Quatuor (4) : La Clé Usb

Résumé des épisodes précédents : "La révélation", "Marion à la maison" et ”Après midi filles”.
Dans les trois premiers volets de cette histoire, un couple de quadras, Fred et Caro, tombent par hasard à la boulangerie sur leur baby-sitter Élodie (moi) qui leur présente Marion, sa "petite" copine. L’étudiante asexuée s’est soudain dévoilée en lesbienne vivant avec une gourmande qui n’avait pas froid aux yeux.
Caro fantasme régulièrement, depuis un certain temps, sur l’envie de voir son homme faire l’amour à d’autres femmes, en particulier une du style de Marion.
Caro propose à Élodie d’inviter sa copine à la rejoindre chez eux lors de sa prochaine soirée de baby-sitting. Une fois Caro et Fred rentrés tard dans la nuit, ils font l’amour en sachant que la petite cloison entre leur chambre et celle des deux filles leur permet de suivre leurs ébats.
Les filles décident de passer une après-midi ensemble pour un atelier masque et manucure avec fraises et champagne. Marion organise la bonne humeur, fait danser et boire les filles, puis par jeu fait embrasser Elodie par Caro, comme si de rien n’était. Marion n'arrête pas de prendre des photos qu’elle envoie à Fred pour le chauffer.
Nous poursuivons donc cette petite arnaque sensuelle par un quatrième opus où le jeu a toute sa place, pour tout dévoiler aux voyeurs que vous êtes. Bonne lecture et faites-vous plaisir.


*
* *

Après une séance d’amour torride avec sa louve, Fred partit chercher les loulous chez ses beaux-parents. Caro rangea la cuisine pour préparer le dîner, à commencer par ce qui restait de leur fiesta entre filles. Au milieu des échantillons de vernis, des bouteilles de champagne et des barquettes de fraise vides, elle trouva une petite clé USB rose. Elle regarda autour d’elle comme si quelqu'un pouvait l’observer voler quelque chose. Puis elle se dépêcha de ranger la clé dans sa poche, avec le sentiment d’avoir récupéré un petit trésor.



Les s au lit depuis un moment, et le programme TV terminé, Caro et Fred partirent dormir. Arrivé dans la chambre, elle demanda à son chéri de prendre son ordinateur portable dans le lit.

Elle lui avoua qu’en rangeant la cuisine elle avait trouvé cette clé. Caro avait longtemps réfléchi à savoir s’il fallait la leur resti sans y toucher. La tentation de faire sa curieuse était très grande. Elle préférait que ce soit Fred qui connecte la clé à un ordinateur pour se déculpabiliser. Ils pourraient percer quelques mystères sur ce couple d’amies avec qui elle avait passé une bien belle et tentante après-midi.

Fred était du type respectueux et indiqua qu’il ne souhaitait pas participer à l’exploration des fichiers. Son contenu pouvait être très personnel. Caro n’y résista pas et trouva plein de photos d’Elodie et Marion. Son chéri, au fur et à mesure du défilement des images, s’approchait de plus en plus, pour finalement mettre l’ordinateur au milieu d’eux et commenter lui aussi ce qu’il voyait.

Ils trouvèrent une série de photos qui présentaient Marion dans un très joli maillot de bain blanc deux pièces, sur son corps vraiment parfait. Elle avait de jolis seins, on y devinait très bien leurs rondeurs. La petite culotte de maillot, d’un blanc immaculé, ne cachait que le strict minimum. Elle était très échancrée et allongeait visuellement ses jambes. Il était incontestable que ce maillot, porté par la torride Marion mettait ses courbes en valeur pour sublimer encore plus son charme. Le tout était terminé par de doux lacets sur les hanches que n’importe qui aurait pu dénouer d’un seul geste...

Caro constata sans surprise que Fred avait une érection :

- A nouveau en forme mon chéri ? Elle te fait de l’effet, y’a pas de débat, hein ?

- Non c’est clair, vu sous cet angle, et dans ce mini maillot, elle est trop attirante…

Caro n’était pas étonnée. Fred vit ce petit sourire sur le visage de sa douce, lorsque son esprit basculait dans quelque chose de plus coquin…

- Ben allez, montre-moi, … comment tu bandes… Ça te dit de te caresser pendant qu’on la mate ?

- Non t’es nulle ma chérie.
..

