La Saga Des Esclaves Au Château Du Marquis D'Evans (Épisode N°1503)

Vanessa au Château (devenue soumise Keira MDE) – (suite de l'épisode N°1495) -

Vanessa quitte le bureau de Carole et réfléchit rapidement par quoi, par qui commencer. Elle réalise qu’elle doit en informer Le Maître et décide de lui écrire immédiatement un mail... La jeune femme rédige avec le plus grand soin, Lui expliquant les tenants et les aboutissants de l’affaire, puis termine en lui présentant ses excuses :

« … Maître, je sais que je m’étais engagée à rester fidèle à Votre ami et que j’ai failli par mon comportement, une fois de plus… Je Vous assure que je vais tout faire pour me racheter. Je Vous prie de bien vouloir accepter mes excuses et, je me plierai à la juste sanction que Vous déciderez. Votre soumise Keira MDE »

Monsieur Le Marquis découvre le message, un peu surpris que Laurent ne lui en ait pas déjà parlé, mais il se dit qu’il doit certainement être trop occupé à gérer la situation. Il décide de répondre par un rapide message à Vanessa :

« soumise Keira MDE, Je ne peux qu’être déçu à la lecture de ton message, tu m’as habitué à mieux… toutefois je ne doute pas que tu auras à cœur de rattr la situation, je compte sur toi pour le faire avec toute la dignité que l’on peut attendre d’une de Mes soumises MDE. En ce qui concerne ta sanction, j’y réfléchirai une fois que ton Commandant aura appliqué la sienne »

Vanessa reçoit la réponse et réalise qu’elle devra demander une sanction à Laurent. Elle la redoute par avance, car elle sait qu’Il devra décider d’une sévère sanction et s’en charger à contrecœur. Mais la jeune femme se concentre sur ce qu’elle doit faire et décide dans un premier temps d’aller voir le capitaine. Vanessa se présente à sa porte, frappe et entre sur ordre. Elle avance jusqu’à son bureau, le capitaine la toise de son siège, sans lui laisser l’autorisation de s’asseoir, la regardant tenir immobile le garde-à-vous, d’un air satisfait.

- Sergent, que puis-je pour vous ?
- Mon capitaine, je viens pour vous présenter mes excuses, en espérant que vous pourrez pardonner mon attitude, répond la jeune femme étouffant son orgueil.

Si vous me le permettez, comme cela s’est passé devant tous, je souhaiterais vous présenter mes excuses demain à la relève de la garde.
- C’est un bon début, qu’il en soit ainsi, si vous le faites avec conviction, il se pourrait que je puisse oublier cette affaire, une fois la sanction disciplinaire passée, insiste-t-il d’un ton sadique, un pervers rictus aux commissures des lèvres.
- Merci Mon Capitaine.
- Allons, j’ai du travail, à demain.

Vanessa quitte le bureau du Capitaine, serrant les poings pour rester calme sachant qu’elle a pris la bonne décision, même si cela lui coûte dans son orgueil.

Le lendemain matin à la relève de la garde, Laurent est présent, il est arrivé en avance pour s’assurer qu’aucun autre débordement ne se ferait. Vanessa fait un pas en avant pour demander la parole.

- Sergent, je vous écoute, lui autorise le Commandant sur un ton lui conseillant fortement de rester à sa place.
- Mon Commandant, je vous remercie. Je tenais à présenter, devant tous, mes excuses pour mon comportement d’hier : Mon capitaine, je vous ai manqué de respect, oubliant ma place et passant outre ma hiérarchie, mon attitude est inacceptable, je vous assure que cela ne se reproduira plus et, je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses, annonce la jeune femme d’un ton qu’elle force pour paraître sincère.
- Bien, il me semble que tout est dit, Messieurs, veuillez prendre vos fonctions. Sergent, je vous attends dans mon bureau d’ici 20 minutes avec le capitaine, pour régler la situation, ponctue Laurent.

La jeune femme baisse la tête en signe d’acquiescement et laisse les deux officiers se diriger vers les bureaux alors qu’elle réunit ses affaires. Ses collègues viennent la voir pour la féliciter de son intervention, la soutenant de sa démarche courageuse sur la forme, mais lui rappellent aussi qu’elle n’avait pas eu tort d’intervenir la veille sur le fond.

- Tu n’avais pas à lui présenter tes excuses, c’est un tyran, lui dit Thierry.

