L'Odyssée De La Belle Hélène (Épisode 4) -

L'Odyssée de la Belle Hélène : Hélène au Pays des Centaures -

Le village qui les avait abritées était loin derrière elles désormais... depuis le petit matin, Hélène chevauchait la centauresse Hyppodémée, suivie de Clytia sur la jument volée à Sparte. Silencieuses, elles suivaient la rivière en route pour Olympie. Hélène laissait son esprit vagabonder librement, savourant la confortable assise que lui procurait sa monture docile, cette redoutable centauresse qu'elle avait vaincue, domptée et définitivement asservie en la faisant marquer de son Initiale comme un vulgaire bétail. Elle savourait de sentir entre ses cuisses la chaleur de cette créature tant redoutée, ondulant au gré de leur marche, dont Elle savait qu'elle respecterait à jamais l'engagement pris lorsque l'ayant épargnée, la créature Lui avait offert sa vie. Hyppodémée, justement, trottait doucement pour ne pas déranger les pensées de sa Maîtresse. La centauresse n'en revenait pas de cette nouvelle nature qui était la sienne désormais et de la facilité avec laquelle elle s'y était pliée. Elle, la guerrière, l'aventureuse, qui avait fui son Peuple pour refuser un mariage , la rebelle, l'indépendante crainte de tous, et plus encore de ces pauvres humains... Elle était devenue la "chose" de Cette Femme si Belle et si surprenante. Elle Lui avait juré soumission et fidélité, quoiqu'il lui en coûte de savoir que plus jamais elle ne galoperait en toute liberté, transformée en la plus humble et docile des montures, privée de son indépendance de centaure pour n'être qu'un cheval, offerte aux étalons et marquée au fer d’un ‘’H’’ d’appartenance... Tandis que la belle et robuste centauresse rousse se perdait ainsi dans ses pensées, la jeune Clytia observait... Elle chevauchait à quelques pas en arrière de sa Maîtresse, de La Femme à Laquelle elle aussi avait choisi de vouer sa vie. Abandonnant tout, honneurs, famille et même un trône pour devenir cette esclave au crâne rasé, aux yeux baissés, prête à tout accepter, tout subir pour combler Hélène.

..

Toutes trois chevauchaient depuis quelques heures lorsque, soudain, Hyppodémée stoppa net et se raidit. L'oreille et les yeux aux aguets, elle humait l'air environnant.

- Qu'y-a-t-il ? demanda Hélène, comprenant que sa monture-esclave avait flairé quelque danger...
- Je ne sais pas encore, Maîtresse... Mais je sens quelque chose, des mouvements non loin...

Derrière, la jument de Clytia aussi semblait nerveuse... La jeune femme la poussa un peu pour rejoindre Hélène, sans rien dire, mais attentive. Hyppodémée était de plus en plus mal à l'aise. Son poil se hérissait et sa croupe frémissait... Hélène ressentait sans peine la tension qui gagnait progressivement sa monture. Elle lui caressa doucement l'épaisse chevelure rousse, les épaules en lui conseillant de se calmer :

- Détend-toi, tu seras plus concentrée...
- Oui... pardon Maîtresse... En effet, je crois... je crois que je sais ce que c’est, dit la centauresse avec un accent de peur mêlée de colère dans la voix.

Hélène comprit que le danger était imminent. Elle sortit son glaive, tandis que Hyppodémée se déplaçait lentement, comme pour se positionner face à ce qui les menaçait. Sans aucune habitude de l'extérieur, encore moins des combats, Clytia sentait la panique la gagner. Elle avait quelque difficulté à maintenir sa jument, lui transmettant au contraire la tension qui la gagnait. La monture trépignait... Lorsque soudain, des bruits de branchages que l'on brise, un martèlement de sabots en grand nombre, Hyppodémée par pur réflexe se cabra et bondit vers la berge de la rivière, en terrain découvert, suivie par la jument que Clytia ne parvenait plus du tout à contrôler. Hyppodémée s'était arrêtée et faisait maintenant face, Hélène montée sur elle tenant fermement son glaive. La jument se tenait en arrière, les pattes dans l'eau froide, Clytia tremblait tout en se maintenant en selle avec difficulté. Sortant des buissons, l'air farouche, plusieurs impressionnants centaures portant armure et tenant des lances courtes leur faisaient face.
Ils étaient six... le regard noir, le poil tout aussi sombre et l'air sévère... Ils fixaient cette scène qui leur apparaissait tellement incongrue, incroyable, impossible ! Hyppodémée réduite à l'état de monture ! Et de plus est, par une femelle humaine ! Les centaures demeuraient immobiles mais tous leurs muscles tendus indiquaient qu'au moindre geste, ils étaient prêts à fondre comme la foudre sur le groupe féminin qui leur faisait face. Deux s'écartèrent et venant de l'intérieur des bois, arriva un autre Centaure, mais celui-ci beaucoup plus imposant à la si haute stature qu'il dominait ses guerriers, pourtant déjà de haute taille, de plus d'une tête. Il avançait à pas lents, faisant jouer toute sa puissante musculature, tant humaine que chevaline, il en était majestueux dans sa démarche et son allure... Il était sombre, de pelage comme de peau, un cou épais, un regard qui transperçait, un regard dominant d’un Chef. Il n'avait pas d'arme, mais ses mains énormes et fortes devaient être redoutables. Il dépassa les autres centaures et s'approche d'Hyppodémée, lui faisant face à environ un mètre distance à laquelle, il stoppa. Il n'accordait pas un regard à Hélène et s'adressa directement à la centauresse :

