Myriam Ou La Renaissance D'Une Veuve

Au retour de ses vacances, Myriam avait retrouvé son agence immobilière, ses expertises et ses visites guidées, tout comme son amant Jean-Marc avait réintégré sa société de télécoms. A ceux et celles qui lui demandaient comment s'était passé son séjour à Bali, elle répondait invariablement qu'elle s'était "éclatée" et que les Balinais étaient vraiment "des gens charmants". Ils étaient même beaucoup plus que cela pour elle mais elle n'épiloguait pas. Seule son amie Manuella, elle aussi responsable d'une agence immobilière du même groupe, était au courant des détails de ce voyage :
- Eh ben dis donc, ça donne envie, lui avait-elle répondu au téléphone.
- Je te le dois un peu après tout ce que tu as fait pour moi, avait répliqué Myriam.
L'amitié entre ces deux femmes proches de la cinquantaine était ancienne mais s'était considérablement rene à la mort du mari de Myriam, victime d'un cancer alors qu'il n'avait que 45 ans. Manuella, une blonde peroxydée aux formes opulentes, avait connu des déboires conjugaux mais s'était remise en ménage avec un promoteur plein aux as et vivait depuis lors une vie de couple très épanouie. Son équilibre était précieux pour Myriam. Celle-ci devenue seule après le départ de sa fille unique dans une école de commerce éloignée de sa ville, elle n'avait tenu le coup qu'avec le soutien de son amie et en travaillant dix heures par jour. Le temps passant, Myriam avait connu une ou deux aventures mais n'était pas parvenue à chasser l'image de son mari :
- Je ne pourrai jamais refaire ma vie, avait-elle asséné devant Manuella.
- C'est parce qu'inconsciemment, tu cherches à remplacer ton mari. Mais tu peux très bien connaître des hommes simplement pour la sexualité.
- Non, je ne pourrai pas. D'ailleurs, je n'ai plus de désir.
- On en reparlera. Regarde-toi. Tu es belle avec tes cheveux auburn, tes yeux verts, ta peau de rousse et ta poitrine pleine de taches de rousseur. Tu es un peu ronde comme moi mais les hommes aiment ça.

Lâche-toi un peu, ne vis pas sur le passé.
- Facile à dire. Toi tu as Bernard, tu es heureuse...
- C'est vrai, tu as raison. En attendant, tu viens à la maison quand tu veux si tu en ressens le besoin, avait conclu Manuella.
Et c'est ainsi qu'un samedi soir où elle avait le blues, se sentant très seule, Myriam frappa à la porte du domicile de Manuella. Celle-ci l'accueillit dans un très léger peignoir qui cachait mal sa nudité intégrale dessous.
- Euh, je te dérange ?
- Nnnon, enfin, bon, nous ne sommes pas seuls Bernard et moi. Mais entre cinq minutes car j'ai l'impression que ça ne va pas fort.
Manuella attira Myriam dans la cuisine. Elle venait à peine d'entamer la conversation qu'un cri éclata dans une pièce voisine. Non un cri de douleur, la visiteuse le comprit tout de suite, mais un cri de plaisir. Et de femme. Qui se répétait et tournait au gémissement.
- Y a quelqu'un chez toi ? interrogea-t-elle.
- Ben oui, je te l'ai dit, nous ne sommes pas seuls.
- Mais... on fait l'amour à côté, non ?
- Mmmmouis, si tu veux. Nous sommes avec des amis.
Manuella eut alors une lueur d'inspiration.
- Bon, viens, je vais te présenter. Au moins, tu seras fixée.
Elle entraina son amie vers la chambre. Sur le grand lit XXL au matelas aquatique que lui avait si souvent vanté Manuella, Myriam découvrit une femme brune et bronzée d'une quarantaine d'années, à quatre pattes, et derrière elle, en train de la posséder en levrette, un homme du même âge au crâne rasé, très musclé, très viril. A côté, assis sur le lit, Bernard se masturbait.
- Je vous présente Myriam, mon amie, déclara Manuella.
L'homme interrompit son va et vient et la femme brune se détacha de lui pour venir faire la bise à la nouvelle venue. Elle avait les seins en poire, uniformément bronzés, et la trace blanche d'un minislip autour des hanches ainsi qu'un pubis brun taillé en triangle. L'homme présentait une érection courte et trapue, comme son corps.
