Plaisirs Avec Georges (2)

Georges me rappela le lendemain soir. Il voulait me voir. Je lui expliquai que je n’aimais pas les rapports occasionnels, je lui fis comprendre que ma monogamie était lié au plaisir d’avoir des rapports non protégés, avec tout ce que cela signifie de contrainte, de confiance et d’engagement. J’avais envie de lui, malgré mes conditions, et je crois qu’il m’avait compris.
Quelque jours plus tard, je reçois un petit mot par la poste : « On pourrait se retrouver samedi soir à 20h, au restaurant…. tout près de chez moi. Je tiendrais à ta disposition toute la documentation requise. J’espère que mon attente ne sera pas déçue. Georges ». Je me sens au septième ciel : on est jeudi, je dois tenir juste deux jours, même si j’aurais envie de courir chez lui.
Samedi je me prépare. Je sais que je ne dois pas le conquérir, mais je veux être sexy. Je mets un pantalon très moulant qui ne cache rien de mon anatomie : devant, un sexe tout à fait normal, sinon banal ; derrière, un joli petit cul. En dessous, je porte un string noir. J’hésite au sujet du maquillage, mais à la fin j’abandonne : un fil de mascara en plus ce serait peut-être trop.
Le resto est aux marges du Marais. Relativement petit, il me semble avoir une clientèle homosexuelles, même s’il y a quelques femmes. Georges est assis au fond de la salle. Il se lève pour me faire la bise.
- C’est tout ?-, lui dis-je.
Il m’embrasse sur les lèvres.
Le dîner se passe parfaitement bien. On est très détendus et on parle de nous, puisqu’on se connaît encore si peu. A un certain moment, il fait allusion à sa « documentation », il me propose de la voir :
- Je n’en ai pas besoin. J’ai confiance en toi -.
Il me sourit. On sort vers dix heures. Il me prend par la main et on se dirige chez lui, à deux pas. Il habite au troisième étage. On monte à pied, suis devant lui.
- Je t’interdis de sortir seul habillé comme ça - dit Georges.