- Allez, s’te plait, chiche mon amour, ça m’excite tant, tu le sais de te voir bander pour une autre nana …

Fred se fit prier un peu, il aimait bien cela à vrai dire. Il baissa son boxer et, bien allongé, la tête calée dans les oreillers, il commença à se masturber sous le regard fier de Caro. Elle lui fit défiler deux fois la série, mais il avait aussi l’intention de se calmer pour ne pas venir trop vite.

- Il n’y a pas d’autres séries dans d’autres dossiers ?

- Je croyais que Monsieur ne voulait pas être complice de l’exploration de cette clé, hein, petit vicieux ?

Au bout de quelques secondes de recherche, Caro trouva une vidéo où l’on voyait les deux copines faire l’amour… Une sextape, en fait. Caro était encore émue par son baiser de l'après-midi avec Elodie. Elle ressentit aussi beaucoup d’excitation de voir son homme se masturber devant cette vidéo. Elle ne savait plus quoi faire, quoi penser, quoi dire. Elle était bouleversée par ses réactions, ressentant un désir qu’elle ne saurait décrire ou exprimer. Mais elle savait que son petit minou coulait dans son petit shorty noir. Elle plaça l’ordi portable sur le côté de son homme, en équilibre sur un oreiller.

- Accélère ta masturbation chéri cela me rend folle de voir le mouvement de ta main sur ta queue.

- J’ai trop envie de jouir ma louve

Caro ne tenait plus en place, entendant les petits cris de plaisir d’Elodie dans la vidéo. Marion était tête bêche entre les cuisses de la petite baby-sitter. Cela la rendait folle de désir.

Caro plaqua sa main sur la bouche de Fred et vint s'empaler sur son homme avec beaucoup d’assurance. Fred, yeux fermés, n'avait pas vu arriver la tornade sur lui, ni perçu le moment où elle s’était mise à nu. Cette petite surprise inattendue était fort agréable, surtout cet halètement sincère que lâcha Caro en arrivant en butée.

- Avoue que tu aimes mater mes copines prendre du plaisir ?

Caro avait le regard troublé et la voix tremblante.
Elle coulissait sur lui avec la passion d’une amoureuse pleine de fougue qui s’empalait sur cette queue.

- Dis-moi que tu as envie de baiser cette salope de Marion, dis-le-moi !!

Caro ondulait du bassin comme pour faire avouer son homme.

- Oui j’ai trop envie de cette belle coquine !

Fred posa les mains sur les hanches de sa douce pour qu’elle s’enfonce au plus profond.

- Et comment tu la baiseras cette salope ?

Les halètements du couple montraient à quel point ils partaient en délire

- Je la défoncerai … et sous tes yeux Bébé !

Cette vision inonda leurs esprits d’émotions intenses.

- J’ai trop hâte de te voir la prendre, t’imaginer l’embrasser, la caresser, la lécher, j’imagine déjà tout pour toi avec elle !! ça me rend folle !

Caro chevauchait son amoureux intensément guidé par ses mains puissantes qui dictait le rythme de son bassin.

- Oui je la prendrai devant toi. Sans retenue et ce sera trop bon ma femme !

L’orgasme commun fut rapide et traduisait bien la montée en puissance de leurs envies et désirs.

Fred était aux anges. Quel homme ne le serait pas ? Il envoya pour la 2ème fois de la journée sa femme au 7ème ciel et se cramponna à ces hanches pendant qu’il jouissait.

- Merci ma Caro, c’était trop bon

Caro rabattit l’écran du portable pour couper net la fin de la vidéo… Elle s’allongea contre le corps chaud de son homme qu’elle connaissait par cœur, amoureuse, belle et rayonnante. Aucun des deux ne parla, mais de nombreux câlins et baisers furent échangés, tous chargés d’amour et de reconnaissance. Caro flottait et s’endormit collée à son homme.



*
* *

Le lendemain matin, samedi, c’est matinée foot où Fred accompagnait ses trois gars dans les entraînements d’un club à proximité.
Caro appela Elodie pour lui dire qu’elle avait trouvé une clé USB rose dans le sac des vernis.
La baby-sitter en connaissait le contenu et savait que Marion ne l’avait pas laissé par hasard.

- Ah la salope, pensa-t-elle, connaissant l’animal.

Bien sûr Marion ne lui avait rien dit pour lui en faire la surprise, à elle aussi… Comprenant l’importance de récupérer cette clé le plus vite que possible, Elodie se proposa de venir aussitôt la chercher. N’habitant qu’à quelques kilomètres de là, elle ne mettrait pas longtemps à arriver.