Myriam frissonna quand il l'embrassa.
- Myriam, comme tu peux le constater, nous sommes tous les quatre en train de baiser. Nous sommes échangistes. Caroline et Jean-Marc sont des amis avec lesquels nous passons parfois quelques soirées. Veux-tu te joindre à nous ?
- Nnnon, nnnon, je ne peux pas. Je vais m'en aller et vous laisser entre vous. Excusez-moi de vous avoir dérangés.
Et Myriam s'enfuit avant que Manuella ait eu le temps de la retenir.
La nuit suivante, la veuve dormit mal. Ainsi donc, Manuella, son amie Manuella, pratiquait une sexualité en dehors des normes. Ah elle cachait bien son jeu ! D'abord mécontente de cette cachotterie, qui l'avait mis en outre dans une position inconfortable, Myriam finit par se dire qu'après tout, elle était chez elle libre de faire ce qu'elle voulait. Si elle n'avait pas frappé à sa porte, elle n'en aurait rien su. Mais le spectacle de ces trois corps intégralement nus dans l'accomplissement d'un acte charnel l'avait mise en émoi. Elle se rendit compte qu'elle mouillait. Elle se masturba en pensant au corps de l'homme au crâne rasé.

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Le lundi suivant, Myriam reçut un coup de fil de Manuella :
- Pourquoi es-tu partie comme une voleuse ? Tu aurais pu rester un peu, même sans participer, juste pour voir.
- Moi, jouer les voyeuses ? Tu veux rire.
- Dis-moi, depuis combien de temps n'as-tu pas baisé ? Je veux dire, vraiment baisé, pas un tic-tic vite fait.
- Pas depuis la mort d'Hubert. Et même bien avant.
- Je vais te proposer un truc. Depuis longtemps, on voudrait se faire prendre en photo dans nos parties à quatre. A chaque fois qu'on photographie, ment, il en manque un. Il nous faut une personne de confiance, discrète et tout et tout. Allez, dis oui. Tu auras juste à appuyer sur le bouton, l'appareil fait tout tout seul.
- Un reportage, en somme...
- Si tu veux. Mais seulement pour nous quatre, pour nos vieux jours, quand on ne pourra plus.
..
Myriam resta silencieuse un court moment. D'un côté, la perspective de cette mission particulière heurtait sa morale personnelle. Mais de l'autre, il y avait le corps splendide du type au crâne rasé, qui l'attirait comme un aimant. Le revoir nu l'excitait.
- Bon, j'ai besoin de réfléchir. Je te rappelle.

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Deux semaines plus tard, Myriam faisait son entrée dans la maison de Manuella. Cette fois, elle était attendue. Elle avait fini par accepter la proposition de son amie, mais elle avait un trac fou. Au dîner, elle put à peine manger et elle tremblait presque lorsqu'elle reçut de Bernard l'appareil photo numérique qu'elle devrait braquer sur le quatuor dans quelques minutes. Heureusement, le fonctionnement était très simple : il suffisait de cadrer, de faire le point et d'appuyer sur le bouton.
- N'hésite pas à faire des gros plans, lui avait dit Bernard, en lui montrant le zoom.
Myriam était la seule à rester habillée. Les quatre autres étaient maintenant entièrement nus et passaient à la phase buccale de leurs rapports. La photographe fit un premier cliché de la brune en train de sucer Bernard. Caroline était divorcée et pourtant mère de quatre s qu'elle élevait seule, avait-elle appris pendant le dîner. "Tu comprends, avec mon emploi du temps de dingue, si je veux faire l'amour, c'est comme ça, avait-elle expliqué. Je paye une baby sitter pour faire marcher mes hormones alors que d'autres vont au cinéma".
Sans la moindre gêne, Manuella se faisait lécher par son mari et fit signe à Myriam de faire un plan rapproché. Puis les couples changèrent de partenaires et Myriam suivit le mouvement sans y penser. Après ces longs préliminaires, que Myriam avait bien mitraillés, les deux couples passèrent à la phase suivante : celle de la pénétration. Jean-Marc prit Manuella en levrette pendant que Caroline chevauchait Bernard, tout contre les deux autres. Myriam fit un plan large englobant les deux couples, passa sur le côté du lit qui tanguait comme un bateau ivre.
