La Saga Des Esclaves Au Château Du Marquis D'Evans (Épisode N° 512)

Vanessa au Château – (suite de l'épisode précédent N°511) -

Quand le téléphone du commandant les interrompt dans leur baiser…

« Allo, oui ?... Ah, bonjour très cher, comment allez-vous ?... Quoi ! encore ? Quel genre de désobéissance ?... Hum, je vois, vous avez donc besoin de mes services…. Avez-vous eu le temps de vous équiper de ce que je vous avais conseillé ?... Parfait, donc venez-me voir avec, disons cet après-midi vers 14h, cela vous irait ?... Parfait à toute à l’heure alors »

Il raccroche et se tourne vers Vanessa qui le regarde d’un air interrogatif.

- Ça ne va pas ? questionne-t-il.
- Si, je me demandais juste qui c’était, mais j’ai réalisé que c’était du domaine de la D/s et que je n’avais pas à te demander de me dévoiler tes activités de Dominant.
- C’est exact, mais comme tu vas les rencontrer cet après-midi, je vais te donner quelques explications. Tu as dû comprendre qu’il n’y avait pas que Monsieur Le Marquis d’Evans qui me confiait Ses soumises ?
- Oui, oui.
- Comme tu le sais, je suis un éducateur renommé dans notre cercle et bon nombre de jeunes Maîtres font appel à mes services. Cet homme est justement un Maître peu expérimenté qui est entré dans notre univers il y a moins d’un an, il est bisexuel. Son soumis, un homosexuel, lui appartient depuis cinq ou six mois, et il semble prendre à la légère, son statut.
- Un petit rebelle en somme, s’amuse la jeune femme.
- Oui, mais c’est très sérieux, je dois aider ce jeune Maître à reprendre les rênes. Donc il va venir ici cet après-midi, ne t’inquiètes pas, tu seras présente, avec ton collier, mais tu n’auras pas à obéir à cet homme, juste à te comporter en parfaite soumise pour ne pas ruiner ma réputation d’éducateur, sinon je serai contraint de te punir sévèrement et tu sais que ça me coûte.
- Je te promets de faire honneur à l’éducation que j’ai reçue.
- Bon, je dois te montrer quelque chose, je voulais attendre un peu avant de te le dévoiler mais là je n’ai pas le choix, dit-il d’un ton énigmatique.



Le commandant se lève et passe son boxer, la jeune femme enfile son peignoir et le suit. Il se dirige vers le placard sous l’escalier, ouvre la porte et s’écarte pour laisser la jeune femme regarder. Vanessa voit un placard, tout ce qu’il y a de plus normal comme petite remise judicieusement placée par simple gain d’espace, elle observe attentivement pour chercher ce qu’elle doit trouver, mais ne voyant rien de plus elle se retourne d’un air interrogatif.

- Tu ne vois rien ? s’amuse-t-il.
- Non, effectivement, rien de rien, que devrais-je voir ?
- Te rappelles-tu ton premier entraînement dans la cage ?

Vanessa pense à cette cage, véritable outils d’entrainement au feu, utilisée par les pompiers. Plongés dans le noir, avec une quantité limitée d’air, ils doivent trouver la sortie de ce labyrinthe d’acier, où les portes ne sont pas toujours ce qu’elles devraient être.

- Oui, évidemment, répond la jeune femme qui ne comprend toujours pas.
- Qu’est-ce que tu y avais appris ?
- Qu’une porte est parfois difficile à trouver.
- Et donc ?

Vanessa regarde de plus près le placard, rien au plafond, ni au sol, elle inspecte chaque mur, et finit par sentir de l’air s’échapper du côté fermé sous l’escalier. Elle tâte le mur et trouve une petite chainette qu’elle tire. C’est avec une immense surprise qu’elle voit la planche s’incliner jusqu’à se plaquer sous l’escalier et dévoiler un nouvel escalier, qui descend vers ce qui s’apparente à une cave. Elle envoie un regard interrogateur vers son ami qui lui fait signe de descendre, tout en lui emboitant le pas. Elle arrive dans une immense cave voûtée aux pierres apparentes qui doit faire la surface au sol de la maison. Le décor est digne des donjons de son Maître, avec des rideaux de velours rouges accrochés aux murs, et des meubles noirs, fauteuils, canapés, poufs. Des tables en bois et divers instruments de Domination terminent cette décoration.


- Je ne l’aurai jamais deviné, dit la jeune femme en se tournant vers son ami.
- C’est fait pour, la maison n’est pas assez vaste pour cacher une pièce, et ainsi l’espace est très bien insonorisé.
- C’est décoré avec goût, j’aime, même si je ne suis pas pressée de me retrouver enchaînée ici, dit-elle d’un ton détendu.
- Ça t’arrivera un jour, et d’ailleurs si je voulais te le montrer c’est qu’on y sera cet après-midi.
- Et la porte là-bas, c’est quoi ?
- Une issue de secours, le pompier que je suis n’a pas pu se résoudre à n’avoir qu’une seule issue pour une pièce qui compte parfois beaucoup de bougies.
- Elle donne où ?
- Un tunnel qui arrive dans le cabanon de jardin.

