L'Équipe Ii

Cette nuit là le sommeil ne me trouva pas facilement, mon cerveau n'arrêtait pas de ressasser ce qui venait d'arriver... J'avais du mal à y croire, tout cela c'était trop irréel, ce genre de choses dans les vestiaires d'une équipe de sport... cela n'existait que dans les délires d'ados se cherchant sexuellement... et pourtant c'était réel, cela s'était bien produit... Oh, je n'allais pas me plaindre, moi qui avait eut une sexualité bien active en terminale, qui avait goûté aux plaisirs de l'amour entre hommes, entre amis... Moi qui savait où était ma place dans les plaisirs charnels, où était mon plaisirs, mon désir, ma jouissance.... Je ne pourrais jamais oublier cette année... intense et passionnée. Oui j'aimais ressentir un homme prendre son plaisir avec moi, en moi. Oui j'aimais le sexe des hommes, sentir leurs phallus, goûter leurs phallus et boire leurs jouissances. Oui j'étais ce que l'on appelle un receveur, un bottom boy, un uke. Oui j'aimais cela et je n'en avais pas honte.

Si cette année de terminale fut des plus actives je ne puis en dire autant de ma prépa... le calme plat, les doigts d'une main suffisant à compter le nombre de fois où j'avais ressenti un homme en moi... Pire encore c'était le désert depuis que j'avais emménagé avec mon quasi frère David... Trois mois et rien... Oui cet Adonis blond aux mèches brunes était mon quasi frère, ma mère s'était mise en couple avec son père deux ans auparavant. Je ne l'avais que peu vu, il était parti pour sa faculté, il ne revenait que rarement à la maison et on ne le voyait même pas des vacances. Grand, il dépassait le mètre quatre vingt-dix, musclé, le corps ciselé par des heures hebdomadaire d'entrainement en salle de musculation, intelligent il avait passé ses premières années de faculté avec la mention grande distinction. David partageait avec moi la passion de la natation, du water polo. On en avait un peu parlé lors de nos rencontres. Il était assez vite devenu la pointe de l'équipe dans laquelle il jouait prés de sa faculté, pas une équipe pro bien sur plus des amateurs mais des amateurs qui se déplaçaient sur l'ensemble du territoire alors que moi dans mon tout petit club on allait à peine à 100km à la ronde.

.. Du coup, oui je l'enviais un peu.

Cela avait été un peu difficile le premier mois de vie commune, il ne l'avait pas voulu, son père lui avait imposé cela, je me sentais comme un chien au milieu d'un jeu de quille, pas à ma place. En effet, on m'avait imposé à sa vie et son intimité. Il avait été direct avec moi, il ne changerait rien à ses habitudes, je m'étais donc fait le plus petit possible. Il m'arrivait donc de le voir se balader en boxers ou nu dans l'appartement, il ne se faisait pas discret lorsqu'il se masturbait dans sa chambre ou la salle de bain. Je l'avais même vu plusieurs fois traverser le salon nu avec une érection... et quelle érection, son chibre était entouré d'une forêt luxuriante de poils pubiens blonds, il ne devait pas y toucher, sa verge était longue largement au dessus de vingt centimètres, non seulement très épaisse mais bien veinée, des bourses bien gonflées pendant bas.... Franchement, à côté, je faisais pitié... En plus il était vraiment comme j'aime, imberbe sur le torse, le dos, seulement quelques poils blond le long des jambes plus sur les mollets, quasi rien sur les cuisses et un peu sur les bras. Il me faisait craquer et je dois l'avouer je me suis masturbé quelques fois en pensant à lui. Sa sexualité, je n'en avais alors aucune idée, pas de copine attitrée c'était sur mais une fois ou deux il m'avait envoyé un message me disant de passer la soirée à la bibliothèque... C'était un sujet non abordé en discussion.

