Philippe, Le Mari Candauliste Et Olga, L'Épouse Hypersexuelle (41) : L'Hypersexualité Selon Olga. 1Ère Partie : Ce Qu'est L'Hypersexualite Et Ce Qu'elle N'Est Pas.

AVERTISSEMENTS

1. ce texte ne prétend pas être une étude exhaustive sur l'hypersexualité. C'est un texte sur MON hypersexualité, qui parle de mon vécu et notamment comment j'analyse et j'explique, ce que j'ai vécu depuis plus de 25 ans et sans doute même avant, car mon hypersexualité s'est construite dans mon adolescence, dès mon éveil à la sexualité.

2. Ce texte n'est pas que le fruit de ma réflexion. Il résulte aussi des discussions que j'ai pu avoir avec les psychanalystes, psychologues et sexologues que j'ai consultés pendant toutes ces années pour essayer de comprendre pourquoi j'étais «différente». Ce texte est aussi la conséquence de mes discussions avec Philippe, avec qui j'ai partagé tous les secrets de mon intimité, afin qu'ensemble nous puissions comprendre pourquoi j'étais «ainsi», comme nous voulions comprendre pourquoi Philippe était candauliste. Philippe m'a permis d'assumer et de vivre pleinement mon hypersexualité, comme en ce qui me concerne je l'ai aidé à assumer et à vivre son candaulisme. La combinaison d'un mari candauliste et d'une épouse hypersexuelle est a priori explosive et susceptible de conduire à tous les excès. Elle est aussi celle qui permet à chacun des deux partenaires de vivre pleinement le fantasme d'un tel mari et la nature d'une telle épouse.


3. Ce texte est dans la logique de l'exercice de «confessions» que j'ai engagé sur HdS depuis la publication de mon premier récit, le 21 novembre 2016. En 2013, nous avions fermé définitivement, pour protéger notre couple et notre famille, notre blog hébergé chez Erog, le «Blog de Philippe et Olga, couple candauliste», que nous avions créé en 2008, à l'époque principalement par la volonté de Philippe. Il me fallait à mon tour un exutoire et Philippe l'a compris : il a accepté que je republie, sur le site HdS, l'histoire de notre couple candauliste, sans rien cacher, mais en allant sans doute plus au fond que nous ne l'avions fait sur le blog érotique.

Ces récits ont été faits avec la volonté de ne rien cacher, y compris bien souvent nos faiblesses, en ne nous ne présentant pas, l'un et l'autre, à notre avantage. Tout cela n'est pas de l'exhibitionnisme ou du masochisme, mais a été fait avec le seul but de mieux comprendre notre parcours. Philippe a respecté ma liberté et ma volonté. Il m'a juste demandé d'être prudente et de ne rien faire qui permette, cette fois, à quiconque de nous identifier.

Depuis l'automne 2016, avec jusqu'à présent 40 épisodes, j'ai raconté, avec beaucoup de détails, y compris les plus intimes, ma vie sexuelle depuis mon adolescence jusqu'à aujourd'hui et notre couple si particulier, avec Philippe, un mari qui aura été à la fois plus trompé, humilié, mais aussi plus aimé qu'aucun autre et dont j'ai satisfait tous les fantasmes candaulistes, bien au-delà de ce dont il pouvait rêver.

Je le reconnais volontiers : j'en avais besoin, pour apaiser la frustration, inévitable et souvent difficile à supporter, qui est la mienne dans le cadre contraint que nous avons mis en place à partir de 2014 (notre « nouveau Pacte candauliste, expliqué dans le récit n°38) et qui rend nécessairement plus difficile et plus rare ce que nous pratiquions sans freins lorsque nous étions sous la coupe de Rachid. Il y a des moments où je suis tellement « en manque » où je serai prête à partir « en chasse » pour m'offrir au premier mâle venu, etb d'ailleurs je l'ai fait. Dans ce cas, l'écriture est un remède, qui me permet de me remémorer des moments torrides et de me soulager en me masturbant. Il est souvent arrivé à Philippe de rentrer de son travail et me trouver nue à notre ordinateur. C'est lui alors qui me soulage comme il se doit, en baisant celle qu'il appelle alors son « adorable salope ».
Philippe m'a juste demandé de veiller à ne rien publier, ni textes ni photos, qui permettent de nous identifier. Nous avons payé assez chères les erreurs que nous avions commises au moment du blog érotique pour ne pas retomber dans les mêmes travers.