Vanessa sourit, décidemment elle était loin de se douter de la véritable identité de son commandant, et malgré leur amitié, il cachait très bien son jeu.

- Allons, tu auras bien des occasions de découvrir ces lieux, je te propose de passer la matinée en balade avec ton chien, puis cet après-midi sera réservé à ton entrainement. Ça te va ? questionne-t-il.
- C’est toi le Maître.

Il sourit, la prend par la main et la fait sortir de la cave… Après s’être préparés ils sortent dehors, le chien de Vanessa avec eux. Ils passent un long moment en forêt à parler de tout, leur passé, leurs passions, leur avenir… Puis le commandant l’amène sur un marché de la région pour flâner et trouver leur repas de midi. La jeune femme apprécie l’ambiance qui y règne, les bruits et les odeurs, elle continue la discussion toujours rayonnante. De retour, ils cuisinent ensemble, Vanessa apprécie ce moment de détente et de partage et en oublierait presque la raison pour laquelle elle est présente chez son ami. Ils déjeunent toujours dans la convivialité sur la table de la cuisine. Le repas touche à sa fin et le commandant bien qu’appréciant la compagnie de la jeune femme doit reprendre sa place d’éducateur.

- Bien, je ne vais pas prendre le café de suite, je vais attendre notre invité.
Tu seras chargée de le servir lorsque je t’en donnerai l’ordre, t’en sens-tu capable ?
- Oui, évidemment sans souci, tu me montres comment fonctionne ta machine ? Je ne prends jamais de café, je ne connais pas, je ne voudrais pas risquer une sanction parce que le goût est infecte, ponctue-t-elle sur le ton de l’humour.
- Rien de plus facile, tu mets une capsule, tu appuies sur ce bouton, sans oublier d’avoir mis une tasse en dessous, et tu attends que ça se remplisse.
- Où est le café de nos grand-mères, demande la jeune femme amusée, se rappelant de celui qu’elle préparait avec la vieille cafetière sur la cuisinière-fourneau chauffée au charbon.
- Eh oui, tout change. Bien, je vais te laisser aller te préparer, douche, parfum, maquillage, et bien entendu tu reviens nue avec ton collier au salon.
- Entendu, dit la jeune femme en se retirant.

Vanessa prend une douche rapide, n’étant pas certaine de sa position, elle choisit l’eau froide, puis elle se parfume, coiffe ses cheveux en une longue queue de cheval qui descend entre ses omoplates, et se maquille avec soin. Une fois prête, elle prend son collier sur la commode de la salle de bain et le passe à son cou. Avec ce morceau de cuir elle se sent moins nue, à sa place, et une sensation de bien-être l’envahie soudain. Sans attendre, elle va au salon où son ami l’attend dans un fauteuil à consulter sa tablette afin de remettre en route le partage de sa vidéo, la porte est ouverte, mais peu certaine de ce qu’elle doit faire, elle préfère frapper. Il lève les yeux, la voit debout dans l’encadrement de la porte, Vanessa, très belle, a une silhouette absolument, oui de toute beauté, très sensuelle, les mains dans le dos, la poitrine aux seins magnifiques, aux tétons dressés, la tête baissée à attendre. Il la laisse patienter un instant, l’observant, trouvant la scène extrêmement érotique, admirant la couleur de sa peau, la courbure de son corps, la beauté de ses épaules, de ses hanches, de son entre-jambes avec ce sexe épilé aux magnifiques lèvres roses, la précision de son maquillage soulignant le vert de ses yeux avec goût.
Toute la magnifique féminité de la jeune femme se résume en cette superbe image qu’il a là devant lui, devant ses yeux d’homme, devant ses yeux de Maître… Soudain, il réagit comme s’il sortait de l’enchantement visuel lequel il vient d’apprécier chaque seconde.

- Aux pieds, dit-il soudain.

Elle comprend qu’elle doit adopter une autre position, elle se met donc à quatre pattes et le rejoint pour se mettre en position d’attente à côté de son fauteuil. Il lui caresse le dessus de la tête comme on le ferait d’un chien fidèle, puis il reprend sa lecture. Après un court instant, on sonne à la porte, le commandant se lève et quitte la pièce, laissant Vanessa immobile dans l’attente, déterminée à ne pas faire d’erreur devant d’autres membres de la communauté D/s laquelle son Maître en est un des principaux membres…

(A suivre…)

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