Manuella, tout en étant besognée, ses seins lourds ballottant entre ses bras, fixa l'objectif en se léchant les lèvres. Mais Myriam se focalisa surtout sur Jean-Marc, fascinée par sa puissance. Elle zooma sur ses fesses nerveuses et contractées qui pilonnaient le postérieur généreux de son amie. Et sur le moment, elle l'envia. Elle cadra le visage un peu crispé de l'homme, concentré sur son coït, puis celui de Manuella qui irradiait le plaisir sexuel. Myriam se sentit bouillir intérieurement et se reporta aussitôt sur l'autre couple, comme s'il était susceptible de la calmer. A en juger par les amples mouvements de son bassin, Caroline vivait pleinement ce coït et manifestait de plus en plus bruyamment sa satisfaction. Myriam cadra en hauteur le dos bronzé et les fesses blanches de la belle quadragénaire puis de profil ses seins en poire que Bernard malaxait en grognant. L'atmosphère était alors tellement brûlante que la photographe eut une bouffée de chaleur. Elle posa l'appareil et retira sa robe pour apparaitre simplement vêtue de sa culotte et de son soutien-gorge. Elle était maintenant complètement dans son "film". Elle mitraillait à qui mieux mieux, allait jusqu'à se glisser sur le lit pour trouver un meilleur plan, en particulier quand les deux hommes décidèrent une double pénétration sur Caroline. Myriam se positionna tout contre les sexes en fusion et afin de respecter la chronologie, se reporta sur le visage de la femme, littéralement déformé par le plaisir. Bernard éjacula et l'opératrice réussit à saisir au vol la projection du sperme sur les fesses blanches de la brune. Elle montra son "exploit" à Manuella, qui apprécia l'instantané. Toujours en érection, Jean-Marc s'était levé pour aller boire un verre d'eau et regarda Myriam d'un oeil intéressé :
- Et quand est-ce qu'elle enlève sa petite culotte, la photographe ?
Myriam rosit. C'est vrai qu'elle avait très envie d'être nue maintenant, mais ne se voyait pas vivre l'audace de passer à l'acte. Manuella vint à son secours en dégrafant elle-même son soutien-gorge. Les seins gorgés de sève de Myriam s'épanouirent sur son buste et avant qu'elle ait eu le temps de réagir, Jean-Marc l'enlaçait. La bite dure de l'homme contre son ventre faillit la faire défaillir.
- Suce-le maintenant !
La voix, impérieuse, de Manuella, claqua à ses oreilles. Myriam sentit les mains de la blonde peser sur ses épaules pour la forcer à s'accroupir devant le bas-ventre de Jean-Marc. Elle céda et ce fut instinctif : une fois sa bouche à hauteur du gland turgescent, elle l'emboucha. Le goût, la consistance, tout lui fut délice. Elle pompa résolument, sans état d'âme. Et quand Jean-Marc l'entraina vers le lit pour l'enfiler, elle alla tout aussi résolument à sa rencontre. L'homme la malmena, la secoua, la fouilla de son membre et elle adora sa virilité. C'était la première fois qu'un homme la baisait. Il se servait de son pénis avec virtuosité, s'enfonçait en elle par petits coups secs, se retirait puis y allait profondément, de toute sa longueur, de toute sa rigidité. Cela n'avait rien à voir avec un rapport amoureux comme elle en avait connus avec son mari. Mais cela mettait ses sens en ébullition. Elle décolla brutalement vers l'orgasme, le premier depuis des lustres, et c'est à peine si elle s'aperçut que Manuella mitraillait son visage en proie à l'extase. Elle rentra chez elle complètement chamboulée et ne dormit pratiquement pas malgré la fatigue.