- Tyran ou non, c’est un officier, si nous commençons à ne plus respecter la hiérarchie, nous allons au-devant de l’anarchie, répond-t-elle sur le ton d’un vieux sage.
- Tu n’as fait que prendre la défense de l’équipe, dire tout haut ce que nous pensions tout bas, nous aurions dû avoir ton courage, tu ne serais pas seule face à eux, ajoute un autre.
- Vous avez su rester à votre place, c’est une bonne chose, j’essayerai d’apprendre de vous sur ce point, sourit Vanessa.
- Et maintenant c’est toi qui va prendre, ajoute Thierry.
- Allons ce n’est qu’un mauvais moment à passer, il faut savoir assumer ses erreurs, répond-t-elle souriante en les quittant pour se diriger vers le bureau du Commandant.

La jeune femme arrive devant la porte du secrétariat où Carole est déjà attelée à ses tâches de la journée.

- Carole, je peux ?
- Il m’a dit de te faire patienter ici, il va venir te chercher. En tout cas je te félicite, tu as eu le courage d’assumer, une attitude digne de la marque du Maître.
- Merci, et merci pour tes conseils, sourit-elle…. Au fait, dis-moi, tes fesses vont mieux ?
- Oui, mais j’ai encore mal et ça m’excite toujours autant !…

Vanessa patiente donc sur la chaise à côté de la porte du bureau de Laurent, la boule au ventre, espérant qu’elle aura su rattr la situation. La porte s’ouvre et le Commandant se présente.

- Entrez sergent, nous vous attendions
- Mon commandant, mon capitaine, dit-elle se mettant au garde-à-vous.
- Nous avons échangé avec le capitaine, il va de soi que nous ne pouvons pas fermer les yeux sur votre attitude, toutefois vous avez décidez de vous-même de rétablir la situation, aussi il nous semble opportun de le prendre en compte dans la décision des suites à donner à cette affaire. Aucune mention ne sera donc faite à votre dossier concernant cet incident. Toutefois, c’est à la condition que vous acceptiez la sanction disciplinaire décidée par le capitaine, dans son ensemble.

- Merci Mon Commandant, répond-t-elle d’un ton sincère.
- Remerciez le capitaine, il était en droit de demander à ce que ce fait figure à votre dossier.
- Merci Mon Capitaine, ajoute-t-elle se forçant à paraître la plus sincère possible, sachant bien que Laurent a dû jouer de toute sa persuasion pour en arriver là.
- Ne vous réjouissez pas trop vite sergent, c’est à condition que la sanction soit effectuée dans son ensemble sans autres incidents, répond l’homme d’un ton vainqueur.
- A ce sujet, nous avons décidé que vous passerez l’ensemble de vos jours de repos au secrétariat du capitaine, à établir de nouveaux protocoles, et ce jusqu’à ce qu’ils soient tous rédigés, annonce Laurent. En dehors d’aujourd’hui où nous vous laissons prendre votre congé.
- Entendu Mon Commandant, répond-t-elle toujours au garde-à-vous.
- Vous pouvez disposer, termine-t-il pour la congédier.

Vanessa les salue et tourne les talons pour quitter le bureau. Elle remercie une fois de plus Carole, l’embrasse d’une sincère amitié, pour l’avoir soutenue et rentre chez elle. A peine arrivée, elle se connecte à son mail pour informer Le Maître de la suite des évènements terminant par :

« … Maître, je n’aurai donc aucun jour de repos avant nouvel ordre, et ne serait donc pas disponible pour répondre à Vos sollicitations en journée, si vous en aviez. J’en suis profondément désolée, je vais m’attacher à terminer cette sanction au plus vite. Votre soumise Keira MDE. »

Le Noble prend connaissance du mail, un peu irrité que Laurent ait pu prendre une telle sanction sans lui en parler. Mais Il comprend qu’il n’a pas dû avoir tellement le choix et, réfléchit à une solution pour disposer tout de même de Sa soumise MDE durant cette période. De son côté Vanessa passe la journée aux tâches domestiques de la maison, souhaitant faire en sorte que Laurent soit le plus détendu possible en rentrant le soir. L’heure de son retour approche, elle file se préparer dans la salle de bain, comme elle le ferait pour aller au Château, puis passe son collier de soumise et descend au Donjon.
Elle y allume les différents bougeoirs et se place au centre en position d’attente, présentant dans ses mains le chat à neuf queues. Lorsque Laurent entre, il sent la fraîcheur de la propreté et voit que tout a été parfaitement rangé, il comprend que sa compagne n’a pas dû prendre un seul instant de repos. Il la cherche et comprend en voyant la porte de la cave ouverte qu’elle est en bas. Il la rejoint, la découvrant entièrement nue, seulement parée de son collier, en parfaite position, présentant le chat à neuf queues devant elle dans ses mains ouvertes, bras tendus, tête baissée.

