Jules Et Nathan - Saison 3 - Episode 12

Appartement de Maxime, le lendemain

Maxime sortait doucement de son sommeil, encore un peu hagard, se frottant les yeux comme si ça allait l’aider à les ouvrir. Il avait eu beaucoup de mal à s’endormir la veille vu que son cerveau avait cogité une bonne partie de la nuit, et du coup ce réveil arrivait beaucoup, mais beaucoup, trop tôt pour lui.
Après que Thomas l’ait chauffé, puis finalement repoussé et raccompagné chez lui, Maxime s’était posé pas mal de questions : “Est-ce que j’ai loupé un truc ? Est-ce qu’il y a un truc que j’ai mal fais ? Peut-être qu’au final il voulait juste me baiser puis a fait marche arrière…”. Ces questions restaient sans réponses ce qui jouait sur son mental, d’autant qu’il était toujours sans nouvelles de Thomas.
Il passa sous la douche, enfila à la hâte un sweat gris, un jean noir et un perfecto de cuir, avant de partir pour son premier jour à la fac, sac sur le dos. Sur le trajet, il relisait chacun des messages qu’ils s’étaient échangés et refaisait la soirée dans sa tête, mais pas moyen de trouver ce qui avait pu clocher.


À moitié endormi sur sa table d’amphi, attendant que le professeur arrive, Max continuait de fouiller dans ses messages lorsqu’un charmant garçon s’approcha de lui. Beau brun, fin mais assez musclé, les cheveux coiffés à l’arrière et imberbe, il vint s’asseoir à côté de lui. Sur le coup Max ne le calcula pas, alors le mec engagea la conversation “Salut, c’est bien le cours de droit civil ?”
- Ouais pourquoi ?
- J’avais peur de m’être trompé d’amphi, c’est tellement le bordel cette fac. Moi c’est Romain, et toi ?
- Maxime, répondit-il tout en serrant la main que ce dernier lui tendait.
- J’ai l’impression de t’avoir déjà vu quelque part… T’es pas sur les applis ?
- Les applis ?
- Ouais les applis… gays.
- Si, mais je t’arrête tout de suite. Même si t’es mignon, en ce moment je ne suis pas dispo.
- Oh t’inquiète pas, je suis en couple aussi depuis peu.

Mais bon je prends quand même tes compliments, répondit-il en souriant.
Sa décontraction fit sourire Maxime et ils commencèrent à faire connaissance. De temps en temps Romain faisait des blagues pendant le cours, et Max devait se cacher pour rire car elles étaient vraiment drôles. Ce mec avait réussi à lui faire oublier que Thomas ne lui avait toujours pas donné de nouvelles. Alors qu’il regardait son portable, Romain lança à Max “Il te fait la gueule ?”
- Hein ? ah ! Je crois ouais. ‘Fin j’en sais rien en fait ! J’ai rencontré ce mec au commissariat quand j’étais… euh c’est pas important. On a discuté, ensuite on s’est vu et tout, et ça s’était bien passé. On était chez lui, on allait passer aux choses sérieuses et d’un coup il a stoppé pour me dire qu’il voulait qu’on prenne notre temps, bla bla bla. Et depuis silence radio. Ça me gave, je te jure.
- Ouais je vois ça. Sale histoire… Après il est peut-être juste occupé.
-Ouais peut-être. Enfin on s’en fou, allez on écoute ce qu’il raconte lui sinon je vais rien piger..


Service des urgences - Salle de repos

Un peu ému devant son casier vidé, Nathan finissait de ranger ses dernières affaires dans son sac. Ne restait dans ce casier que cette photo, qu’il avait totalement oublié. Cette photo de Jules mystérieusement découverte un jour dans les douches, visiblement prise à son insu, qu’il avait oublié et dont il ne connaissait toujours ni l’origine ni le propriétaire. Alors qu’il s’apprêtait à quitter ce service, il ne pouvait pas se résoudre à partir sans connaître le fin mot de cette histoire. Cependant, comment trouver le propriétaire de cette photo ? La solution apparût soudainement comme une évidence : les infirmières ! Celles qu’il avait si difficilement approchées et avec lesquelles il s’était lié d’amitié, et qui étaient informées de tout ce qu’il se passait dans l’hosto. Nathan se mit en route pour le bureau des infirmières et tomba sur Magalie, une qu’il connaissait assez bien.

