Salope Ou Soumise


Je pourrais vous raconter ces assauts menés par un malheureux cocu avec, contre, sur et dans la femme de l'homme qui a fait des cornes aux deux amants. Car il s'agit bien des joutes amoureuses de deux êtres furieux, guidés plus par la vengeance que par des sentiments amoureux. Bien sûr la rage qui les anime est un moteur puissant de ce coït spontané très surprenant. Bien sûr leurs sexes s'imbriquent avec une rare passion. Bien sûr encore cet accouplement inattendu revêt un caractère de violence inhabituelle. Mais pourquoi dépeindre ces embrassements et ces embrasements de deux corps soudain pris de frénésie, alors que le mari bout enchaîné sur son siège, incapable d'empêcher l'événement.

Il est réduit au silence parce que sa femme lui démontre par l'ardeur qu'elle met à le tromper en me livrant aussi chaleureusement son corps, qu'elle pourrait fort bien mettre en oeuvre ses menaces de l'émasculer. Elle est déchaînée et nul, ni lui, ni moi ne pouvons savoir où sr situent ses limites. Donc Claude assiste, voit nos gesticulations amoureuses, entend nos gémissements de plaisir et s'étonne de la force du premier orgasme qui frappe sa femme et qui la fait crier de plaisir.

Je pense moins à m'enorgueillir de l'exploit qu'à augmenter les tourments de ce sale type qui a ruiné mon couple. Aussi, après un long moment de répit et alors qu'Eloise souhaite me montrer qu'elle n'est pas épuisée et qu'elle voudrait recommencer nos ébat, je suggère à ma partenaire de gagner le lit conjugal pour échapper aux regards de l'époux. Quand de loin il l'entendra geindre sans voir, il pourra imaginer le pire, croire que notre entente physique nous conduit fatalement à une entente cordiale couronnée éventuellement par une liaison fatale à son couple. . Ma proposition est accueillie avec enthousiasme.

- Idée merveilleuse bien que vicieuse, il mérite de réfléchir aux conséquences de ses actes. Simplement je ne voudrais pas qu'il se détache pendant que nous serons en train de nous amuser.

Tes liens ne sont pas assez solides. Je connais une solution plus sûre. Il y a dans un tiroir de la commode deux paires de menottes. Jr me demandais pourquoi il avait acheté ces trucs. Utilisons ça pour l'arracher au radiateur en fonte, pieds et poings liés. Il faudrait un miracle pour qu'il se libère.

Sitôt dit, sitôt fait, malgré la fureur lisible dans les yeux de Claude.

Nous nous amusons, selon l'expression d'Eloïse. Le jeu est plaisant et la femme manifeste sa joie par des cris et des geignements instructifs peut-être exagérés? . L'autre, prisonnier du radiateur, se sait cocu et doit nous maudire. La situation me met de bonne humeur, je m'active pour faire monter sa colère muette. Et tout à coup le jeu prend une autre tournure. Eloïse se cabre, m'étreint; me supplie de ne pas m'arrêter. Une main tire sur ma nuque, rapproche nos visages. La bouche de la femme s'empare de mes lèvres et nous voilà unis par les sexes et par un baiser fou. Quand elle relâche cette étreinte quelque chose a changé. ce n'est plus un jeu, c'est fort et les paroles de ma partenaire en témoignent :

- Je me sens si bien avec toi. Si on divorçait et si on vivait ensemble. On serait heureux.

Comme elle y va. Je suis un type tout ce qu'il y a de plus normal, pas un étalon, pas un dieu, un humain simplement, cocu de surcroît. Ne s'en rend-elle pas compte à cause de l'exaltation de l'instant ? Elle confirme ses propos:

- Tu es courageux, tu sais résister et te défendre, j'aime le caractère dont tu fais preuve. Nous ferions une bonne équipe. D'ailleurs nos corps sont en harmonie. Je me débarrasse de mon salopard de mari. Fais en autant avec ta femme infidèle et reviens me voir.

