Amour En Musique 29

"Les jambes écartées"

Les jambes bien écartées… et levées vers le ciel, un peu comme si j’avais fait la chandelle, j’étais sous l’emprise de ma petite amie, plus que jamais. Dans sa ligne de mire. La position me rendait vulnérable. Une fois encore, je ne pouvais que me laisser faire. Je… le devais.

Les jambes écartées, il était impossible de ne pas voir Laura. Elle était accroupie, sur les genoux et elle se tenait entre mes jambes. Ses douces mains roses étaient posées sur la peau de mes jambes. C’était comme ça qu’elle se cramponnait à moi pour m’étreindre.

C’était toujours avec douceur qu’elle s’y prenait. N’oublions pas que nous étions au début du processus d’initiation auquel elle voulait me convertir. Me brusquer? Ne penser qu’à elle? Elle n’y pensait même pas. Tout simplement parce que ça la répugnait, la pensée même de me faire du mal. Si jamais ça… arrivait… NON! Laura ne voulait même pas y songer une seule seconde. C’était pourquoi elle usait et abusait de la douceur et de la sensualité qu’elle avait en elle, de telle sorte que ça reste agréable pour moi.

Drivers' License de Olivia Rodrigo...

– Mon chéri… Aah...

Les jambes écartées, je ne perdais pas une miette de tout ce qu’il était en train de se passer. Pour la simple et bonne raison que c’étaient des moments précieux, des instants privilégiés et que, quand nous ne pourrons pas être ensemble, j’y penserai, à cette rencontre, à cette première nuit d’amour. Et alors… À force de concentration, le visage et le corps de Laura se matérialiseront dans mon esprit. À tête reposée, un peu comme quand on s’assied sur un fauteuil et qu’on écoute tranquillement de la musique, quel qu’en soit le style, la voix de Laura me reviendra et résonnera chaleureusement dans mes oreilles. Laura avait beau être prédatrice… Je n’en étais pas non plus moins aux aguets.

Afterglow de Genesis…

On se regardait, on se souriait.



On se souriait, on se regardait.

C’était définitivement plus que faire l’amour. Bien plus. Tellement plus… Il y avaient les actes… Oui. Il y avaient les attouchements et les caresses… Oui, aussi. Mais c’étaient l’amour et les émotions qui faisaient que ces moments étaient forts. Et là, on ne se quittait pas des yeux. On était complices dans le plaisir, jusqu’au bout des ongles.

Les jambes en grand écart dans les airs, j’avais beau «subir», être vulnérable, passif... Je n’en restais pas moins aux aguets. J’étais curieux. Je n’en perdais pas une miette. Ça me fascinait de voir comment Laura s’y prenait. Le moindre de ses gestes, de ses mouvements… Le moindre de ses regards, la moindre expression… Le moindre de ses mots, le moindre sentiment exprimé… Et quand nos yeux se captaient, se fixaient sans se quitter, c’étaient des instants où la magie se prolongeait, au-delà du sexe.

Laura s’arrimait à moi en posant le plat de ses mains sur mes jambes, plus précisément sur leurs arrières. C’était un contact doux. Elle veillait à ce que ses attouchements restent délicats, agréables. Ce n’était que du plaisir… Comme elle m’avait dit un peu plus tôt quand j’avais découvert que nous étions en fait seuls dans la maison et qu’elle m’avait avoué qu’elle mourait d’envie de faire l’amour avec moi, elle voulait que ma première fois reste un souvenir à jamais gravé dans mon cœur, dans mon corps et dans ma tête. C’était ce qui expliquait la langueur et la prudence de ses gestes. Ce n’était que du plaisir.

– Mon ché… ri… Là… Aah… Je m’occupe de toi… J’aime...