- Je serai là à dix heures

Depuis qu’elle était réveillée, Caro était absente. Elle avait machinalement préparé le petit déjeuner de ses sportifs. Elle était clairement ailleurs. Fred s’en aperçut mais ne dit rien, lui aussi se sentait troublé. Caro était chamboulée par son échange sincère avec son homme et d’avoir osé regarder cette vidéo de ses deux copines faisant l’amour. Comme avait-elle osé avoir ce type d’échange avec son mari et regarder cette vidéo ? Elle avait tout autant adoré voir Fred se masturber que le chevaucher. Elle se sentait un peu perdue. Que ressentait-elle ? De l’attirance ou de la curiosité ? Dans son esprit se croisaient les corps de ces deux amies. Elle y voyait aussi passer celui de Fred, sur Marion au visage déformé par le plaisir. Elle ressentait encore les mêmes papillons que la veille lors de son après-midi libérée entre filles...

Le cœur de Caro bondit en entendant la sonnette. Elle savait que c’était Elodie, avec sa minute d’avance traditionnelle, comme une bonne élève appliquée et polie, visant la perfection. Caro était tout le temps en retard, toujours à essayer de remonter ce temps qui filait si vite. Cette ponctualité maladive d’Elodie faisait un bien fou à Caro qui savait à quel point elle pouvait compter sur sa baby-sitter.

Le temps était passé si vite. Elle n’avait pas vu grandir ses s ni cette étudiante timide qui les avait accompagnés depuis ces années. Elle avait grandi, était une femme avec ses envies et ses désirs. C’était super bizarre de lui ouvrir la porte, comme si la personne qui entrait n’était plus tout à fait celle qu’elle connaissait. Elodie n’était pas Marion et ne se serait pas permise de rentrer, attendant sagement que Caro lui ouvre la porte.

Caro fit rentrer Elodie rapidement, comme si elle faisait entrer son amant chez elle, ayant peur que tout le voisinage ne soit aux fenêtres. Elle se sentait nerveuse, super coupable de plein de choses. Elodie de son côté était peut-être même un peu plus timide et réservée encore plus que d’habitude, visiblement pas à son aise non plus.

Caro s’avança pour lui faire la bise, comme d’habitude, mais plus rien n’était comme avant. La nature de leur relation avait changé. S’approcher d’Elodie pour poser ses lèvres sur ses joues n’était plus un geste naturel. Déjà le parfum d’Elodie lui sautait aux narines, sa présence l’électrifiait. Caro se sentait gauche, gênée, mais comme attirée par le contact de ses lèvres avec la peau d’Elodie. Son cœur débordait d’émotions qu’elle ne pouvait contenir.

Justement, ce baiser sur la joue n’atterrit pas très loin des lèvres, comme un acte manqué. Et la proximité du corps d’Elodie fit le reste, surtout cette petite expiration qui se fit entendre au dérapage du baiser. Cet imperceptible souffle d’une demi seconde, qu’Elodie avait lâché, trahissait plein de choses : une fébrilité de se retrouver, un nouveau baiser trop longtemps attendu et désiré.

Avec une infinie douceur les lèvres d’Elodie cherchèrent celles de Caro qui se laissa faire. Ce baiser très doux fit frissonner les deux comparses qui se serrèrent l’une à l’autre dans un réconfort bienveillant. Le contact des lèvres passa de légères caresses en petit mordillement attentionné, en doux effleurement de langue. Le temps stoppa et l’harmonie se fit, dans une confiance et un respect total.

Caro recula d’un pas, n’osant regarder Elodie aux joues rouge écarlate, elle aussi yeux baissés. Toutes les deux prirent conscience de leur dérapage incontrôlé.

Caro lui tendit la clé USB, et Elodie s’enfuit, refermant la porte sans bruit derrière elle. Pas un mot n’avait été échangé, nul besoin. Ce baiser avait exprimé à lui seul trop de choses. Le départ d’Elodie était mieux. La laisser filer avait tout son sens. Caro ne voulait pas la retenir. Inutile...

La porte s’ouvrit puis se referma, Elodie était de retour, Caro n’avait toujours pas bougée. Quand Elodie fonça se blottir contre elle, le doux baiser léger devint quelque chose d’enflammé. L’eau calme prit feu. Cet instant magique était magnifique ! Caro venait de basculer dans un univers inconnu, comme un saut à l’élastique suspendu à un pont.