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Deux jours plus tard, Myriam eut la surprise de voir arriver à l'agence l'un des protagonistes de cette soirée, Jean-Marc lui-même. Il prétendait chercher un appartement à louer et en avait repéré un à la devanture. Myriam n'avait pas revu Manuella mais la soupçonna fort d'être à l'origine de cette démarche. Elle ne pouvait cependant pas refuser une visite en compagnie de son "client" et d'ailleurs, elle n'en avait pas envie. Dès qu'elle avait vu rentrer l'homme, son sang s'était mis à bouillonner. Le hasard avait fait qu'elle portait ce jour là un corsage transparent, très échancré, mettant en évidence ses seins lourds bien calés dans son soutien-gorge blanc, ainsi qu'un pantalon corsaire moulant son généreux fessier. Elle avait écouté Manuella et troqué ses habits de veuve contre des tenues plus sexy. Dans la voiture, elle vit bien que Jean-Marc, assis à ses côtés, regardait ses seins de profil. L'appartement était vide. Myriam jouait consciencieusement son rôle en faisant visiter les pièces. Arrivée dans la salle de bains, son regard rencontra dans le miroir celui de Jean-Marc. Il luisait de désir. Il l'enlaça, l'embrassa dans le cou devant le lavabo, empauma ses seins et Myriam sentit sur ses fesses la dureté du dard. Dès lors, elle capitula sans condition. Il déboutonna son corsage, dégrafa son soutien-gorge et elle vit dans le miroir ses seins jaillir, gonflés, les pointes turgescentes. Sa main partit dans son dos à la recherche du pénis. Jean-Marc avait déboutonné son pantalon et Myriam put sans difficulté se saisir du membre brûlant pour le branler pendant que l'homme lui pétrissait les seins.
- Attends, je reviens, lui dit-elle dans un souffle.
Elle courut fermer la porte de l'appartement à clé et revint dans la salle de bain, nichons dressés. L'homme s'était mis nu et l'attendait assis sur la baignoire, en totale érection. Elle s'accroupit devant lui et entreprit une fellation tout en lui massant les couilles.
- Tu suces bien, lui dit-il au bon d'un bon moment. Mais si tu te mettais à poil ?
De fait, Myriam avait gardé son pantalon corsaire et se tortilla pour s'en débarrasser en même temps que son slip. Jean-Marc l'invita à prendre sa place et se mit à son tour accroupi entre ses cuisses. Sa vulve rousse dégageait une odeur forte de femelle en chaleur et l'homme y plongea son groin avec volupté. Myriam ronronnait de plaisir et sentait son liquide intime couler. Jean-Marc la releva et l'invita à se positionner face au miroir de la salle de bains. Il la pénétra dans cette position et rencontra son regard. Subjugué par le spectacle des deux blanches mamelles piquetées de taches de rousseur qui ballottaient en cadence, l'homme devint de plus en plus virulent et Myriam sentit monter en elle un puissant orgasme. Elle le fixa dans le miroir, l'interpella bruyamment pour l'inciter à durcir encore son rythme et l'homme gicla en grognant, laissant couler son sperme sur le carrelage. Elle se retourna et l'embrassa pleine bouche comme par gratitude.
- C'est la deuxième fois que tu me fais jouir comme ça, mais j'espère que ce n'est pas la dernière, souffla-t-elle.
L'homme répondit par un sourire de connivence. Non, un coup pareil, il n'allait pas le laisser échapper. Il se retrouvèrent sous la douche, se frottèrent mutuellement et Jean-Marc sentit sa virilité se ranimer au contact de cette peau laiteuse faite pour l'amour. Mais Myriam l'arrêta :
- Non, pas ici, plus tard si tu veux, mais il faut que je rentre à l'agence.

