Langage Sale, Version Filles

Langage sale, version filles
Dialogues Interdits, ou les conversations subversives et légères de deux personnages abordant tous les sujets sexuels, même les plus tabous. Une série d’histoires complètes, dont les épisodes peuvent se lire dans n’importe quel ordre.
Un nouvel épisode chaque samedi matin à 9 H et chaque mercredi soir à 20 H.

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— Je me demande… pourquoi les garçons peuvent nous insulter au plumard et que nous on ne peut pas ?
— Heu, tu te fais insulter par tes copains, toi ?
— De temps en temps quoi, des trucs marrants pendant l’amour… « T’aimes ça salope », dans ce style. Rien de grave.
— Alors disons que certains de TES copains le font, pas les garçons en général. Et sûrement pas mes partenaires.
— Aucun n’a jamais tenté ?
— Ça se comprend dans mon attitude que ce n’est pas mon genre. Y’a une lueur dans mes yeux indiquant qu’il vaut mieux pas tenter.
— Pfff… t’es pas une marrante, toi.
— On ne doit pas avoir les mêmes méthodes de recrutement non plus.
— Possible.
— Si tu laisses faire, c’est que tu aimes. Alors pourquoi tu t’en plains.
— Parce que c’est toujours à sens unique.
— Et qu’est-ce qui t’empêche de donner un retour ?
— Les termes au féminin fonctionnent, les termes au masculin non. Qu’est-ce que je pourrais dire ? « Connard », « crétin », « sale con » ? C’est nul. Et ça ne se rapporte même pas au sexe. Au moins, « petite putain » il y a une cohérence. Au second degré, on peut comprendre qu’une bonne grosse baiseuse soit une « petite putain ». Le terme est presque poétique.
— Ce qu’il faut pas entendre…
— Aide-moi à trouver des mots, plutôt que critiquer.
— « Coquin » ?
— Trop gentil.
— Et pourquoi pas « Sale cochon », « mon salaud » ou « petit porc » ?
— J’aurais l’impression d’être bobonne en train de se faire troncher dans une ferme par Robert le paysan.
— Faudra que je pense à appeler Véro, une copine S.

M. qui pratique la domination. Peut-être qu’elle aura quelques conseils…
— Finalement c’est la langue française qui est sexiste ! Elle n’a rien prévu pour nous.
— Peut-être que tu penses trop simple. Et si tu faisais plus littéraire ? Des phrases plus complètes ? Je ne sais pas, par exemple… « Regarde un peu cette petite bite toute excitée, dès que je te désape j’ai l’impression d’être avec un puceau ».
— Eh, pas mal ! Attends, je note. Continue…

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