L’instant dura peut-être 20 ou 30 secondes, aucune des deux filles n’auraient su le dire, mais ce moment resta vraiment suspendu. Quand elles se décollèrent l’une de l’autre Caro vit dans les yeux d’Elodie un soupçon de joie, de calme et cette incroyable candeur. La mère de famille était désarçonnée par la façon dont elle avait apprécié ce tendre baiser. Elle n’avait pu retenir ses mains et ses bras sur le corps délicat de sa jeune baby-sitter. Elles étaient restées sages mais elles s’étaient bien enlacées et s’étaient beaucoup rapprochées corporellement.

Caro immédiatement après ce baiser langoureux avait passé sa langue sur ses lèvres comme pour le prolonger. Elle prit Elodie par la main pour l'entraîner à la cuisine. La mère de famille réussit à se ressaisir pour paraître naturelle et proposa un thé ou un café à Elodie.

La baby-sitter aurait bien aimé que Caro l'entraîne dans la chambre parentale. Elodie n’aurait pas su dire non, comme toujours. Elle se serait laissé porter par les émotions et les désirs qui l'envahissaient.

Caro prépara un thé et elles firent vraiment comme si rien ne s’était passé. Caro avait les joues en feu quand elle recroisa le regard brûlant de la timide Elodie. Celle-ci se broyait les doigts, se les tournait ou jouait avec une mèche de cheveux comme pour dissimuler son trouble évident. Caro reprit la parole pendant qu’elle versait l’eau bouillante dans deux mugs.

- Hier soir en rangeant, j’ai retrouvé cette clé USB. Appartient-elle à l’une de vous deux ?

- hum oui, c’est à Marion, je ne sais plus trop ce qu’elle contient et je ne sais pas comment elle est arrivée là… Elle a dû glisser de son sac…

- Hum, souvenir de vacances je crois…

- Ah, parce que tu as regardé dedans ?

- Oui, c’est Fred, il était trop curieux… dit Caro lâchement, réussissant laborieusement à cacher son petit mensonge...

- Oh lui alors !? J'espère que Marion n’y a pas stocké des trucs trop personnels …

- Hum, on n’a pas tout regardé… mais on a vu des choses assez intimes en effet...

- Marion a le chic pour m'entraîner à faire des choses, je ne sais pas dire non, alors comme elle est très open et créative, je me laisse aller… Cela intriguait tout de même beaucoup Elodie. Qu’y avait-il donc sur cette clé et qu’avait pu voir les époux...

- Et vous avez regardé beaucoup ?

Caro ne voulait plus mentir à son amie et lui avoua son petit mensonge…

- En fait je te dois la vérité : on a tout regardé et on a trouvé une sex tape. Cela m’a beaucoup, mais beaucoup intrigué… Fred et moi avons fait l’amour en vous regardant. Ta façon de jouir Elodie est si douce... et Marion sa manière de se lâcher...

Caro ne pouvait pas mentir à sa baby-sitter dans laquelle elle avait tellement confiance. Elodie se sentant trop seule de ce côté de la table vint se blottir contre Caro à la recherche d’un grand câlin réconfortant. Elle se faufila entre les jambes de son amie et la serra dans ses petits bras tout fins. Elles étaient à la même hauteur, Caro sur une chaise haute de l'îlot de cuisine et Elodie devant elle, yeux fermés, bouche entr'ouverte, tous les sens en émois.

Ce nouveau baiser sonna encore plus dans les tempes des deux filles. Si Elodie prenait délicatement en mains le visage de Caro, celle-ci plaquait littéralement son bassin à l’encontre de sa copine, tout en lui mettant une main derrière la nuque pour bien appuyer sur les sensations pendant ce nouveau baiser charnel.

Caro descendit dans le cou de sa timide baby-sitter. Elodie leva la tête pour lui faciliter le passage et ronronna comme une petite chatte sous les caresses. Caro se lâchait complètement, elle mordilla le lob de l’oreille de son invitée et continua de bisouiller le cou gracieux et tellement érogène de la timide Elodie. A nouveau Caro devait lutter pour la faire se détacher d’elle… En la repoussant avec d’infimes précautions de peur de la vexer, elle l’invita à reprendre place derrière l'îlot, devant son thé et elle se réfugia dans les vapeurs aromatisées orange sanguine.

Elodie espérait très fort un rapprochement inéluctable entre elles. Pour y parvenir, elle travaillait tout en douceur pour faire tomber les réticences de Caro afin de la faire succomber… Elles en étaient au baiser, et pas le baiser à la dérobée entre adolescentes, non, le vrai baiser, appuyé, langoureux, avec les formes, pas totalement assumé mais un bien joli baiser en tout cas, qui les laissait chaque fois dans un état presque second !