- J'aurais besoin d'un peu de temps pour confondre mon épouse. Il faudrait neutraliser Claude pendant quelques jours.

- Je m'en occupe. Il continuera à garder le radiateur pendant dix jours sous ma surveillance. Dans dix jours reviens avec la clé des menottes, tu le mettras dehors, dans la rue, tout nu.
La patrouille le ramassera.

Le baiser échangé lors de notre séparation est chargé de promesses. Si je m'attendais à pareille aventure ! En rute vers la maison j'élabore un plan, on verra....


Quel empressement. La toilette avait été expédiée. D’un pas décidé, Patricia s’en était allée visiter le studio Elle ne reviendra pas avant un certain temps. Je monte, jette un coup d’œil au salon, ouvre les portes du living mais ne trouve rien. Pour la première fois de ma vie, j’ouvre le tiroir de sa table de chevet. Elle y a déposé négligemment les contrats. Je les enregistre sur mon ordinateur sous une appellation rébarbative. Ni vu ni connu. Je dispose de tous les renseignements nécessaires. Je peux me rendre au bureau.

A mon retour à 17 heures, Patricia m’attend sur le pied de guerre, gabardine fermée, prête à partir

- Chéri, ça n’a pas traîné, je commence mon travail ce soir. Trois dames de plus de 75 ,83 et 88 ans à soigner, chacune pendant deux heures, heureusement toutes dans le même secteur, je ne perdrai pas trop de temps en déplacements. Il faut que je me dépêche. Puis-je prendre la voiture, je serai plus sûre pour le retour vers minuit. Je vais me faire 60 euros. Pour ton repas, tout est prêt à la cuisine, tu pourras réchauffer. Bisou.

- Merci et bon courage, je vais penser à toi.

Sur le site, je trouve une quantité de photos d’identité, alignées, soulignées d’un prénom ou d’un pseudonyme. J’ai parcouru le panneau une première fois en vain. Je ne m’attendais pas à trouver Pat en première place. « Fleur masquée à dévoiler ». C’est elle, la dernière arrivée. Je vois le bas du visage, la coupe de cheveux est martyrisée par les lanières du masque. Je ne la reconnais pas vraiment, mais si elle est affichée, c’est elle. Ils ont fait vite, ce matin certainement.

Une croix s’allume pour signaler sa présence au studio. J’entre dans la partie gratuite sous un pseudo qui pourrait l’alerter « TONKOKU ».
Elle est immédiatement assaillie par cinq ou six voyeurs attirés par la nouveauté. C‘est un long défilé de salutations, de compliments. Elle a fait fort: soutien-gorge, présentoir rembourré par-dessous donnant à la partie supérieure des seins un arrondi plein, couvrant tout juste l’aréole dont on devine, lorsqu’elle bouge et se penche en avant, l’arc supérieur plus foncé. Un boléro minuscule, ouvert, cache les épaules, il sera le premier enlevé. Le nombril est mis en évidence par un piercing. J’ai salué et j’observe, j’ai un doute, ce piercing, je l’aurais remarqué. Dessous, un slip à plusieurs rangées de fine dentelle gêne déjà les plus curieux. Ils en réclament le retrait, suggèrent de faire glisser sur le côté la partie étroite. Ils veulent voir, chercheurs infatigables du mystère féminin. Voir! Voir?

Les questions pleuvent, les réponses brèves saluent, remercient un bon mot. Oui elle montrera ses seins, mais en salon privé qu’on peut ouvrir moyennant 5 jetons pour dix minutes. Elle peut satisfaire plusieurs internautes qui postuleraient pour un salon public en offrant trois jetons au lieu de cinq pour une durée égale. Oui elle se dénudera. Oui, elle prendra des poses. Après 22 heures, les amateurs pourront assister aux ébats de « Fleur masquée » avec Mamadou, le serpent dressé à tête chercheuse ou avec Spartacus, ses deux amis qui la satisferont en alternance. Spectacle renouvelé chaque quart d’heure, en salon public pour sept jetons seulement. On peut prendre des réservations immédiatement en suivant le lien. Non, pendant quelque temps elle ne retirera pas le loup. Elle veut conserver l’anonymat pour ses débuts.