Pour le reste, Philippe ne m'a jamais demandé de pouvoir relire mes textes avant leur publication, alors même que ces récits le concernent au premier chef et qu'il n'y est pas non plus toujours présenté sous le meilleur jour.

J'avais demandé à Philippe de parler de son candaulisme. Il l'a fait, avec le récit 37 : « Philippe, le mari candauliste et Olga, l'épouse hypersexuelle (37) : le candaulisme selon Philippe ».

Il m'a demandé, à mon tour, de prendre le temps de la réflexion au sujet de mon hypersexualité et de l'hypersexualité. Si je n'ai jamais cessé d'illustrer l'hypersexualité dans mes récits et à travers mon parcours, Philippe voulait que je réfléchisse à l'hypersexualité, à ses origines, à ses manifestations, à ses contraintes, ses aspects positifs et à ses risques, à partir de ma propre situation.


CE QUE JE SUIS : UNE HYPERSEXUELLE

Je commencerai par essayer de définir l'hypersexualité.

Elle concerne aussi bien les femmes que les hommes, mais étant femme, je ne peux parler que de l'hypersexualité féminine. On est hypersexuel(le) quand le sexe occupe une place majeure dans sa vie, dans ses pensées et quand on a des besoins «hors du commun», qui exigent une activité sexuelle fréquente et, j'y reviendrai, avec des partenaires multiples.

Quand elle est assumée et bien vécue, l'hypersexualité peut être heureuse. Elle débouche sur une activité sexuelle soutenue, intense, quotidienne, source de plaisir et d'épanouissement, absolument nécessaire à mon équilibre psychique.

L'hypersexualité traduit un potentiel énergétique sexuel supérieur à la moyenne, comme d'autres l'ont dans un domaine intellectuel ou sportif.

C'est un comportement sain quand où il est adapté à la personnalité de l'individu, à ses envies, à ses besoins. Dans la majorité des cas, une fois que l'hypersexualité est assumée, il s'agit d'un choix de vie personnel, et pas d'une source de souffrance.


Je reconnais que j'ai souffert quand j'ai tenté de réprimer mon hypersexualité. J'ai été heureuse quand je l'ai assumée, avec le soutien et les encouragements de mon mari, mais aussi à partir du moment où nous sommes convenus que la «pratique» se ferait dans un cadre précis, « maîtrisé », en évitant de nous mettre en danger, comme cela avait été le cas pendant la « période Rachid »

Ma première conclusion est que l'hypersexualité est nécessaire à mon équilibre personnel. A chaque fois que j'ai, avec volonté et sincérité, essayé de la réprimer, je me suis sentie frustrée et malheureuse. Ce fût le cas à deux périodes :

- A partir du moment où j'ai rencontré Philippe en 2000 et jusqu'au moment où ma route a croisé celle de Rachid en juillet 2007, je m'étais résolue à être fidèle et à devenir une compagne, puis une épouse « normale ». Ce fût d'autant plus dur que Philippe, parce qu'il est candauliste et parce qu'il était convaincu que ma nature l'exigeait, a tout fait pour me faire assumer mon hypersexualité. Je lui en ai beaucoup voulu à cette époque mais, avec le recul, je sais aujourd'hui qu'il avait raison, que je luttais en vain contre ma nature !


- Il y eut aussi cette période où j'étais la maitresse, puis l'épouse d'Hassan, près de trois ans jusque 2012, et où, en plus j'étais « polyamoureuse », d'Hassan et de Philippe. J'ai fini par choisir Philippe, la liberté, son candaulisme et une hypersexualité maîtrisée, en principe tout au moins, car il y a eu des dérapages, le plus grave ayant la liaison avec Nikos, en 2016-2017. Cette période m'a fait comprendre que l'hypersexuelle ne peut se contenter d'un seul partenaire, fut-il un amant exceptionnel comme l'était Hassan, pas plus que l'amour profond, fusionnel, que j'ai pour Philippe ne me permet pourtant de me réserver à lui.


TU ES UNE NYMPHOMANE !