David avait essayé de me dissuader de rejoindre son club, son équipe... Je ne savais pourquoi et je m'étais entêté à vouloir l'intégrer. Pendant deux mois, deux autres gars et moi avons participé à pas mal d'entrainements et même un ou deux matchs amicaux afin de remplacer l'un des leurs qui déménageait Outre-mer. Je pense qu'il ne voulait pas que je vois ce qui venait de se passer... Si je ne savais rien de son intimité, lui n'en savait pas plus de la mienne. Et là il venait de me sodomiser avec la fougue d'un animal en rut devant le reste de l'équipe, cette fraternité de jeunes hommes dont j'avais sucé les queues avant qu'ils ne me recouvrent le corps de leurs jets de sperme en guise d'intronisation.
.. Rick, l'un deux m'avait aidé par la suite, décrit un peu l'ambiance, l'état d'esprit mais aussi l'entraide, ce n'était pas qu'une équipe de water polo mais une vraie seconde famille... Bref, quelque chose que j'allais devoir découvrir, un nouveau monde dont je venais à peine de passer la porte d'entrée.

Avec le recul des années, de ce qui se passa par après et de notre situation aujourd'hui j'aurais du cette nuit là, à peine rentré dans le studio, tomber les vêtements et m'attaquer à ses jeans, m'offrant à nouveau à son corps, à son sexe, à son désir. Mais il n'en fut pas le cas et c'est sans un mot que nous regagnâmes nos chambres et c'est en silence, tournant et retournant dans mon lit que je ressassais les dernières heures et la situation. A la limite j'aurais pu me convaincre pour Steves si il avait été seul mais ce n'était pas le cas... J'avais toujours eut un faible pour les rouquins, spécialement si ils ont les yeux vert.

Je me suis réveillé le lendemain vers huit heures, bien plus tard que mes six heures trente habituelles mais je n'avais ma première classe que vers dix heures. David avait déjà quitté l'appartement, nous ne nous revîmes que le soir et si nous avons parlé c'était bien de tout sauf de ce qui s'était passé comme si cela était tabou, j'aurais voulu en parler mais je n'en ai pas trouvé la force. Je crois que cela le travaillait aussi car ce soir là il s'est masturbé à deux reprises, la première, j'ai entendu les craquements de son lit, la seconde lorsqu'il prit une douche après... je me suis rendu à la salle de bain juste après, il n'avait pas rincé ni nettoyé... il le faisait rarement c'était quasi toujours moi qui faisait le ménage... mais cette fois je vis clairement contre le mur carrelé de la douche les traces de ses jets de sperme. Cela tranchait tellement des traces d'eau... je ne pus résister et j'y ai frotté un doigt avant de le lécher, c'était bien de la semence... sur le coup j'aurais voulu être là, dans la cabine avec lui, mes lèvres autour de son sexe alors qu'il m'aurait abreuvé de son fluide séminal.
Mais non, une fois de plus je laissais tout ainsi et retournais me coucher.

Le lendemain ne fut guère mieux, nous nous évitions moi à la bibliothèque et lui à son club de musculation. Vint alors le vendredi et sa soirée d'entrainement. J'avais une boule dans le ventre, l'estomac triplement noué d'appréhension et de peur, qu'allait-il se passer, comment allaient-ils m'accueillir... J'étais effrayé mais quelle ne fut pas ma surprise quand je les vis amical et bienveillant, bise d'accueil, tape amicale dans le dos, casier de vestiaire permanent et ils m'offrirent même deux sets de maillots, bonnets de l'équipe ainsi que des serviettes de bains. S'en suivirent deux heures trente d'entrainement intense durant lesquelles je ressenti fortement une différence par rapport aux fois précédente, je n'étais plus un étranger mais bien un frère d'arme, un membre de l'équipe et je dois avouer que cela me réjouissait, me procurer une sentiment d'appartenance... c'est con mais c'est ainsi.

Vint alors le retour aux vestiaires après le débriefing du coach, j'aimais ce bassin de natation car le club y bénéficiait d'un accès illimité et les séances d'entrainement avaient lieux après les heures publiques, ce qui faisait que nous étions seuls avec seule consigne d'évacuer pour minuit, heure ou le système d'alarme se mettait en marche et l'éclairage se coupait. Bien différent du bassin de natation du centre ville où nous étudions, cela valait largement les 20/30 minutes de moto pour y aller.
Sous les douches, les gars me complimentèrent sur mon jeu, chose qui m'étonna car ils ne l'avaient jamais fait et pourtant mon jeu n'avait été ni meilleur ni moins bon que les autres fois, preuve supplémentaire qu'ils m'avaient intégré. Les douches, les vestiaires se vidèrent et David m'appela, il s'était déjà rhabillé et me dit qu'il m'attendrait dehors. Je lui dis que je faisais au plus vite pour le rejoindre. Je retournai donc dans les douches pour y récupérer mon gel avant de me rhabiller et c'est là que je vis.
..