- Salut Magalie ! Ça va ?
- Oh Nathan ! Bien et toi ? Alors ce départ, pas trop dur ?
- Les collègues vont plus me manquer que le taf, crois-moi.
- Oh t’es chou. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
- Écoute… il y a déjà un moment de ça, j’avais trouvé cette photo dans les vestiaires, expliquait Nath en montrant la photo à Magalie, visiblement intéressée. “C’est une photo de Jules, mais on dirait qu’il ne sait pas qu’on le photographie. C’est bizarre non ? Et surtout qu’est-ce que ça foutait là alors que ce n’est pas à moi ?”
- Putain ouais, c’est bizarre… Mais maintenant que tu le dis, la fois dernière dans la buanderie j’avais trouvé un truc chelou aussi. C’était la photo de Jules dans la revue de l’hôpital, tu sais quand ils avaient fait un article pour son départ en chirurgie. Quelqu’un l’avait découpé de la revue et je l’avais retrouvé traînant là-bas. Sur le coup je pensais que c’était toi.
- Non mais Jules je vis avec, j’ai pas besoin de découper sa photo dans une revue pour penser à lui. C’est bizarre cette histoire.
- Bah on dirait un peu que…
- Que ?
- Bah que quelqu’un est en kiff sur lui non ?
- Quoi ?! Tu déconnes là ?
- Bah non, je ne vois pas d’autres explications.
- Bon bah je sais qui aller voir alors, répondit Nathan en quittant précipitamment le bureau. “Et merci Magalie !”

Nathan avançait dans les couloirs avec un air si déterminé qu’on sentait qu’il ne fallait pas le contrarier. De retour dans la salle de repos, il trouva enfin celui qu’il cherchait : Grégory.
- Salut Nath ça…
Nathan ne lui laissa pas finir sa phrase et l’empoigna par le col de sa tunique avant de le plaquer au mur “Est-ce que c’est toi qui mate des photos de mon mec ?”
- Quoi ? Mais t’es dingue, lâche-moi !
- Est-ce que c’est toi qui mate des photos de mon mec ? Dépêche toi !
- Mais non ! T’es con ou quoi ?
Nathan le relâcha mais il n’était toujours pas satisfait de la réponse : “J’ai trouvé une photo de Jules dans les vestiaires, une autre dans la buanderie, et tu as voulu coucher avec… donc tu es d’office suspect.
C’est toi ou pas ?”
- Mais j’ai tourné la page avec ton mec, relax, répondit Grég tout en remettant sa tunique en place. “Il est canon mais pas au point de devenir psychopathe”.
Nathan fit demi-tour sans dire un mot de plus, visiblement contrarié, sans même prendre la peine de dire un mot à Grégory, et retourna au travail.


Dans un bar près de la Fac de Max

- Donc au final, bah je l’ai sauté dans le couloir du dernier étage !
- Ahah ! Putain des barres, rigolait Max après l’histoire de Romain.
- Ouais enfin si un appariteur passait on était mort ! Mais bon c’est ça qui était excitant.
- J’imagine ! Ça m’est jamais venu à l’esprit de me faire quelqu’un dans la fac.
- Ah ouais… enfin c’était avant que je me fixe.
- Tu dis ça comme si c’était nul ?
- Non c’est bien mais bon… Je me demande si c’est pour moi ce genre d’histoires sérieuses.
- Quand t’es avec la bonne personne tu ne te poses pas la question… Putain enfin ! dit Max en voyant le nouveau message de Thomas s’afficher sur son téléphone.
- Il t’a répondu ton beau gosse ?
- Ouais, pas trop tôt.
Max était soudainement déconnecté, obnubilé par son téléphone “Salut Max. Je vais être franc, j’ai pas trouvé le courage de t’envoyer un message plus tôt. Je suis désolé pour hier soir, j’espère que tu me comprends. J’attends de tes nouvelles. Bisous.”
- Et il dit quoi ?
- Qu’il s’excuse. Mec ça te dérange pas si j’y vais ?
- Non vas-y t’inquiète ! En tout cas ravi d’avoir fait ta connaissance.
- Pareil. On se voit demain en droit civil ?
- Ok ! À plus !