Mais que voulait Caro au fond, tenter une aventure avec une femme ? tromper moralement Fred ? gouter au fruit défendu de la baby-sitter ? découvrir l’inconnu, le danger, la tentation ? Était-elle devenue aussi rapidement attirée par les femmes ? Enfin par une seule, en particulier… Et voulait-elle réellement passer à l’acte avec la tendre Elodie ?

Elodie lutta pour retrouver une cohérence dans leur relation. Devait-elle mettre les pieds dans le plat et pour une fois forcer son propre destin qu’elle ne parvenait jamais à prendre finalement en main ? Elle questionna son amie :

- Ok et dans cette vidéo, qu’as-tu apprécié Caro ?

- Je pense, pour être honnête, que je suis assez voyeuse sur ce coup-là… je n’ai pas honte de te l’avouer…

- Hum, d’accord, ça me gêne un peu que tu ais eu accès à cette partie de notre couple !

- T’inquiètes pas Elo, avec Fred, on a juste pris du bon temps en vous matant, c’est un peu cash, mais je ne peux pas tourner autour du sujet. Et j’en suis désolée, sincèrement...

- Et Fred, raconte-moi…

- Oh ben lui il était ment intrigué par ta chérie, Marion…

- Elle lui plait bien je pense... Et puis on ne va pas se mentir ces deux-là ont envie l’un de l’autre, non ?

- C’est évident, oui...

Caro était pensive

- Donc on sait toutes les deux qu’ils ont envie aussi l’un de l’autre ! renchérit Elodie,

- J’ai toujours eu envie de voir Fred faire l’amour avec une autre femme,

- Tiens marrant car moi j’ai envie de voir Marion faire l’amour à un mec !

La vérité venait de tomber. Les filles burent une gorgée de leur thé et se regardèrent droit dans les yeux, toujours un peu embuées par leur baiser et par ce fantasme commun qu’elles venaient de s’avouer ...

- Sérieux c’est dingue !

Elles partirent en rire et posèrent leurs regards dans le vide comme pour s’imaginer respectivement la scène entre leurs chéris respectifs.

- Ce doit être enivrant de voir son partenaire faire l’amour avec quelqu’un d’autre

- Ils sont si beaux tous les deux, … alors ensemble ! Imagine !?

- Marion est si belle...

- Elle a adoré vous entendre faire l’amour, lâcha Elodie,

- Sérieux, on entend si bien que cela entre les chambres ?

- Oh que oui, je me rappelle encore de la première nuit où j'ai dormi chez vous.

- Ah bon ?

- J’avais 16 ans, peut-être, la première fois de ma vie que je me suis caressée...

- Non ?

- Si, c’était magique !

- Tu nous espionnais chaque fois ?

- Oui chaque fois, je faisais semblant de dormir. Je me cachais sous la couette et j'attendais impatiente que vous rentriez...

- Ça alors ! Et dire que je pensais que tu dormais… Tu n’as jamais franchi le pas de te pointer sur le seuil de la porte, entr’ouverte, pour y passer un regard. On baise toujours avec une lumière de chevet allumée…

- Oui et non, disons que j’ai souvent eu l’envie de venir vous voir, mais je m'arrêtais derrière la porte, juste à l’orée de la vue qui aurait pu tout changer… j’entendais mieux mais ne voulais pas voir. Je me faisais mes propres images, en fonction de ce que je percevais de vos souffles, gémissements et orgasmes rarement étouffés… Cela faisait mon bonheur et mon imaginaire suffisait, ma main sur mon intimité faisant le reste...

Caro n’en revenait pas d’avoir pu impacter la sexualité de cette petite. Son rire se fit plus nerveux, en mode confidence

- En tout cas je n’avais jamais embrassé une fille jusqu’à hier...

- Tu es ma seconde, mais dans ma tête tu seras toujours ma première

Le souffle de Caro se coupa à cette révélation

- Ah bon ? Explique !

- Comment dire, j’ai toujours été... très amoureuse de toi.

Un grand silence intense se fit. Long, très long. Caro pris le risque de le casser :

- Je n’ai rien vu en tout cas, tu cachais bien ton jeu,

- Chaque fois que je te vois, je me renferme comme une huître

- Ah oui c’est vrai tu es super timide,

- Surtout avec toi en fait, ta présence m’impressionne !