Pendant des siècles et jusqu'à tout récemment, les femmes qui avaient une sexualité active et une libido élevée étaient affublées de l'étiquette infamante de «nymphomane».


Je ne me souviens plus du nombre de fois où je me suis faite traiter de nympho. La première fois, je pense fût au lycée, où après mes frasques, le proviseur avait convoqué mes parents et leur avait dit : « Monsieur et Madame A. je vous ai convoqués pour vous parler du comportement de votre fille au lycée et en dehors. Cette jeune fille est folle de son corps, c'est une nymphomane. Il faut absolument la faire soigner. Ce n'est plus possible ! C'est mon dernier avertissement avant que je ne me vois contraint de la renvoyer, malgré ses brillants résultats.»


Et pourtant cette fois-là, cela n'eut pas de conséquences. Mon père se contenta de me réprimander. Cela fut surtout l?occasion d'une vive dispute entre lui et ma mère, celle-ci lui reprochant sa tolérance vis-à-vis de mon comportement et de mes tenues.

- Tu es irresponsable ! Regarde comment elle s'habille et se comporte. Ta fille est devenue une petite putain !

- Je t'interdis de parler comme ça de mon Olga. Olga fera et fait déjà tourner la tête des hommes. Ils seront à ses pieds. Je suis fier qu'elle soit si belle. Olga est une perle, une princesse. Tu ne serais pas jalouse d'elle par hasard ?

- Tu ne lui rends pas service en la laissant faire tout ce dont elle a envie. Il faut la faire soigner, de force si nécessaire !

- Il n'en est pas question, tu entends, personne ne la contraindra et ne lui fera du mal. Je m'y oppose !

- Tu es son père et tu la regardes comme tu le fais avec tes putains ! J'en viens à me demander si tu n'es pas insensible à ses charmes !

Il pâlit à la suite de cette dernière phrase. Cela faillit provoquer une dispute violente, que j'ai réussie à éviter, en les séparant et en rappelant toutefois que personne ne m'obligerait à quoi que ce soit. J'ai raconté, dans le second de mes récits, comment une autre de mes incartades avait provoqué mon exclusion du lycée et, cette fois, la rupture avec mes parents, mon père ayant (enfin) cessé de me défendre. J'y reviendrai plus longuement car cela a joué un rôle essentiel dans l'évolution de mon hypersexualité.


HYPERSEXUELLE OU NYMPHOMANE ?

Confondre nymphomanie et hypersexualité est un mythe qui a la vie dure. Les femmes doivent encore conjuguer avec des préjugés lorsqu'elles osent, comme moi, affirmer et satisfaire leur appétit sexuel. Le terme nymphomane aujourd'hui est surtout utilisé comme insulte envers des femmes multipliant les rencontres occasionnelles.

Apparu dans le domaine médical il y a une dizaine d'années pour qualifier une pathologie liée à l'excès de sexe, le terme d'addiction sexuelle est aujourd'hui employé à tort et à travers pour désigner les personnes ayant un appétit sexuel supérieur à la norme. Il faut pourtant être vigilant quant à son utilisation, l'addiction faisant écho à une maladie non à des comportements qui ne correspondent pas à ceux de la majorité. Une activité sexuelle riche, tant dans sa fréquence et ses pratiques que dans la diversité de ses fantasmes, n'est pas ment signe de déviance. Pour éviter les amalgames il convient donc de parler dans ce cas d'hypersexualité et non d'addiction sexuelle.


Si la nymphomanie (je préfère parler d'addiction sexuelle) est une maladie, l'hypersexualité ne l'est pas. Ce qui frappe dans la nymphomanie, c?est l?esclavage auquel les femmes qui en sont victimes sont soumises. Aucune contrainte morale, sociale ou légale ne les retient. C?est un besoin, une envie assimilable à la toxicomanie. La nymphomanie est une maladie. A sa différence, la femme hypersexuelle a une vie sexuelle libre, riche et épanouie, même si cela suscite incompréhension et mépris.
Il ne faut pas non plus faire l'amalgame entre une femme qui aime séduire et une nymphomane.