J'étais scotché, je me suis arrêté net, figé sur place à la vue que seul Rick, Benoit et Steves étaient encore dans les douches... Rick était à genoux, devant les deux autres, son visage allant d'un entrejambe à l'autre, ses lèvres écartée laissant sa langue parcourir leurs sexes tendus.

"Oh... Pardon." je dis avant de me retourner, un peu rouge de ce que je venais de voir.
"Non attend Iwao." C'était le voix de Steves, je me suis arrêté et retourné par réflexe.
"Reste si tu veux." il ajouta sur la même voix, sur de lui, pleine de confiance.
"Oui reste, tu fais partie des nôtres maintenant." ajouta Rick qui me regardait par dessus son épaule.
"Je... sais pas..." ma voix était tremblante, gênée. Oui j'étais gêné et pourtant un peu captivé aussi par ce spectacle.
"Tu sais bien qu'il n'ya pas de mal à se faire du bien entre amis." Dit Steves alors qu'il avait fait un pas de côté et un autre vers moi, une de ses mains glissée sous ses bourses les caressait, son pouce stimulant sa verge bandée.
"Je ne suis pas..." ma voix était tremblante et mes yeux rivés sur son sexe et sa touffe de poils détrempés roux qui l'entourait.
"Aucun mal. Pas vrai Rick?" dit Benoit attirant mon attention et je vis sa main agripper les cheveux de Rick, guidant son visage contre son sexe, poussant sa queue dans sa bouche jusqu'à ce que ses couilles se pressent contre son menton. La seule réponse de Rick fut un gémissement de plaisir alors que le gland de Benoit envahissait sa gorge.
"Ne te mens pas." Lança Steves sur un ton déterminé, sa main avait refermé ses doigts autour de son sexe, repoussant son prépuce sur son gland, le recouvrant totalement. J'étais subjugué par cette vision. "Toi et moi savons ce que tu aimes." dit il alors qu'il tirait ce repli de peau en arrière exposant le rouge profond et mat de son gland, il avait même cambré un peu son corps, mettant son sexe en avant.
Merde, ces mots, cette vision.... cela alla droit en moi et ouvrit grand le placard dans lequel depuis deux ans j'avais enfermé mon plaisir, mon moi sexuel, ma libido... En quelques secondes j'étais sur mes genoux, devant Steves mon visage, ma face pressée contre son entrejambe, je respirais profondément, ma langue parcourait ce long et épais phallus, allant même jusqu'à caresser ses bourses, tournant autour.
"C'est cela, fais toi plaisir, libère toi Iwao." Dit Steves alors que d'une main il plongeait ses doigts dans ma courte chevelure, me laissant profiter de son sexe.

Mon visage, ma langue, mes lèvres coulissèrent dessus, s'imprégnant de sa forme, de son gout, mes narines capturant son parfum, son odeur, mais mains glissant derrière ses cuisses, sur ses flans, sur ses abdominaux, ses pectoraux, s'appropriant ce corps. Ses poumons expulsèrent de petits grognement de plaisirs, ses lèvres laissant échapper des mots doux d'encouragement. Je redécouvrais un plaisir qui m'avait tellement manqué et dont j'en ignorais le manque.
Pendant de longues minutes, d'interminables délicieuses minutes, je m'évertuais à embrasser, lécher, sucer cette verge tendue et ces couilles qui me récompensaient de leurs spasmes, leurs tremblements, leurs perles de fluide pré séminal. A côté de nous, Rick et Benoit profitaient d'un plaisir similaire mais là où Steves me laissait carte blanche, Benoit imprimait son rythme, sa cadence, faisant coulisser son sexe bandé dans la bouche et gorge de Rick.