Max sortit du bar et aussitôt appela Thomas.
- Allo ?
- Thomas ? C’est moi. Je viens de voir ton message et je voulais te dire que t’as pas à t’inquiéter pour hier.
- Ah c’est cool, j’étais inquiet, je pensais avoir tout niqué…
- Bah non au contraire t’as rien niqué ! répondit Max, avant qu’ils ne se mettent à rire tous les deux.

- Ahah t’es con ! Tu veux qu’on se voit ce soir ?
- Ce soir chez moi ? T’inquiètes je resterais sage.
- J’ai pas peur ! répondit Thomas en rigolant. “Ça me va. File moi ton adresse par message.”



APPARTEMENT DE MAXIME, DANS LA SOIRÉE

- Et voilà ! Bienvenue chez moi.
- Il est cool ton appart, j’aime bien…
- Merci. Assieds-toi, mets-toi à l’aise… Tu veux boire quoi ?
- Ce que tu veux mais un soft.

Une fois servis ils s’installèrent dans le sofa et se mirent à discuter, continuant à faire connaissance, et surtout à rigoler. Plus ils se rapprochaient, plus ils se laissaient aller aux confidences, et c’est ainsi qu’ils en vinrent à parleur de leurs ex.
- Ma dernière relation s’est assez mal terminée en fait... J’étais avec un mec plus âgé que moi, pas de beaucoup, mais bon… Et il faisait toujours passer son taf en priorité, j’étais juste là pour le sexe quand il en avait envie. Et bon j’ai ma fierté, je ne suis pas qu’un simple jouet sexuel quoi. Du coup on a cassé. Mais moi j’étais attaché, je voulais surtout le faire réagir, qu’il montre qu’il était attaché à moi aussi, sauf qu’il en a jamais rien eu à foutre… Du coup je l’ai très mal vécu. C’est la police qui m’a sauvé, je me suis réfugié dans mon travail, dans mon école, je suis devenu l’un des meilleurs et voilà. Tout ça pour me retrouver à arpenter les rues la nuit avec une voiture de merde, pas de moyens, et un salaire de merde. Mais bon je kiffe !
- Ok… Je ne sais pas trop quoi dire, répondit Max.
- Parce-que y’a rien à dire ! rétorqua Thomas avec son sourire ravageur. “Et toi ?”
- Moi je m’étais mis en couple avec mon meilleur ami, qui a découvert son homosexualité en même temps que moi… Enfin c’était un peu bizarre. Mais ça n’a pas marché, on s’entendait pas sur certains points et puis au lit c’était pas ça donc bon.
- Je vois que t’es exigeant là-dessus, souligna Thomas.
- Ah non, pas spécialement ! répondit Max pour essayer de sauver le truc. “Mais bon, c’est quand même important.”
- Non mais, je crois qu’on ne cherche pas la même chose... , continua-t-il tout en se levant du fauteuil pour partir.
- Attends, non mais je ne dis pas… Enfin.
Thomas s’arrêta, puis se mit à rigoler : “Non mais stresse pas je déconne, je suis d’accord avec toi tu sais !”, lança Thomas avec un autre sourire, visiblement content d’avoir réussi à mettre Max mal à l’aise. “C’est juste que j’entends mon téléphone vibrer depuis tout à l’heure dans mon manteau et ça m’énerve alors je vais le couper.”
- Putain j’ai cru que j’avais encore fait une connerie, t’s…
- Ouais mais t’es mignon quand tu stresses, c’est marrant. Mais bon désolé, tu racontais ton histoire… Ça s’est fini comment alors ?
- On a stoppé mais on est resté en bons termes ça va.
- Resté en bons termes ? Ça veut dire ?
- Bah on est amis quoi, mais sans plus. Bah c’est avec lui que j’étais quand tu m’as arrêté !
- Ah oui je me rappelle, ah ouais donc vous êtes proches quand même.
- Oui enfin rassure toi y’a plus rien entre nous hein ! Je l’ai quitté parce-que je n’avais pas de sentiments déjà, donc…
- Non mais j’imagine, répondit Thomas, semblant cette fois réellement contrarié.
- Bref ! Je te ressers quelque chose ?
- Oui s’il-te-plait.

