Un Cocu Heureux 3



Un cocu heureux (3)

Voyeur comblé, cocu chagrin.

Chacun est rentré chez soi. Léo en premier, Léa un peu plus tard, parce que Mylène espérait se ressaisir avant mon retour. J’ai laissé à Mylène le temps de faire une toilette complète. Je veux bien que d’autres lui donnent de la joie, lui frottent la couenne, la sautent, lui réjouissent les sens, la fassent glapir de bonheur et se tordre sous l‘orgasme. Je suis heureux de lire sur son visage l‘expression de l‘extase triomphante, mais je ne tiens pas à nager dans leurs flaques de foutre en son sein. Elle m’accueille sèchement:

- Tu as vu l’heure, où étais-tu passé? Je t’ai cherché partout, je me suis inquiétée. (La menteuse!) Tu n’es pas raisonnable. Tu as rencontré une belle vacancière ou tu t‘es perdu?

Si la meilleure défense c’est l’attaque, Mylène a parfaitement assimilé la leçon. Ses frasques, l‘adultère commis il y a quelques minutes ? Rien, à côté de mon retour tardif ! Et pour comble l’infidèle me soupçonnerait de m’être attardé avec une femme. Si elle savait…où j’étais et ce que je faisais… elle ferait profil bas.,
J’invente une histoire propre à lui donner à réfléchir sur sa conduite récente. Une sorte de parabole qui sans désigner les vrais acteurs peut les conduire à se reconnaître
- J’étais assis à la plage et l’étendue ondulante de la mer ressemblait, à la lueur de la lune, à un ventre de femme emporté par la houle du plaisir, comme toi lorsque nous nous aimons. Je t’imaginais allongée à mes pieds, soulevée paisiblement par un orgasme interminable, par la force mystérieuse qui anime les vagues et les fait rugir, jouissant sans fin par la grâce d’un amant invisible.

- Quelle imagination ! Moi avec un amant ! Et quoi encore ?

-J’étais fasciné par le spectacle et je me remplissais de l’image de ma chérie abandonnée à la jouissance. T’imaginer en plein coït sous un inconnu, ployée et ondulante sous les vagues de volupté charnelle m’a donné une grosse envie de tirer une crampe.

Et toi, t’es-tu bien amusée ? J’ai remarqué avec fierté que les jeunes du camping t’entouraient. Tu aimais leur compagnie au point de me délaisser un peu. Dommage que leur moyenne d’âge ne leur permette pas de te faire sérieusement la cour et l’amour.

Mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années, j’en ai eu la démonstration il y a quelques instants, Mylène vient de le vivre avec passion et la réplique ne m’étonne pas.

-Traite-moi de vieille! Qu’est-ce que dix ans d’écart?

- Dix ans quand on en a vingt c’est une éternité, sauf pour quelques audacieux, plus hardis . Tiens donc, tu chasses dans la jeunesse. C’est nouveau? Pardon, si l’un d’eux t’a plu, me le présenteras-tu, que je l’écrabouille ?

Feindre un peu de jalousie en ce moment lui procurera un degré d’estime de soi supplémentaire. Elle y trouvera une raison en plus de rajeunir le cercle de ses admirateurs et de se livrer à ces jeux qui me régaleront le temps des vacances avec les membres de la tablée de Gérard. Ma femme baisée par l’un, sautée par l’autre, tringlée par un troisième ou un quatrième, je serai l’homme comblé de la voir s’épanouir et finalement pas mécontent de voir Léo écarté. Car Léo est le candidat de la continuité lassante, de la durée monotone après ce séjour, quand ma femme aspire au changement. Je croyais ne pas le voir pendant deux semaines, or il s’est imposé. Les ébats de ma femme avec l’équipe de son premier amant au camping le décourageront.

- En attendant, avant que ces petits ne t’enlèvent à ton mari, je dois te faire un aveu. L’image de toi enlacée par un jeunot a réveillé ma libido et j’ai une énorme envie de te faire l’amour ce soir.

- Oh! A cette heure? Tu vas réveiller les gens. J’ai les pieds en compote à force d’avoir dansé, je ne suis plus très en forme ce soir.

Les pieds? Ou le sexe? Dans sa gigue elle a plus frappé des fesses sur la table que des talons sur le plancher, sa vulve a encaissé plus de chocs que ses orteils.
Mais elle n’en parlera pas. Ai-je vraiment l’air d’un gobe mouche? Je connais l’origine de sa méforme inhabituelle.