Ses lèvres sur la peau de mes cuisses… Le bout de ses lèvres cerise…

J'étais à nu, aussi bien au sens propre, physique, qu'au sens figuré, psychologique. La caresse labiale était… mmmh… exquise. J'aimais… Du coup, ça m'a donné l'envie de me dévoiler… de me donner… de m'offrir encore un peu plus à Laura. Et là… même si ses doigts étaient posés sur ma peau, j'ai délibérément pris la liberté d'écarter encore un peu plus les cuisses.
Je voulais que Laura continue de s'occuper de moi comme elle le faisait. C'était pour ça que j'ai voulu lui laisser l'accès le plus ouvert possible.

Un autre petit baiser sur l'intérieur de ma cuisse… Ses lèvres étaient mouillées, juste ce qu'il fallait.

Laura m'a alors lancé un regard. Ses yeux étaient étincelants. Ils me caressaient, eux aussi. C'était tellement agréable… mmmh… comme contact, là encore. On était sur la même longueur d'onde. Parce que nos yeux étaient remplis d'amour, les siens comme les miens. C'était aussi simple que ça. Nous étions bel et bien ces deux amoureux tout frais, tout beaux. C'était tout ce qu'il nous importait, là.

Un petit coup de langue sur mon périnée… Les caresses étaient plus… osées.

C'était toujours autant… délicieux. Je pouvais m'abandonner les yeux fermés, c'était sûr! Maintenir le contact visuel, maintenir le contact tactile… Ça rendait nos ébats plus intenses, plus… savoureux encore. C'était doux. Et ce qui était paradoxal, c'était que ça avait beau être la nuit et que l'on se séparerait probablement dans la journée même… On prenait notre temps. C'était ma toute première fois. C'était NOTRE première nuit d'amour. Ça resterait gravé pour elle comme pour moi.

Empty de Garbage…

– Prends ta queue dans ta main, Benoit. Branle-la… Des petits mouvements de va-et-vient… Juste ta main qui va et qui vient… Et moi… Je vais… te lécher…

On continuait de se regarder.

La vue était importante pour nous. Parce qu'elle nous émoustillait. Elle nous stimulait. J'irai même plus loin en osant dire que que ça nous excitant. C'était un duel de regards et on aimait ça. Nous bouffer des yeux…

Ily (I Love You Baby) de Surf Mesa...

– Ta main monte… Et elle descend, Benoit… C'est ça… Elle monte… Elle descend… Continue comme ça… T'arrêtes pas, mon chéri. Pas plus vite… Pas plus fort… Et moi… Je vais… m'occuper de ton anus…

Toujours le même grain de voix caressant, sensuel, aguicheur… Décidément, c'était quelque chose qui me plaisait ET qui me faisait fondre.
Ça faisait un moment que j'avais lâché du lest, que je n'étais plus apeuré, que je n'appréhendais plus la suite des événements. Et nous en étions là, à présent.

On était complices dans la luxure et le plaisir.

– Branle-la, ta belle queue, mon chéri… Fais-toi du bien… Accompagne mes caresses… Tu vas voir… Mes lèvres et ma langue… Ce n’est que du plaisir, mon mystérieux… Tu… vas… aimer.

Les jambes grandes ouvertes et le poing enroulé autour de mon membre, je n’étais plus que sensations. Je me laissais faire. Je LA laissais faire. Et j’aimais ça. Je n’avais pas… plus à me poser de question. Les questions n’avaient pas… plus leur place, à présent. Je laissais le destin m’emporter. Et Laura y était pour quelque chose. Beaucoup, même. Oh… oui.

On ne se quittait pas des yeux.

En plus des baisers, des caresses et des autres gestes en tout genre, la vue nous excitait beaucoup. Le moment était intense et ça allait au-delà du sexe. C’était beaucoup, beaucoup plus. C’était un tout.

Kiss Land de The Weeknd…

– Tu te masturbes, mon amour… Ça m’excite de te regarder le faire… Branle-la, ta belle grosse queue, mystérieux… Comme ça… Toujours sur le même rythme… Ne brusque rien… Ce sera délicieux quand tu vas jouir… Je te le promets, mon Benoit...