Ils reprirent leur conversation et Max réussit à faire oublier ce qu’il venait de raconter.
- Mais tu fais quoi comme sport pour être aussi goalé ? C’est ouf quand même.
- Je fais du foot et je m’entretiens à la salle avec plusieurs potes. Au départ c’était juste pour le boulot et puis après j’y ai pris goût. Mais je fais attention parce-que trop c’est moche.
- Bah écoute j’en ai pas vu plus mais rien que comme ça, l’équilibre semble… parfait !
- Ahah ! Merci. Après peut-être que si tu arrives à me convaincre, je pourrais t’en montrer plus…
- Alors ça, c’est le genre de défis que je relève.
Max s’approcha doucement de Thomas, en réalité sans trop savoir quoi faire… Ce dernier se mit alors à sourire et lui dis “Je peux prendre les devants si tu veux, mais…”
- Mais ? répondit Max en se mordant les lèvres.
Interprétant ça comme un oui, Thomas attrapa brusquement Maxime par la nuque et vint l’embrasser fougueusement. Après quelques baisers sa langue s'immisça dans la bouche de Max, pas mécontent, et ils partirent dans un baiser langoureux. Thomas se redressa et poussa Max sur le sofa “Je crois que je suis convaincu !” dit-il avant d’enlever son t-shirt, exhibant sa musculature parfaite. Des pectoraux saillants et carrés, des abdos dessinés donnant sur deux V abdominaux profonds qui disparaissaient dans son jean. Max découvrit alors que ce tatouage sur son bras continuait sur son épaule et descendait sur son pectoral droit ; il était vraiment magnifique. Sur le haut de son pectoral gauche, c’est une date de naissance en chiffres romains qui était tatouée, tandis qu’un motif tribal s’initiait sur le côté gauche de ses abdos et semblait suivre son v abdominal puisqu’il disparaissait lui aussi dans son jean, laissant le mystère de savoir où il se terminait. Un mystère que Max entendait bien résoudre cette fois… Mais pas de précipitations ! Max se mit à genoux sur le sofa et commença doucement à poser ses mains sur le torse de Thomas. Ce dernier était là, debout devant lui, exhibant son torse, fixant Max avec un regard de braise, il semblait littéralement le dévorer du regard. Sa respiration était déjà haletante, ses veines gonflées, et à l’approcher comme ça, Max ressentait presque de la peur ; À la manière d’un homme qui approcherait un animal sauvage prêt à lui bondir dessus, Max s’avançait doucement, la main tendue, pour la poser délicatement sur son torse, comme pour l’apprivoiser. Sans le quitter des yeux, comme un dompteur ne quitterait pas des yeux un tigre, Max continua de s’avancer pour venir embrasser son torse.
Thomas restait immobile. À l’approche de Max, il ferma juste les yeux. Il ne les rouvrit que lorsque Max prit sa main dans la sienne et l’emmena vers sa chambre.
Devant le lit, Max et Thomas s’embrassèrent de nouveau quand soudainement Thomas attrapa Max par les hanches, qu’ils serraient dans ses mains puissantes, avant de faire remonter ses mains sous son t-shirt tout du long de son corps puis de tirer dessus pour le mettre torse nu, et enfin à nouveau le pousser sur le lit. L’un sur l’autre ils reprirent leurs baisers et leurs caresses. Max était à la fois intimidé et excité par ce mec soudainement sauvage au-dessus de lui, presque incontrôlable. Il se dirigea vers son jean qu’il commença à déboutonner, mais se fit arrêter par Thomas qui d’un coup sec tira dessus et le fit sauter, laissant apparaître un simple boxer noir au travers duquel on devinait un membre assez impressionnant. Max vint s’asseoir sur le bord du lit pour se retrouver face à ce boxer gonflé qui ne demandait qu’à exploser. Tirant dessus, il en sortit un membre gonflé et impressionnant, de plus de vingt centimètres et assez épais. Ne résistant pas à l’appel, Max le prit aussitôt dans sa main pour commencer à le masturber, et fut vite contraint, par la main de Thomas derrière sa tête, à l’avaler. Il s’activa dessus, faisant tourner sa langue autour de son gland puis descendant avec elle sur toute la longueur de sa hampe avant de remonter et de la gober à nouveau jusqu’au fond de sa gorge, tandis que le flic dictait le rythme en tenant la crinière de Max dans sa main. Quand ce n’était pas sa main, c’était ses coups de reins qui enfilaient sa queue au fond de la bouche de Max à un rythme déjà soutenu.
