La Réserve Indécente

« Bonjour tout le monde, lance Nicolas à la volée en entrant dans la salle des maîtres tout en me regardant de façon insistante.
- Bonjour à toi, lui répond-on en cœur avant que je n'ajoute : « eh oui, tu vas encore devoir me supporter au moins deux jours de plus ! »
Alors que les autres enseignants sont affairés autour de la photocopieuse, nous restons un moment, un peu trop long, à nous fixer du regard. Ces petits instants deviennent récurrents à mesure que mon remplacement ici se prolonge. Il va falloir être vigilante. À diverses reprises, Nicolas a tenté des rapprochements plus ou moins habiles. J'ai mis du temps à comprendre que ses tentatives étaient sérieuses, car nous passons notre temps à nous taquiner l'un l'autre. Nos attaques sont parfois si piquantes que j'ai tendance à fuir les moments où nous nous retrouvons seuls. Après ce bref moment d’égarement, je réussis tout de même à me concentrer de nouveau sur mon travail afin de passer une matinée sans encombres.

La disposition de notre tablée a quelque peu évoluée depuis les deux dernières semaines. Alors que je m'attablais face à Nicolas au départ, je me suis maintenant installée à ses côtés, afin de ne pas multiplier nos regards un peu trop pénétrants, qui auraient pu finir par se remarquer. Tandis que les uns parlent de leurs investissements immobiliers, les autres décrivent leur dernière sortie culturelle. Nous nous mêlons peu à ces conversations, sauf pour y raccrocher quelques questions discrètes qui nous permettent d'en savoir un peu plus l'un sur l'autre.

La pause du midi passe toujours trop vite. Je dois déjà retourner dans la classe pour préparer mes cours de l'après-midi. Alors que je suis en train de recenser le matériel, je me rends compte qu'il me manque les œuvres d'art en grands formats qui se trouvent dans la réserve. Je m'empresse d'y aller, surtout qu'il ne me reste plus que trente minutes. Dans le couloir, je réfléchis à l'œuvre que je choisirai d'exploiter.

Alors que j'arrive à proximité de la pièce, quelques bribes de conversation se mettent à me parvenir. Ne voulant pas déranger qui que ce soit, je préfère regarder discrètement qui se trouve dans la pièce avant d'entrer. Ce n'est qu'arrivée devant la porte, en regardant entre deux lattes ajourées, que je commence à comprendre ce qui se passe. Nicolas se tient debout ; je le vois de profil. Il a un bras en l'air, agrippé fermement au tenant métallique de l'armoire, et l'autre appuyé sur la tête d'une femme, agenouillée à hauteur de son entrejambe. Il est habillé mais sa braguette est grande ouverte. Il pousse la tête de la femme, qui enfourne profondément sa bite dans sa bouche. Elle fait des allers-retours de plus en plus rapide, la main sur la base de son sexe, tout en malaxant les bourses de mon collègue. Je suis partagée entre la fascination de la scène et l'impression d'avoir été menée en bateau. Quoi qu'il en soit, je ne peux détacher mon regard de ce qui se déroule devant moi.
« Ah oui, gémit-il, gobe-là en entier. Tu fais vraiment les meilleures pipes que j'ai jamais eues.
Une compétition malsaine commence à naître en moi. Les meilleures fellations ! C'est ce qu'il croit, j'ai quelques notions en la matière moi aussi !
Il lui arrache alors le corsage afin de faire sortir deux seins lourds qu'il malaxe consciencieusement.
« Vas-y, frotte-les sur ma bite, continue-t-il en les appuyant lui-même dessus, comme ça... T'es vraiment une chienne. Des fois, je me dis que je devrais te mettre une laisse, t'attacher dans un coin de la pièce et venir me faire sucer de temps en temps.
- Mais... t'es dégueulasse ! Répondit la voix de la directrice, que je reconnais aussitôt.
Elle fait la moue.
- En général j'apprécie ce qu'on fait ensemble, continue-t-elle, mais là, tu pousses un peu.
- J'aime bien quand tu fais la prude, ça m'excite encore plus, lui répond-il, et ça libère mon imagination sexuelle !
Alors qu'il prononce cette dernière phrase, il descend la culotte de la directrice en dirigeant son autre main vers la réserve des crayons.

- tu as l'air légèrement énervée ce midi, je vais te détendre un peu, lui susurre Nicolas en glissant deux stylos sous sa jupe. Il la soulève alors complètement pour qu'elle soit cul-nu et introduit sans résistance les deux objets. Si bien qu'il continue. Trois. Quatre. Cinq...
- Eh bien, lance-t-il alors, tu es chaude comme l'asphalte en juillet.
Elle lui prend alors son autre main et se met à se masturber en l'utilisant. Ce geste me fait me rendre compte que ma stupeur est passée et que j'ai moi aussi envie de me toucher. Je cherche une position adéquate et trouve une caisse de ramette de papier sur laquelle m’asseoir. Cela devra faire l'affaire.
- Oh Nicolas, halète-t-elle, vas-y encore plus fort.
Mon rythme s'adapte alors à celui des deux amants de l'autre côté de la porte. La scène est de plus en plus excitante, à tel point qu'il ne peut plus se retenir de la pénétrer. Il la retourne violemment en lui appuyant la tête sur la table, un peu trop près du massicot. Sans prendre la peine de se déshabiller, il enfonce sa bite dans le trou qu'il a bien préparé. Il saisit une règle au passage et lui rougit les fesses avec. Elle pousse alors de petits gémissements dont on ne sait s'il s'agit de douleur ou de plaisir. De mon côté, je peine à retenir l'orgasme qui monte déjà en moi. Ne s'arrêtant pas, il lui enfonce un stylo dans le cul. Elle crie :
- Je n'en peux plus Nicolas, je...
Il lui plaque sa main sur la bouche pour l'empêcher d'en dire davantage et de parler si fort, tout en poussant des grognements. Vient alors ses dernières ruades, plus espacées, concordant presque tout à fait avec les miennes. Quelques secondes passent dans un silence total... Je crois qu'il va falloir que j'attende un peu avant de récupérer ce que j'étais venue chercher.

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