Nous nous sommes regardés.

Nos yeux étaient complices. Ils se connaissaient et se reconnaissaient inlassablement. Laura avait un beau sourire aux lèvres. Ça se voyait qu’elle était bien, qu’elle était heureuse. Ça me faisait tellement plaisir de voir la jeune femme ainsi. C’était MOI qui en étais la raison. Et j’avais bel et bien l’intention de faire en sorte que ça continue, si ce n’était… plus…

Les va-et-vient de ma main n’étaient ni plus rapides, ni plus frénétiques. Ils étaient plutôt amples, langoureux. Et vu que regarder, ça me plaisait… J’observais avec attention Laura dans le même temps où je me caressais. Ça m’excitait.
Au plus haut point. Je voyais à l’éclat de ses yeux ET au sourire qu’elle avait qu’elle prenait du plaisir… à m’en donner.

Sa langue virevoltait. C’était comme si elle était inépuisable et qu’elle se délectait de toute cette étendue de peau qui se présentait encore à ses muqueuses. Ça avait beau ressembler à des chatouilles par moments… Ça n’en était pas moins agréable. J’aimais…

La tension érotique du moment était éprouvante.

Ce n’était que pur délice…

Les caresses étaient douces. Ça se sentait que Laura était délicate et qu’elle avait de l’expérience en la matière…
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"Là... Comme ça..."