Après un moment, Max se releva pour venir embrasser son amant qui, brutalement, l’attrapa, le porta et le plaqua contre le mur. Il se mit à embrasser son dos tout en descendant jusqu’au dessus de ses fesses. Il fit descendre son boxer et insinua sa langue entre ses fesses, une langue visiblement expérimentée puisque déjà Max soupirait de plaisir. “Ah, ah c’est bon putain…”. Après de longues minutes, Thomas se releva, inséra deux de ses doigts dans la bouche de Max pour qu’il les lubrifie, puis les inséra, sans grandes difficultés, dans son trou. Ces doigts qui s’agitaient rendaient Max fou tant ils étaient habiles, il criait déjà son plaisir à se faire doigter de la sorte tandis que Thomas caressait sauvagement son torse et embrassait son cou.
- Ah putain c’est ta queue que je veux maintenant !
Sans un mot, Thomas le porta jusqu’au lit et lui fit comprendre de se mettre à quatre pattes. Il enfila un préservatif puis se présenta à l’entrée de son trou qui, bien préparé, accueillit sans difficultés son membre imposant. Attrapant Max par les hanches, il commença ses coups de reins légèrement puis enchaîna avec un rythme beaucoup plus soutenu et beaucoup plus brutal, ses cuisses claquant contre les fesses de Max dans un bruit assourdissant, ses mains empoignant ses hanches si vigoureusement qu’elles y laissaient des traces, ce membre s’enfonçant chaque fois plus loin dans les entrailles de Max qui hurlait son plaisir et en demandait toujours plus.
- Putain mec vas-y, plus fort ! Ah putain, je kiffe ! Encore… Encore !
- Tourne-toi, furent les premiers mots prononcés par Thomas depuis le début de leurs ébats, qui plus est sur un ton…
Sur le dos, relevant les jambes, Max s’offrait à nouveau à Thomas qui le pillonait sauvagement. Une main derrière sa nuque, l’autre s’appuyant sur le matelas, il ne baissait jamais le rythme de ses coups de queue si bien que Max semblait devenir fou tant il prenait son pied. Il en perdait presque sa voix à crier ainsi…
Max finit par se faire jouir sur son torse, avant que Thomas ne remplit la capote sans pour autant s’arrêter de le sauter avant un moment. Il s’arrêta subitement puis se releva pour enlever la capote, la nouer, la laisser tomber, puis se diriger vers le salon tout en tentant de reprendre son souffle. Après s’être nettoyé, Max le rejoint et le découvrit entrain de boire pour récupérer, encore nu et en demi-molle. Ce fut d’ailleurs pour Max la première occasion de voir ses fesses musclées et légèrement velues, son dos de nageur développé, ses épaules larges surplombant une silhouette en V… Putain qu’est-ce qu’il est bandant ! se dit Max.
- Ça va ? demanda Max
- Oui et toi ?
- Evidemment mec, putain !
- Je suis désolé.
- Désolé de quoi ?
- Pour mon comportement un peu… brutal.
- Tu déconnes ou quoi ? C’est ce que j’ai le plus kiffé. C’est vrai que c’est un peu space sur le coup, mais...
- Disons que quand je baise, je suis un peu… différent. Je perds un peu le contrôle... Un peu…
- Animal ?
- Ouais je sais pas, c’est bizarre.
- Je sais pas si c’est bizarre mais putain ce que c’est bon.
- Je te retourne le compliment, t’encaisses assez bien !
Thomas sourit puis finit de boire son verre. Il vint embrasser Max puis retourna vers la chambre en lançant un “Je vais récupérer mon boxer !”
- Tu peux rester comme ça sinon ! Ça ne me dérange pas.