- Que fais-tu là, dans cette humiliante situation !? Comment une vulgaire humaine a-t-elle pu...
- Quoi ? l'interrompit Hélène, Qui es-tu donc pour oser m'ignorer !?

Le Centaure daigna enfin poser son regard sur Hélène qui fulminait. Les deux regards, l'un noir et lugubre, l'autre d'un bleu profond mais éclatant de fureur s'affrontaient et se jaugeaient... La voix d'Hyppodémée interrompit ce duel muet et immobile :

- Pardon Maîtresse... (puis s’adressant au chef des Centaures) … Je Lui appartiens désormais, Elle m'a vaincue loyalement et ma vie est entre ses mains, dit-elle avant de baisser la tête avec humilité.

Stupéfait, le Centaure la regarda, puis reporta son regard très étonné vers Hélène :

- Quoi ??? Tu l'as vaincue !!? Toi !?

Il éclata de rire ! Hélène se saisit alors de l'épaisse chevelure de sa monture et tirant sa tête en arrière, posa la lame de son glaive sur la gorge de la créature.
.. Celle-ci ne bougeait pas tandis que la pointe de l'arme faisait naître sur son cou une fine estafilade sanglante... Hélène fixait durement le chef des Centaures.

- Vois donc... je peux lui trancher la gorge sans qu'elle esquisse le moindre geste de défense. Sa vie m'appartient, en doutes-tu ?

Incrédule, le Centaure regardait Hyppodémée qui demeurait immobile tandis qu'un fin filet de sang coulait sur son cou

- C'est donc vrai ? prononça-t-il avec difficulté à l’adresse de Hyppodémée
- Oui... rien n'est plus vrai, répondit la centauresse qui sentit la lame cesser son cheminement et s'éloigner un peu de son cou

D’un geste, le Centaure fit signe à ses guerriers de baisser leurs lances. Il s'adressa alors à Hélène :

- Tu as dit vrai et je respecte cela car rien n’est plus sacré pour un Centaure que la parole donnée par une centauresse. (il déglutit). Je suis Chiron, fils de Cronos et de l'Océanide Philyra, et je règne en Maître absolu mais avec sagesse sur les Centaures. Je pourrai ordonner ta mise à mort, mais je n'ai pas de raison pour ça. Tu as vaincu et ton droit est inaliénable, nous le respecterons, aussi incroyable que cela soit. Mais puisque tu sais qui je suis... Me diras tu ton nom ?

Hélène sourit et rengaina son glaive en signe d'apaisement. Elle flatta l'encolure de sa monture qui se tenait toujours tête baissée

- Hélène, sans doute plus connue comme Hélène de Sparte, mais je n'ai plus rien à voir avec cette cité, dit-elle avec morgue.
- Hélène ? La si célèbre Belle Hélène en personne, le Grand Amour de Pâris, toi, la plus belle Femme du Monde ? Celle qui provoqua la fameuse Guerre de Troie ?… (Puis Chiron sourit :)… Les derniers déboires de Ménélas sont parvenus jusqu'à nous, commenta-t-il sobrement… Quant à ton... Histoire, je n'ai pas à en juger, même si j'ai éduqué Achille qui tomba devant les Murs de Troie et que tu n'es pas étrangère à cette terrible aventure.
Mais le passé est le passé… Tu mérites le respect car Hyppodémée est... était la plus fière des Centauresses, aussi indépendante qu'indomptable.
- Eh bien, la voici domptée ! Et même soumise, s'amusa Hélène, mais j'imagine que si les Dieux ont voulu notre rencontre, ce n'est pas sans un but précis...
- Sans doute pas, en effet, approuva le Grand Chiron
- Tu peux peut-être me rendre un service Chiron. On te dit très sage et je pense pouvoir te faire confiance. Je comprends que je ne pourrai pas poursuivre mon périple montée sur une centauresse. C'est une fort agréable monture (au mot ‘’monture’’ les guerriers centaures tressaillirent, mais en silence), mais elle manque de discrétion. Si je poursuis ainsi ma route, je serai l'objet de toutes les attentions et je ne pourrai mener à bien mon périple... Pourrais-je te confier Hyppodémée ?
- Me la confier, s'étonna Chiron, mais...
- Oui. Je veux qu'elle demeure Ma propriété, c'est bien pour cela que je l'ai faite marquer au fer, afin que son appartenance soit indélébile et définitive aux yeux de tous. Mais je sais combien elle a pu, jadis, susciter de désirs et de rivalités au sein de ton peuple. Certes son nouveau statut la rend indigne d'être épousée par quelque centaure, mais je ne doute pas que les désirs demeurent (elle saisit à pleine main l'épaisse chevelure rousse et tire la tête d'Hyppodémée en arrière, montrant son visage et exhibant sa lourde et ferme poitrine) ... Vois ! Voyez tous ! Même esclave, elle demeure belle et farouche, une pièce de choix pour tous les mâles à n'en point douter. Si je te la confie, je veux ta parole Chiron que sa vie sera protégée. Je ne m'oppose pas à ce que tes centaures en tirent quelques plaisirs, s'ils acceptent de passer après un vulgaire étalon. Mais que son physique et sa vie soient sous ta protection. Si tu dis oui, alors je la laisserai repartir avec toi et je reviendrai la chercher lorsque cela sera possible…