Caro repensa à ses premiers amours, adolescente où elle aussi n'arrivait pas à leur parler et à être normale en leur présence.

- Incroyable. Je n'aurais jamais imaginé !

- Mais bon tu es en couple avec Fred et puis j’ai trop de respect pour ta petite famille, vous êtes adorables.

- Merci c’est gentil !

Caro remonta une mèche de cheveux sur l’oreille d’Elodie

- Pardonne-moi je n’ai rien vu de tout cela, c’est dingue !

- Oui la vie est bizarre. Marion est géniale, j’adore sa personnalité et son naturel. Elle me pousse à faire des choses, elle est folle.

Caro était ravi d’orienter le sujet vers leurs couples respectifs

- Oui j’ai remarqué sa folie douce. Elle est marrante et pleine de vie.

- Elle me met dans des situations parfois embarrassantes, mais c’est fait gentiment, avec respect.

- Je pense qu’elle a un bon cœur en effet. Elle est dynamique et enjouée.

- Elle était trop excitée de vous entendre faire l’amour l’autre soir. Fred s’occupe trop bien de toi, combien de fois elle a pu me le dire ça !?

- Ah bon

- Oui elle est bi et un mec lui manque ! j’étais obligée de la retenir sinon elle aurait passé la tête dans votre chambre en plein ébat !! Elle est complètement cap de vous rejoindre !! J’te jure...

Le cœur de Caro bondit à nouveau

- Elle adorerait que Fred lui fasse ce qu’il te fait !

- Je m’en suis bien douté à la voir faire avec lui, ces façons de séduire, de créer des situations propices aux désirs et au rapprochement des corps...

- Ce n’est pas méchant elle est nature et sympa. Ce n’est pas une menteuse, elle est juste comme cela.

- Et elle savait que tu avais un béguin pour moi ?

- Oui et c’est elle qui me pousse à te le dire, à ne plus me cacher ni à me mentir

- Et toi tu es lesbienne à 100% ?

- Je pense oui. Car je n’ai jamais essayé un mec. J’ai trop peur d’eux en fait. Les lourds qui me draguent ont des envies que je ne sais pas gérer. Et puis je ne sais pas quoi leur dire. Alors qu’avec les filles c’est plus naturel et tout simple en fait. On papote sans arrière-pensée alors que les mecs ont tous envie de me sauter dessus.

- Ils ne sont pas tous comme cela tu sais ?

Caro se voulait romantique mais elle devait admettre que c’était souvent le cas en effet. Elle comprenait ce que vivait Elodie. Caro ne voulait pas se poser trop de questions, elle venait de vivre un intense moment de secret et de révélations croisées avec son amie. Une jeune et jolie Princesse, toute timide et très respectueuse !

- Je ne veux pas mentir à Marion, ça te gène si je lui dis pour nous ?

- Non bien sûr, mais qu’y a-t-il à dire, nous n’avons rien fait. C’est Marion qui nous a incité à s’embrasser et sache que cela en restera là… mais ces moments à toutes les deux peuvent rester nos moments, notre secret ?

- Tu sais quoi, on va juste lui envoyer une photo de nous deux, sans légende, juste en suggérant que l’on s’est vue aujourd’hui...

Les filles prirent la pose pour un selfie sage côte à côte.

Marion répondit instantanément “Coucou les chéries !” suivi d’un “elle est OK pour me prêter son mec ? ”

Caro ayant embrassé à plusieurs reprises la copine de Marion, de quel droit aurait-elle pu lui refuser son mari. Surtout qu’elle ne rêvait que de voir cela se passer. Son fantasme qui la chatouillait depuis des mois allait enfin pouvoir se réaliser.
En même temps, elle avait beaucoup envie de jouer un rôle d’instructrice auprès des filles. Fred serait peut-être, le temps d’un été, l’objet de leurs jeux ? Elodie aurait-elle envie de découvrir le sexe dans les bras d’un homme, initiée en douceur par Caro ! Elodie pensait au fond d’elle que Caro serait plus expérimentée pour l’initier tout en tendresse et en émotions, contrairement au fond, à ce qu’était capable de lui imposer sa volcanique Marion !

Un dernier sms de Marion tomba : “laisse-leur la clé une semaine et offre à Caro son p’tit cadeau”

- J’allais oublier Caro, Marion m’avait donné un petit cadeau pour toi. Et puis elle veut que vous gardiez la clé USB quelques jours …

Elodie fila sans risquer un dernier baiser.

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