Ceux qui souhaitent découvrir son visage sont aussi nombreux ou presque que ceux qui voudraient voir tomber les autres cache-sexe ou cache-seins. Elle pourrait soulever un sein? Montrer une pointe. On voudrait qu’elle tire la langue. Voir, tout ce qui est caché doit être vu.

La croix de présence s’est éteinte, moins de douze minutes après son apparition.
Le signal vert annonce une absence de dix minutes en salon privé. J’en profite pour préparer mon appareil photo, je veux garder un souvenir de ses débuts dans son nouveau métier de femme de ménage ou d’aide familiale. Je jette un coup d’œil sur d’autres filles. Les questions se ressemblent, quelques beaux parleurs sont plus mielleux et plus actifs. On voudrait voir de dos, ou fesses levées. Peut-elle glisser un doigt dans son string? Un autre voudrait y voir la main. Chaque demande plus hardie fait l’objet d’un rappel de l’existence des salons payants, privé ou public.


Je reviens chez « Fleur masquée ». Hélas, elle ne reste pas longtemps. Suffisamment pour présenter son postérieur. Oui, c’est bien ma Patricia qui offre sur ce plateau son cul moulé, ficelle séparant discrètement ou impudiquement les deux hémisphères généreux, ficelle si étroite qu’on distingue de part et d’autre les deux demi cercles bruns de l’anus. A l’intérieur de la cuisse gauche, je retrouve la marque de naissance reproduisant la forme allongée de la Corse. Je l’ai si souvent sucée en rêvant de vacances luxurieuses sur l’île de beauté. Se rouler le soir, nus sur le sable fin de la plage de Calvi, s’étreindre amoureusement au bruit berçant des flots, se faire chevaucher par sa partenaire ravie. J’en ai rêvé et nous l’avons fait aux dernières vacances. Moins drôle en réalité qu’en rêve, si l’on se souvient du sable léger qui s’infiltre partout, colle à la peau et rend la pénétration irritante. C’est elle., le doute n'est plus permis.

Elle est revenue. Je la convoque en salon privé à mon tour. Salutations. Flatteries. Je demande à pouvoir observer la tache que je devine sur la cuisse. Après quelques minauderies, j’ai droit à une vue plongeante sur l’entre-jambes, string écarté; et je termine par l’observation d’une masturbation qui porte ses joues à l’incandescence. Dix minutes, c’est très court. Elle rit de mon pseudo et formule le souhait de pouvoir faire plus et mieux pour moi très prochainement. Je dois être un garçon charmant. Non elle ne communique pas de numéro de téléphone et encore moins de nom ou d’adresse.

C’est édifiant: en dehors des faux semblants destinés à gagner du temps, je n’ai constaté aucune retenue particulière. A l’abri dans son salon, Patricia se libère. Je ne sais pas ce qu’elle a montré aux deux précédents, à ma connaissance, après Claude à domicile, je suis le deuxième à l’avoir vue en train de s’ouvrir pour se masturber et taquiner sans pudeur le clitoris. J’y ai eu droit à mon tour en insistant à peine. En deux séances Patricia a assimilé les régles du métier. Elle agit avec naturel, sait faire patienter et voit tomber les jetons. Si je fais abstraction des accouplements avec son mentor, je n'ai pas observé pour l'ibstant de faits méritant une condamnation. Mais ses guides ne vont pas l'effrayer dès la première apparition. On va l'habi à se dévêtir, l'encourager peu à peu entendre des compliments pervers : les appels flatteurs deviendront une drogue. Elle cédera aux sollicitations insistantes pour conserver un public. Gare à la suite

Comments:

No comments!

Please sign up or log in to post a comment!