Les minutes s'écoulèrent, l'extase circulant dans nos corps, l'eau avait cessé de jaillir des pommes de douches et seuls résonnaient dans la pièce carrelée les bruits humides de succions et les grognements de plaisirs. Benoit plaqua ses mains atour de la tête de Rick, s'enfonçant aussi loin qu'il put, il grogna fortement alors qu'il jouissait dans la gorge de ce dernier avant de glisser un peu en arrière de remplir sa bouche de son fluide. Steves me murmura qu'il était proche, j'avais perçu son point de non retour, de moi même sans qu'il ne me guide ou force je pris son sexe dur à pleine gorge et dégluti alors qu'il jouissait en moi, son sperme chaud coulant directement vers mon estomac. cinq, six spasmes violents, six long jets de sperme en moi puis je glissa ma tête en arrière, mes lèvres contre la couronne de son gland, ma langue tournant autour alors qu'il jouissait encore, m'offrant trois autres jets de son foutre, et un dernier résiduel. Mes yeux regardaient en l'air, cherchant les siens et il me fixa, un large sourire sur son visage quand je dégluti et avala sa semence chaude et savoureuse.

Lorsque sa verge luisante glissa hors de moi, hors de ma bouche, le grand et fort rouquin m'attrapa par les bras et me redressa, il se pencha un peu en avant ses lèvres dans mon cou, sous mon oreille il posa un baiser en murmurant merci. Je ne su que dire et à mon silence il demanda si j'avais aimé. A ma réponse timide mais positive il ajouta "Alors ne te prive jamais de ce plaisir." et il me donna une petite tape sur les fesses avant de quitter la pièce, disparaissant dans le couloir menant aux vestiaires. Je réalisais à peine ce qui venait de se passer quand une autre petite claque sur les fesses me fit me retourner pour voir un Rick tout souriant sans un mots ses bras se lacèrent autour de mon cou et il m'embrassa à pleine bouche, Benoit lui était parti sans un mot. Quelle ne fut pas ma surprise en réalisant qu'il avait gardé le sperme de Benoit dans sa bouche, m'offrant d'y gouter avec lui... nos langues jouèrent l'une de l'autre partageant le nectar masculin jusqu'à ce que nos lèvres se séparent.

"Je.." fut le seul mot que je prononça.
"Des regrets ?" il me dit, sa main droite enroulant ses doigts autour de mon sexe, je n'avais pas réalisé mais je bandais comme un taureau.
"...." ma seule réponse fut de secouer la tête et de joindre ma main, imitant la sienne, nous masturbant lentement l'un l'autre.
"Cela arrive, nous sommes adultes, responsables et consentants." Il disait si vrai... et puis j'aimais cela...
"Tu ..." fis-je
"Comme toi." coupa-t-il avant de m'embrasser à nouveau.

Nous nous sommes embrassés quelques instants, une ou deux minutes, suffisamment pour pousser nos corps au-delà de nos points de non retour, son sperme s'écrasant sur mon bas ventre, le mien contre le sien. Nous nous sommes douchés à nouveau, nous nettoyant, il me dit que cela arrivait, parfois... souvent dit il avec un rire... Tous ne participaient pas, la plupart seulement à une intronisation, d'autres n'étaient pas contre une fellation et certains comme Steves ou Benoit à plus. Quand je lui demanda qui d'autres il me répondit que je verrais avec le temps et à ma question si David... il sourit et me dit de le lui demander en personne et que personne dans l'équipe ne me répondrait à cette question.

C'est en enfilant ma montre que je réalisa que plus d'une demi heure s'était écoulée entre maintenant et le moment ou David m'avait dit qu'il m'attendait dehors. Je courrai presque en sortant du complexe sportif et je le vis là prés de la KTM m'attendant. "Je suis désolé..." fut ma seule phrase mais il me coupa levant la main. C'est en silence que nous rentrâmes à l'appartement. Je me sentais coupable de l'avoir fait attendre et pourtant j'avais tellement apprécié ce qui venait de se passer. Sur le coup je crois que David était un peu en colère car une fois dans le studio il balança son casque sur le canapé avant de disparaitre dans sa chambre. Je ne dis rien, ne fit rien si ce n'est me coucher, mon esprit trouva le sommeil, un peu de regret d'avoir fait attendre mon quasi frère mais beaucoup de joie de ce plaisir retrouvé, celui de recevoir, de donner du plaisir à un autre homme en le laissant profiter de mon corps. si Rick avait dit vrai, j'allais vraiment me plaire et m'épanouir dans cette équipe...

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