Ah… Son mystérieux… Laura ne pouvait décidément pas s'empêcher d'être comme ça. Mais dès qu'il était question de SON Benoit, toute raison la quittait. Laura n'était plus objective. L'amour et le désir qu'elle ressentait pour CET homme corrompaient son bon sens. Son corps vibrait. Son cœur pulsait. Son esprit se perdait.
Second Home by the Sea de Genesis…
Ça faisait depuis un bon moment qu'elle avait perdu la raison. Ce qu'il lui importait, c'était d'écouter son cœur, ses sentiments. Son corps, les sensations qu'elle ressentait. Mais que voulez-vous… Quand un seul être compte pour vous, alors vous n'êtes plus objectif, objective. Vous avez cet être dans votre corps, dans votre cœur et dans votre tête. Alors, vous avez envie de tout lui offrir. Tout simplement parce que vous l'avez dans la peau, cet être.
Et là… Laura, elle aussi, était à fleur de peau. L'homme dont elle était folle… qu'elle désirait plus que tout… avec qui elle sortait désormais… Le fait qu'il soit comme ça, dans cette position… Il était tout à elle… Il ne pouvait pas… plus lui échapper. Oh… non.
(«Il est tout à moi… Rien qu'à moi… Il n'y a que moi… Il faudra me passer sur le corps, d'abord… Et ça… C'est pas gagné… Croyez-moi, les filles.»)
Laura se disait ça, dans sa tête.
Son mystérieux… Il était là, comme ça…
Les jambes écartées, un peu comme s'il faisait une chandelle en cours de gym, en EPS. Il était tout à elle. Et il y prenait du plaisir… Laura avait beau en jouir, au plus haut point… Elle avait toujours du mal à y croire. SON Benoit… Il avait les jambes en l'air, le bassin surélevé par un coussin qu'elle avait placé au préalable pour que ce soit confortable pour son petit ami musico. Elle y tenait, plus que tout. Elle était comme ça, Laura.
Je me masturbais. Pas plus vite, pas plus fort. J'écoutais ce que me disait Laura. C'était un peu comme ces filles, ces camgirls et ces «Jerk Off Instructions» de plus en plus en vogue. Sauf que là, Laura, elle, n'était pas derrière un écran. Elle était là, en chair et en os. Corps et âme et sexe. Nous étions ensemble dans ce lit… et nous faisions l'amour, encore et toujours. Je me masturbais sur le rythme que Laura m'imposait. Ce n'était que pur délice… Et je la laissais faire… Je la laissais me toucher. Me caresser… Me lécher. Là… Comme ça.
Je buvais ses paroles, ses instructions. Je voulais appliquer à la lettre ce qu'elle me disait. Elle m'initiait. Tout à l'heure, quand elle m'avait parlé de son passé, de sa vie sexuelle, elle m'avait dit qu'après avoir goûté au sexe, cette belle chose ne l'avait plus jamais quittée. Ça faisait partie d'elle, depuis.
Maneater de Nelly Furtado…
Je buvais ses paroles, ses instructions. Si elle me guidait, si elle avait encore et toujours dans ses mains les rênes de ma… de notre première fois, c'était parce qu'elle avait une certaine connaissance des plaisirs charnels, divers et variés, quels qu'ils étaient. De plus, elle avait bien plus d'expérience, par définition. Si elle disait les choses comme ça, si elle m’ordonnait un changement de rythme ou carrément d’arrêter de me toucher ET de me donner par conséquent du plaisir, c’était justement parce qu’elle savait l’effet que ça faisait, le plaisir que l’homme était en train d’avoir… la jouissance qu’il aurait plus tard, la suite à donner à ces caresses, baisers et autres attouchements. Je me laissais faire. Je m’en remettais à elle.
– Chéri… Je te lèche… J’y prends beaucoup de plaisir à faire ça… J’ai beau t’en donner, moi… TOI, tu m’en donnes en retour… Si, si, je t’assure! Tu as les jambes grandes ouvertes… Tu me laisses faire… C’est comme ça que j’en ai, du plaisir, moi aussi… Continue, bébé… J’aime…
(…)
Elle a marqué aussitôt un temps d’arrêt.
C’était comme un peu plus tôt, quand nous faisions l’amour… quand je la pénétrais, en missionnaire, et qu’elle avait eu son premier orgasme avec moi. J’avais eu besoin de reprendre mon souffle, de recouvrir mes esprits. Et là, après l’amour, elle avait osé m’appeler pour la toute première fois «Chéri». Là, et bien qu’elle m’avait déjà avoué son amour, il n’y avait plus eu aucun doute possible. J'étais corps et âme… et sexe à elle, j'étais désormais son petit ami attitré.
Là, elle venait… de m'appeler… «Bébé»?