- Puis-je avoir une explication sur cet accueil, interroge-t-il surpris de la trouver ainsi.
- J’ai à me faire pardonner, Monsieur, il m’a semblé que cet accueil était le seul approprié pour la circonstance, je vous prie d’accepter mes excuses, si vous vouliez autre chose.
- Mais tu n’as pas offensé le Maître que je suis il me semble.
- Non, c’est bien pire, je Vous ai mis dans une position de dominé face à un de vos hommes, par manque de contrôle. J’ai pourtant reçu la meilleure des éducations pour savoir comment m’adresser à un supérieur, je n’ai donc aucune excuse.

Laurent la regarde en souriant, elle est là, en parfaite position, tête baissée, fixant le sol, déterminée à accepter ce qu’il décidera la concernant. Il aimerait la relever, l’embrasser et lui pardonner sans contrepartie, mais ses paroles sont justes, son attitude mérite une réaction de l’éducateur qu’il est. Il prend donc une grande inspiration pour faire abstraction des sentiments qu’il ressent pour elle et la traiter comme toute soumise MDE c’est-à-dire sans lui laisser la notion du choix :

- Effectivement et donc je suppose que tu comptes me proposer le chat à neuf queues comme sanction ?
- Il m’a semblé être l’instrument le plus approprié, mais je me plierai à votre décision, Monsieur.
- Et tu as raison de t’y plier car je n’apprécie pas qu’on choisisse l’instrument de la sanction à ma place, ni par exemple le nombre de coups que tu estimerais recevoir.
- Oui Monsieur, pardonnez alors mon initiative
- Je décide donc de choisir un autre instrument, non pas, parce qu’il serait plus approprié, mais parce que c’est le Dominant qui doit le choisir et pas la dominée, histoire de principe fondamental dans une relation D/s.
- Oui Monsieur.

Le Commandant va vers l’étagère et choisit un autre instrument soit un fouet de dressage où sur une extrémité, il y a une poigné de maintien pour le Dominant et en bouquet jusqu’à l’autre extrémité de longues tiges flexibles souples ressemblant à des tiges de noisetier

- Debout, mains derrière la nuque, jambes écartées, tu auras 30 coups, ordonne-t-il sèchement.

Vanessa s’exécute, pendant qu’il va fouiller dans un des tiroirs revenant avec du matériel. Il place un bandeau sur ses yeux, la plongeant dans le noir total, puis fixe des pinces à ses tétons, reliées par une chaîne à laquelle il fixe des poids.

- Pour cette sanction je ne veux aucun comptage, seulement du silence, évidemment, aucun cri, aucun mouvement, cela inutile de te le rappeler, termine-t-il en donnant le premier coup sur le bas de son dos.

Laurent applique chaque coup avec soin, prenant le temps de choisir chaque parcelle de son corps, le bouquet de tiges flexibles marquant sa peau sur un large espace. Le Commandant laissant les poids se balancer au bout de la chaîne, avant de reprendre. Il se force pour ne pas retenir sa main, mais Vanessa supporte la sanction avec la dignité d’une soumise MDE, comptant dans sa tête pour supporter les multiples sensations de brûlures sur l’ensemble de son corps exposé. Alors qu’il est presque arrivé à la fin, son téléphone sonne, dans une telle occasion il a l’habitude de ne pas répondre, mais le numéro qui s’affiche n’est pas n’importe lequel. Alors il stoppe donc pour répondre :

- Edouard, bonjour, je suis heureux de ton appel, comment vas-tu ? dit-il la voix enjouée.
- Bien Laurent, merci, je t’appelle car Vanessa m’a tenu informé de l’incident à votre travail.
- Ah, elle t’en a parlé ?, s’étonne-t-il, justement je comptais t’appeler ce soir, continue-t-il en quittant la pièce pour ne pas que la jeune femme puisse entendre la suite de la conversation.

Vanessa patiente en position parfaitement immobile légèrement anxieuse de ce que Le Maître va décider la concernant. Après plusieurs longues minutes qui lui ont parues interminables, Laurent revient et reprend la sanction où il en était sans dire aucun mot. Une fois terminé, il retire les pinces, lui place son rosebud et sa ceinture de chasteté, puis il la fait agenouiller et passe une laisse à son collier. Sans retirer son bandeau, il la mène à sa suite, lui faisant emprunter la sortie de secours, remontant le tunnel qui mène jusqu’à l’abri de jardin, là il accroche sa laisse à un anneau du mur et, la laisse seule, dans une attente interminable. Vanessa ne sait pas ce qu’il a prévu la concernant, mais se doute bien que tout a été décidé par le Maître Lui-même. Aussi, malgré le trouble qu’elle peut ressentir, elle reste sereine, ayant entièrement confiance au Maître auquel elle appartient. Le temps lui semble si long, qu’elle finit par penser qu’il va la laisser passer la nuit ainsi. Mais elle tient bon, restant en position d’attente, cherchant à honorer la marque du Maître...

(A suivre …)

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