- Excuse-moi. J’espérais. Je me disais : Les jeunots se sont frottés à elle, lui ont fait sentir des queues congestionnées et tendues contre le ventre, l’ont longuement échauffée, excitée, fait mouiller, rendue folle d’envie de s’envoyer en l’air, il ne me restera plus qu’à cueillir le fruit mûri sorti de leurs bras. Ce sera un premier soir de vacances merveilleux, où détendus et heureux d’être ensemble, mari et femme se retrouvent et redécouvrent leur amour. De quoi revivifier un couple. Tant pis. La journée mal commencée avec la présence inattendue de Léo, finit sur une nouvelle grosse déception. Ma femme s’est fatiguée en me cherchant paraît-il et s’est trop dépensée avec les autres pour pouvoir faire l’amour avec moi.

- Écoutez-moi ce malheureux. Un soir sans faire l’amour et il pleure. Pauvre chou, comme si je te négligeais. Mais pour toi j’aurai toujours de l’amour. Promets-moi de ne pas te moquer de moi si je ne suis pas aussi performante que d’habitude. Allons au lit, je te ferai regretter tes plaintes. Viens mon amour.

Nous sommes toujours dans le séjour. Les formes de Mylène sont cachées dans une robe de chambre que j’ai baptisée « Tue l’amour ». Je la dépouille et elle apparaît à son avantage dans une nuisette transparente créée pour mettre en valeur le contenu : Des cuisses fermes, naturellement fuselées, des fesses rondes à souhait, des seins au galbe parfait, tout ce qui fait le bonheur de la vue et l‘enchantement du toucher… Aussi attirante ou plus, car vue de plus près qu’avec Gérard. Mylène examine mes traits. Elle sait que le tissu ne cache pas les marques sur sa peau. Le miroir lui a révélé des suçons dans le cou, sur la chair blanche des seins et sur l’intérieur grassouillet des deux cuisses. Il faudra un bronzage sérieux pour atténuer les marques.

Gérard, son premier amant connu de moi, sous mes yeux a tété comme un nourrisson, a joué à la ventouse et a marqué au rouge la viande apprivoisée avant d‘en user en mâle ardent et fougueux.
Ces préliminaires ont laissé des traces sur la peau. Mylène guette ma réaction. Je fais l’aveugle, je l’attire contre moi et, à mon tour, j’embrasse la chair si tendre de son cou en chantonnant Brassens « le menu que je préfère, c’est la chair de votre cou » Je mouille cette chair à grands coups de langue, je la mordille et je la suce, je la vampirise. Je n’ai pas le pouvoir de gommer les traces du passage de l’amant indiscret, mais je peux les faire disparaître sous mes propres suçons, fournir l’excuse en en doublant la surface ou le nombre. Ma femme pourra m’accuser et protéger son aventure.

Mylène se laisse marquer avec satisfaction et frémit sous mes baisers appuyés. Elle se tordait contre Gérard, elle grimpe à l’arbre avec son légitime époux. J’imite l’amant en tous points, sur les seins j’élargis les suçons, j’aspire longuement la peau si douce des cuisses à proximité de la chatte.

Pour masturber son sexe, comme l’autre l’ a fait, je reste debout et mes doigts chargés de ma salive pénètrent les cavités déjà visitées et traitées avec entrain par le jeune gaillard. Sous l’attaque Mylène réagit plus fort, ses chairs meurtries par les assauts de l’amant occasionnel sont plus sensibles aux massages. Elle a beau creuser le ventre et reculer la croupe, mes doigts frictionnent son conduit vaginal et ne la perdent pas. Elle serre les dents pour dissimuler la douleur inavouable. Le travail a déjà été accompli ce soir par un autre. Les caresses à répétition astiquent et irritent sa chatte et deviennent difficiles à supporter, mais il lui est impossible de me le déclarer sans devoir l’expliquer. Elle n‘y tient pas.