Sur le moment, ça a été comme une piqûre de guêpe que je recevais. Je n'ai pas bougé d'un poil. Cependant, étant donné que ce n'était pas un mot que j'avais entendu de sa bouche jusqu'à ce moment, ça m'a d'autant plus… Surpris? Non. Je savais que Laura était audacieuse comme ce n'était pas permis. Et je savais, d'autant plus, dès lors, que je n'étais pas… plus au bout de mes surprises. Alors… Surpris? Effectivement, non. Oh… que non. L'effet de «piqûre» me donnait un coup de chaud, en fait. J'avais la peau qui me picotait. La chair de poule. C'était une putain de sensation étrange. Une putain de sensation agréable.
J'ai regardé Laura.
Elle m'a aussitôt regardé.
Elle m'a souri presque instantanément. Elle m'a déposé un tout petit baiser mouillé sur la cuisse.
Liquid Love de Roy Ayers, morceau jazz…
Un baiser à la Laura, quoi.
J'ai poussé un soupir de plaisir. J'ai-mais…
– Aah…
– Oh? Oh! Mon Benoit… Bé… bé… Oui… Tu es MON bébé. Tu es bien… Je le sais… À… moi! Tout à… moi! Continue de te masturber, chéri… Là. Comme… ça. Pu… tain! J'aime! J'aime te voir la prendre, ta belle queue… Con… ti… nue.
Laura haletait. Elle soupirait, elle aussi. Elle faisait des bruits sensuels et ça avait le don de m'émoustiller au plus haut point. Elle me faisait fondre. Elle me faisait craquer. Oui. Elle me rendait fou, inexorablement. Je la laissais me… toucher. Me… caresser… M'embrasser… Me… lécher… Tout ça, en toute impunité. J'y prenais… tellement de plaisir.
Mais ce n'était pas que l'effet des caresses. Ça allait au-delà du sexe, de la pratique sexuelle en question, l'anulingus, le «rimming» comme disent les anglophones. Il se trouvait que j'adorais ça, la regarder. La regarder faire, le cas échéant. De voir ma petite amie… la femme dont je tombais amoureux, petite touche par petite touche, s'occuper de moi comme elle le faisait… De la voir y prendre du plaisir TOUT AUTANT qu'elle m'en donnait… Je ne pouvais que garder les yeux sur elle. Il ne pouvait pas en être autrement.
Et là, précisément, j'avais les yeux braqués sur elle. Ma position renforçait cet effet. Ce que je voyais me faisait une énième fois perdre la raison… Laura avait la langue tirée et elle me caressait par l'intermédiaire de tout petits coups. Des coups amples, avec le plat de sa langue. Elle me léchait litté-ra-le-ment. J'étais… on-ne-peut-plus attentif. Ses yeux étaient fermés quand elle me donnait les coups de langue, quand son visage était collé à mes fesses. Je lâchais prise. Et elle, elle en faisait tout autant. Elle ne posait pas de question et elle s'occupait de mon anus comme bon lui semblait. Et pourtant, elle était… restait délicate. Tendre. Ces caresses étaient légères comme des plumes. Je sentais le plaisir monter en moi. J'avais même l'impression de planer dans les airs tellement j'étais détendu. C'était trop… bon. Je ne m'en lassais décidément pas.
Come Back to Me de Cunnie Williams…
– Mon Benoit… Aah…
Elle a relevé la tête pour me regarder. Ses yeux étaient de nouveau ouverts. Ils étaient on-ne-peut-plus brillants. Elle avait la langue tirée. Sa belle «petite» langue rose, joueuse et coquine à souhait… Promesse de bien de plaisirs… Des plaisirs divers… et variés. Et je lorgnais aussi la naissance de sa poitrine généreuse… Ça ballottait, malgré le fait que Laura soit allongée sur le ventre.
– Bébé… Continues de te toucher… Encore un petit peu… Continues de me mater… Mes jolis gros seins blancs… Tu les aimes… T'en prives surtout pas, beau mystérieux… Et moi… Je vais la reporter sur toi, ma langue…
J'en ai soupiré de plaisir.
C'est dingue, quand on y pense, mais rien que ses mots, quoi! L'effet qu'ils produisaient sur moi… Et ce n'était pas sur n'importe quel grain de voix qu'elle les prononçait… Les mots et les actes allaient de pair. Ce n'était que du plaisir…
Let the Music Play de Barry White…
Laura avait de nouveau les yeux fermés. Je l'observais. Je ne la quittais plus des yeux. Je n'en perdais pas une miette. Les yeux fermés, elle se donnait, elle aussi, corps et âme. Ses coups de langue étaient juste… sen-su-els. Je ne maîtrisais plus rien. J'osais pousser des gémissements éloquents, des petits cris. Je n'avais plus aucune vergogne. Elle, je pense qu'elle essayait au maximum de tirer toute la quintessence du plaisir qu'elle me procurait. Et puis… Je savais désormais que c'était une pratique qu'elle appréciait tout particulièrement… C'était sûr qu'elle s'en donnait à cœur joie, Laura.
– Mmmh… Ton «petit» cul, mon chéri… Ton trou… Il a pas éclos, encore… Ce n'est que partie remise, mystérieux… Oui… Juste… Détends-toi… Je vais être toute douce… T'as rien à craindre… Continues d'avoir confiance en moi… Dis oui au plaisir… Car c'est que du plaisir… Là. Comme ça.
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"Je vais... Je VEUX..."