Ce sont deux choses bien distinctes. Très souvent une femme qui recherche la séduction ne souhaite que tester sa capacité à plaire, ce qui est un comportement très répandu ; souvent celle-ci ne passera pas à l'acte et se contentera d'avoir vérifié son potentiel de séduction, tandis que la femme nymphomane n'a souvent pas besoin de séduire pour passer à l'acte sexuel. Il découle de cette constatation que les hommes se trompent quand ils appellent hypersexualité féminine cette propension très répandue à faire très facilement du charme aux hommes.

J'ai toujours aimé séduire. Dès mon adolescence, j'ai remarqué le regard des hommes au fur et à mesure que je devenais une femme. J'avais remarqué ce qui attirait leur regard, et d'abord mon décolleté, mes jambes et mes fesses. C'est ce que je m'efforçais de mettre en valeur, en portant des jupes courtes, des haut-talons, des jeans serrés. Dès le départ, je proscrivais le soutien-gorge et oubliais de fermer tous les boutons de mes chemisiers. Cela avait le don de mettre en rage ma mère qui me traitait de « petite putain », d'autant que j'aggravais la provocation en me maquillant, quelquefois outrageusement.

En réalité, il n'y a pas de frontière étanche entre l'hypersexualité et l'addiction sexuelle.

Un comportement hypersexuel peut être un choix de mode de vie durable ou bien correspondre à une période particulière de l'existence. Parfois il arrive qu'il soit l'amorce de difficultés à venir et glisse ainsi vers une addiction. D'une démarche volontaire pour le plaisir, on passe insensiblement à une conduite compulsive, échappant à la volonté, davantage dans le registre du soulagement. Les mécanismes de défenses autrefois adaptées ne suffisent plus pour assurer l'équilibre psychique de la personne et elle va trouver dans le sexe une échappatoire aux conflits majeurs émergents.

SUIS-JE OU AIS-JE ETE NYMPHOMANE ?

Je me doute que beaucoup, en lisant mes récits, ont certainement pensé, comme l'avait énoncé ce proviseur à mes parents : «Olga est une nympho».

Je suis consciente que la période où j'ai été sous la coupe de Rachid, plus de deux ans et demi à partir de juillet 2007, fut celle où j'ai failli basculer définitivement dans la nymphomanie. On peut dire que j'étais alors nymphomane ou proche de la nymphomanie pour les raisons suivantes :

- La multiplicité des partenaires auxquels Rachid m'a offerte va dans ce sens, avec les séances hebdomadaires avec les jeunes de la cité, les partouzes organisées par Marie C., les séances d'abattage dans les foyers.

- La place centrale que la recherche du plaisir occupait dans ma vie, au détriment de toute autre considération, y compris mes sentiments pour mon mari et notre réputation sociale. Mon mari, à cette période, n'avait plus que le port de l'alliance et le titre. Rachid se comportait à tout point de vue comme mon mâle, à domicile, mais aussi dans la rue et dans notre vie sociale. Cette logique a été poussée à son extrême quand Rachid a fini par me faire un , en présence et avec l'accord de Philippe.


- Mes journées étaient consacrées au plaisir. Rachid, très vite installé à demeure, occupant le lit conjugal, me possédait plusieurs fois par jour. Il ne me laissait aucun repos pour que je me livre à d'autres débauches. Je passais mes journées à baiser et à jouir. Je ressentais une dépendance totale envers Rachid, il pouvait disposer de moi comme il l'entendait. Ma récompense était quand il me possédait, au sens sexuel du terme.

- Le sacrifice total de ma position sociale et de celle de mon complice candauliste, Philippe. Notre réputation fut ruinée dans notre immeuble et dans la ville où nous habitions alors, parmi les notables dont Philippe faisait partie et ce jusque sur son lieu de travail.


- Le mépris que je ressentais fréquemment pour ma conduite me poussait à accepter la brutalité de Rachid et les séances SM de Marie C, comme étant une juste punition pour ma conduite.

- Parce que je l'étais aux yeux de Rachid. Dans sa culture, dans sa mentalité de macho, une femme qui s'offre comme je le faisais ne pouvait être qu'une malade. Le terme était souvent dans sa bouche, comme celui de pute, de chienne, de salope, résumés dans le mot arabe de « kahba ». C'est pourquoi, dès le départ, il était décidé de m'offrir au plus d'hommes possibles, à me transformer en machine à plaisir dont il aurait la totale maîtrise. Il se comportait ainsi d'autant plus qu'il humiliait un couple de « bourges » et parce qu'il en tirait profit, même s'il a toujours juré le contraire.