Avec moi, je veux bien, mais seul je n’aimerais pas trop -.
- Monsieur me prend-il pour sa chose ? - répliquai-je.
- Tu n’as pas vu comment les gens regardaient ton cul au resto -.
Je n’ai pas vu, mais j’ai senti leurs regards. Et d’ailleurs, à être sincère, j’en étais flatté.
- Toi aussi tu me l’a regardé ? -.
- Ça fait pas mal de mois que le regarde et le désire -.
Tout ça était un peu bête, mais c’était la tension qui montait, l’envie d’être dans les bras l’un de l’autre.
J’entre chez lui, il allume. Je lui mets les bras autour du cou. Je l’embrasse.
- Tu veux voir l’appart ? -.
- Pour l’instant je me contente de la chambre -, lui réponds en riant.
Elle est grande, spacieuse, sobre. Georges allume une lampe à coté du lit. Je m’allonge. Il se couche sur moi et m’embrasse. Je le presse contre moi, je sens sa langue fouiller la mienne, nos sexe qui commencent à durcir. Il ouvre ma chemise et me suce les tétons. Ils sont très sensibles et sa bouche, sa langue, ses dents m’excitent :
- La semaine sans toi m’a parue très longue - lui dis-je.
Il me sourit. Il dégrafe mon pantalon et l’enlève. Il me retourne, me caresse les fesses, les embrasse.
- Moi ça fait une semaine que je rêve de ton corps -.
Il me retourne à nouveau, baisse mon string. Il prends mon sexe, le décalotte, le prend dans sa bouche. Il commence à me pomper tout doucement. Je lui caresse la tête. Il suce avec délicatesse, sans se presser. Je finis d’enlever ma chemise, il remonte vers ma bouche et m’embrasse. Il se relève pour ôter son t-shirt. Je commence a dégrafer son pantalon. Il se déshabille. Je m’assoie sur le lit, les jambes écartées. Il vient à genoux face à moi. Je prends sa bite dans ma bouche. Je lui caresse les couilles et je le pompe. Il me caresse la tête, le dos. Je passe ma langue autour du gland, je descends vers les couilles, je m’y attarde avant de remonter vers le gland et la reprendre en bouche.
L’odeur de sa bite est si bon, si enivrant.
Georges sort de ma bouche. M’allonge et se couche sur moi. Il m’embrasse et puis se détache un instant pour fouiller dans un tiroir. Pendant les années passés ensemble je n’ai jamais arrête d’être émerveillé par sa dextérité dans cette chose si nécessaire à l’amour et si peu romantique : me lubrifier. Ce soir là, aussi, il le fait d’une manière très naturelle, en me doigtant légèrement.
J’écarte et je relève mes jambes pour me donner à lui. Il passe sa bite deux ou trois fois entre mes fesses, puis il s’arrête sur le seuil.
- Prends-moi - lui dis-je en le regardant dans les yeux. J’ai envie d’être à toi, de te sentir en moi -.
Il s’enfonce en moi. Je crie. Je sens son sexe me pénétrer profondément. Je gémis de plaisir et le serre contre moi. Georges bouge lentement. Il me donne des longs coup. Je sens sa bite très raide aller et venir. Il se relève à genoux et il commence à aller plus vite en moi. Je crie de plaisir et je n’ai pas besoin de me branler : je jouis en criant. Georges se recouche complètement sur moi, m’embrasse sur le cou, les yeux, la bouche. Je le sens proche de l’orgasme, le presse contre moi.
- Mon amour – je lui dis dans l’oreille quand il commence à jouir en moi. Je sens son sperme gicler en moi, abondant.
Nous sommes épuisés.
- Reste en moi, chéri -. J’aime le sentir encore en moi et se relâcher. Je suis heureux et lui aussi, je crois.
Je me lève pour aller à la salle de bain. Après, je le trouve en robe de chambre, je passe une serviette autour de ma taille. On est prêt pour un tour de l’appartement, puis un dernier verre avant d’aller nous coucher.
Le lendemain matin, pas complètement réveillé, je sens Georges se presser contre moi. Il m’embrasse dans le cou, me caresse, presse sa bite, déjà raide, contre mes fesses. Il y a un peu de lumière dans la chambre, une lumière propice à l’amour. Je fais pour me retourner, mais il m’en empêche :
- Ne bouge pas, Lou.
Surtout pas -.
Je lui obéis, je ne demande rien de plus que d’être à lui. Il me prépare avec son doigt. Il me laisse sur le ventre, mais il me cambre pour pouvoir me prendre. Il m’enfile à fond, je gémis de plaisir. C’est banal à dire, mais je me sens femelle jusqu’au bout des ongles. Il se couche sur moi. Suis sur le ventre, les bras ouverts, il est en moi et m’encule avec son mouvement lent. Je lui appartiens et je gémis de plaisir. Je sens son souffle.
- Tu va me rendre folle, Georges.
- Je croyais que tu l’était déjà -
- Je le suis à chaque fois un peu plus -
- Et moi j’ai toujours plus envie de toi -
- Encule-moi, chéri -
- Je t’encule et vais te remplir de foutre -.
Il ne lui a pas fallu longtemps pour se vider en moi. Je serre mes fesse pour le garder en moi.
- J’adore comme tu me fais l’amour -.
- Je te fais l’amour ou je t’encule ? -.
- Tu me fais l’amour, tu me baises et tu m’encules. J’aime les trois. Chacun à sa manière, ce sont trois verbes romantiques quand il y a du désir, de la passion et de l’amour. Je ne sais pas encore si je t’aime, mais il y a des fortes chances. Surtout si tu continues à me prendre comme ça -.
Il débande, sort de moi. Il me retourne. Je suis encore raide. Il me prend en bouche et me suce. Je n’arrive pas à jouir tout de suite mais il est patient, me lèche bien le gland, me pince les tétons. Et enfin je jouis dans sa bouche. Il avale, puis viens m’embrasser.
Quand je pars de chez lui pour rentrer, je me retourne vers lui :
- Il me faut un gendarme pour sortir habillé comme ça -.
- Non, si tu rentres tout de suite chez toi -.

(à suivre)

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