’installation était enfin terminée.
- Et voilà Max… ton nouveau chez toi ! conclut Jules.
- Ça déchire ! Champagne ?
- Champagne !

Max avait réussi à convaincre son frère de pouvoir s’installer dans son propre appart. C’était un petit appartement, flambant neuf, dans une résidence à l’entrée du centre ville. Derrière une lourde porte blindée on trouvait un première pièce d’environ vingt-cinq mètres carrés qui faisait office de séjour et cuisine. Plusieurs grandes fenêtres étaient disposées sur le mur en face, ce qui illuminait considérablement la pièce. Une petite télé se trouvait devant un espèce de gros coussin qui faisait office de sofa. Dans un coin une kitchenette équipée derrière une planche sortant du mur et destinée à servir de comptoir et de table. Près de la fenêtre se trouvait une porte, qui donnait dans une chambre qui faisait entre quinze et vingt mètres carrés. Le mur était là encore percé de grandes fenêtres assez hautes, au moins deux mètres. Les rayons du soleil qui y passaient donnaient sur un lit assez bas et d’un blanc immaculé, en face un placard dans le mur faisait office d’armoire et contenait déjà la majeure partie du dressing de Max (et il fallait au moins cette place pour tout contenir !), tandis que sur le côté une porte donnait sur la petite salle de bain. Pour un premier appart c’était déjà considérable ! Là où de nombreux étudiants n’avaient que dix mètres carrés, Max en avait déjà l’équivalent de quarante.




Après un bref apéro, Nathan sur le point de partir lança :
- Tu n’auras pas peur tout seul cette nuit mon lapin ? pour se moquer de son frère, comme il en avait l’habitude.
- Au moins je ne serais plus réveillé par Tad à deux heures du mat’.
- Je me demande si je ne vais pas venir dormir ici aussi du coup ! ironisa Jules en souriant.
- Mais bien sûr ! Allez avance, homme ! dit Nath en donnant une claque sur les fesses de so mec. “Bon allez, si t’as besoin tu m’appelles.”
- Mais oui t’inquiètes ! J’ai plus dix ans…
- Heureusement, t’étais moche à dix ans… continua Nathan tandis qu’il remontait le couloir avec Jules avant de disparaitre dans l’ascenseur.


Max referma la porte et, pour la première fois, se retrouva vraiment… seul. Dans son nouvel appartement, il avait pour la première fois l’impression d’être seul face au monde, mais aussi l’impression d’avancer enfin dans la vie. Il entra dans sa chambre, se jeta sur son lit puis sortit son téléphone. Rien que l’écran d’accueil le fit bloquer :
“Camille - Alors ce nouvel appart ? Quand est-ce que…”
Julian - N’oublie pas qu’on sort ce soir !
Alban - Besoin de te parler.”

“Qu’est-ce qu’il me veut encore ?” pensa Max, qui pensait en avoir fini avec cette histoire. Il décida alors de l’appeler.
- Alban ? C’est Max.
- Ah, salut.
- Tu voulais me dire quelque chose ?
- Oui ce serait cool qu’on se voit ? Plutôt que de faire ça par téléphone…
- Viens chez moi, t’en profiteras pour voir mon nouvel appart comme ça.
- Ok, envoie l’adresse. Je me douche et j’arrive.

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