Je n’en finissais plus de retenir mon souffle, ma parole! Mais il faut me comprendre, avec le recul. Laura me parlait. Elle me touchait, me caressait dans le même temps. Ses paroles ET ses gestes étaient doux comme des plumes. C’était un cocon de sensualité qu’elle n’en finissait plus de tisser, et ce, pour que je sois détendu et que je jouisse du plaisir qu’elle me procurait. Pour que je sois ET que je reste corps et âme avec elle, à elle. Et pour ça, ça passait par de la douceur et de la tendresse. Par de l’amour et par des caresses. Laura le savait.

– Mon ché… ri… Tu le sais, que je suis douce… C’est nous deux, là… Et là, c’est de toi dont il est question, Be… noit. Dé… tends-toi… Je… suis… douce.

Always de Erasure…

Nous nous regardions. Nous ne pouvions pas nous en empêcher. Nous aimions ça. Laura en a profité pour m’embrasser l’intérieur de la cuisse. L’instant d’après, elle s’est retirée de cette cuisse et elle m’a fixé. Elle m’a souri. Je voyais ses dents blanches. Je voyais ses lèvres brillantes qui sentaient bon la cerise. Laura était irrésistible. C’était aussi simple que ça.

– Be… noit… Mon cœur bat dans ma poitrine… Là. Pas loin de mes beaux gros seins que tu aimes beaucoup...

Je l’ai vue poser l’une de ses mains sur sa poitrine, à l’emplacement de son cœur. Et, effectivement, cette main, elle n’était pas loin du tout de ses gros seins magnifiques.

– Si tu continues comme ça… Si tu continues d’être comme j’en ai rêvé… Je te… préviens. Je ne répondrai plus de rien… Je vais frôler l’arrêt cardiaque… Je suis bien… avec toi.

Laura me touchait émotionnellement parlant. Au plus haut point. Elle était tellement aux aguets, attentive au moindre de mes faits et gestes. À la moindre de mes réactions. Elle était comme ça, Laura, n’oublions pas. Elle me parlait, me touchait comme si j’étais fait de porcelaine. Elle était soucieuse, garante de mon bien-être et elle veillait à ce que, justement, mon bien-être demeure

– Mon chéri… Tu es… bien, là… Tu es entre mes mains… Mon cœur bat très fort… Si fort… Là. Il est à toi, mon cœur, joli Benoit. Attends-moi, mystérieux. Je…

Typiquement Laura encore là…

Je ne savais que trop bien qu’elle ne me laissait pas en plan. C’était comme un peu plus tôt, quand je lui avais touché, peloté les seins pour la toute première fois. Elle s’était détachée de notre étreinte et elle m’avait bandé les yeux quelques instants après. Elle me l’avait ensuite retiré, ce bandeau, et là, j’avais pu admirer la jolie parure de dentelle bleu poudre qu’elle avait revêtu.

Lollipop de Alexandra Stan…

– Benoit… Mon Benoit… Mon Benoit à moi… Plus particulièrement cette nuit… Je vais… Je VEUX m’occuper de toi… Je vais… Je VEUX te faire l’amour, moi aussi… Jusqu’à ce que tu jouisses, toi aussi… C’est MOI qui te donnerai cet orgasme… Je te promets, beau mystérieux…

Elle était revenue juste quelques instants en fait après qu’elle m’ait laissé. Ça n’avait pas du tout duré. Je réalisais, en y réfléchissant, qu’une chanson avait résonné dans les chambres via les enceintes. Cette chansons avait été interrompue. Et à présent, c’était ce titre de Alexandra Stan que l’on entendait. Et si Laura m’avait laissé le temps d’un instant, le temps de changer de chanson pour que justement CETTE chanson, en particulier, soit diffusée, c’était tout sauf le fruit du hasard. Laura n’avait pas pour habitude de dire ET de faire les choses au petit bonheur la chance. Oh… non. Elle préparait, mijotait quelque chose, encore, Laura… Qui plus est, mettre cette chanson-là et pas une autre… Laura… voulait-elle, implicitement, m’envoyer un message? Je restais aux aguets pour ma part.