Ils dînèrent ensemble le soir même et baisèrent une bonne partie de la nuit dans l'appartement de Myriam. C'était l'accord total au point de vue physique. Son amant "rechargeait" avec une vitesse qu'elle n'avait pas imaginée et dont elle usa avec voracité. Le lendemain au petit-déjeuner, Jean-Marc lui exposa sa vie monotone de technicien en informatique dans une boite de télécoms, monotonie qu'il combattait en menant une vie de libertin tout en pratiquant de nombreux sports. Il n'avait jamais été marié car il estimait qu'il n'était pas fait pour la vie en couple. Mais Myriam lui plaisait beaucoup et il avait envie de faire un bout de chemin avec elle, en sachant qu'elle ne devrait pas échafauder des projets impossibles avec lui. En revanche, si elle était partante pour une vie de libertinage réciproque, il était candidat. Myriam se le tint pour dit. Au fond, cette situation l'arrangeait. Elle n'avait pas envie de "remplacer" son mari. En revanche, elle se rendait compte qu'elle avait besoin d'une vie sexuelle la plus harmonieuse possible. La soirée chez Manuella lui avait fait prendre conscience de ce manque, qui ne datait d'ailleurs pas de son veuvage. Quand Jean-Marc lui demanda si elle était d'accord pour quelques "soirées privées" en compagnie d'autres couples, elle ne dit pas non. Le fait d'avoir photographié deux couples en train de faire l'amour puis d'avoir participé à leurs ébats lui avait ouvert une porte vers un monde inconnu et terriblement excitant. Ainsi, elle n'avait pas l'impression de tromper son mari post mortem. Dans le sexe, elle était une autre femme qu'une veuve éplorée.

**********
Pendant quelques mois, Jean-Marc l'entraîna dans son monde. Au début, elle eut du mal à se libérer et souffrait un peu de voir son amant honorer fougueusement d'autres femmes devant elle. Elle baisait, certes, sans déplaisir, mais un peu trop mécaniquement avec des hommes pas toujours très sexy. Puis un soir, ils furent invités par un couple africain très libéré, repéré sur le net. Myriam n'avait évidemment jamais fait l'amour avec un Noir. Il était grand, athlétique, distingué. Après un dîner très épicé, il l'aborda avec prudence, devinant ses préventions. Mais quand elle vit les deux longues jambes de l'Africaine encercler le dos de Jean-Marc sur le canapé, ce fut comme un déclic. Elle ouvrit elle-même la braguette de l'Africain et le suça longuement, de plus en plus voluptueusement. Il lui rendit la pareille sur la table du salon. Il léchait divinement. Elle aimait sa peau douce et luisante, son ventre plat et musclé. Il l'entraina dans la chambre conjugale, laissant l'autre couple à son extase sur le canapé. Myriam découvrit une chambre tapissée de miroirs des murs au plafond. Elle avait l'impression d'être multipliée par dix. De voir ainsi son corps nu sous tous les angles lui laissa une impression étrange mais vite effacée par la réplique masculine dont l'érection était un hommage à sa chair et ses rondeurs. Quand il s'enfonça en elle sur le vaste lit, elle se régala du spectacle de ses fesses nerveuses, là haut au plafond, en pleine activité. L'homme noir la percutait, se retirait, s'enfonçait à nouveau de toute sa longueur en la pliant en deux, l'excitait en lui parlant de son corps "blanc comme l'ivoire" et la stimulait de mots crus. Elle jouit plusieurs fois, dans plusieurs positions et même se regarda jouir, le visage déformé par le plaisir. Jean-Marc et sa partenaire vinrent les rejoindre. Son amant d'un soir s'était brièvement détaché d'elle pour honorer son épouse et les deux invités les regardèrent baiser, souples comme des danseurs, avant que Jean-Marc, surexcité, ne vint éjaculer dans sa rousse maitresse, en levrette, face à l'autre couple. Ce soir là, Myriam comprit qu'elle était devenue une vraie libertine, comme Manuella, comme Caroline.

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Quelques jours plus tard, Jean-Marc lui offrit un voyage à Bali. Elle ne connaissait pas ce pays, mais c'est surtout la perspective de le partager avec son amant qui l'intéressait. Manuella ne fit pas d'objection à la libérer pour deux semaines. Et c'est ainsi qu'elle se retrouva dans l'avion, où quelques femmes élégantes voisinaient avec des couples visiblement "rangés des voitures".
Dans l'avion, qui volait de nuit, Jean-Marc fut pris d'une envie de sexe :
- A chaque fois c'est pareil, s'excusa-t-il, cette atmosphère m'excite. S'il te plait, suce-moi.
- Ce n'est pas possible, pas ici.
- Mais si. Tu mets le plaid sur ta tête, personne ne te verra. D'ailleurs, regarde à côté, ils roupillent.