Je prolonge le supplice, je fouille et touille la cramouille, je fais trembler tout le corps. Geste pour geste, je repasse où il est passé, j‘insiste où il a appuyé, je racle, je récure, je râpe où il a limé. Avec une différence, j’ai tout mon temps. Je fais durer avec un brin de cynisme dans l’espoir d’entendre Mylène demander grâce.
J’aimerais recevoir de sa bouche l’aveu du rapport sexuel précédent avec le maître nageur. Je pourrais remettre les compteurs à zéro en lui disant le plaisir que j’ai pris moi-même à observer comment elle a su apprivoiser et mettre l’oiseau en cage pour lui arracher sa crème.

Tout serait plus simple ensuite, elle connaîtrait mon fantasme et ne s’offusquerait plus d’avoir à le satisfaire. Elle pourrait varier ses conquêtes à l’infini pour me réjouir. Nous serions complices, elle baiserait sans vergogne sous mes yeux éblouis et mériterait ma reconnaissance. Mais elle endure sans lâcher un mot. Comme lui, je lui fourre des doigts puis je lui fais goûter mon index et mon majeur enrobés de sa cyprine.

Elle accueille avec soulagement l’heure de la pipe quand j’appuie sur ses épaules, à l’emplacement où Gérard lui a fourré sa bite en bouche. Elle est accroupie devant ma queue et l’accueille comme elle a reçu celle de Gérard. J’ai droit au même traitement, en mieux même. Elle compte peut-être s’en tirer avec une fellation savante. Rien ne presse, nous n’attendons personne. Les mâchoires mobiles, la langue agile, les lèvres de velours arrondies, les doigts en cercle, Mylène déploie son savoir faire de fellatrice expérimentée.

Elle est sérieuse, appliquée, émouvante de gourmandise sincère. Au-dessus royalement sucé je commence à lâcher des onomatopées à intervalles irréguliers, je bloque ma respiration, je m’empare de la tête brune et tente de pénétrer le gosier, façon « gorge profonde. Mylène tousse et crache, joues en feu, larmes plein les yeux. Mais elle adore la fellation et les excès ne la rebutent pas.

C’est un moment de calme après les tourments de son vagin; elle aussi veut faire durer. Si elle s’y prend bien, quitte à avoir mal aux mâchoires, elle mettra fin à ses douleurs abdominales: je cracherai mon sperme sur ses amygdales et je lui ficherai la paix pour ce soir. Elle souhaite sans doute se présenter demain fraîche et dispose à son prochain rendez-vous amoureux programmé avec Gérard. Donc elle aimerait écourter la séance de minuit, la limiter à cette sucette destinée à me faire passer l’envie de tirer ma crampe dans son trou irrité. Et j’estime donc bénéficier de plus d’ardeur que l’autre, elle mâche, lèche, engloutit ma verge. De la langue elle flagelle le gland et le méat pendant que le double anneau de ses doigts branle mon pieu entre les testicules et la tête. Le danger d’éjaculation s’annonce, je romps le lien, ma bite se retire à l’improviste, ma femme est déçue. Je la relève.

Au contact de son cul sur le plateau de la table établira-t-elle le rapprochement avec sa partie de cul précédente? Comme Gérard je lui bouffe l’abricot, je le fends en deux pour y plonger mon nez et ma langue: elle l’a bien rincé son con à la douche, c’est tant mieux, je ne suis pas assez préparé à avaler les restes de l’éjaculation d’un prédécesseur. Un jour peut-être, avec l’habitude deviendrai-je le toiletteur post coïtum de ma chère femme. Certains maris paraît-il réussissent à nettoyer la bite qui quitte le sexe de leur épouse. En serai-je capable? Il me reste du chemin à faire avant d’atteindre ce niveau d’adoration et de dévouement à la femme aimée.

Mes phalanges retournent tourmenter la gaine chaude pour y mettre le feu et préparer le chemin à mon membre en érection constante. La plage couleur saumon s’étale, les lèvres intérieures sont rouge vif, c’est bien compréhensible, mais j’ignore volontairement ce détail, je ne suis pas le seul artisan de ces rougeurs de frottement. J’efface encore sous mes suçons les marques indiscrètes de l’autre laissées au plus soyeux des jambes et sur le pubis rebondi. Si un curieux veut savoir qui l’a marquée, Mylène pourra accuser la folie amoureuse de son mari, sans mentir. Eh! Oui, je suis extrêmement prévenant pour garantir les spectacles suivants. « Ne rien laisser paraître pour mieux voir , »  sera ma devise.


Et enfin, comme Gérard, je la prends sur la table.

Comments:

No comments!

Please sign up or log in to post a comment!