Et pourtant, malgré tout ça j'ai pu en sortir. Le déclencheur, je le reconnais, ce fut Hassan, qui mit fin «manu militari» à ma relation avec Rachid.

Au-delà, et cela m'a été confirmé par les spécialistes à qui j'en ai beaucoup parlé, il y avait cependant chez moi des éléments qu'on ne retrouve pas chez la nymphomane :

- Multi-orgasmique, je sortais de ces ébats repue de plaisir, même si je sais que le plaisir physique n'est pas le marqueur entre l'hypersexualité et l'addiction sexuelle. En tout cas, je ne pratiquais pas de fuite en avant, faite de rapports sexuels compulsifs insatisfaisants.


- Mon amour et ma complicité avec Philippe. Sa présence fréquente lors de mes débauches, le plaisir qu'il prenait de voir se réaliser, au-delà de tous ses rêves, ses envies candaulistes, m'apaisaient. J'ai souvent dit que mon plaisir était décuplé par sa présence, ses regards, son excitation, ses caresses. Je faisais tout cela pour mon plaisir mais aussi pour le sien. Plus je devenais salope, plus il prenait son pied. Pendant longtemps, il était consentant et complice de Rachid, qui n'avait pourtant pas besoin d'encouragements. Et lorsque, comprenant les dangers de la pente vers laquelle je glissais, il a voulu y mettre fin, je n'ai pas suivi, devenue sexuellement dépendante de Rachid. Il a fallu que je rencontre un amant d'un calibre au moins équivalent, Hassan, pour qu'enfin Rachid sorte de ma vie.

Certains jugent sévèrement Philippe, parce qu'il avait mis, en connaissance de cause, sur mon chemin Rachid, un dangereux fauve, pour réaliser ses fantasmes candaulistes et qu'il avait été incapable de mettre fin à cette situation. Il est vrai qu?il ne pouvait pas ne pas ignorer les risques potentiels de me mettre entre de telles mains. Pour autant, je considère que nous partageons cette responsabilité parce que j'ai, moi aussi, été incapable de me débarrasser de ce qui fût pour moi une sorte de « drogue dure ».

De même, on pourrait me reprocher, à juste titre, le prix payé par Philippe, qui fit de lui la risée de la ville où nous habitions, la ruine de sa réputation, la domination qu?il a lui aussi subi de la part de Rachid. Mais c?est son amour sans limites qui nous a au final permis de tenir et de sortir de cette impasse où nous nous enfoncions.

QUELLES CONSEQUENCES ?

L'hypersexualité est en permanence à la croisée des chemins et peut à tout moment déboucher sur la dépendance sexuelle.

En ce qui me concerne, je sais que j'ai un risque élevé de me retrouver dans cette situation de dépendance, qui est particulièrement difficile à contrôler.

On ressent alors de la honte et de la culpabilité devant l'impuissance à contrôler leur comportement même s'ils en connaissent les conséquences. Et elles sont nombreuses: négligence du partenaire, divorce, prostitution, contraction de maladies transmises sexuellement, perte d'emploi, grossesses non-désirées, voire risque de s'engager dans d'autres comportements néfastes, comme l'abus de drogue ou d'alcool, dépression, suicide. Je suis passée par certaines de ces phases, et notamment la honte et la culpabilité.

Aujourd'hui, j'assume et je revendique mon hypersexualité, fière de donner du plaisir à d'autres partenaires que celui (et celle) dont je partage la vie. Mais consciente que l'équilibre que je m'impose et auquel veille Philippe reste très fragile.
Je vais maintenant essayer de parler des origines de mon hypersexualité, dont je suis aujourd'hui consciente, après un long retour sur moi-même, mais aussi un travail mené avec des psychologues, des sexologues et des psychanalystes. S'ils m'ont beaucoup aidé, ce sont, je le répète, nos échanges avec Philippe qui m'ont le plus aidé, car il a voulu que je parle de mon hypersexualité, comme j'ai voulu qu'il parle de son candaulisme.

(A suivre)

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