– Benoit… Encore une fois, tu as deviné… N’est-ce pas? Cette chanson-là, je ne l’ai pas mise au hasard… Tu es ma friandise, là… Ton cul… Il est tout à moi… Rien qu’à moi… Il n’a pas éclos… Il faut du temps et de la patience… Je le sais… Je vais prendre mon temps… Je vais être patiente, mon amour…

White Wedding de Billy Idol…

Laura a des yeux tellement expressifs… On s’y noierait… Ils ne sont pas bleus… Certes… Ils sont verts. Ah… Les yeux de vipère… Et là, depuis notre rencontre dans la loge du café des Amours mortes, je les voyais plus particulièrement, ses yeux verts. Elle m’avait injecté dans les veines le venin du désir. De la luxure, je devrais même dire, plutôt. Et quand elle me regardait… Quand elle braquait ses yeux dans les miens… Laura me faisait comprendre… que c’était MOI. Pas un autre que MOI.

Et là, ses deux mains se sont reposées sur moi. Mais cette fois… Plus fermement. Laura faisait main basse sur moi. Très nettement. Les jambes écartées comme si je faisais la chandelle, je me laissais aller. C’était Laura qui avait le dessus sur moi. Et là, au vu de ce que je voyais, Laura semblait… était déterminée. Ses gestes ne faisaient plus l’ombre d’un doute. Laura savait ce qu’elle faisait. Et lorsqu’elle m’adressait son regard intense, elle était comme une panthère prête à bondir. Ah… Moi aussi, je la regardais, Laura… Et de la voir m’observer comme elle le faisait, je ne pouvais que jouir de le faire. Ça me plaisait. Ça… m’émoustillait. Et si, moi non plus, je ne la quittais pas des yeux, c’était justement pour l’encourager à continuer de se comporter comme elle le faisait. Pour lui dire implicitement que j’aimais qu’elle fasse tout ça. C’était ELLE. ELLE. LAURA.

Who Needs Love (Like That)? de Erasure…

– Benoit… Tu me regardes sans arrêt… Tu aimes me regarder te donner du plaisir… Petit… coquin, Benoit! Mais j’aime que tu sois comme ça… Quand tu me regardes… Ça me donne encore plus envie de toi en retour, mon cœur… Continue… Tu… m’excites, toi aussi!

Les mots de Laura m’ont sacrément donné un coup de chaud. Comment aurait-il pu en être autrement?

(La tête sur l’oreiller, alors que nous nous reposons à présent, je repense à cette première fois, MA première fois, à nos ébats. Elle, elle est épanouie. Sa tête est sur ma poitrine, et Laura ne peut pas s’empêcher de jouer encore un peu avec mes tétons. Je lui donne des petits baisers sur les tempes, sur le front. Je lui caresse les cheveux avec tendresse. Nous sommes… repus, elle comme moi, désormais. Nous nous sommes donnés corps et âme. Ça a été… particulièrement… intense, comme première fois. Et ça a été tellement… bon. J’ai beaucoup aimé. Et ce n’est que le début, je me dis. Et au moment où je me fais cette réflexion, je sens Laura qui remue légèrement et qui se prélasse contre moi. Elle grogne. L’instant d’après, elle soupire de bonheur. Elle tourne un peu la tête et l’oriente en direction de la mienne. Elle a des petits yeux désormais. Des yeux teintés, embués de bonheur et de fatigue à la fois. Laura s’est beaucoup donnée du début à la fin. Sans modération. Elle est toujours aussi craquante, même avec quelques mèches de ses cheveux roux collés à son front, même avec la peau qui transpire.