Chiron observait Hélène et Hyppodémée, ces deux beautés exceptionnelles, l'une blonde et l'autre rousse, l'humaine et la centauresse, l'une Dominante et l'autre asservie... Il sentait la tension générale, celle de ses guerriers sans aucun doute offusqués de voir l'une des leurs ainsi humiliée, mais sûrement aussi très excités à l'idée que celle dont ils avaient tous rêvé pourrait bientôt être à leur merci, docile comme ils n'avaient jamais osé rêver qu'elle le fut un jour ! Il s'approcha d'Hélène et de sa monture

- Soit ! Je consens à prendre cette femelle en charge et je veillerai sur elle... Nul ne lui fera de mal, tu as Ma parole, mais soit sûre que je la livrerai à tous ceux qui viendront réclamer ses services pour qu’elle soit abondement saillie. Aussi longtemps qu'elle sera de retour dans notre peuple, son statut sera le plus bas qui soit. Elle devra s'acquitter de toutes les tâches qui seront exigées d'elle et ne se refusera donc à personne. Si elle commet le moindre écart de conduite, si une faute m'est rapportée, je te demanderai dès ton retour de prendre les sanctions nécessaires. En es-tu d'accord, toi, la Belle Hélène ?
- Tout à fait, Chiron. Nous sommes d'accord. Je te confie Hyppodémée pour en faire tout ce que bon semblera à toi et à ton peuple… (Hélène démonta de la centauresse, attacha une longe au cou de la créature et en tendit le bout à Chiron) Voilà... (elle s'approcha d'Hyppodémée qui n'avait pas prononcé un seul mot, mais une larme coulait sur sa joue)… Tu vas les suivre et leur obéir en toutes choses. Je n'admettrai aucune plainte, tu te soumettras à tout ce qui sera exigé de toi, tu subiras tout avec la fierté de le faire pour me servir. J’espère être claire ? demanda Hélène en caressant la joue de son esclave
- Oui Maîtresse, je ne Vous décevrai pas, dit Hyppodémée dans un sanglot tandis que, déjà, Chiron tirait sur la longe et entraînait la centauresse à sa suite
- Nous nous reverrons, lança Hélène
- Oui, n'en doute pas !, répondit Chiron qui déjà disparaissait dans les sous-bois, suivie de sa troupe de centaures...

Un bruit de galop s'éleva et le groupe de Centaures disparut rapidement au loin. Hélène se tourna vers Clytia qui n'avait pas bougé de toute la durée de cet échange.

- Eh bien ! Tu restes en selle ?

Le visage de la jeune femme s'empourpra et elle sauta au sol, se jetant à quatre pattes dans la poussière

- Pardon Divine Maîtresse... je... j'étais si fascinée que...
- Suffit !, lança Hélène

Puis, contournant l'esclave prosternée pour aller chercher quelque chose dans les fontes accrochées à la jument, Elle en sortit une fine branche de noisetier parfaitement élaguée, s'approcha de Clytia et lui cingla la croupe. La jeune esclave tressaillit et ne put éviter un petit cri de surprise, vite ravalé avec le second et le troisième coup. Hélène lui en infligea dix, frappant sèchement le beau cul ferme de son esclave sur lequel se dessinaient de fines zébrures et traces bleuissant.

- Nul événement ne doit te détourner de ce que tu es, dit Hélène
- Oui Divine Maîtresse, bredouilla Clytia, le cul en feu.
- Bien, il est nécessaire que tu apprennes et ce genre de rappel ne peut t'être que bénéfique, poursuivit Hélène. Puisque nous voilà seules, nous allons nous laver un peu. Va attacher la jument et rejoins moi dans la rivière... j'ai envie que ta bouche vienne me donner un peu de plaisir, dit Hélène en quittant sa tunique de voyage et en s'avançant vers la rivière toute proche.

Clytia s'empressa d'attacher la jument à un arbre, puis alla rejoindre sa Maîtresse... La jeune femme oubliant déjà les cruelles marques sur ses fesses, à l'idée du goût si délicieux de l'intimité de sa Maîtresse qui allait envahir très bientôt sa bouche gourmande...

(A suivre…)

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