Jean-Marc lui avait pris la main et posé sur sa braguette. Instinctivement, Myriam chercha le gland. Une branlette rapide suffirait peut-être. Mais son amant l'avait prise par le cou et l'attirait vers son entre-jambes. Myriam sentit qu'il couvrait sa tête. Il avait libéré son dard puissant. Elle ouvrit la bouche et commença à pomper, d'abord prudemment puis énergiquement.
- Mais qu'est-ce que vous faites ! Arrêtez, c'est formellement interdit !
L'hôtesse, arrivée silencieusement, n'avait fait que chuchoter mais le couple n'en sursauta pas moins. Jean-Marc bredouilla quelques excuses, prétextant une montée de stress aérien, ce qui fit presque sourire l'hôtesse, une blonde platinée, avec pas mal d'heures de vol. Elle approcha sa bouche de l'oreille de l'homme :
- Vous n'avez qu'à aller aux toilettes, il n'y a personne. Mais s'il vous plait, soyez discret.
Jean-Marc la remercia chaleureusement en se rajustant. Voilà au moins une hôtesse qui connait bien son métier, se dit-il, imaginant qu'elle devait elle aussi s'envoyer en l'air à haute altitude. Il entraina Myriam dans le fond de l'avion. Rien de plus exigu que des toilettes d'Airbus. Mais à couple motivé, rien d'impossible. Myriam, que cette situation excitait au plus haut point, enleva prestement sa culotte et ses collants, retroussa sa robe et se cala le plus loin possible de la porte après avoir rabattu le siège des toilettes pour y placer un genou. Jean-Marc l'enfila en levrette, gaillardement, pantalon aux chevilles, multipliant les coups de boutoir. Il envisageait de changer de position quand le verrou s'agita. Quelqu'un attendait dehors. Il fallait conclure. Jean-Marc y alla d'une rafale de coups de bite qui produisirent leur effet autant sur sa maitresse que sur lui. Myriam se mordit la main pour ne pas crier. Quel pied à 10 000m d'altitude ! Le couple se rajusta tant bien que mal, espérant que le passager serait revenu à son siège. Mais quand ils ouvrirent, ils rencontrèrent le visage stupéfait d'une belle blonde, que Jean-Marc avait remarquée à l'aéroport. Myriam, sa culotte et ses collants à la main, balbutia une excuse en s'esquivant.

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Les premiers jours, ils se lancèrent dans des excursions qui mobilisaient leur énergie. Dès qu'ils retournaient dans leur bungalow, ils forniquaient avec allégresse au point de s'attirer les regards courroucés de quelques couples voisins très raisonnables. Myriam évitait d'exposer sa peau de rousse au soleil brûlant de Bali mais Jean-Marc fréquentait la plage. Il avait repéré une femme mince et élégante, portant le bikini avec bonheur malgré la cinquantaine. Elle formait avec une brunette à peau mate un duo curieux, plutôt dépareillé, mais elles semblaient très bien s'entendre et sortaient souvent ensemble. Il noua facilement conversation avec elles. C'étaient deux Belges bilingues, ce qui facilitait les échanges. Jean-Marc envisageait quelques projets érotiques mais les deux filles avouèrent leur homosexualité et Myriam se moqua de sa déconvenue. En revanche, alors qu'ils avaient décidé de prendre part à une petite croisière de deux jours, ils tombèrent nez à nez au moment de l'embarquement avec la belle blonde qui les avait surpris à la sortie des toilettes de l'avion. Elle était accompagnée de son mari. C'étaient deux Allemands d'une quarantaine d'années, visiblement très à l'aise financièrement à en juger par les bijoux que la femme portait imprudemment. Etant les seuls Européens de la croisière, les deux couples sympathisèrent rapidement malgré la barrière de la langue. Le "broken english" fit l'affaire pour les échanges basiques de vacanciers en villégiature. Ingrid, la femme, et Myriam n'eurent pas besoin de beaucoup de vocabulaire pour échanger sur la beauté des étals de bijoux fantaisie lors des escales. Une fois revenus au bercail, les deux couples décidèrent de poursuivre ensemble leur exploration de l'île magique. Dieter, l'homme, était un type chaleureux et bon vivant, athlétique comme le sont souvent les Allemands. Ingrid était aussi solidement charpentée, plus grande que Myriam et raconta avoir pratiqué la natation dans sa jeunesse. Jean-Marc tâta prudemment le terrain auprès de Dieter pour une éventuelle pratique échangiste car Ingrid l'excitait beaucoup avec ses fortes cuisses, son cul généreux et ses seins larges, dont il avait pu apprécier la tenue lors de séances de plage. L'Allemand ne dit ni ja ni nein à la suggestion de Jean-Marc, qui préféra ne pas brusquer les choses, d'autant que Myriam, à l'encontre de son amant, ne semblait pas emballée par la perspective de copuler avec le robuste Teuton.