– Benoit… Je t’aime. J’ai a-do-ré faire l’amour avec toi. Il faut que tu le saches. Rarement je me suis autant lâchée, éclatée au lit. Toi… Tu es beau, Benoit. N’en doutes plus jamais maintenant. Nous n’en sommes qu’au début…)

Nautilus de Bob James…

– Mmmh… Benoit… Mystérieux… MON mystérieux… Je prends que du plaisir avec toi… Quand je passe ma langue sur toi… Tu sais pas, je crois, l’effet que ça me fait…

Nous nous sommes regardés

Comme pour ponc, accen ce qu’elle venait de dire, Laura m’a déposé une pluie de petits baisers. Sur la peau des testicules… Sur la hampe de mon pénis… Sur mon périnée… Dans l’intérieur de mes cuisses…

– Mmmh… Oui, Benoit… Je crois pas que tu saches à quel point elle me fait de l’effet, ma langue sur toi… Je suis déchaînée et je ne compte pas m’arrêter...

Je le voyais, qu’elle était déchaînée… Son désir… ses désirs étaient inexorables. Et dieu sait qu’elle n’est pas le genre de femme à les réfréner. Laura, quand elle a une idée dans la tête, elle ne l’a pas autre part. Ou plutôt si… Sa chatte… Son cœur… Ses yeux… Son esprit lubrique… Tout ça, ça parle pour elle. Et elle ne l’aurait pas dit, je l’aurais deviné. Laura, elle aussi, était à nu, après tout… Laura est une créature de sexe féminin, lubrique, émoustillante à souhait. Et là, rien qu’en la regardant dans les yeux, je voyais qu’elle l’était… Lubrique, émoustillante… C’était la nature profonde de Laura. D’un moment à l’autre, dans l’intimité, quand elle en pinçait pour un homme et qu’elle l’avait dans la peau, Laura se métamorphosait, se révélait. Et dès lors, les dégâts étaient perpétrés. Il n’y avait plus rien qu’elle puisse faire.

Laura maintenant, fermement mais délicatement, ses mains sur l’arrière de mes jambes pour continuer de garder ces dernières en l’air. Sa bouche sur mon entrecuisse… Laura était… on-ne-peut-plus déterminée.

– Benoit… Je vais m’occuper de toi, encore et toujours… Je VEUX…

Je l’ai regardée et j’ai hoché la tête.

Elle pouvait.

Même si ce n’était plus nécessaire, elles les avait, ma permission, mon consentement. Tout simplement parce que je n’avais plus aucun contrôle et que j’avais envie de continuer de goûter à ces caresses… osées et à ces plaisirs… particuliers auxquels elle m’initiait, Laura.

Un autre petit bisou sur la cuisse…

J’avais, de mon côté, le sentiment de tenir une position outrageuse. Mais peu m’importait. C’était comme ça que j’étais. C’était comme ça que Laura me voulait. C’était comme ça que je voulais rester pour le moment, par conséquent.

De la cuisse au périnée, il n’y avait qu’un pas…

Du plat et de la pointe de la langue, Laura faisait des merveilles…

Je me laissais aller.

Je ne maîtrisais plus du tout les sons qui sortaient de ma gorge. Mes cordes vocales faisaient des leurs.

Laura était douce. Je voyais sa langue. C’étaient des contacts sensuels entre nous.

J’aurais été tenté de tendre une main vers elle, et ainsi caresser sa crinière rousse. Cependant, l’équilibre de la position se résumait à mes mains qui me maintenaient les jambes ainsi dans les airs… C’était tout l’intérêt, la clé de la position.

C’était peut-être mieux ainsi, tout compte fait…

– Benoit… Reste comme ça. Tu es bien, ainsi. Beau et vulnérable à la fois… Mais tellement excitant… Si tu savais à quel point j’ai envie de toi, joli Benoit, à cet instant…!

The Love Thieves de Depeche Mode…

– Oh… oui, Benoit. Je ne veux JAMAIS me lasser d’avoir envie de toi…























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