SERVICE DES URGENCES

- Nathan. J’ai besoin de toi pour mon patient de la 7, il me faudrait ….
- Attends attends… coupa Nath. “Le patient de la 7 ce n’est pas le mien.”
- Je sais mais Greg est introuvable et t’es son superviseur alors..., répondit Magalie.
- Il me soule ce mec. Bon je vais jeter un oeil….

Plus tard dans la soirée, alors que Nathan venait de terminer sa garde, le service était toujours sans nouvelles de Grégory, mystérieusement disparu sans explications. Décidé à avoir le fin mot de l’histoire, Nath prit la direction de son appartement pour voir s’il y était. Sur place, il découvrit une petite résidence tranquille perdue à la limite de la ville. Alors qu’il s’avançait vers l’interphone, une autre personne en sortit et lui laissa la porte ouverte. Il s’engouffra à l’intérieur et se mit à la recherche de la porte du jeune externe. Une fois devant, il entendit de la musique s’échapper de sous la porte, preuve que quelqu’un était à l’intérieur. Il hésita un moment avant de frapper, puis se lança.
- Oh… salut, lança Grég en découvrant Nathan derrière la porte.
- Salut. Je suppose que tu sais pourquoi je suis là ?
- Parce-que je suis parti c’est ça ? Je suis désolé.
- Euh ouais… rien d’autres ?
- Tu veux que je te dise quoi ? T’as qu’à leur dire que j’étais malade.
- Ok…
- Si t’as rien d’autre à demander, je ne te retiens pas, je suis occupé… répondit Greg tout en refermant la porte.
Resté un moment devant cette porte à se demander s’il devait insister, Nath s’apprêtait à repartir lorsqu’il entendit un bruit sourd provenir de l’appartement ainsi qu’un bruit de verre brisé.
- Gregory ? Gregory ça va ? Hé ho…
Sans réponse de sa part, Nathan commençait à s’inquiéter. “Greg ? Grégory ? T’es là ? Il se passe quoi ?”. La porte restait muette et Nathan ne savait plus quoi faire : partir, rester, tenter de rentrer…
- Grégory je vais rentrer là, donc si t’es à l’intérieur et que ça va, dis-le moi… (Pas de réponse). “Grégory ? Je rentre là !”
Nathan tenta d’ouvrir la porte mais celle-ci était verrouillée. D’apparence elle ne semblait pas très résistante, alors Nathan commença à la défoncer à grands coups d’épaule, se disant qu’après tout s’il n’y avait pas de problèmes à l’intérieur, Grégory l’arrêterait avant qu’il n’y parvienne. Il ne fallut que trois coups d’épaule à Nath pour faire tomber la porte et s’introduire dans l’appartement. Personne dans le salon, il se dirige alors vers la chambre. C’est alors que cette scène sordide s’offre à lui… Inanimé au sol, Grégory, gisant près de plusieurs plaquettes de médicaments.
- Hé merde ! lança Nathan avant de se précipiter sur lui. Il commença par vérifier son pouls avant de lui envoyer plusieurs baffes “Allez Grég ! On se réveille putain ! Mais qu’est-ce que tu me fais là… Allez !!”.
Il décrocha son téléphone et appela les secours tandis qu’il le mettait de côté et le plaçait en PLS. Alors qu’il scrutait la pièce pour trouver ce qu’il avait bien pu avaler tout en donnant les premières indications aux secours, Nathan s’arrêta sur le mur derrière la porte qu’il n’avait pas encore vu. Il en restait bouche bée. Ce mur entier était recouvert de photos de Jules, soient prises à son insu, soient découpées dans des revues médicales ou professionnelles dans lesquelles il était apparu, ou encore récupérées sur son Facebook. Certaines avaient même été prises devant leur appartement, ou encore lorsque Jules sortait courir… d’autres enfin étaient même des photos où il était avec Nathan (dont la tête était rayée par du marqueur) ou avec Tadzio. Dans un coin, c’était un cahier avec l’emploi du temps de Jules, ses horaires, les heures où il sortait, les jours où il allait courir… Nath n’en revenait pas, et c’est la voix de l’opératrice du SAMU au téléphone qui le ramena à la réalité :
- Docteur ? Docteur !
- Oui pardon, je vous donne l’adresse. Dépêchez-vous.

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