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Les choses en seraient restées là si un soir, Ingrid et Myriam n'avaient manifester l'intention d'aller danser dans une boite de nuit à la mode. Les deux hommes s'y plièrent de bonne grâce, même s'ils n'étaient pas fans de ce genre d'activité. Et là, surprise : Ingrid, qui avait revêtu pour l'occasion une robe ultra légère, décolletée dans le dos jusqu'à la raie des fesses et s'arrêtant à mi-cuisses, montra un enthousiasme et une énergie qui en firent rapidement l'attraction principale des mâles balinais, subjugués par sa blondeur et ses rondeurs. Elle était devenue un spectacle à elle toute seule et n'hésitait pas à se frotter impudiquement aux minces Asiatiques qui faisaient son siège à tout de rôle. L'un d'eux, souple comme une liane et vêtu d'une ample chemise qu'il ouvrait jusqu'au nombril, semblait avoir les faveurs de l'Allemande. Jean-Marc regardait Dieter qui ne semblait pas s'émouvoir particulièrement du succès de son épouse. A un moment, celle-ci sortit de la boite pour prendre l'air, accompagnée de son danseur favori. Dieter suivit presqu'aussitôt. Craignant un incident, Jean-Marc l'imita peu après. Il chercha dans le noir où avait pu passer le trio et découvrit dans l'ombre, à quelques mètres de distance, Ingrid et le danseur étroitement enlacés, en train de s'embrasser goulûment, sous l'oeil attentif mais pacifique de Dieter. Jean-Marc, un peu interdit, rejoignit Myriam à l'intérieur de la boite et lui raconta ce qu'il avait vu. Le couple français s'interrogeait sur la marche à suivre quand Dieter apparut et leur dit en substance : "Nous rentrons à l'hôtel, ne nous attendez pas". Et Jean-Marc et Myriam virent partir les deux Allemands accompagnés du mince Indonésien.
Dans le taxi qui les ramena un peu plus tard, Jean-Marc fit cette remarque :
- A l'heure qu'il est, le mec doit être en train de baiser Ingrid sous l'oeil de Dieter qui doit se branler en les regardant.
Myriam gloussa :
- Tu vois que tu n'avais aucune chance, elle aime les peaux bronzées et les corps minces...
Mais ils furent tellement excités par cette découverte qu'ils copulèrent avec ardeur dès leur arrivée dans la chambre, comme si la chaude Allemande leur avait transmis son fluide sexuel.
Le lendemain, ils croisèrent le couple allemand qui ne sembla pas désireux de les accompagner, comme si Jean-Marc et Myriam étaient devenus des témoins gênants de leur intimité. Ceux-ci n'insistèrent pas. Du reste, ils prenaient l'avion le soir même pour rentrer et ce genre de relations n'est pas fait pour durer. N'empêche que cet épisode alimenta longtemps leurs conversations une fois qu'ils furent revenus au bercail.
- Tu vois, disait Jean-Marc à Myriam, il ne faut jamais prendre pour argent comptant le comportement officiel d'une femme ou d'un homme, a fortiori d'un couple. Tiens, nous, on nous prendrait facilement pour deux petits bourgeois. Et pourtant, on a baisé à 10 000m d'altitude.
Lorsqu'elle fit sa rentrée deux jours plus tard à l'agence immobilière, Myriam fut assiégée par Manuella, avide de détails.
- Que veux-tu que je te dise ? On a bien voyagé, bien mangé, bien bronzé (enfin, moi, pas trop) et bien fait l'amour. Tout ce qu'on recherche en vacances, quoi...
Et Manuella conclut que, cette fois, son amie avait vraiment fait son deuil.

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